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Il était une fois un château de sable

Aventure · 38 chapitres · 4 plumes · écrite du 12 juillet 2012 à 13h08 au 3 octobre 2012 à 15h43 · 1557 lectures à l'époque

Ligne de conduite

Un château de sable résiste à la marée et est témoin de nombreux évènements qui se déroulent à la tombée de la nuit

Les 38 chapitres, dans l'ordre
  1. Clothilde
  2. Martin
  3. Mum22
  4. Clothilde
  5. Mum22
  6. Clothilde
  7. Pierrette
  8. Clothilde
  9. Pierrette
  10. Clothilde
  11. Pierrette
  12. Clothilde
  13. Pierrette
  14. Clothilde
  15. Pierrette
  16. Clothilde
  17. Clothilde
  18. Pierrette
  19. Clothilde
  20. Pierrette
  21. Clothilde
  22. Pierrette
  23. Clothilde
  24. Clothilde
  25. Pierrette
  26. Pierrette
  27. Clothilde
  28. Pierrette
  29. Clothilde
  30. Clothilde
  31. Pierrette
  32. Clothilde
  33. Pierrette
  34. Pierrette
  35. Pierrette
  36. Pierrette
  37. Pierrette
  38. Clothilde
Clothilde 12 juillet 2012 à 13h08 · 1

La plage était à présent abandonnée , un ballon à rayures blanches et bleues cahait a demi une pelle rouge , tous deux avaient été oubliés par les deux enfants qui avaient faconné tout l' après midi un château qui devait avoir , à vue d' oeil la même taille que ces enfants . ils venaient de quitter la plage , les empreintes de leurs pieds nus se côtoyaient jusque' au petit sentier qui donnait accès à la petite plage .
A présent , on n' entendait plus que le cri des mouettes , le bruit du va et vient des vagues .
Une mouette jouait avec le vent , elle agitait gracieusement ses ailes , puis se laissait planer au grés du vent .
la mer serait haute aux environs de minuit , le château se préparait à crouler sous la force de l' eau et pensait à la déception des enfants , le lendemain matin.

Martin 14 juillet 2012 à 16h38 · 2

Chez le père et la mère des enfants qui avaiut fait un très beau et haut château de sable sur le bord de la plage.

Papa maman est-ce qu'on peut retourner sur la plage et continuer notre château de sable parce ce que nous avions oublier de faire une tranchée pour que l'eau coule et un pont levis.

Manger vos céréales et buvez votre jus d'orange, et après habillez-vous et comme ca vous pourrez allez sur la plage et continuer votre château de sable, les enfants.

Bien maman

Mum22 16 juillet 2012 à 15h41 · 3

Le contenu des assiettes fut englouti en 2 coups de cuillères et hop, voila les enfants sautant de leur chaise pour aller terminer leur travail de batisseur.
Leur mère les rappela à l'ordre.

'Il va faire noir dans une heure. Allez plutôt prendre votre bain et vous pourrez regarder Disney Chanel après'

Les enfants sont déçus mais egalement appatés par cette chaîne qu'ils aiment regarder. Alors, dessin animé ou chateau de sable. Mickey l'a emporté car c'est ce que maman souhaite.

Clothilde 17 juillet 2012 à 20h08 · 4

Pendant ce temps , sur la plage le château se préparait à lutter contre la mer . Ses murs s' étaient durcis à cause de l' humidité causée par la brume marine tombée comme par enchantement alors qu'il avait fait très beau toute la journée .
Hugo n' arrivait pas à s' interresser aux aventures de Mickey , il pensait à la digue à construire , au pont , aux coquillages qui feraient très joli sur la tour . Les images qui défilaient sur le petit écran l' ennuyaient . Le cri des mouettes parvenait jusqu' à lui , il ressentait comme un appel.

Mum22 23 juillet 2012 à 16h50 · 5

Mais maman ne l'entendait pas de cette oreille. Peu lui importait les douves à creuser , après une journée passée à surveiller ses enfants à la palge, elle comptait les mettre tôt au lit pour souffler un peu.
Et Hugo fut envoyé au lit sans pourvoir terminer son travail de batisseur ce jour-là.

Clothilde 30 juillet 2012 à 19h57 · 6

Pendant ce temps sur la plage , il se passait quelque chose de tout à fait étrange . La mer montait inexorablement et le château de sable se préparait à affronter la force des vagues.L' eau le submergea alors que la lune sortait de derrière le nuage qui la cachait . C' était une belle lune toute pleine , toute ronde .Elle avait l' air de sourire , la plage était illuminée d' une lumière argentée Au lieu de s' écrouler , le château se sentait devenir plus fort et plus grand , l' écume se transforamit en une sorte de glu qui durcissait ses parois .

Pierrette 11 août 2012 à 22h06 · 7

Surpris par la marée montante, le petit crabe se réfugia dans le château de sable qu'avait construit Hugo, mais le grondement de l'océan lui rappela que son abri de fortune ne résisterait pas bien longtemps à l'assaut de ce dangereux ennemi. Il se dit alors : « J'ai bien été sot de m'abriter dans cette forteresse, elle est fragile et elle va s'effondrer comme un château de carte ».
Il rassembla ses forces et se dirigea vers la meurtrière du donjon. Il pâlit en apercevant, dans la lumière cendrée de la lune, une lame menaçante qui s'approchait.
En bon guerrier, il devait faire face à l'ennemi, mais son cœur battait très très fort et ses jambes flageolaient. Avec courage et volonté, Il rassembla toutes ses forces et cria : « A l'assaut ! A l'assaut ! »
Dans un fracas indescriptible, l'eau prit d'attaque la forteresse...

