Silvio était embêté. Il devait un service à Franck Lapas et la demande que venait de lui faire ce chef de gang ne l'arrangeait pas.
- Tu sais Silvio, ce mec là, Granger, il n'arrête pas de nous causer du tort. D'abord, ce magasin qu'il braque en sachant pertinemment qu'il est à nous. On passe l'éponge, rapport au fait que c'est un protégé de la famille Ben Arfa. On les prévient qu'il n'a pas intérêt à recommencer et 15 jours après, il défonce un de mes mecs. Le pauvre se retrouve avec l'oreille arrachée !
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- J'en sais trop rien Silvio. Une histoire de femme apparemment. Tu vois là, je l'ai pris comme une provocation. Il le sait que ce gars travaille pour moi et ça l'empêche pas de le défigurer.
Silvio alluma une cigarette pour l'aider à réfléchir. Il savait déjà ce que Franck allait lui demander. Il devait déjà préparer sa réponse.
- Et hier, reprit Franck, Granger n'a rien trouvé de mieux que de cracher sur mon nom. Il était à un troquet avec un autre mec. Pendant un quart d'heure, il a mal parlé de moi et de ma femme. C'est le patron du bar qui m'a rapporté l'histoire. Tu vois Silvio, je suis pas pour la guerre des clans mais là, je peux pas laisser passer ça...
Le tabac ne lui avait pas fait trouvé l'inspiration. Peut-être que l'alcool y parviendrait. Silvio porta le verre de rhum à sa bouche et le vida d'un trait.
- Ok Franck, tu veux que j'intervienne, c'est ça ?
- L'affaire est simple. Ce mec ne peut pas rester impuni. Par contre, je ne peux pas faire ça moi même sans déclencher une merde terrible avec les Ben Arfa. Donc, il faut que ce soit quelqu'un d'autre. Même si tout le monde se doutera que ça vient de moi, personne ne pourra le prouver.
- Donc, il faut faire ça discrètement ? Du genre, "oh j'ai glissé dans la douche" ?
- Nan, justement. Plutôt quelque chose de bien sanglant, et surtout pas discret. On doit savoir qu'il s'est fait buter. Après ça, on arrêtera peut-être de m'emmerder !



Sympathique l'accroche de cette histoire, j'imagine déjà un coup fourré... non?