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L'Arbre sans Racines

Psychologie · 75 chapitres · 1 plumes · écrite du 30 septembre 2009 à 17h45 au 15 avril 2010 à 15h38 · 6764 lectures à l'époque

Ligne de conduite

"Rencontre de deux personnes qui se devinent comme des jumeaux."

Les 75 chapitres, dans l'ordre
  1. Chouette
  2. Chouette
  3. Chouette
  4. Chouette
  5. Chouette
  6. Chouette
  7. Chouette
  8. Chouette
  9. Chouette
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  16. Chouette
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  75. Chouette
Chouette 30 septembre 2009 à 17h45 · 1

L'ARBRE SANS RACINES

Ce matin là, lasse et fourbue, je décidais de ne rien entreprendre de physique, tant je me sentais éreintée par le poids de tout le travail abattu ces deux dernières semaines!

Dès la fin du petit-déjeuner, je décidais de m'octroyer une journée rien qu'à moi !
C'est donc avec joie que je préparais ma table et mon siège pliables en m'installant sous mon arbre préféré dans le fond du jardin!

Dès que je pris cette décision, je fus d'une humeur si contagieuse, que mon mari me demanda en souriant : « que ce passe t-il ? » Je répondis avec entrain:

« Aujourd'hui je ne suis là pour personne, je suis en congé ! »

Il dut se dire : « elle me surprendra toujours ! » Je n'eus pas de réponse !

Je n'en avais cure, j'avais prévu dès cet instant : je me ferai servir comme une princesse ! A l'ombre de mon arbre, j'entrepris de lire si j'en avais le désir ou d'écrire... quand ça me plairait.

Délicieux moment de jouissance...fière d'en avoir pris la décision.
A peine installée, j'entendis déjà gémir mon mari : « où as-tu mis mon short ? » Non ?
J'hallucine ! Comment avoir la paix...Quelle utopie !! Impossible, même en restant ici dans notre jardin ?

Je décidais de ne pas répondre à sa question ! J'étais à la limite de l'insolence en lui criant : « aurais-tu trouvé le mien ? »
Il grommela quelques mots inaudibles et semblait râler ! Tant pis pour lui !

Fulminante, je pliais bagages ! Quand pourrais-je être un jour tranquille, sans être dérangée par des demandes et des attentes intempestives ?

Je décidais de prendre ma voiture et d'aller me réfugier dans un splendide parc à quelques kilomètres de la maison. Je remplissais un sac de livres, mes carnets d'écritures, évidemment j'emportais la table et le siège pliants !

J'entendis déjà l'appel « Où tu vas ? » Je répondis illico!
« Trouver un endroit calme et tranquille sans personne, qui me demande : toutes les cinq minutes...
« T'es où? Tu fais quoi?Où t'as mis ceci ?Où t'as mis cela ? »

A voir la tête de mon mari, j'avais compris qu'il n'était pas certain que je partirais ....Avoir une journée de tranquillité...faire ce que j'avais envie...sans être interpellée pour des broutilles ! Oui, je l'avoue, j'étais à la limite de l'énervement, je dus faire un effort pour ne pas exploser....je ne retrouverai mon calme, qu'une fois installée et peinarde sous un arbre !

Je me mis au volant. Zut ! J'avais oublié de prendre des boissons! Je tentais d'aborder l'oiseau rare : « Chéri : tu pourrais m'apporter deux sodas ? » Là, je me sens mielleuse et audacieuse !
Bien sûr, pour toute réponse j'entendis : « vas les chercher toi-même ! »
Raté, ma vieille ! Pas de chance ...je sors de la voiture et me précipite vers la cuisine...où bien sûr...dans sa colère ... s'était déjà tapi...mon oiseau rare, à mon insu !!! Je restais surprise...
« Pourquoi tu te caches derrière la porte ? » Il osait me répondre : « Tu es sûre de vouloir partir ? » ...Quoi ?
C'est un guet-apens ? Non, ce n'est pas possible ! Pire qu'un enfant de cinq ans, privé de sortie !
« Tu reviens à quelle heure ? » «Donnes-moi un petit bisou!» : Smak furtif. Je gardais mon calme.... je me sentais prête à exploser!
« Mon chéri, tu sais que je t'aime, mais là, tu vas me lâcher les baskets, je souhaite passer une journée tranquille et paisible, loin de toi ! » « A quelle heure tu rentres ? »
« Plus tu m'énerveras, plus tard je reviendrai ! C'est d'un puéril !!! »
« As-tu pensé au souper ?? » Quoi ? « T'as vu l'heure ? Il est dix heures du matin...ce n'est pas possible ! »
J'en rajoute...en blaguant.... (Il est très radin) ... il ne trouvera pas ça drôle du tout... et je lui rétorque avec une pointe d'ironie:
« T'inquiètes pas mon chéri... tu m'emmèneras faire un petit resto ce soir ? Non ? »
Là, je sens que c'est moi qui l'énerve! Depuis le début de ma retraite j'ai un malin plaisir à le faire mousser de temps en temps. J'oserais même dire que c'est quelque fois, intentionnel de ma part.
Il ne supporte absolument pas mon humour quand il se sent vaincu, encore moins quand sa femme s'affirme !
Cette fois je ferme la portière et je démarre avec un air moqueur en soufflant ...un baiser du creux de ma main vers mon oiseau rare !!
A entrevoir ses yeux, je devine qu'il n'est pas content ! Il ne sait pas où je vais, ni chez qui ? Ni avec qui ?
Sincèrement, ce n'est pas très gentil de ma part, mais ça me fait un bien fou de le tourmenter un peu!!!
Au volant, je mets la musique à fond et chantonne allègrement tout le long du chemin jusqu'au parc !
Je me gare ! A peine arrivée à la grille du parc, la table pliante me glisse des mains, elle tombe sur mon gros orteil droit. Je pousse un léger cri de douleur ! Aie !

Tentant maladroitement de rattraper le siège pliant, en me relevant je vois des pieds chaussés de mocassins...impeccablement cirés !
Surprise...je me retrouve face à un homme de style gentleman qui tient ma table sous le bras! Je tente de ne pas bégayer tant mon étonnement est visible ! J'en rougis presque. Qu'est ce qui m'arrive ? Je reste aussi muette que lui. Il bredouille en me demandant :
« Qu'aller vous faire avec cette table et ce siège ? » Penaude, mais souriante : je réponds :
« Monsieur, je ne suis pas venue pique - niquer ! » Presque agressive...il n'y a pas lieu de l'être, me dis-je à voix basse !
Je reste interrogative du fait qu'il reste planté là ...il a presque l'air stupide avec ma table sous le bras ! Il aurait pu continuer son chemin, non ? Aussi embarrassé l'un que l'autre, il me suit dans l'allée principale du parc !
« Où allez vous, Madame ? » Je bredouille déjà moins, mais reste toujours aussi perplexe devant son élégance, son aisance et l'assurance de son verbe. « Je me rends sous le cèdre du Liban au bout de l'allée qui mène au Musée, Monsieur ! »
J'ai l'impression de parler la bouche pincée en cul de poule !! Je me sens idiote, de faire la précieuse...mais ça m'amuse follement !
« Ah, vous êtes une habituée, Madame? » « Non, Monsieur, c'est la première fois que je viens seule ! »
« Autrefois nous y venions régulièrement en famille, il y a plus de trente ans, aujourd'hui j'y viens pour trouver de l'inspiration!»
« De l'inspiration ? » « Oui ! Je suis à la retraite depuis quelques mois, comme j'ai toujours beaucoup aimé cet endroit, je crois pouvoir m'y ressourcer pour écrire ! »
« Vous écrivez Madame ? »
Non, je tente d'écrire des petites nouvelles, j'en écris à quatre mains via le Net avec une personne que je n'ai encore jamais rencontrée, et j'ai un projet de biographique sous forme de fiction en chantier ...
« Madame ? Appelez-moi Andy ! » « Ah, oui, Andy, c'est un diminutif ? » Qu'importe ! Je ne réponds pas.
« Bien sûr...il rajoute : « c'est votre vrai prénom ? Sans réponse il me dit : moi, c'est Nestor ! » J'ai failli éclater de rire ! Il n'a vraiment rien du domestique de Tintin au Château de Moulinsart !!!
« Je comprends votre sourire, Andy, vous avez de l'humour ! » J'ose ajouter : vous n'avez vraiment rien du domestique de Tintin et du Capitaine Haddock !! » Non, là je trouve que ... je deviens familière !
Nous avons l'air ridicule au milieu de cette allée, lui ma table sous le bras et moi le siège et mon sac à la main ... mais sa compagnie me devient tout à coup agréable ! Du calme, me dis-je en me parlant intérieurement! Te rends-tu compte ? Sois prudente, ne t'embarque pas...il va te monopoliser toute ton après – midi !