Clothilde 12 août 2012 à 11h11 · 8

Contre toute attente , la forteresse résista ! Le crabe n' en revennait pas d' être toujours vivant! Il était un peu étourdi mais il allait assez bien compte tenu de la force de l' eau ! Il se préparait à affronter à nouveau les éléments lorque une étoile de mer vint se placer à ses côtés . Elle était belle , scintillante , on aurait dit qu'elle descendait tout droit du ciel !
- Ce n' est pas possible se dit il , je dois rêver où alors je suis mort!
L' étoile lui sourit et lui chuchota :
- N'aies pas peur , je veille sur toi , nous avons une mission à remplir ! Pour l' instant repose toi !

Hugo avait beaucoup de mal à s' endormir , il avait trop chaud ,trop froid . Le bruit des vagues sur les rochers lui paraissait effrayant , il était triste pour son château .
Quelqu'un se glissa dans son lit , sa petite soeur Lisa se blottit contre lui ;
- Nous le rebâtirons demain , lui dit-elle aprés avoir plaqué un baiser sur sa joue .

Pierrette 13 août 2012 à 19h35 · 9

Elle lui avait dit d'une voix douce et feutrée : N'aies pas peur, je veille sur toi, nous avons une mission à remplir ! Pour l' instant reposes toi !
Il la trouva si jolie dans sa robe, couleur rouge brique que tout naturellement l'image d'une danseuse étoile se présenta à lui ! « C'est un rêve éveillé se dit-il ! ». Il resta un bon moment,en admiration, devant tant de beauté.
Sa vie entière, à lui, avait été morose et solitaire ; Il avait du se battre, encore et encore, contre le déchainement de l'océan et des vents ; contre l'appétit vorace des poissons et des oiseaux. Quand à l'homme, il le pêchait sans relâche pour sa chair fine et délicate qui se retrouvait sur la table des plus grands gastronomes.
Et, lui, qu'avait-il reçu en échange :
On le disait vilain ...
On utilisait fréquemment l'expression : «C'est un panier de crabes !» pour désigner des personnes qui se haïssaient et cherchaient à se nuire mutuellement et, de plus, son nom avait été donné à une maladie grave.
Son image et celle de ses congénères avaient toujours été négatives !
Alors, il se dit : « Personne, à part cette étoile scintillante, ne s'est jamais adressé à moi avec autant de respect et de gentillesse ! »
Soudain, la sirène d'un chalutier le fit sursauter, il lançait ses filets.
Je ferais tout ce que tu vou... vou... dras , s'entendit-il dire en bégayant, il se sentait prêt à soulever des montagnes.

Clothilde 14 août 2012 à 18h51 · 10

Enfin , il s' endormit . Peu lui importait la mission qu'il avait à remplir , si c' était aux côtés de cette merveille , il était prêt à tout .

L ' aube les trouva tous les deux encore en plein sommeil.
Au premier étage de la maison accrochée à la falaise , une femmme était à sa fenêtre .Elle regardait le jour se lever . Son corp mince était en veloppé d' un châle de laine qu'elle tenait fermé de ses deux mains , ses cheveux ébouriffés pendaient autour de son visage éclairé d' un triste sourire .La femmme regardait la lumière du soleil envahir peu à peu la petite crique , les rochers et le sable humide . De temps en temps son regard se portait au loin vers la ligne d' horizon où la mer et le ciel ne font qu'un ! Qui attendait elle , que guettait elle ? Elle resta longtemps ainsi perdue dans ses pensées , il faisait tout à fait jour à présent . Elle reporta son regard vers la plage et son visage s' illumina lorqu' elle vit la forteresse de sable encore debout .

Pierrette 15 août 2012 à 21h20 · 11

C'est sur ! Elle venait d'ailleurs ! D'un ailleurs qui inquiète et dérange...
Son visage, triangulaire et émacié, laissait voir de grands yeux noirs qui vous transperçaient du regard. Son faciès, hideux et grotesque, intriguait et son menton saillant parsemé de longs poils disgracieux faisaient peur aux enfants et aux crétins qui disaient qu'elle détenait des pouvoirs maléfiques...
Son corps était long, maigre, ossu. Son dos voûté portait le poids des chagrins et des larmes. Elle cachait sous de grands gants des mains calleuses aux veines saillantes. Cette femme détonnait dans ce monde ou l'apparence à ses règles.
Les vacanciers qui, dès l'aurore, allaient pêcher en crique apercevaient subrepticement son image derrière la vitre. Avec son teint pâle et son châle blanc posé sur ses épaules, elle ressemblait à un fantôme. On la disait folle !
Pourtant cette femme avait un cœur d'or. Son grand âge lui avait donné le privilège de comprendre l'âme humaine..., mais, cela, seules les mouettes, qui étaient moins sottes que les hommes, le savaient.
D'ailleurs, le bruissement du vent chuchotait que la « vieille » n'était pas étrangère à la rencontre incongrue du crabe et de l'étoile ainsi qu'à la résistance du château de sable, d'Hugo, contre les flots.

