Une légère brise agitait les rideaux mauves suspendus, dans la petite pièce aux abords accueillants reignait un calme parfait. Une douce mélodie semblait flirter avec la sérénité du moment. Un air de piano. Une sonate qui réveilla la jeune fille, aux allures de belle au bois dormant. Des yeux verts sombres arpentèrent l'unique pièce. Se relevant doucement, nue comme Eve, frissonnante dans l'air frais, ses pas furent d'abord incertains. Puis s'approchant de la fenêtre, elle en écarta les rideaux. Une ville s'étendait sous ses pieds, une ville qu'elle ne connaissait pas.
" Bonjour Miss Attle ! "
La voix, celle d'une femme, résonna autour d'elle.
" Avez-vous bien dormi ? "
Trop surprise pour répondre, elle chercha simplement l'origine. Il n'y avait personne avec elle.
" J'en suis certaine. Comme vous pouvez le remarquer, nous avons pris soin de vous déplacer dans une zone non contaminée, pour votre bien, cela dit, en raison de votre exposition au gaz, ne nous pouvons nous permettre pour l'instant, de vous autoriser un quelconque rapport avec qui se soit. Nous vous prions de noux excuser de ce léger delai, et espérons que vous apprécierez votre nouvel habitat que nous avons essayé de rendre conforme à vos besoins. Vous trouverez chaque jour de la nouriture et de l'eau, et dans peu de temps, nos médecins viendront confirmer votre bonne santé. "
La jeune fille fronça les sourcils. Gaz, contamination, médecins, isolation... Elle ne comprenait plus rien, la dernière chose dont elle se souvenait, était d'être rentrée chez elle, après une journée de travail comme les autres.
" Si votre mémoire vous fait défaut pour l'instant, c'est tout à fait normal, ne vous en inquiétez pas, c'est un effet secondaire du traitement que nous vous avons injecté.
- Où suis-je ? pour la première fois elle parla.
- En sécurité, Miss Attle.
- Je ne suis pas cette Miss Attle, dont vous parlez, vous devez faire erreur, proclama t-elle.
- Je vous l'ai dit votre mémoire a été quelque peu altérée, mais tout rentrera dans l'ordre bientôt, répondit calmement la voix.
- Ma mémoire n'est pas altérée, je m'appellle Abigaèl Steeven, et maintenant dites-moi ce que vous m'avez fait !!! "
La jeune fille tournait sur elle-même, s'adressant à cette femme invisible. La peur grandissait en elle, comme un poison qui se répend, froid, visqueux.
" Ne vous inquiétez pas, Miss Attle, tout ira pour le mieux. "
Abigaèl frissonna, cette voix, ce ton, doucereux, compatissant, elle semblait deviner derrière ce ton, un sourire, un sourire féroce, sadique. Et reculant dans un coin de la pièce, elle ramena ses genoux contre elle. Que faisait-elle là, et pourquoi ?



Je n'ai pas trop compris le passage de Bullit (mais je cois que les autres non plus), ni le dernier passage de Caro... Abi a oublié que le plan etait une idee de son mari, une idée qu'elle cautionnait a l'epoque? Elle aurait donc qqch a voir avec la pluie rouge???