"Tu voulais la paix...Et ton projet d'écriture ?" La petite voix intérieure s'interrompt et me dit :
« Eh, bien tant pis pour ce que tu avais à faire, tu pourras encore mieux décrire cette rencontre en laissant libre cours à ton imaginaire, de surcroît, il me semble érudit, disert et courtois ! »
Arrivés au cèdre, il me propose de l'accompagner à la cafétéria du Musée en m'offrant un café ! J'acceptai volontiers, mais je le rends attentif, je ne peux pas y aller avec la table et le siège?
« Ce n'est pas un problème Andy, me dit-il : nous allons les déposer au vestiaire du Musée et nous aurons toute la liberté pour discuter ensuite ! » Je me dis que cet homme est vraiment très élégant...tant, dans le verbe que dans le geste !
C'est qu'il m'intrigue. Il me semble être chez lui ici ? Etrange...
Il se doute que je reste coite par son aplomb et de suite il me rassure en me disant : « je suis le Conservateur du Musée ! » Sic ! Je reste interdite, je n'arrive pas à dire un mot !
Nestor, ce prénom ne lui va pas du tout ! Charles-Edouard...c'est un prénom plus drôle... un soupçon de snobisme ...Je ris seule...
Nestor me dis : « Pourquoi ce sourire ? » Gênée, je ne réponds pas !
Je me dis que j'exagère un peu...il finirait par être aussi fier que les paons qui se promènent sur les pelouses !! Je ne dis mot !! Comme par hasard j'entends au loin, comme un écho...Léon...Léon, Léon...les paons en choeur !!!
(Je décide de prendre un autre ton ....moins pincé, je quitte cette bouche en cul de poule !)

Nous nous dirigeons vers le vestiaire... je me sens très loin d'imaginer une seule seconde que je vais atterrir dans une telle histoire !
« Monsieur, euh ...pardon, Nestor, je ne comprends pas ce qui vous porte à me suivre et à vouloir m'offrir un café, le but de ma visite ne se déroule absolument pas tel que je l'avais prévu ! »
« Je vous remercie de m'avoir aidé à porter ma table, je pense que vous avez mieux à faire ! »
« Excusez-moi Andy, c'est un plaisir pour moi d'être en votre compagnie, vous me semblez être quelqu'un d'un grand intérêt et avec qui j'aimerais avoir des discussions intéressantes ! »
« Nestor, je suis désolée : vous ne m'avez jamais vue ni rencontrée, permettez-moi d'être étonnée...je souhaiterais que nous en restions là ! »
« Je ne souhaite nullement vous importuner, mais j'aimerais que vous sachiez Andy que, dès que je vous ai vu, je me suis rendu compte que vous étiez effectivement quelqu'un de très rare !! »
Rare ? (Une pièce de Musée ?) ...j'éclate de rire !! Nestor interrogatif et perplexe rit de bon cœur avec moi... il ne sait pas pourquoi !
Je réplique en lui disant ne rien comprendre à sa façon mystérieuse d'aborder la gent féminine, cette manière m'insécurisais, je dirais même me tétanisais!»

« Vous me donnez, l'impression de lire au fond de l'âme ! Cela m'effraie, je ne me laisse pas découvrir par le premier venu, oui, vous êtes le conservateur du Musée, vous avez probablement fait des études d'archéologie et quoi d'autre encore, vous, vous ne savez rien de moi? »
« N'ayez pas peur Andy, je ne vous ferez aucun mal, je désire et souhaite tout simplement que nous soyons amis et qu'au fil de nos rencontres, vous acceptiez que je vous offre un café !
" Etrange proposition, Monsieur ! Pardon.
Nestor, je vous demande un temps de réflexion...je ne peux accepter votre offre sans que je me pose des questions ? »
D'emblée je décidais : « Et bien Nestor, allons y le boire ce café, ensuite nous verrons si nous pouvons envisager de devenir les amis du Parc et du Musée ! »
Nous nous sommes rendus à la cafétéria et là je me suis laissée apprivoiser, j'ai découvert Nestor sous un aspect moins incisif et de surcroît, fin psychologue ! Je suis restée bouche bée !!
Le plus stupéfiant ? Nous avons les mêmes origines sociales ! Sa mère l'a abandonné chez ses grands-parents quelques mois après sa naissance en 1945, tout comme moi...j'ai découvert que nous n'avons que quelques mois de différence.
Touchant de l'entendre se raconter...je l'ai écouté sans interruption, dès qu'il eut terminé ; par bribes je lui confirmais avoir vécu une multitude de situations identiques aux siennes ! Sans aucun doute a-t-il eu la même impression que moi pendant notre conversation ; le sentiment d'avoir rencontré son jumeau ! Trop d'émotions, hésitante... je n'osais pas lui poser la question.
Nous avons découverts ensemble que nous avons passés plus de cinquante ans à retrouver nos origines, nos racines ! Ni lui, ni moi, ne savons qui est notre père ! Nous avons été et sommes toujours des secrets de famille! Surprenant et incompréhensible !
Dès cet moment, trop impulsive et relativement enjouée, je lui annonçais que le titre de mon nouvel écrit serait : « L'arbre sans racines ». « Je le mets au pluriel, Nestor ? »
« Cela me touche beaucoup Andy, aurais-je la primeur de le lire ? »
Peut-être...en l'état présent, très certainement, je me sentais fébrile ! Là, prise à mon propre jeu de spontanéité... je me sentais piégée...presque impossible de faire marche arrière ! Non...je n'avais aucun regret!
Comment Nestor pouvait-il deviner qui j'étais ? C'est cela qui me décontenançait le plus! J'eus presque l'impression qu'il avait des dons de voyances !!
Il lui restait encore un an à travailler. Ensuite la retraite et enfin le temps des voyages et des découvertes archéologiques.
Nous avons projeté de nous revoir au moins deux fois par semaine ! Par beau temps, nous nous promettions de découvrir la beauté et toute la richesse des essences d'arbres rares importées par Waroquier lors de ses expéditions, plantés dans ce magnifique Parc entourant le Musée de Mariemont.
Lorsque le temps serait maussade, froid ou pluvieux, nous nous réfugierions au Musée ou la cafétéria.
Je restais malgré moi, méfiante et interrogative!
« Nestor, maintenant il faut que je rentre...je n'ai pas vu le temps passé ! » Il semblait déçu que je parte. Je ne lui disais rien de plus...j'étais certaine de revenir dans trois jours ! Il esquissait un timide sourire de joie et de plaisir.
J'avoue que j'aurais aimé lui parler jusqu'au bout de la nuit ! A son regard, je devinais, qu'il en était de même pour lui !
« Bonne soirée, Andy ! » ...dans trois jours ? »
« Oui, Nestor ! C'est promis ! Bonne soirée...J'ajoute timidement : Fais des beaux rêves ! » J'avais osé... le tutoyer et lui avouer que j'avais le sentiment d'avoir trouvé mon frère jumeau !! Nous nous séparâmes ...sans un mot...chacun dans ses pensées, comme si nous nous demandions, qu'est-ce qui c'était réellement passé ?
J'aurais aimé l'embrasser...ne fusse que par gratitude pour la richesse et le partage de nos échanges ! Nous nous sommes éloignés....fait un léger et timide signe de la main...de loin...chacun au volant de sa voiture !
Sur le chemin du retour, je dus doubler de vigilance afin d'arriver sans dommages à la maison !
J'eus des regrets...j'eus tant aimé lui poser encore une multitude de questions. Je suis rentrée relativement désarçonnée par cette rencontre.
Seule condition imposée de ma part : pas de téléphone ni d'adresse e-mail pour le moment, ce que Nestor accepta immédiatement!
Seules, seraient essentielles, nos rencontres dans le Parc afin de continuer à apprendre à mieux se connaître ! Nous nous sommes promis de préserver notre secret afin qu personne ne puisse nous blesser ou interférer dans cette amitié naissante !
J'avoue, que c'est une rencontre incroyable, je la garde dans un petit coin secret pour l'instant... Le plus difficile me semblait à venir ! Rentrer à la maison sans ne rien laisser paraître !