Clothilde 22 août 2012 à 20h24 · 12

Il arrive enfin !
Il a tant rêvé de ce moment et maintenant qu'il est là ? il reste statufié contemplant, le ciel moutonné, la ligne d'horizon où le ciel et la mer se confondent !
Comme c'est beau, il avait oublié le bleu du ciel, les reflets irisés de la mer, Il retrouve les sensations oubliées, le vent dans ses cheveux, la caresse tiède du soleil matinal sur sa peau blême, le goût du sel sur ses lèvres. Il est libre, libre, libre !
Et si c'était un rêve ! Il va se réveiller c'est sûr ! Mais le bruit des mouettes qui rivalise avec le claquement des vagues sur le rocher, le cornement d'un bateau qui s'éloigne vers le large le confortent dans la réalité ! Alors il hurle sa joie, tourne comme un fou, les bras en l'air, paumes tournées vers le ciel. Il commence à se déshabiller, court vers la mer, semant ses vêtements sur son passage !
Il est si heureux qu'il ne trouve pas étrange de trouver en grande conversation une étoile de mer scintillante dans le soleil du matin et un crabre rose

Pierrette 24 août 2012 · 13

« Tu vois ! ma belle ! Dit le crabe, comme le bonheur est simple : une plage de sable fin, un château fort qui résiste à la marée et un petit garçon qui se croit invincible. L'instant est magique !
Heureuse insouciance de l'enfance... Il ne peut se douter que cet enchantement il le doit à la « vieille » qui entretient des relations privilégiées avec Neptune et Eole. Dès que celle-ci fait un vœu, il lui est accordé.
Lèves les yeux vers le ciel et vois virevolter les cerfs-volants sous l'effet d'Eole. Il y en a de toutes les formes, de toutes les couleurs. Du rouge, du vert, du marron, du jaune, du bleu, du violet ! Tu peux voir une coccinelle, un château, un dragon, des pyramides... Là aussi, la "vieille" est intervenue auprès d'éole, et ce, pour le plus grand bonheur des têtes blondes.»
« Chuut ! On nous écoute ! Dit tendrement l'étoile en voyant une mouette rieuse qui tend l'oreille. Nous avons promis au Dieu de la mer de ne pas dévoiler cette étrange histoire. »

Clothilde 26 août 2012 à 19h59 · 14

Hugo enfin reçu la permission de quitter la table où maman est encore installée avec tante
Marie, le repas lui a semblé interminable Il a trépigné tout la matinée impatient d'aller voir
si son château est encore debout. Il entraîne sa petite sœur sur la plage.
Un grand sourire illumine son visage moucheté de taches de son. Le château est encore là !
Il lui semble encore plus grand encore plus solide que la veille.
-Reste près de lui Lise, je vais chercher de l'eau

Sans quitter des yeux un instant son ouvrage, Hugo s'éloigne à reculons afin d'aller remplir son seau
Lise ne l' entend déjà plus subjugée par la vision du crabe et de l' étoile enlacés .
Hugo se prépare à ramener son seau lorque qu'il entend des ronflements derrière le rocher du goeland .
Il s' appoche et aperçoit un monsieur endormi. Ses vêtements sont soigneusement pliés à côté de lui , un sac à dos lui sert d' oreiller
-Il doit ête bien fatigué se dit -il car il ronfle aussi fort que papy

Pierrette 27 août 2012 à 18h15 · 15

Cet homme avait des cheveux longs, poivre et sel et une barbe très touffue.
Le seul vêtement qu'il portait était un maillot de bain, pois blancs sur fond bleu. Son corps athlétique était trapu et laissait voir des épaules larges et musclées.
« Qui peut-être cette homme ? Pensa Hugo. »
Le petit garçon, qui débordait d'imagination, pensa : « C'est un capitaine de frégate ou un marin dont le navire a coulé en mer... Il a du nager sur une grande distance pour, enfin, aboutir épuiser sur ce rocher.
Hugo prit son seau d'eau en main et d'un pas hâtif se dirigea vers le château fort ou l'attendait Lise, sa sœur.
« Lise ! Lise ! cria-t-il d'une voix haletante, viens voir... »
La petite sursauta ! Car elle, aussi, était plongée dans l'univers d'un conte : « L'amour entre un crabe et une étoile mer... »
Sans attendre, Hugo lui saisit la main et l'entraina vers le lieu où dormait « Robinson Crusoé ».
Ils se cachèrent derrière un buisson et observèrent pendant un bon moment l'inconnu du rocher qui ronflait toujours. Subitement, Hugo esquissa un sourire espiègle et dit à sa sœur : « nous allons lui faire une farce..., mais dès qu'il se réveillera, il faudra que nous prenions les jambes à notre cou !
Pourras-tu courir assez vite ? demanda Hugo ». « Oui, oui », répondit Lisa sans grande conviction.

Clothilde 28 août 2012 à 18h59 · 16

Ils s approchent, tous les deux avec précaution , Hugo a un doigt sur la bouche pour intimer le silence à sa sœur
Il se prépare à lancer de l'eau au personnage endormi lorsqu'il aperçoit ses jambes .
- Monsieur, Monsieur..
- Humm, humm Monsieur, monsieur éveille toi, tes jambes sont toutes rouges, ta tête est dans l'ombre mais tes jambes, oh là là qu'est ce que tu vas avoir mal !
Encore dans les brumes du sommeil, Lucien perçoit une voix qui n'est pas celle d' un gardien. D' ailleurs, il y longtemps qu'on ne l' a pas appelé Monsieur , il n' a pas non plus entendu le cliquettement de clés .
Il se relève en sursaut, se cogne au bord du rocher.
Deux paires de grands yeux d'un vert pétillant le fixent avec intérêt
- Bonjour Monsieur tu n'as pas froid ?
- Si, un peu répond l'homme en se frottant le front.
- Je m'appelle Hugo et voici ma sœur Lise et toi comment tu t' appelles ?
-Lucien répond l' homme d'une voix encore endormie.

