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Get Behind Me Satan

Psychologie · 24 chapitres · 10 plumes · écrite du 5 août 2005 au 24 juillet 2007 · 1594 lectures à l'époque

Ligne de conduite

(Get Behind Me Satan)

Les 24 chapitres, dans l'ordre
  1. Hook
  2. Calice
  3. Nono
  4. Hook
  5. Libellule
  6. Nono
  7. Libellule
  8. Angel
  9. Angel
  10. Godfather
  11. Angel
  12. Nono
  13. Angel
  14. Angel
  15. Angel
  16. Michele bigard
  17. Fleur2yeux
  18. Eleinad
  19. Angel
  20. Angel
  21. Angel
  22. Caro
  23. Angel
  24. Caro
Hook 5 août 2005 · 1

Lorsque je m'endors, je sens sa présence, il m'observe gentiment, calmement.
Dans mes rêves il vient me parler, de tout et de rien, du temps qu'il fait à nos mécaniques intérieures, on aborde tout les sujets possibles et inimaginables, et surtout on aborde tout ce que l'on ne peut se dire quand je suis éveillée.
Il s'évapore aux premiers rayons du soleil, à peine quelques instants avant que je ne reprenne conscience.

Calice 7 août 2005 · 2

Les jours se suivent et se ressemblent, sans odeurs ni saveurs, aucune texture, tout est lisse et glisse. Je ne devrais pas parler de jours au pluriel mais au singulier tellement ils sont identiques les uns aux autres. Alors qu'il n'existe pas une nuit pareille à une autre, les nuits sont uniques, la nuit c'est parfois magique, parfois palpitant, parfois déroutant, parfois effrayant, jamais une nuit ne me laisse indifférente.

Nono 17 août 2005 · 3

Le réveil sonne, hurle et me tire de mes doux rêves.
Si seulement se lever était la tâche la plus abominable de la journée... mais non ! Comme si cela ne suffisait pas, il faut faire preuve de force et d'obstination pour tenir jusqu'au soir. Il faut sourire aux collègues qui ne vous apprécient guère, il faut être gentille avec le chef qui vous prend pour sa secrétaire, il faut, il faut, il faut encore et toujours faire bonne figure, faire preuve de courage, faire acte de bonne volonté... à quoi bon tout cela ?

Hook 13 septembre 2005 · 4

Soudain, une lame s'enfonce en moi, froide et tranchante. La température du métal s'estompe brutalement, la douleur prends le dessus avec douceur, cette douleur m'envahit lentement. Elle est en moi et se propage telle un feu de bois, presque agréable je dois dire. Il en faudrait peu pour que je m'en délecte.
Mais quel monstre je suis!

Cela dura encore un certain temps avant que je sorte de mon sommeil, ce n'était donc qu'un rêve, un rêve cauchemardesque... un de plus...

Libellule 18 septembre 2005 · 5

Un de plus... mais cette fois ce rêve, me consume encore et encore, et tout au long de la journée, il ne cesse de s'immiscer dans chacune de mes pensées, chaque pensée est tuée par anticipation de la prochaine, je ne réfléchis plus correctement, mes sens se troublent, je ne suis plus moi...

c'est un nouveau sentiment pour moi
je rêve éveillée ...

Nono 22 septembre 2005 · 6

Combien de temps, de mois ou d'années, je vis ainsi, je vis cela. Combien de journées insipides vais-je pouvoir supporter encore et encore. Car c'est à partir de là que ma chute commence, plus aucune distinction entre nuit et jour n'est possible, plus de répits. Je tombe, aspirée vers le fond...

Libellule 5 octobre 2005 · 7

J'enchaîne les jours, comme une ombre incapable de comprendre ce qui se passe autour d'elle, ma vie est une chanson calée sur repeat.
Je commence à me poser des questions sur moi, sur les autres, sur le monde, sur la nature même de mon existence.
Je doute de tout, je ne suis sûre de rien ...