Dès mon arrivée, je fus accueillie à bras ouverts...Je compris pas de suite et à mon plus grand étonnement mon mari me pressa de prendre une douche, de me changer. Il avait réservé deux places, nous étions attendus au restaurant.
J'avais décidé de garder mon secret, il me fallait du temps pour comprendre et intégrer cette rencontre, qui à cet instant, me semblait irréelle ! Sous la douche, j'avais l'impression et le sentiment d'être quelqu'un d'autre depuis quelques heures !
Comment mon mari allait-il réagir face à ce changement que moi je ressentais, allait-il s'en apercevoir? A cet instant, j'aurais tellement aimé être seule, non pas pour ruminer...mais pour mieux me remémorer toutes les étapes de notre conversation.
Heureusement, pas une seule fois mon mari me demanda : « qu'as- tu fait de beau ? »
Etrange...ce n'était vraiment pas son habitude !
Me voilà encore plus intriguée !
Peut-être mon absence avait-elle fait qu'il se rappela la raison de mon départ précipité ? J'osais espérer qu'il allait tenter de se remettre en question et d'accepter que je puisse avoir la possibilité d'avoir des activités et des centres d'intérêts différents des siens ?
Mon mari est resté un certain temps interdit par mon silence...Il me demanda si j'avais eu un problème ?
« Evasivement, je répondis, non ! » Nous avons parlé de tout et de rien...dans ma tête, j'étais ailleurs...de manière inconsciente, je faisais quelques escapades fugitives au Parc...ce Nestor était omniprésent...
Me secouant et sursautant : quand mon mari me disait :
« Tu m'écoutes ? » Il me rappelait à la raison...je me sentais par moment complètement absente ! Je me sentais quelqu'un d'autre...quel étrange sentiment !
Cette journée avait été réellement bouleversante ! Nous rentrâmes à la maison, j'étais épuisée.
Muette, je suis montée dans ma chambre...toujours aussi interrogative...je ne comprenais rien à cet évènement ! Oui, pour moi c'était vraiment très important : avoir rencontré une personne qui avait le même vécu, qui lisait au fond de moi tel un livre ouvert !
Désarçonnée ! Oui, c'était le terme adéquat : j'étais entièrement désarçonnée !
J'eus du mal à m'endormir cette nuit là ! Je ressentais une grande sérénité et une certaine inquiétude...les deux à la fois, c'était une étrange ambivalence !
Je ne me sentais absolument pas amoureuse, mais j'étais et restais intriguée d'avoir rencontré un frère jumeau ! Je restais sous l'effet d'étonnement que ce type de rencontre puisse avoir existé... elle avait réellement eut lieu!
Je n'entendis pas mon mari se mettre au lit ce soir là !
J'avoue qu'au petit matin en me réveillant je me sentais encore tellement bouleversée que je surpris quelques larmes qui perlaient dans le coin des yeux, les vieux fantômes étaient encore venus roder cette nuit ? Pourquoi une telle émotivité? J'en avais pourtant vu bien d'autres dans ma vie !
A cet instant, j'aurais aimé être avec Nestor...rien que pour savoir, comment lui se sentait ? Quelle conséquence avait eu cette rencontre sur lui ? Que d'interrogations ? Je ressentais la nécessité d'en parler tout simplement ! Je regrettais presque de ne pas avoir échangés nos numéros de téléphone ! Comment faire... faire comme si...cette rencontre n'avait pas eu lieu ?
Je me sentais vraiment dans un état second. Je me décidais enfin à sortir du lit ! J'humais la bonne odeur du café frais dans la cage d'escalier. Je me demandais quelle attitude adopter vis-à-vis de mon mari ?
Je sentais qu'à partir de ce jour, plus jamais rien ne serait comme avant !
Mon mari était déjà levé depuis un certain temps et avait déjà préparé un bon café et des tartines grillées !
Je riais en allant l'embrasser !
« Ah ! Tu sembles de bonne humeur ce matin ? » Je ne pouvais pas répondre, muette, je restais presque indifférente !
Dès la première gorgée, je me cachais la tête dans le bol de café ! Je me tenais la tête entre les deux mains, les coudes sur la table.
« Qu'est-ce qu'il y a pour que tu fasses une tête pareille, alors que tu souriais il y a à peine cinq minutes ? »
« Excuses-moi, j'ai un peu mal à la tête et je n'ai pas très bien dormi cette nuit ! »
« Ah, ton idée de resto hier soir ? » « Peut-être une mauvaise digestion ! » Aucune envie de réagir ! J'évitais la remarque et répondis évasivement...
« Euh, oui mon chéri ! Tu as, sans aucun doute raison ! » Je devinais à son regard que ma réponse lui fit un plaisir fou !
Inévitablement je me remis à penser à cette rencontre ! Un frère jumeau ! Je restai pensive ! Oui, il m'avait réellement impressionné, personne à qui en parler.
Garder un secret si lourd ? Même pas à Santi, ma meilleure amie? Peut-être...dès que je l'aurai rencontré une deuxième fois ?
Ensuite, quand je le connaîtrais un peu plus, alors pourrais-je mieux lui en parler et expliquer mon état actuel?
J'étais attirée et apeurée à la fois ! Je ne saurais dire s'il y avait de la méfiance ? Certainement pas...mais je resterai étrangement absente jusqu'à notre prochaine rencontre.
Qu'avais-je à craindre ?
Que je puisse être déçue ? Je ne pourrais m'en prendre qu'à moi-même ! Quelles seraient les conséquences d'une déception éventuelle ? La sagesse m'imposait d'être lucide et prudente ! La réflexion était légitime.
Ne faisant rien de mal, il était hors de question de me culpabiliser ! Ce n'était certes pas une rencontre ordinaire, et je n'allais pas rater l'occasion de laisser grandir cette amitié naissante, tout en m'imposant une certaine prudence !
A force de me mettre des limites, je sentais que je devais aussi faire confiance !Oui, l'habit ne fait pas le moine ! Je savais...mais ce qui m'importait, c'était de revoir Nestor le plus vite possible!
Je savais que je n'avais qu'à me présenter à l'entrée du Musée...à travers son bureau vitré à l'étage, il ne pouvait voir que moi dès qu'il aurait levé la tête un bref instant de ses
paperasses ! Oui, j'irais ! C'était presque devenu vital.
Mon empressement de le revoir très vite me tiraillait, je devais absolument savoir comment il se sentait après nos échanges, nos confidences ? Avait-il pu dormir ?
Etait-il heureux ? Avait-il peur ? Avait-il confiance dans cette nouvelle amitié ? N'allait-il pas être déçu ?
Etait-il aussi perturbé que moi ? Mes éternelles questions ?
J'en avais la tête à l'envers! Impossible de me sortir Nestor de la tête....Je me sentais complètement envahie par un vague...comme une marée montante très houleuse, ce n'était en aucun cas une inquiétude!
Après autant d'années d'errances, je rencontrais enfin quelqu'un qui avait une part du même vécu que moi, ma soif d'échanger avec lui était plus forte que tout !
Ne pas m'empresser trop vite, surtout ne pas perturber mon mari, il me fallait trouver un motif pour pouvoir revoir Nestor !
Je ne me sentais absolument pas prête, de rentrer dans une situation de mensonge ! D'ici là, je verrai bien comment présenter mon départ !
L'estomac noué, je m'activais à quelques tâches ménagères, mais je restais troublée ! Je me sentais mal, je ne souhaitais aucun autre lien avec Nestor, qu'échanger notre vécu, bien entendus, nos réussites !
...La suite ne me faisait pas peur...!
Au terme de deux jours de réflexions, d'une humeur mitigée avec mon mari ...le pauvre, il n'était encore au courant de rien...je pris mon courage à deux mains pour lui raconter cette extraordinaire rencontre avec Nestor! Je lui exposais le plus naturellement possible la vraie raison de mon désir de le revoir! Le seul but ?
Continuer notre conversation d'il y a deux jours en ce qui concernait le secret de famille à chacun!
J'étais soulagée d'avoir eu le courage d'aborder le sujet! C'est ce que je devais expliquer à mon mari. Si j'avais voulu, j'aurais pu lui inventer n'importe quoi, alors que là, je jouais la carte de l'honnêteté !
Mon mari pouvait ne pas être heureux de cette annonce et avoir quelques inquiétudes, mais il devait admettre que j'avais décidé de revoir Nestor ! Je vous avoue que j'ai failli faire des bonds de joie, surtout pas devant lui...
Je voulais avoir la certitude qu'en nous revoyant, nous pourrions continuer à échanger positivement à propos de nos dépassements, où et comment nous avions trouvés la force d'être les personnes que nous étions aujourd'hui , tous les obstacles que nous avions franchis et surmontés dans nos parcours respectifs !
J'avais décidé de nous interdire dès la prochaine rencontre...de nous lamenter ! Notre galère était depuis très longtemps derrière nous, j'avais ressenti que nous nous étions reconstruits envers et contre tous, j'étais certaine que nous nous sentirions soulagés et sereins de pouvoir encore en parler plus longuement à deux !
J'avais l'impression que le futur allait me donner des ailes !! Je ne me reconnaissais plus, j'étais comme une adolescente ! Tout à coup...j'eus peur! Non, je ne me culpabilisais pas !
Mais comment allais-je pouvoir maîtriser la suite de cette rencontre, j'appréhendais la crainte que Nestor ne tombe amoureux ! Et moi, comment allais-je être disposée après autant de connivence ?
Là, je divague seule ...nous n'avions même pas encore parlés de notre vie actuelle...je ne savais même pas si Nestor avait quelqu'un dans sa vie...comme lui ne savait rien de moi, ni de mon mariage l'année dernière! J'avais l'accord de principe de mon mari de revoir Nestor ! C'est ce qui m'importait !
J'avoue que les deux journées qui suivirent cette rencontre, m'avaient mis dans une certaine léthargie ! J'avais l'impression de vivre à côté de moi ! Mais cet état me motivais et me dynamisais étrangement. Je me sentais ...comme sur un petit nuage.
Mes gestes et mes actions étaient d'un mécanisme acquis...aucun geste n'avait de sens réel pour moi !