Clothilde 28 août 2012 à 19h07 · 17

- Je m'appelle Hugo et voici ma sœur Lise et toi comment tu t' appelles ?
Avisant le sac, le gamin ajoute :
-Pourquoi tu dors sous le rocher, t'as pas de maison, c'est ton sac là ?
-Oh là répond Lucien te voilà bien curieux ! Attends, je me rhabille puis je vous raconte
L'enfant obéit, prend la main de sa sœur , ils s'asseyent jambes croisées , attendant que l'homme ait terminé de boutonner sa chemise. Ils ne le quittent pas des yeux !
Lucien qui se demande ce qu'il va pouvoir raconter à ces gamin trop curieux.
Lucien est sur le point de lui avouer la vérité, qu'il sort de prison victime d' une erreur judiciaire .

Il se ravise, prend un air mystérieux et dit:

Pierrette 29 août 2012 à 19h14 · 18

Sur un ton de voix doux et chantonnant, Lucien dit aux enfants : « Je suis d'ici et d'ailleurs, je vais là où mes pas me portent. Aujourd'hui, je suis libre ! libre ! Comme l'air.

Je m'émerveille devant l'araignée qui tisse sa toile ou devant l'écureuil qui fait ses acrobaties...
J'écoute avec émotion : le moineau qui pépie, le rouge-gorge et son gazouillis ténus, doux et clairs.
J'aime : le printemps fleuri... l'Eté et ses blés dorés... l'Automne et ses couleurs chaudes... L'Hiver et son blanc manteau...
Dans l'herbe haute, je me couche pour observer : L'abeille butineuse ou la libellule danseuse.

Le soir venu, je m'assieds, sur un banc, près d'un réverbère et dans le silence de la nuit, je scrute les étoiles en quête de messages... »

L'homme extirpa de la poche de son vieux pantalon râpé un harmonica sur lequel il commença à jouer la mélodie de la chanson d'Hugo Fret : « Santiano » et les enfants entonnèrent en coeurs : «C'est un fameux trois mâts, fin comme un oiseau, Hisse et ho, Santiano.... »

Soudain une voix inquiète cria : « Hugo, Lise où êtes vous ? ». « C'est notre mère, dit Hugo, elle nous cherche ! Nous devons partir !
Lucien seras-tu encore là demain ?»
L'homme répondit en souriant : « Demain est un autre jour ! Mais qu'importe, maintenant vous savez qui je suis ! »

Clothilde 31 août 2012 à 18h35 · 19

Lucien regarda les enfants se précipiter vers leur mère !
Ils fredonnaient encore "Santianio"

-Maman, maman on a rencontré un monsieur qui sait parler aux étoiles !
-Merveilleux dit maman , venez vite saluer tante Jeanne, elle va bientôt s' en aller .
- On pourra revenir après ?
- Peut- être , si le temps le permet , vous avez vu comme le ciel est noir du côté du Triago? Il va pleuvoir !
De derrière son rocher , Lucien ému observe la scène.
Comme elle a changé !L' adolescente au physique ingrat s'est transformée en une belle jeune femme à la chevelure flambloyante .
Le crabe et l' étoile sont aux aguets.
Le crabe sort de son trou et avance lentement vers le trio qui a déjà tourné les talons !
Comment faire pour attirer leur attention ?
Il s' adresse à son amie:
-Ma chère, j' espère que tu as le pouvoir d' arrêter l' orage !
-Moi non répond l étoile mais as- tu oublié notre bonne amie Jade derrière sa fenêtre?
Lucien se di qu'il est temps pour lui de chercher un logement .

Pierrette 2 septembre 2012 à 18h38 · 20

Hugo et Lise n'aimaient pas tante Jeanne. Elle était acariâtre et revêche. Ce qui l'intéressait vraiment chez son neveu et à chez sa nièce étaient leurs notes scolaires, qu'elle trouvait toujours trop basses. Alors, comme pour les punir, elle posait la question qui tue, celle à laquelle on ne peut répondre.
Hugo confus rougissait...
« Allons ! Dépêchez vous ! Insista maman, tante Jeanne doit nous quitter, l'heure de son train approche. »
« Qu'elle s'en aille ! Je la déteste ! Pensa Hugo.»
Pour se rendre à la gare, tante Jeanne avait un bon bout de chemin à faire à pied. Alors, le gamin qui voyait le ciel devenir de plus en plus en menaçant, se dit : «Je voudrai qu'il pleuve comme vache qui pisse et qu'elle soit mouillée comme un canard. »
«Pauvre môme », dit Le crabe à l'étoile qui connaissait l'aversion des deux enfants pour leur tante.
«La vieille devra, à nouveau, solliciter Eole pour qu'il pleuve et qu'il vente comme le souhaite Hugo », enchaina l'étoile.
Aussi étrange que cela puisse paraître, le crabe et l'étoile avaient une véritable sympathie pour ces deux petits enfants d'homme. Mais ne dit-on pas que les animaux possèdent un sixième sens ?
L'orage n'allait pas tarder à éclater et il allait être d'une force et d'une violence exceptionnelles.