Angel 21 octobre 2005 · 8

Mon corps est présent partout, mais mon esprit est ailleurs. Je vais au boulot comme une automate, je participe aux conversations mais rien, ni personne ne m'intéresse vraiment. Je vis dans une sorte de brouillard très étanche qui me protège de tout. Là où je suis, rien ne peut m'atteindre, rien ne peut me blesser, rien ne peut plus me faire souffrir.

Angel 29 octobre 2005 · 9

Mais je ne suis pas seule, loin de là..Il est toujours avec moi, à chaque moment de la journée. Sa présence m'apporte un certain bien-être, même si parfois je me demande si ce n'est pas ma tête qui me joue des tours. La nuit, il vient dans mes rêves, personnage sans visage,mais ô combien réconfortant..Je me confie à lui, je me sens en confiance.

Godfather 30 octobre 2005 · 10

Oui, je me sens en confiance, mais règne quand même cette impression étrange...

Angel 31 octobre 2005 · 11

il a changé..Il n'est plus aussi patient qu'avant et se permet même d'être brusque avec moi. Ces questions aussi ont changé de registre: elles se font plus intimes, plus personnelles. Il veut tout savoir de moi dans les moindres détails, et quand les réponses ne lui plaisent pas, il hausse le ton. Dans ces moments, je me sens comme une enfant prise en faute.

Nono 31 octobre 2005 · 12

Père rédempteur ou amant jaloux, je ne sais pas encore à qui je dois l'identifier. Ce qui est sûr, c'est que désormais il me fait peur, je ne sais pas ce qu'il attend de moi et cela m'effraye...

Angel 2 novembre 2005 · 13

Nous n'avons jamais été amants. Je dois cependant avouer que sa manière de me regarder me donnait le vertige; on aurait dit qu'il lisait dans mon âme comme dans un livre ouvert. Il avait toujours le bon mot pour me réconforter, la bonne phrase pour apaiser mes craintes.

Angel 6 novembre 2005 · 14

Mais depuis quelques temps déjà, on dirait que le soleil a déserté ma vie, comme si quelqu'un m'avait volé ma joie de vivre. Moi qui était toujours de bonne humeur, je me sens morose, triste sans aucune raison apparente. Mes amis ne savent plus comment me sortir de cette léthargie qui m'enveloppe. Oh, ils ont bien essayés de m'inviter au resto, au cinéma, mais toutes les raisons sont bonnes pour refuser de les voir. Ils sont même venus, un certain soir, tambourinés à ma porte, me priant de les laisser entrer. J'ai fait la sourde oreille et depuis, plus aucune nouvelle.
Je suis seule...et triste...immensément triste....

Angel 19 novembre 2005 · 15

J'ai dû m'assoupir un instant car je me réveille en sursaut, une douleur atroce me transperçant le corps, comme si une main invisible me broyait le coeur. La douleur est tellement forte que j'ai de la difficulté à respirer. Je respire par à-coups, superficiellement. J'essaie de me lever, mais retombe aussitôt sur mon lit.
Mon Dieu, que m'arrive-t-il ?

Michele bigard 23 novembre 2005 · 16

Je respire lentement, profondémént, comme on me l'a appris au cours de relaxation.
Je regarde autour de moi : tout est calme, la douleur s'apaise, mais j'ai peur, sans savoir de quoi.
Demain, j'irais voir le toubib, ce n'est pas possible, je dois faire une dépression ou je ne sais trop quoi.
En y pensant, cette douleur me fait penser aux crises d'angoisse de ma mère, oui, c'est peut-être ça.
J'essaie de me secouer, je me prépare une petite bouffe, et puis j'allume la télé.
Tiens, je téléphonerais bien à Corinne, ça fait un bail, et puis, je me suis avérée un peu distante avec tout le monde tous ces temps-ci. Je dois réagir, cette présence, ça doit être un effet de mon imagination. Sûrement.