Le jour de ma deuxième rencontre avec Nestor...après le dîner, en sirotant le reste d'un bon vin, je scrutais attentivement le regard de mon mari. Je pris conscience qu'il semblait inquiet à mon sujet...supporter mes sautes d'humeur...mes silences ! Mes absences ...même quand j'étais présente ? J'eus un bref instant l'humilité d'inverser les rôles ! Comment moi, aurais-je réagi dans la situation inverse ?
Je crois honnêtement, que j'aurais eu une pointe de jalousie ! Je me devais d'être un peu moins démonstrative, me montrer plus patiente. Ce que je mis en application sur le champ pour notre bien-être à tous les deux ! Je crois que j'aurais été aussi ouverte à ce qu'il puisse revoir la personne rencontrée.
L'essentiel : c'était d'en parler ensemble !
Je terminais de ranger la cuisine, lorsque tout à coup mon mari me dit ne pas se sentir bien.
Je lui proposais de s'allonger sur le divan et qu'il fasse sa sieste coutumière...que j'étais sur le point de partir et demanderais à notre voisin et ami de venir voir s'il allait mieux après son petit somme quotidien.
Evidemment, je compris immédiatement qu'il me jouait ce petit tour afin que je reste auprès de lui !
Impossible et ingérable, sa réaction m'insupportais, je n'avais jamais la possibilité de rester zen ! J'estimais que cette réaction était enfantine!
A chaque fois que j'élaborais un projet, quel qu'il soit, je devais me battre pour l'obtenir. Je sortis de la maison et me rendis chez le voisin.
« Bonjour, François ! Mon mari me dit qu'il ne se sent pas bien, alors qu'il sait que je dois partir et être à quinze heures trente au Parc. » Il me répondit :
« Pfff ! Andy, à son âge, il ne changera plus...tu dois t'en faire une raison ! » ... Cela me faisait une belle jambe me dis-je, en pestant !
« Toi, François s'il te plaît.... rassures-moi, qu'est ce que tu en penses ? Dès que je dois sortir il me fait son cinéma, le jour où ça sera réellement sérieux, ni toi, ni moi ne pourrons croire qu'il est réellement malade...ce n'est pas possible !! »
« Ecoute Andy, fais ce que tu as à faire, j'ai ton numéro de portable et s'il y a un problème je t'appelle ! » « C'est gentil François, je serai de retour vers dix huit heures au plus tard ! Bonne après-midi, je te revaudrai ça ! »
Rassurée, rentrant à la maison, mon oiseau rare dormait à poings fermés ! Non ! Ne culpabilise pas ! Vas-t'en ! »
J'avais un étrange pressentiment dès que je pris le volant. Je me raisonnais : ... n'aie aucune appréhension, tu vas retrouver Nestor !! Je ne me sentais absolument pas aussi enjouée qu'en me réveillant le matin !
Zut, je finirai par croire que l'étrange personnage : c'était moi ! Tu as accepté de le revoir ? Alors fonce et vas-y !
Arrivée au bout de l'allée arborée...je sentais mon cœur battre plus rapidement qu'à l'accoutumée. Reste calme, me disais-je, tout ira bien. J'appréhendais malgré moi nos retrouvailles. Pourquoi cet étrange sentiment ?
Je décidais que dès qu'il me verrait, je l'écouterais et poserais mes questions ensuite, ce déroulement me semblait plus aisé et me rassurait. Dès que j'eus franchi la porte, Nestor descendit les marches quatre à quatre !
J'en fus fière en tant que femme ...mais inquiète à la fois par autant d'empressement !
Naturellement, chacun fut sincèrement heureux de revoir l'autre ! Il me tutoyait immédiatement ce qui me rassurait!Son sourire ?
Alors là, j'étais éblouie et tellement émue que spontanément je me levais légèrement sur la pointe des pieds et d'instinct je déposais, sans réfléchir, un léger baiser sur sa joue !
Il ne sembla pas étonné, il fit de même ! J'étais ravie d'avoir humé l'odeur de sa peau, je n'avais aucune honte d'avoir eu ce geste de tendresse après trois jours d'attente et de stress !
« Bonjour, ma chère Andy, j'ai passé trois jours entièrement sous le charme de notre rencontre ! » « Deux nuits blanches, tel un zombie, entièrement à côté de mes pompes!
Je souriais et j'étais contente de son lâcher prise : mes pompes ???...Charles - Edouard ! Quel langage !! Le Nestor se montrait –il ... au naturel ?
« Il me dit : Je ne saurais expliquer ce qui m'est arrivé!»
Je restais interdite et amusée à la fois, ne sachant que répondre. J'avais décidé de l'écouter...je m'y appliquais ! Ensemble, presque automatiquement, nous nous sommes rendus vers la cafétéria...en silence.
A cet instant, je me rendis compte que notre rencontre l'avait autant perturbé que moi.
Trop heureuse intérieurement, je me disais...jusqu'où iras-tu ?
Là, où le destin me mènera !
A peine arrivés, il me présenta au gérant et ami en disant : « Voici mon amie, Andy ! » « Voici, Emile, un ami de longue date. » « Enchantée, bonjour, Emile ! » Je restais un instant interdite : il n'allait pas mêler son ami à notre conversation ?
A croire qu'à mon seul regard il avait compris en disant : « A tout à l'heure? Emile ! »
Je me sentais rassurée et nous pouvions enfin rejoindre notre coin tranquille : à la même table qu'il y a trois jours.
Je l'écoutais attentivement, l'observais encore d'avantage et de plus près, lui semblait faire de même, sans faire aucune remarque, ni l'un, ni l'autre ! Dès le café servi...Nestor se mit à raconter, marquant quelques poses en le sirotant.
Il était rentré entièrement perturbé suite à notre rencontre, jamais il n'avait vécu un tel évènement, je ne pus qu'acquiescer, précisant avoir vécu le même chamboulement...
Dès cet instant il me dit « C'est un vrai tsunami Andy, je ne sais plus où j'en suis ! »
« Nestor, soyons prudents ! Moi, je me suis mariée l'année dernière avec mon compagnon de 20 ans de vie commune, toi, je ne sais même pas si tu es libre ? »
« Andy, je suis libre comme l'air depuis plus deux ans...célibataire et deux enfants mariés ! Trois fois divorcé !..." (Sic!) ...
Là, je changeais de couleur et restais interdite !
Trois divorces? et un enterrement pensais-je tout bas? (sic)