Clothilde 5 septembre 2012 à 07h54 · 21

Lucien termine de rassembler ses effets comme les premières gouttes de pluie se mettent à tomber .
Il se précipite vers le petit sentier qu'ont emprunté les enfants quelques minutes auparavant .
Il sait déjà qu'il sera trempé comme une souche avant de parvenir à l' hôtel. Il n' y a qu'une seule maison au bord de la falaise, peut-être trouvera-t-il un porche pour s' y abriter !
Lorsque qu'il, tête baissée, , pour éviter les assauts du vent, il atteint le haut de l' escalier ,se heurte à la propriétaire de la maison . elle tient dans ses mains un crabe et une étoile de mer.
-Entre dit-elle d'une voix vibrante d' émotion , je t' attendais .....
Le ciel est d' un noir d' encre , l' océan se déchaîne , fracasse ses vagues écumantes sur les rochers, le vent chante un oraison de fin du monde .
Lucien, grelottant ne se le fait dire deux , malgre son étonnement , il entre dans la maison .
La quiétude qui règne à l' intérieur contraste étrangement avec le fracas qui règne au dehors.

Pierrette 7 septembre 2012 à 19h21 · 22

Lucien fut introduit dans une pièce relativement grande. Deux fenêtres donnaient vue sur la plage et l'océan. Le mobilier, réduit au minimum, était composé : d'une table, de quelques chaises, d'un buffet et d'un fauteuil.
« Assieds-toi, près du feu! » Dit la vieille en désignant un vieux fauteuil voltaire en velours rouge et aux accoudoirs râpés. Lucien prit place dans le fauteuil et resta un moment silencieux à regarder la flamme vacillante du feu de bois dans la cheminée. Elle dégageait une chaleur douce et pénétrante qui réchauffait le corps et le cœur. La lumière jaune-orange du foyer donnait une sensation de bien-être.
Soudain le regard de Lucien se porta sur l'étoile et le crabe que la vieille dame tenait en main et, curieux, il demanda : « Que faites-vous avec un crabe et une étoile ? »
« Ces créatures appartiennent au Dieu de la mer et ma mission est d'en prendre grand soin. Elles ont un pouvoir exceptionnel de communication avec les enfants », répondit la dame.
Lucien trouva la réponse étrange... Mais il n'insista pas. Il savait par expérience que l'on n'arrive pas à tout expliquer.
« Veux-tu boire quelque chose, dit la vieille ? »
Lucien n'eut pas le temps de répondre que déjà elle prenait un verre dans l'armoire et lui versait un vin de rhubarbe. « Goutes-moi ce vin, dit-elle, on le dit délicieux ! » Puis, elle sortit du buffet une boite en fer blanc avec des spéculoos.
Devant tant de gentillesse, Lucien lui demanda : « Puis-je connaître votre prénom ? »
« Je m'appelle Jade.»
« Quel joli prénom que le votre ! « Répondit Lucien.
La pluie martelait les vitres et de nombreux éclairs laissaient voir une mer déchainée.
« Il pleuvra certainement toute la nuit ! » Dit Lucien
A cet instant précis, Lucien se remémora ce que Jade lui avait dit : « Entres je t'attendais »
« Jade pourquoi m'avez-vous dit que vous m'attendiez ? Dit-il, intrigué. Je ne vous connais pas ! »
Elle esquissa un sourire et répondit : « Je devais te voir... » Et elle ajouta : «Car nul ne peut échapper à son destin ! »

Clothilde 8 septembre 2012 à 20h40 · 23

Jade regarde Lucien avec beaucoup de douceur, dans ses yeux brille une lueur particulière .IL fera bientôt nuit dit-elle, je vous propose de passer la nuit chez moi.
Une chambre est toujours prête pour l'invité surprise, malheureusement il se fait rare , les gens évitent de venir me voir, ils ne m'aiment pas beaucoup. Ils ont la mémoire courte, ils préfèrent oublier certains évènements.
Lucien se sent de plus en plus troublé, le profil de cette femme lui semble familier. La tempête souffle au dehors, des bourrasques jettent du sable contre la vitre. Sa chevelure avait certes blanchi, mais il lui semble avoir déjà rencontré ce visage aux traits ingrats ! Curieusement il se sent apaisé comme il ne s'est plus senti depuis très longtemps !
Jade repris de sa voix douce :
-Quelque soit mon désir de vous aider, il y des choses que vous aurez du mal à comprendre lorsque je vous aurai tout raconté.
- Vous voyez ce crabe et cette étoile, dorénavant, ils seront vos anges gardiens.

Clothilde 8 septembre 2012 à 20h44 · 24

Suivez-moi au grenier, la voûte du ciel détient bien des secrets.
Il suit la vieille femme à l'étage, au passage elle lui fait rapidement visiter sa chambre puis ils grimpent un escalier abrupt.
Au travers de la petite lucarne, on peut voir le ciel se déchaîner, les eclairs zèbrent le ciel.Un ampoule jaune diffuse une pâle lumière.
Jade se dirige vers une vieille malle posée n-entre un guéridon et un vieux divan défoncé. D'un geste empreint de solennité elle soulève le couvercle, une odeur de vieux papier, de moisi assaillent leur narines .Lucien éternue. Jade de sort un rouleau de carton dont elle extrait une affiche ancienne qu'elle déroule lentement devant lui . Le dessin est certes caricatural mais Lucien reconnaît le scène.
Ce jeune homme , la tête penchée devant les juges c' est lui !

