"Au revoir, mon chéri ! Je serai de retour pour dîner!"
J'empoignai mon sac à main et claquai la porte de l'appartement sans attendre de réponse. D'ailleurs, elle ne serait probablement jamais arrivée, Pierre, comme d'habitude, étant profondément endormi, cuvant son vin sur le canapé du salon. Il était encore rentré aux petites heures ce matin, sans doute avait-il été danser dans une boîte avec ses copains après le boulot. Peu importe, je ne cherchais pas à savoir. Depuis longtemps déjà, je savais bien qu'il voyait une autre femme.
Je dévalai les escaliers quatre à quatre et sortis sur le trottoir. Le soleil de juillet était totalement cuisant et les terrasses des cafés, bondées. J'avais de la difficulté à supporter ma robe de coton bleu, pourtant si légère. Merde ! Déjà quinze heures vingt ! Ma mère m'attendait à seize heures, j'avais intérêt à faire vite ! Je filai à la boulangerie la plus proche et en ressortis avec une baguette. Je me faufilai sur le pavé entre les touristes en bermudas et les parisiens somnolents. Vite, je devais prendre le métro. Je filai à la Gare de l'Est et embarquai dans la première rame en direction de Jussieu. Juste en face de moi était assis un type à turban, vous savez un de ces musulmans qui posent des bombes un peu partout. Un de ces immigrants qu'on ne devrait jamais laisser passer. Comme s'il n'y avait pas déjà assez de touristes et de clodos à Paris... Je resserai un peu mon étreinte sur ma baguette de pain. On ne sait jamais, avec ces types.
Quinze heures cinquante, et nous étions arrivés à Pont-Marie. Le type devant n'avait toujours pas bougé. Même, il me regardait dans les yeux avec un air narquois. J'avais hâte d'arriver, prendre un peu d'air... Quinze heures cinquante-deux, merde, j'allais être en retard ! La rame commençait à ralentir, nous arrivions bientôt. Je me levai, me préparant à sortir. Puis tout d'un coup, l'Arabe d'en face cria quelque chose et se jeta sur moi, ma plaquant au sol. J'eus à peine le temps d'entendre des cris de femme et puis une grosse boule de feu est arrivée, dévorant tout. J'ai sentis la chaleur intense, ma robe me brûlait sur le corps, et puis c'était mon corps lui-même qui brûlait... Putain, j'allais pas seulement être en retard à mon rendez-vous, je n'irai jamais. une bombe avait explosée dans le métro.
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Je sais pas si le mot d'ordre est clair, mais juste comme exemple, le prochain participant pourrait écrire en tant que Pierre ou bien le type du métro, et décrire sa vision de l'évenement...
Je tiens à spécifier que tous les propos dans mon texte sont fictifs, je ne suis pas raciste et je suis québécoise et ne suis jamais allée en France. Il est donc possible que mes références à Paris soient erronées. Je m'en excuse.



Cette histoire est géniale. Le concept est bon, le suspense est là. Il y est d'ailleurs depuis bien longtemps, tout cela me ronge. Participez, diantre !