« Nestor, je suis bouleversée depuis notre rencontre et je dois t'avouer que j'ai été très heureuse d'avoir partagé ce que nous nous sommes confiés, notre secret de famille, nous avons beaucoup de points en commun...le sentiment d'avoir rencontré un jumeau, c'est tel que moi je définirais cet évènement ! »
Je lui racontais ma situation plus en détail encore, mes enfants, petits-enfants, le père de mes enfants...mes différentes tranches de vies et mes expériences professionnelles.
Il buvait littéralement mes mots ! Je dus me rendre à l'évidence, qu'une telle osmose était à présent un réel dilemme !
Non, pas que j'avais peur, je n'étais absolument pas amoureuse...pour lui cela semblait couler de source et il avait déjà tracé des plans sur la comète, seul, sans m'en dire un mot, me semblait-il !
Je dus être ferme dans mes propos, je souhaitais actuellement que nous en restions là : des amis ! Il m'avoua que pour lui, il en était tout autrement. Je me sentais très mal à l'aise, c'est vrai que j'avais rencontré mon autre...jumeau... moi, j'aimais mon mari !
Je ne pouvais rien lui promettre pour l'instant. Arriva donc ce que je redoutais le plus. Il accepta, mais ne souhaitait pas me perdre !
« Aussitôt, je répondis : moi non plus, Nestor mais restons uniquement, amis » !
Il semblait heureux de ma réponse.
Comment allais-je pouvoir rester insensible à son charme envahissant ? Combien de temps pourrais-je résister ? Je ne pipais mot !
« Je laisserai du temps au temps, me répondit-il ! »
Je ne pouvais répondre que la même chose. J'étais persuadée que cette rencontre était unique !
Jamais plus à mon âge, je n'aurais l'opportunité de rencontrer un être avec lequel je retrouverais une telle complicité...une telle osmose, un si profond sentiment jumelé!
Là dès cet instant, jamais je ne me passerais de l'amitié de Nestor, quoi qu'il advienne...quel que soit l'issue de cette rencontre!
J'étais cependant très intriguée, j'avouerais même perturbée par ses trois divorces, ce qui pour moi, semblait définir une certaine instabilité affective !
Je lui en fis part à l'instant même, il était hors de question de se quitter cette fois sans aller au bout de tout ce que nous avions à nous dire ! Je souhaitais que la clarté soit faite pour chacun.
Pas un instant je n'avais pensé à mon mari. Je n'avais pas à en avoir honte !
Immédiatement je me rendis compte que ma vie pouvait entièrement basculer, je devins prudente ! Je n'en dis pas un mot à Nestor.
Un bref instant, je revins à la réalité...regardant ma montre, il était déjà dix sept heures quarante cinq !

J'avais prévenu mon mari et François, d'être rentrée vers dix huit heures.
Je vis à son regard que Nestor s'imagina que j'étais tracassée...Non, je ne l'étais pas un instant ! Je décidai de téléphoner à François pour prendre des nouvelles de mon mari ! Dès que je l'eus en ligne, il me rassura !
« Ne t'inquiète pas Andy, il s'est réveillé, frais comme un gardon!"
« François, dis-lui que je rentrerai plus tard que prévu ! »
« Attends, il est ici, je te le passe, nous sommes sur la terrasse !! »
"Qu'allais-je lui dire ? J'étais embarrassée!"
J'avais décidé d'assumer ! Je dis donc à François :
« Bien, merci, passes – le moi ! Bonne soirée »
« Allo ! T'es où ? « « Je suis encore au Parc ! Je rentrerai plus tard que prévu... vers vingt et une heures, ça ne te pose pas de problème ?»
« Non pas du tout, amuses-toi bien avec ton Nestor ! »
« Je répondis : Ce n'est pas mon Nestor ...tu sais très bien que c'est toi que j'aime...»
« D'accord...je vais sortir avec François!Bonne soirée !! Bisous » J'étais rassurée, je n'avais ressenti aucune amertume.
Nestor qui s'était brièvement éloigné vint aux nouvelles ! Il me lança un regard envoûtant qui en disait long...je le regardais droit dans les yeux et sans un mot, je lui fit comprendre que je restais sur mes positions...
J'avais souhaité que nous continuions notre entretien afin que cette fois, chacun puisse rentrer sans être frustré et que nous puissions retrouver une certaine quiétude dans notre vie personnelle au quotidien !

J'avais la nette impression qu'il souhaitait éluder son problème d'instabilité affective !
Il me demanda l'heure...un prétexte ?...savoir sans aucun doute quand et à quelle heure je rentrais. Je le rassurais...lui annonçant être libre jusqu'à vingt et une heure trente.
Il pivota telle une toupie sur un pied pour m'exprimer sa joie que nous puissions encore passer deux heures trente ensemble! Je trouvais sa réaction enfantine et me posais de plus en plus de questions à son sujet !
Il s'excusa pour s'éclipser un instant au Musée, afin de reprendre ses affaires personnelles avant la fermeture. Je lui demandais de reprendre ma table et mon siège ! « Ah oui, j'allais oublier, excuse-moi Andy ! »
Je l'attendais patiemment ! Il ne tarda pas à revenir me rassurant : tout était sous contrôle !
Un peu prétentieux ! Le paon ! Nous empruntions ensemble la grande allée vers la sortie !
Arrivés à proximité de sa voiture, il m'invita à l'accompagner pour nous rendre dans un petit restaurant qu'il souhaitait me faire découvrir. Je mentirais si je vous disais que cela me laissait indifférente !
Il y avait une éternité qu'aucune personne n'avait pris autant soin de moi et avait été aussi attentionné ! Oui, je le devine, vous me direz et à raison :

Tout ce qui brille n'est pas de l'or....