Pierrette 10 septembre 2012 à 13h29 · 25

A la vue de cette affiche, Lucien faillit défaillir. Le passé, qu'il avait occulté, lui revenait comme un boomerang.
Jade fit semblant de ne pas s'apercevoir du trouble de Lucien et sans attendre elle enchaîna :
« Je n'ai pas que cette affiche, la malle que tu vois est remplie de coupures de presse concernant ton procès. Aujourd'hui, j'ai une confession grave à te faire ! » Elle hésita un moment, mais Lucien, la voix tremblotante, lui dit : « Allez y, je vous écoute » :
«Te souviens-tu d'une femme qui témoigna, à charge contre toi, le jour de ton procès ? Ce témoignage était capital dans cette affaire. Tu fus reconnu coupable. Et bien ! Cette femme s'était moi. »
A cet instant précis, Lucien eut envie de tuer... de frapper... de crier..., mais comme paralysé par cette révélation, il n'en fit rien.
« J'étais jeune, influençable et j'avais besoin d'argent. Alors, Ils me soudoyèrent pour que je fasse ce faux témoignage. A partir de ce moment, mes jours et mes nuits devinrent un enfer.

Pierrette 10 septembre 2012 à 13h30 · 26

Non seulement, ton regard triste et apeuré posé sur moi, ce jour là, me poursuivait..., mais j'avais aussi détruit la vie d'une femme et de deux enfants. J'étais un monstre ! Et petit à petit, je fus rongée par la culpabilité.
Pour trouver un peu de sérénité, je décidai d'acheter cette bicoque isolée du monde. Ici je ne ferai plus qu'un avec la nature. Neptune me livrerait ses secrets et il mettrait ses créatures à mon service. Quand à Eole, quoi que je lui demande, il se déchainerait pour me satisfaire. Les oiseaux du ciel seraient les messagers de mes désirs les plus secrets.
Tu vois, dit Jade, ce n'est pas un hasard que tu sois là, ni que tu ais rencontré ces enfants derrière le rocher du goéland.» Jade se tut et un silence de mort s'installa. La pluie redoubla d'intensité...Quand soudain la lumière vacilla et s'éteignit.

Clothilde 11 septembre 2012 à 19h00 · 27

Lucien voudrait arrêter le temps, empêcher cette vieille d' aller plus loin dans sa confession .Pour se donner contenance , il passe une main tremblante dans sa chevelure, fixe son attention sur un vieux dictionnaire d'anglais posé sur le sol.
- Venez vous installer au salon, je vais vous servir un remontant !La certitude qu'elle va l'empoisonner traverse un instant l'esprit embrumé de Lucien , d'un pas machinal il descend les escaliers.
-Vous, vous n'y allez pas de main morte avec vos confidence parvient-il à dire.
Son nez se met à couler, c' est toujours comme cela quand il ressent une émotion vive ,cela lui a d' ailleurs valu vingt ans de prison parce des traces de son sang avaient été retrouvées sur les lieux du crime .. C'était pour ainsi dire comme une carte de visite !
Jade s'empresse de lui donner une serviette .Un vieux calendrier jauni est accroché au mur, en y regardant de plus près, Lucien s' aperçoit qu'il affiche le mois de novembre 1992, le 13est entouré d'un cercle rouge .Son nez se remet à saigner de plus belle

Pierrette 12 septembre 2012 à 18h36 · 28

Lucien regarda une nouvelle fois la flamme vacillante du feu de bois, mais celle-ci ne lui réchauffait plus le corps et le cœur ; elle lui faisait plutôt penser aux flammes de l'enfer.
Un silence pesant s'installa... Jade tisonna les braises dans l'âtre et le feu reprit de plus belle.
Elle voulu, ensuite, verser un verre de vin de rhubarbe à Lucien, mais celui-ci lui fit non avec la tête.
Maintenant qu'il sait qui je suis, il me soupçonne de vouloir l'empoisonner ! Je vais lui montrer qu'il n'en n'est rien. Elle se servit un verre et le but d'une traite !
Je te demande pardon, dit-elle en insistant. Je suis vieille maintenant, il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre et j'ai absolument besoin de ton pardon pour continuer à vivre et retrouver un peu de sérénité.
Ma vie s'est arrêtée le 13 novembre 1992 ; le jour de ta condamnation.
Et la mienne que pensez-vous qu'elle fut ? Ajouta-t-il. Je n'ai pas de mot suffisamment fort pour vous dire ce que peut représenter le fait d'être privé de liberté pendant vingt ans. Et encore, ajouta t-il pour un crime que je n'ai pas commis.
Le nez de Lucien coulait toujours ! L'essuie était rempli de sang. Il était très, très, très en colère...
Subitement, tutoyant la «vieille », il lui dit : Mais qui es-tu pour avoir agi de la sorte ?
A l'époque, j'étais une prostituée. Je voulais quitter mon mac. Alors, j'avais besoin d'argent, de beaucoup d'argent ! Dit-elle avec insistance.

Clothilde 13 septembre 2012 à 08h45 · 29

Lucien sent sa colère s'apaiser peu peu, il a tout à coup sommeil, il ferme un instant les yeux, la voix de Jade lui paraît lointaine
-L' automne de ma vie se termine poursuit la voix, je n'ai plus beaucoup de temps pour réparer le mal que je t'ai fait, j'aurais aussi bien pu vendre des légumes sur le marché ou distribuer des prospectus publicitaires mais le destin en avait décidé autrement !
Jade s'interrompt un instant, elle regarde l'homme dont elle a brisé la vie plongé à présent dans un sommeil d'enfant.
Elle sait qu'il ne peut l'entendre mais continue sa confession
-J' étais une fille de la rue, c'est terrible tu sais la rue ! Il y a le froid, la solitude, la peur des hommes, la jalousie des autres femmes !
Le corps et l'âme souffrent, on perd le respect des autres et de soi même

Quand Lucien se réveille, c'est la nuit. Jade n'est plus dans la pièce, les feux continus à brûler dans la cheminée, des sandwichs et une bouteille thermos sont posés sur un plateau.