Fleur2yeux 14 décembre 2005 · 17

Voilè une semaine que j'essaie de joindre Corinne mais son téléphone semble dans un état second, en phase de sommeil semi-profond, en proie à des cauchemars électroniques dont seuls les techniciens de chez "france-télécom" connaissent les médicaments qui puissent faire passer la dépression téléphonique.
J'aimerais qu'un technicien vienne me voir à mon tour pour examiner mon subconscient, comme on trifouillerait une machine à laver, sans parler, sans savoir "pourquoi ça m'arrive", sans vouloir connaître la raison pour laquelle ça ne marche pas comme ça devrait...
Julien, ce fumier de journaliste qui bosse avec moi et qui prétend être mon ami (il aimerait être l'ami qui squatte ma chambre à coucher quand il n'a rien d'autre à se mettre sous la main) m'a conseillé d'aller voir un "psy", en prétextant ma mauvaise mine. Enfoiré. Je préfère me gaver de sucreries devant la télé, en buvant de la bière et fumant des "ultra light", en pensant aux nuits que je passe sans dormir, à réver de "lui" qui commence sérieusement à me faire peur. Parfois, je passe quatre ou cinq nuits sans dormir, buvant du café à foison pour ne pas m'enfoncer dans les draps qui furent de satin au début qu'il venait me voir, me réconfortant de sa douce pâleur, tamisant la lumière trop vive de mes cauchemars comme la lumière de mon bureau. Mais le sommeil finit toujours par me battre et je m'endors pour mieux perdre la raison...

Eleinad 14 décembre 2005 · 18

Mon dieu, comme je les perturbe(hi!hi!). Quelle joie pour moi de jouer ainsi avec l'esprit, le corps aussi des humaines créatures. Une seule ombre au tableau, j'aimerais qu'ils ressentent la même langueur agréable qui m'habite , pour qu'ils se livrent entièrement. Que faire?

Angel 29 décembre 2005 · 19

Quelqu'un m'appelle, une voix douce et aimante murmure : Sarah, Sarah..Je me retourne mais ne vois personne . Soudain une odeur spéciale s'infiltre dans la pièce, une odeur connue. Je fouille ma mémoire et soudain la lumière se fait dans mon cerveau : c'est l'odeur du tabac utilisé par mon père . Je me dis que je rêve sûrement car mon père est mort il y a une dizaine d'années , mais l'odeur est bien réelle.

-Sarah, Sarah mon bébé ..

La voix semble venir de tout près. Je me retourne d'un bloc et place un poing dans ma bouche pour m'empêcher de crier. Un homme est appuyé nonchalamment sur la causeuse et cet homme ressemble étrangement à mon père. Mon coeur s'emballe, on dirait qu'il va sortir de ma poitrine.

-Qui..qui êtes-vous ?

-Sarah, ne me dit pas que tu ne me reconnais pas. Je suis ton père !

-Non, non non, c'est impossible, tu es mort ! Je hurle ces derniers mots tellement fort qu'ils semblent résonner dans l'appartement. L'homme fait quelques pas dans ma direction, les bras grands ouverts. Je recule, hystérique, refusant tout contact avec cette chose . Il s'approche de plus en plus, je lui lance toutes les choses qui me tombent sous la main, mais rien ne le touche et il continue de s'avancer vers moi en souriant. Il me prend les mains, et je me débat avec l'énergie du désespoir, donnant des coups de pied qu'il ne semble pas sentir. Son visage se rapproche du mien et il dépose un baiser sur ma joue. Son baiser est comme une brûlure sur ma peau et je crie de douleur, un long cri qui semble ne jamais vouloir se terminer. Je me sens glisser vers l'inconscience, je tombe et tombe comme dans un puits sans fin.

Je me réveille tout en sueur, dans mon lit trempé qui ressemble à un champ de bataille. Il me faut quelques instants pour revenir au présent, pour laisser à mon coeur le temps de reprendre son rythme normal.

-Mon dieu, quel rêve, que dis-je quel cauchemar !!

Je me lève pour aller boire un peu d'eau et remettre mon lit en ordre. J'allume la lumière de la salle de bain et me verse un grand verre d'eau. Mes yeux s'accrochent au miroir et je souris en me voyant toute échevelée. Une bonne chance que je vis seule marmonnais-je. Soudain mon attention est attirée par une petite tache rouge sur ma joue droite. Ce n'est rien, me dis-je, ce n'est rien. J'éteignis la lumière et retournai au lit mais une question me revenait sans cesse en tête : d'où venait la tache ?