Je pensais cependant qu'arrivé à un certain âge, l'expérience de la vie faisait et ferait qu'intuitivement on ressentait toute la différence! J'avais pris ma décision sans en parler !
Tout comme Nestor, je laisserai du temps au temps ! La route qui s'ouvrait devant moi ne serait certes pas facile...je me sentais prête à tout assumer !
Nous arrivâmes au petit restaurant! Nestor, me présenta au gérant, il était un habitué de la maison, il y avait même sa table personnelle ! Il se doutait en regardant ma moue interrogative que j'avais des doutes! Dès que nous fûmes assis il me dit ne jamais être venu dans ce lieu avec une femme !
Je restais sceptique...je n'avais rien demandé...était-ce nécessaire? Il me répétait encore être célibataire depuis plus de deux ans.
Dans sa trajectoire de vie, il me confia ne jamais être retourné dans un lieu où il aurait pu être allé en couple. Je trouvais que c'était élégant de sa part...un peu trop à mes yeux ! Il voulait sans aucun doute m'épater!
Je ne lui en fis pas le compliment, je voulais rester réservée et apprendre à le connaître par moi-même.
Une petite voix se fit entendre discrètement...et mon désenchantement se pointait à l'horizon !
Notre tête à tête fut agréable...le repas délicieux, mais le temps compté ! L'heure venue...il fallait qu'il me ramène à ma voiture. Cette entrevue me laissa sur ma faim...je n'avais pas eu de réponse à toutes mes interrogations!
Il semblait déçu de mon départ.
« Nestor, excuses-moi, mais nous nous revoyons déjà dans deux jours ! » « Deux jours sans te voir Andy ? » « Non, Nestor, tu m'as promis ! Laisser du temps au temps ! » Il m'avoua être incapable de vivre deux jours sans avoir de mes nouvelles.
Pour le rassurer tel un gamin, moi, imprudente et trop gentille, je lui communiquais mon numéro de portable, et lui demandais de ne m'envoyer que des texto afin d'éviter des difficultés avec mon mari.
Il comprit la situation et accepta ma proposition. Je lui demandais le sien et lui promettais de l'appeler uniquement, si j'en avais la possibilité. Il semblait heureux de ma proposition jusqu'à notre prochaine rencontre.
Je rejoignis ma voiture...en le quittant je l'embrassais timidement sur la joue...Il fit de même...mais semblait vouloir déroger à sa promesse....cherchant mes lèvres ! A mon grand étonnement... je sortis précipitamment de sa voiture en disant :
« Bonne nuit Nestor, à vendredi même heure? Moi, je t'appellerai ce soir vers vingt trois heures!»
J'évitais de me retourner !
Je démarrais en trombe...sans aucun signe de la main, cette fois !
J'estimais qu'il n'avait pas respecté sa promesse, j'étais mécontente! Je le lui dirais ce soir en ligne. Pour l'instant, je devais rentrer, mon mari m'attendait.
Sur le chemin du retour, je mis une musique douce qui m'apaisa de suite...
En rentrant, je fus accueillie par mes deux compères terminant une partie de cartes.
François se leva pour rentrer chez lui, je l'invitais à rester pour prendre ensemble un bon verre de Bordeaux !

Il accepta, j'en fus secrètement ravie, mon mari s'empressait immédiatement à déboucher une bonne bouteille ! Nous parlions à bâtons rompus...et passions un bon moment !
Bien sûr, aucun de nous trois n'aborda la raison de mon retour tardif. J'en fus heureuse. Discrètement je scrutais l'horloge du séjour...vingt deux heures quarante cinq !
J'avais promis à Nestor de l'appeler vers vingt trois heures. Les compères discutèrent les différents plis qu'ils avaient réalisés au jeu de cartes, ce qui ne m'intéressait pas du tout ! Je filais rapidement vers la salle de bains, mon portable dans la poche !
J'avais l'impression d'être une adolescente...se cachant pour téléphoner à son petit ami ! A mon âge... je trouvais ça d'un ridicule !
Dès la première tonalité, Nestor décrocha ! J'étais tellement surprise par la rapidité de son allo que j'en restais muette ! « Nestor, c'est moi ! »
« Oui, oui, j'ai reconnu ta voix, Andy » « Je te dis bonne nuit et je t'appelle demain matin, nous avions de la visite lorsque je suis rentrée ! Je te quitte, bonne nuit !! » « Bonne nuit, Andy...je t'aime... » Je raccrochais aussitôt !
Je rejoignis mes compères ! Ni l'un ni l'autre, ne c'était rendu compte de mon absence, tellement absorbés par leur comptage de points !
Je poussais un léger soupir de soulagement. J'étais revenue tellement perturbée...ce Nestor devenait vraiment envahissant et pressant !
Laisser du temps au temps...après une deuxième rencontre ?...il brûlait les étapes. Je ne me sentais pas de taille à maîtriser cet empressement.
Il avait promis et le voilà déjà enflammé en ligne tel un chiot jappant ...franchement, je me sentais de mauvaise humeur à son égard !
Je décidais que dès que François serait parti, je ferais un texto pour mettre les points sur les i...en lui disant que s'il n'était pas plus modéré...je ne viendrais pas à notre prochaine rencontre ! Ce que je fis !
Dans la minute qui suivi, Nestor s'excusa par texto ! Je lui avais demandé de me promettre de ne pas m'importuner et de ne pas me faire de déclaration pour l'instant !
Je ne lui avais rien demandé d'autre ! Tout ça pour une table pliante qui m'avait échappée des mains ? Non ! J'étais déçue et presque en colère !!
Je ne répondis pas à son texto, mais lui promettais de venir vendredi comme convenu, que la situation entre lui et moi, devait être claire ! Il accepta de prendre patience et d'être correct à mon égard ! Un baiser amical tels de vrais amis oui, rien de plus !
François parti, mon mari me demanda comment allait mon Nestor ? Je devais certainement avoir changé de couleur, le verre de vin aidant...
Je bafouillais...lui disant que je le verrais encore vendredi prochain, qu'ensuite je cesserais sans aucun doute nos rencontres !
Il semblait heureux, mais ne disait pas un mot, je ne fis aucun commentaire !
Apaisée, suite à ce coup de fil et ce texto j'avais déjà plus ou moins pris cette décision, sachant que Nestor ne me laisserait pas tranquille et qu'il ne respecterait pas ma demande...
J'avais été heureuse d'avoir pu discuter et partager l'histoire de nos vies ... mais après deux rencontres me dire ...je t'aime au téléphone, je ne pouvais pas supporter cette impulsivité.
Je me couchais ce soir là, plutôt déçue...mais certaine de prendre la bonne décision, je n'étais pas capable de gérer une double vie et encore moins un pot de colle ! Nestor serait déçu, rien ne se serait passé s'il avait respecté notre pacte, j'avais été claire et je le resterais !
Le lendemain matin mon portable vibra dans ma poche. C'était Nestor ! Pourquoi ? J'étais et me sentais tout à coup très en colère ! Il avait promis de ne pas appeler !! Je n'étais vraiment pas contente. Je le lui dis.
Je pris sur le champ la décision que nos rencontres n'auraient plus de suite ! Il semblait effondré gémissant...presque pleurant ! J'étais encore plus déçue...quel mollasson ?
Je restais ferme sur ma décision et je trouvais que sa réaction était inadéquate à la situation ! Il avait un réel problème affectif, je ne souhaitais même pas l'aborder !
Nous avions discutés et échangés à peine quelques heures...comment pouvait-il se mettre dans un tel état ?
Je devins agressive et lui dis que j'allais immédiatement changer de numéro ! Il me suppliait que nous nous rencontrions encore le vendredi comme prévu !
Je ne changeai pas d'avis ! Ma décision était prise et je m'y tiendrais. Il ne dis plus rien...je lui souhaitais bonne chance et bonne route !!
Je n'eus plus jamais aucune nouvelle ! J'étais certaine d'avoir pris la bonne décision. Ce Nestor, il m'aurait dévoré toute crue, tel un vampire !!
Le vendredi venu, je décidais sans aucune explication de partir comme d'ordinaire, non pas au Parc...voir Santi ma meilleure amie, enfin de lui raconter toute l'histoire de ce Nestor !
Elle trouvait que j'avais été un peu dure...quand je lui reparlais de son comportement de ...mollasson? Elle devint plus compréhensive, non pas que je voulais qu'elle me donne raison.
Mais je devais lui avouer que même si je m'étais laissée prendre un peu au jeu à un certain moment, très bref par ailleurs, j'avais été honnête et claire dès le départ, cette situation était impossible à gérer !
Nous nous décidâmes à aller nous faire coiffer et ensuite faire quelques courses ! Elle était heureuse de mes confidences, elle m'avait sentie un peu éloignée ces dernières semaines ! Rassurée, elle me comprenait ! J'étais soulagée d'être débarrassée de Nestor !
Nous nous quittâmes en nous promettant de nous revoir très bientôt pour faire un petit resto ou un cinéma ensemble!
Je décidais de rentrer à la maison, soulagée et enfin calmée !
A mon grand étonnement, je fus ravie de sentir l'odeur des grillades, dès que j'eus fermé la portière de ma voiture.
François et mon mari préparaient des brochettes et des pommes de terre en chemise sur le barbecue de la terrasse.
« Ah, voilà ma chère épouse ! » François se contenta de me faire un clin d'œil ! Il ne me restait qu'à préparer la vinaigrette, mon mari n'aimant que la mienne!
C'est comme si je n'avais eu qu'à mettre les pieds sous la table! J'étais ravie, même enchantée! Mon mari avait dressé la table ! Ce fut un réel plaisir de partager ce dîner avec lui et François.
J'avais tellement apprécié cet accueil que je leur avouais être agréablement surprise et les remerciais pour ce sympathique dîner improvisé ! Contente, je proposais aux compères d'inviter Santi à partager ce repas, je l'appelais aussitôt!
" J'arrive ! Quelle bonne idée vous avez eu!"
Quelqu'un sonna à la porte...C'était déjà Santi?
" J'allais ouvrir, ce n'était pas elle....
C'était un agent avec un colis par Taxipost...pour moi dis-je étonnée?
Je n'eus pas le temps de refermer la porte que je voyais Santi sortir de sa voiture!
Contentes et ravies de nous retrouvées...elle voulait savoir ce que pouvait contenir ce petit colis?
Je t'en prie...laisses-nous rentrer!
Je retournais le colis dans tous les sens...aucune trace de l'expéditeur?
Bizarre..je dirais même étrange!
Santi voulait absolument savoir! Je dus presque me fâcher, il n'était pas question pour moi de l'ouvrir en présence de mon mari et de François.