Clothilde 13 septembre 2012 à 08h46 · 30

Par la fenêtre aux rideaux ouverts, il aperçoit la lune. Elle pleine, lumineuse et semble lui sourire. Le crabe et l'étoile de mer se trouvent à côtés du plateau.
Sous la bouteille thermos, se trouve une enveloppe jaunie.
Lucien la prend d'une main tremblante.
Il peut lire dans les pensées de l'étoile et du crabe :
- Ouvre la , ne tarde pas lui soufflent t ils.

Pierrette 14 septembre 2012 · 31

D'un air songeur, Lucien tourne et retourne l'enveloppe entre ses doigts... Il tarde à l'ouvrir et se demande ce qu'elle peut bien contenir...? Après un bon moment, Il la décachette et en retire une photo.
Cette photographie représente un paysage champêtre où l'on voit, en arrière plan, une église romane surmontée d'une flèche et d'une girouette. Chaque fleur, chaque brindille d'herbe et chaque arbre rappellent, à Lucien, des souvenirs d'enfance. Assis sur un banc en bois, en dessous d'un tilleul, deux enfants posent devant l'objectif d'un photographe. Lucien connait ces enfants, il les vus, cette après midi, derrière le rocher du goeland. Soudain, une petite tache lie-de-vin, sur le bras d'Hugo, attire son attention et il s'exclame : « ce n'est pas possible, j'hallucine ! »
Cette tache est génétique, plusieurs membres de sa famille en sont atteints.
Machinalement, Lucien remet la photo dans l'enveloppe et dit à voix haute : « Je ne veux pas savoir. Le passé c'est le passé ! Aujourd'hui, je suis un quidam et je veux le rester ! »
Le crabe et l'étoile comprennent que Lucien à peur de la rencontre, alors ils lui insufflent : « Demain, tu iras à la plage. Les enfants viendront aussi. Tu prendras ton harmonica et tu joueras, à nouveau, Santiano ; ils apprécient tellement cet air. Et le poète, que tu es, trouveras les mots qu'il faut pour faire jaillir l'émotion et partager avec eux un grand moment de tendresse. »
En s'adressant au crabe et à l'étoile, Julien répond : «Vous ne pouvez pas savoir, vous qui êtes des créatures du grand océan, que vingt années d'incarcération déshumanisent un homme... !

Clothilde 15 septembre 2012 à 16h11 · 32

Vivre enfermé, côtoyer la méchanceté, la jalousie, vivre la promiscuité
Deviner l'éclat du soleil, l'odeur du vent, de la pluie au travers d'une fenêtre à barreaux. Vous qui êtes habitués au grand large, à la lumière du phare, de la lune et des étoiles. Vous qui pouvez jouir de la chaleur du soleil, de la froidure du vent en hiver, entendre le bruit des vagues, les cris joyeux des enfants.
Lucien se tait un instant, une douleur familière lui étreint le cœur.
-Vous pouvez à loisir vous promener sur les reliefs du sable façonnés par les marées, Pendant la promenade, je n'avais qu'un coin de ciel pour tout horizon, juste quelques nuages à suivre des yeux.
Il tourne et retourne l' enveloppe dans ses mains et soupire :
- A quoi bon renouer avec le passé, vingt ans de vie ne rattrapent pas.
- Tu n'as pas le droit de raisonner comme cela, lui soufflent sa bonne étoile, ces enfants sont tes petits enfants et nous sommes persuadés qu'ils ont besoin de leur grand –père
D' ailleurs nous sommes dans un récit d'aventure, alors il est grand temps qu'elle commence ! Quoi de plus passionnant pour des enfants de partir à l' aventure avec un grand-père tel que toi !

Pierrette 18 septembre 2012 à 21h45 · 33

-Partir à l'aventure avec un grand-père tel que toi–Plus facile à dire qu'à faire, se dit Lucien.
Je ne peux arriver près d'eux et leur dire : « Bonjour mes petits, je suis votre grand-père, je sors de prison. Venez dans mes bras !
L'approche doit se faire avec douceur ; je veux que cette rencontre soit pour eux et pour moi un moment inoubliable !
Mais à l'idée de cette rencontre, Lucien est tout de même inquiet ! Alors, le crabe et l'étoile fredonnent : « Santiano ». Taisez-vous ! Sales bêtes, leur dit-il avec un sourire.
Lucien s'approche de la fenêtre, la pluie a cessé de tomber et les premières lueurs du jour apparaissent à l'horizon... Un jour nouveau se profile ! Et j'ai bien envie de tourner la page ! Se dit-il.
Je veux libérer mon cœur et mon âme de toutes rancunes et de toutes vengeances. Mon esprit doit être libre pour accueillir mes petits-enfants ; je dois être en paix avec moi-même !
D'ailleurs, j'ai décidé de pardonner à Jade.