Angel 28 octobre 2006 · 20

Je passai le reste de la nuit dans un état de semi-conscience où le rêve se mêlait à la réalité, où les sensations semblaient multipliées à la puissance 10. Si par hasard dans mon rêve, je mangeais quelque chose, je pouvais vraiment le goûter mais d'une manière différente qu'en état d'éveil; comme si toutes les fibres de mon corps participaient en même temps à ce festin. Inutile de vous dire que quand le réveil a sonné, il me fallut quelques minutes pour reprendre pied dans la réalité.

Angel 25 juin 2007 · 21

Mais ô surprise, il est là, au pied de mon lit. Il me regarde avec ce petit sourire en coin qui me fait craquer à tous les coups.

Je secoue la tête de droite à gauche, refusant de croire ce que mes yeux voient. Lui, ici...impossible et surtout en plein jour. Est-ce encore mon imagination qui me joue un vilain tour, un genre de cauchemar éveillé ou cette personne est bien réelle ?

J'avance ma main pour le toucher, un peu craintivement.

Caro 9 juillet 2007 · 22

"Sarah...., ma grande fille, ma chérie, regarde-toi... Tu m'inquiètes un peu plus tous les jours. Depuis combien de jours n'as-tu pas pris un repas digne de ce nom?
Sarah, je t'en prie, il faut te reprendre, tu ne peux pas continuer comme ça."

Sarah aurait voulu parler mais aucun son ne sortait de sa bouche. De quoi parle-t-il, qui est-il?
La nausée commençait à s'installer au creux de son estomac et des larmes coulaient lentement sur ses joues. Elle ne comprenait rien à ce qui se passait.... A moins que... Sarah se leva d'un bond et se dirigea vers le miroir de la salle de bain.

Angel 23 juillet 2007 · 23

Je m'approche lentement du miroir. Je ne reconnais pas cette femme qui me fait face: hagarde, les cheveux emmêlés, des cernes sous les yeux et aussi une petite tache rouge sur la joie droite. Soudain, un grand froid m'envahit, mon cerveau m'envoie 20 images par seconde. Image de cet homme qui se dit mon père, son baiser sur ma joue, la brûlure ressentie, nos longues conversations. Sa voix chaude qui résonne dans mes oreilles murmurant mon nom à l'infini.

- Asseeeez, criai-je d'une voix tremblante.

Mon coeur s'emballe, je me bouche les oreilles pour ne plus rien entendre. Et soudain, tout devient noir et je me sens tomber dans un puits sans fond. Je tombe, je tombe....

Caro 24 juillet 2007 · 24

Une sensation de douceur m'envahit. La lumière m'éblouit lorsque je tente d'ouvrir les yeux. Des voix, des voix tout autour se répondent en échos...
"Sarah... Sarah..." Qui parle, encore cette voix qui toutes les nuits vient hanter mon sommeil ?
"Sarah..." Non, celle-ci est différente, on dirait... on dirait la voix de Corinne.
Mais oui, j'ouvre doucement les yeux et je vois Corinne penchée sur mon lit. Tout est blanc, je ne reconnais pas l'endroit.
"Sarah, tout va bien maintenant. Tu es à la clinique, tu dois te reposer. Sarah, tu m'entends?"
Les mots ne sortent pas de ma bouche. Ils sont là, prêts à jaillir, au bord des lèvres, mais aucun son...
Je regarde Corinne sans comprendre comment je me retrouve ici avec elle. Quelques mètres plus loin se tient une infirmière qui me regarde pleine de compassion. Encore et encore j'essaie de parler mais rien.
L'infirmière s'avance doucement. A peine commence t-elle l'injection dans mon bras gauche qu'à nouveau mes yeux se ferment. Je dors.

Ce qu'on en a dit sur le moment

Caro 28 juin 2007

J'ai essayé hier et aujourd'hui de rajouter un bout d'histoire mais rien ne s'enregistre???

Nono 28 juin 2007

Peux tu m'envoyer ton bout d'histoire par message privé que je regarde ce qui bloque?

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