" Cela suffisait, ils nous attendent pour le dîner! Arrêtes, je l'ouvrirai quand tu partiras? D'accord?"
Enfin...elle me laisserait tranquille, c'était typiquement féminin, cette impatience?

Je cachais le colis dans la penderie faisant office de vestiaire et nous avons rejoints nos compères, qui firent un excellent accueil à ma meilleure amie.
Nous prenions l'apéritif lorsque mon portable sonna! C'était la sonnerie d'un texto et non d'un appel téléphonique!
Tous voulaient savoir qui m'envoyait un message à cette heure tardive!
Je fis semblant d'être très occupée en me dirigeant vers la cuisine avec les verres vides. Ce ne fut qu'un prétexte...cela m'amusais aussi de les faire languir!
Ma curiosité fut la plus forte...je ne sus pas résister...je reconnu son numéro de qui vous avez deviné?
... Il était de Nestor!
J'eus une certaine appréhension de le lire!
Que pouvait-il avoir à me dire?
Ses déclarations d'amour? Il pouvait se les garder...il était hors de question qu'il me demande que nous nous revoyions!
J'étais sceptique quant à ses promesses de ne plus m'importuner...il pouvait être un ami...tel un frère jumeau, pour moi, impossible qu'il fasse poursuive tel un pot de colle!
Je voulais qu'il me respecte autant que moi je l'étais à son égard!
Devrais-je quand-même encore accepter une rencontre?

C'est vrai que sans avoir lu son message...j'avais déjà l'esprit en activité et mon imagination m'entraina dans un certain délire, presque invraisemblable!!
Enfin je me décidais à me réfugier au "waterclosed" comme disent nos amis anglo-saxons!
Effectivement, je n'étais pas très éloigne de la réalité!
Nestor, souhaitait me revoir!
Dilemme! Qu'allais-je décider?

Dans un premier temps fermer mon portable, afin de ne plus être interpellée pendant cette fin de soirée!
Je décidais aussitôt de ne donner aucune explication ni compte rendu du texto!
Je laisserais passer un peu de temps...ensuite j'en reparlerais avec mon mari, surtout pour ne pas avoir l'air de vouloir faire des cachotteries!
Santi, pas question de lui en parler avant que je prenne ma décision!
L'énigne restait le petit colis dans la penderie?
J'avais le pressentiment que c'était un cadeau de Nestor!
Là, j'avais quand même quelques sueurs, cela voulait donc dire qu'il avait fait des recherches et connaissait mon adresse?
Non? Je le croyait capable de pas mal de choses...mais mollasson comme lui aurait-il le culot de m'oser envoyer un cadeau par Taxipost?
De retour à table...j'avais l'esprit voyageur...j'étais présente physiquement...dans la tête j'étais au Parc!
C'est à peine si j'entendais parler mes compagnons de tablée!
Santina, me lança un regard interrogatif?
Je tentais de rester imperturbable.Pas si facile de faire semblant!

Chouette 22 octobre 2009 à 22h24 · 3

Le dîner de ce soir dura une éternité, selon moi!
En d'autre temps il m'aurait paru trop court, surtout en si bonne compagnie.

Oui, j'étais un peu soucieuse...on le serait pour moins.
Santi et François devinèrent à mon regard que j'étais tracassée, mon mari lui, ne laissait rien paraître, ce qui pour moi était un soucis supplémentaire, nous verrions cela demain au petit-déjeuner n'est-ce pas?

Cela laissait supposer qu'il était aussi interrogatif que moi au sujet du texto...lui n'étais pas encore au courant du colis caché!
François, prit congé et rentra chez lui! Nous nous saluâmes.
Santi, curieuse tourna en rond! Elle tardait à partir et épiait ce que mon mari faisait encore au salon.
Elle voulait sans aucun doute connaître le contenu de mon petit colis!
Je la laissais lanterner un peu...le jeu devint amusant rien qu'en l'observant! Pas de chance!
Mon mari décida de monter se coucher, il vint nous embrasser et voulait nous laisser seules pour encore papoter un moment.

Je trouvais que ce n'était pas une bonne idée...je devrais donc ouvrir le petit paquet en sa présence!
Pourquoi étais-je aussi inquiète?
Etait-ce un cadeau de Nestor?
J'en avais vraiment le pressentiment!

Assez tardé! Dès que j'entendis la porte de la chambre se fermer, je me précipitais vers le vestiaire.
Santina avait deviné en me suivait pas à pas!

Je pris le colis...en plaisantant...je lui disais :
" et si c'était une bombe à retardement ? "
Elle n'avait pas compris ma remarque, le prenant au premier degré elle répliqua : ouvrons le au jardin! ( sic!)

Pour la farce, je sortis effectivement au jardin...elle m'accompagna jusqu'à l'entrée du garage, éclairé par un énorme spot. Endroit invisible de la fenêtre de la chambre de mon mari, remarque importante!

J'ouvris le colis...au départ il faisait quinze cm²...j'en étais au quatrième petit carton d'emballage.
J'avais la trouille...devinant presque, j'en étais sûre... c'était un bijou!
J'en fit la remarque à Santi.
Elle se contenta de me dire : tu as de la chance Andy...
J'étais certaine que c'était là ma sacrée bombe à retardement.

Je laissais le plaisir à Santi d'ouvrir la dernière...lorsque elle me montra une chaînette en argent avec une superbe chouette avec son bébé qui y pendaient!
Elle sortit un petit carton sur lequel était écrit:
- Nestor! Pour me faire pardonner! A ma petite soeur jumelle! A demain!
Elle criait presque...tellement elle était contente...je lui dis de se taire...elle allait réveiller tout le quartier!!
- Oh pardon, j'étais tellement contente pour toi, Andy!
Ah oui, ça je l'avais constaté!
Elle resta plantée là avec les chouettes ...moi, j'ai cru que j'allais défaillir, j'étais muette!
- Santi, comment Nestor, sait-il que j'adore les chouettes et que ne porte que des bijoux en argent?
Comment sait-il mon adresse? Santi?
J'ai la trouille!
- Santi, qu'est-ce que je vais faire?
- Viens, retournes-toi...je te les mets au cou.
- Non, pas ce soir!
- Demain je lui envoies un texto et je veux le rencontrer pour éclaircir notre relation!
- Santi ne revint pas avec moi vers la maison et retourna vers le chemin où était garée sa voiture! Je l'accompagnais.

- Elle cru bon me dire " en voilà un qui est fou amoureux!"
- C'est vraiment pas l'heure ni le moment, lui répondis-je ...

- Je suis presque sûre qu'il a encore laissé un texto de plus sur mon portable...qu'est ce que je vais pouvoir lui répondre?

- Santi, il est déjà 01h30 du matin...je t'en prie, rentres au plus vite chez toi, fais-moi notre signe habituel dès que tu seras arrivée?
- Ok! Bisous, essaies de dormir...tu parles, c'est une plaisanterie, voilà ta bombe à retardement, j'ai compris maintenant!
- Surtout ne klaxonnes pas, t'entends?
- Bon retour!
- T'es folle? Je suis à la maison!
- Je voulais dire, redescends de ton petit nuage...
- Mon nuage?
- J'ai la trouille oui...
- Assez...files, tu finiras par m'énerver encore plus...
- Pouette, pouette, me fit-elle avec sa bouche en forme de poisson sans eau... en ripostant :
t'as entendu...j'ai pas klaxonné!!!
- Bisou....fiches-moi le camp!!