Pierrette 18 septembre 2012 à 21h47 · 34

Lucien prend une feuille de papier et écrit :
Jade,
Je vous remercie pour votre hospitalité. J'ai longuement réfléchi à votre demande.
Ce pardon, qui vous tient tant à cœur, je vous l'accorde !
Mon souhait est que vous continuiez à savourer la nature et que vous vous laissez, encore et encore, inspirer par ses miracles !
Maintenant, il est temps que je parte, se dit-il. Il enfile sa veste safari, endosse son sac à dos et se coiffe de son chapeau en feutrine marron et va ensuite déposer la lettre sur la table pour Jade.
Dehors, des parfums de café et de croissants se mêlent à l'air frais du matin. Lucien respire à pleins poumons et se dit que la vie vaut vraiment la peine d'être vécue.

Pierrette 21 septembre 2012 à 13h51 · 35

Les parfums de café et de boulange, qui se mêlent à l'air frais du matin, attisent l'appétit de Lucien. Il entre dans un petit snack et commande un café au lait et deux croissants. A peine la serveuse a-t-elle déposé le plateau devant lui que Lucien avale les deux croissants. Et sans attente, il recommande deux petits pains au chocolat.
Il déambule dans les rues de la petite ville balnéaire. Elles sont déjà bien animées ! Les restaurateurs ont sorti leurs panneaux d'affichages sur pied. On peut y lire le menu du jour : Moules-frites-salade ; fruits de mer ; steak aux poivres ...
Au coin d'une rue, un magasin de jouets bien achalandé laisse voir toute une panoplie d'objets pour les jeux de plage. Lucien entre, il veut acheter un cerf-volant pour Hugo et une épuisette pour Lise.
Ses achats terminés, Lucien se dirige vers les dunes. Sur son passage, il y a un kiosque à journaux. Il en profite pour acheter le journal « Le soir ».
Il reste la matinée dans les dunes à lire et à se reposer.

Pierrette 21 septembre 2012 à 13h54 · 36

Et quand vient l'heure du déjeuner, il se rend au restaurant : « Chez Eugène ». Lucien y mange des moules à la crème avec frites et un gros gâteau moka comme dessert. Lucien regarde l'heure à sa montre, l'aiguille indique deux heures. « Il est temps que je parte, Hugo et Lise vont certainement, eux aussi, se rendre à la plage ».

Pierrette 23 septembre 2012 à 17h55 · 37

Il prend ses affaires et quitte le restaurant.
Il y a déjà beaucoup de monde à la plage. Le soleil radieux du jour fait oublier la pluie de cette nuit. Lucien s'installe derrière le rocher du Goéland et jette, de temps en temps, un œil en direction du passage qu'empruntent Hugo et Lise pour se rendre sur la plage derrière le rocher du goéland. Soudain, la frêle silhouette des enfants apparaît et, quand ils arrivent à la hauteur de Lucien, ils s'exclament avec bonheur : « c'est toi Lucien, tu es revenu !». « Oui dit Lucien et je vous ai apporté un cadeau. » Il donne, alors, le cerf-volant à Hugo et l'épuisette à Lise qui, spontanément, vont vers lui et lui donnent une grooossse biiiiizzzzz ! Lucien est ému ! Il y a si longtemps qu'il n'a plus partagé un moment de tendresse.
« Ce n'est pas tout, enchaîne Lucien, j'ai autre chose pour vous. » Il détache de son cou une chainette pendentif médaillon porte photo en métal. Le petit couvercle est décoré d'une rose rouge. Il l'attache au cou d'Hugo et lui dit : « Ce médaillon m'est précieux. Aie en le plus grand soin !» Ensuite, il prend dans la poche de sa veste une petite boite en cuir brun dont le pourtour du couvercle est décoré d'un fil d'or. Lucien retire de cette boite une gourmette en argent qu'il attache au poignet de Lise et lui dit : « A l'intérieur, un prénom est gravé. Il est identique au tien ! »
« Après ce moment solennelle, place aux jeux, dit Lucien. » Alors : Le cerf-volant virevolte dans les airs ; un énorme château de sable se construit ; la balle bondit et rebondit et avec l'épuisette, ils pêchent la crevette.
Soudain Lise s'exclame : « Tu veux bien nous jouer un air d'harmonica ? » Lucien s'exécute et entame la mélodie du « Pénitentier ».
Les enfants jubilent... et disent : « Nous aimerions avoir un grand-père comme toi ! Lucien»

Clothilde 3 octobre 2012 à 15h43 · 38

Lucien ne répond pas, il est terriblement ému, il prend discrètement un mouchoir pour éponger le sang qui s' est mis à couler de son nez , colorant les larmes qu' 'il ne peut retenir !
-Dis pourquoi tu pleures Lucien demande Lise, tu n'as pas envie de devenir notre grand -père ?
Lucien maîtrise son émotion et répond :
-Chut, nous parlerons de cela plus tard, à présent nous devons aller libérer le pêcheur enchaîné au plus vite !
Où est-il ?demandent les enfants impatients, tu le connais ?
Lucien leur répond par un hochement de tête.
Il dessine un grand cercle sur le sable et les invite à s'asseoir au centre. Sa voix se fait plus basse, on entend le bruit de l'océan et le cri d'une mouette qui joue avec le vent .
-Fermez les yeux.
Hugo et Lise sont assis, les jambes croisées, ils se tiennent la main et ferment très fort les yeux, en retroussant leur nez.
La grimace est belle ! Le cœur de Lucien est envahi de tendresse, devant ces petites frimousses chiffonnées . Machinalement il porte son mouchoir à ses narines .
-Il était une fois dit Lucien , un pêcheur enchaîné ........

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