Chouette 22 octobre 2009 à 22h43 · 4

PROBLEME INTERNET

Chouette 23 octobre 2009 à 21h03 · 5

Dès que Santi eut tourné le coin de la rue, je serrais mon pull autour du cou, j'étais grelotante!
Brrrrr! J'eus un sacré frisson...la nuit devint fraîche et brumeuse.
Je me précipitais très rapidement vers la maison! Sur la pointe des pieds...sans faire de bruit, je mis mon pyjama!
J'étais tentée de voir si Nestor avait encore laissé un texto sur mon portable!
Je l'ouvris et le rallumai! J'avais deviné! Un texto à 24h45? Quel toupet!

" Bonne nuit, Andy! Mille excuses, je t'attends demain " sous le cèdre du Liban " au Parc de Mariemont à 15h! Bisous!

Découvrir ce message à presque 02h du mat? Comment m'endormir sans me poser une montagne de questions! Ce colis postal?
Appeler Santi à cette heure-ci?
Non, elle m'enverrait sur les roses...elle avait très certainement déjà pris son somnifère!
Demain 15h? J'eus beau tourner en rond, surtout ne pas réveiller mon mari...j'allais redescendre?
Je décidais de répondre immédiatement par texto, que je ne m'y rendrais pas...tant qu'il ne m'expliquerait pas comment il avait découvert mon adresse?
Je restais ferme et décidée, il était hors de question de me harceler et de m'importuner! J'étais dure, mais je verrais le lendemain quelle serait sa réaction!

J'avais presque l'impression que j'allais le pousser dans ses derniers retranchements afin de le tester et de réellement savoir s'il était aussi mollasson que je ne le pensais!
J'étais un soupçon machiavélique..vu l'heure tardive...j'avais envie de m'amuser un peu...
Il était amoureux...mais... sans toutefois prendre des risques qui auraient des retombées sur ma vie personnelle, j'avais l'impression que j'allais jouer un peu à la garce...comme dans certains films!!
Le jeu serait serré!
Me voilà réveillée comme en plein jour!
Je redescendis au rez de chaussée...dès mon texto rédigé...j'allumais la télé...même si je m'endormais dans le canapé...ça n'avait aucune importance!
Je regardais la pendule...04h32! Impossible de trouver le sommeil!
Je me torturais l'esprit...un peu stupide le dicton : la nuit porte conseil!!
Plus elle avançait...moins je savais quoi faire à 15h!
Même si j'avais déjà dis que je n'irais pas...je pouvais me présenter au Musée...à la porte vitrée....
" Andy, là tu dérailles complètement, essayes de dormir un peu, ensuite tu auras les idées plus claires!"
" Après le petit déjeuner par exemple? Expliquer ou trouver une justification du texto de hier soir vers 21h30? Qu'est-ce que tu vas raconter à ton mari?"
Le colis? Santi n'en parlerait pas puisqu'elle est arrivée en même temps, ça ni François ni ton mari, n'étaient au courant!!! Pfffffffff!
C'était pas possible...quel imbroglio???
Allais-je réellement préparer et rentrer dans un jeu pareil?

Chouette 24 octobre 2009 à 13h28 · 6

Je fus réveillée en douceur...quelques petits baisers...mon mari s'était assis sur le tapis coté divan...mmmm...j'avais envie de ronronner comme mon chat!
Son doux murmure dans l'oreille :
" je pense que tu as eu du mal à t'endormir...sinon tu serais encore dans ton lit? "
Je m'éveillais progressivement...me souvenant de mes péripéties nocturnes...la nuit ne m'avais pas apporté le conseil que j'espérais...c'était la nébuleuse totale!

Agréablement surprise par la présence aussi douce et calme de mon mari, je sortis de ma léthargie!
Houps! " Allons déjeuner, tu fais le café? Je vais vite chercher les petits croissants? "
Je sortis si vite, que je me rendis même pas compte que j'étais encore en pyjama! Je passais mon imper...la boulangerie se trouvait à moins de 200 mètres de la maison!
Je me regardais furtivement dans le miroir du hall d'entrée :
" Oui, ma vieille, une vraie tête de papier mâché! "
Je passais ma main dans les cheveux..réajustant quelques mèches!
J'avais l'air vraiment moche, allais-je oser sortir habillée comme une souillon?
Zut! Aujourd'hui c'est comme je le sens...il faudra se tenir à carreaux...j'ai l'air d'un hérisson dans tous les sens du terme!!!
" Jamais tu n'es sortie attiffé de cette manière?"
-" Zut, toi, la petite voix intérieure...laisses-moi encore un peu en paix!
D'abord déjeuner...après tu pourras encore venir me torturer la tête avec ce qui me reste comme problèmes à résoudre aujourd'hui!"
- " Oui, oui, je sais...ce ne sera pas du gâteau!"
- " Mais rassures-toi, je compte sur toi pour me donner un coup de main? C'est ça, ne me répond surtout pas...je me débrouillerai bien seule!!!
" Ah oui, tu as le culot de me narguer? Et, oui, je sais que je me suis mise dans ce pétrin...mais c'est pas moi qui me suis envoyé le colis??

" Non, je n'en porterai pas le chapeau toute seule, c'est qui qui me harcèle...
" Chez le boulanger : coucou, Madame n'est pas encore complètement réveillée?? Comme d'habitude? 6 croissants?
Madame?"
Ou avais-je la tête?" Heu, excusez-moi, Mademoiselle, oui, 6 croissants et un petit pain complet svp!"

Je trouvais que j'avais vraiment l'air si lointaine...il était temps que je redescende de mon nuage, j'avais l'impression de marcher et de vivre à côté de moi!
C'était complètement surréaliste!
Je saluais et remerciais l'étudiante qui me servait chaque dimanche...je finis par comprendre qu'elle pouvait particulièrement me trouver étrange ce matin!

Je ratais la marche de la sortie du magain....mes croissants éparpillés sur le trottoir...en les ramassant je ne voyais que le pantalon de mon pyjama!

J'eu tout à coup tellement honte que je me suis enfuie...arrivée à la maison hors d'haleine, mon mari me demandant si j'avais été puirsuivie par un fantôme???

Chouette 25 octobre 2009 à 12h34 · 7

Je retrouvai immédiatement mes esprits!
Je dressais la table pour le petit-déjeuner, le café était prêt!
Je n'eus pas le temps de m'asseoir que mon portable se mit à vibrer dans ma poche...sans sonnerie!Je l'avait fais volontairement, toujours pour éviter LA scène!
Je voyais apparaitre le n° de Santi!
Elle voulait sans aucun doute savoir la suite de mon aventure...
Un texto me demandant si j'allais aller au rendez-vous?
Si j'avais mis le pendentif?
Si j'avais déjà rappelé Nestor?
Je me sentais submergée! Toutes ces questions me mirent presque de mauvaise humeur!
Je pris le parti de faire comme si de rien n'était...je répondrais au texto quand je prendrais ma douche!
Déjeuner tranquillement avec mon mari et aborder le texto de la veille de Nestor!
Trouver les meilleurs mots pour annoncer à mon mari que j'avais décidé d'aller au Parc et rencontrer Nestor à 15h cet après-midi!

Mon mari changea de ton dans la voix...de couleur...il eut un mouvement de mécontentement croyant que la page de cet épisode était tournée.
Je lui racontais par la même occasion, que j'avais reçu le pendentif avec des chouettes la veille, par Taxipost en même temps que l'arrivée de Santi!
" Quoi? Comment a-t-il trouvé notre adresse?"
" C'est pour ça que je veux des éclaircissements! lui répondis-je!!"
Il devint quasi blême...j'eus le culot de lui montrer le pendentif caché à l'intérieur de mon pull!

" Il s'exclama presque en colère? Et tu l'a déjà mis au cou?"

" J'en eu l'appétit coupé...j'avalais mon café presque de
travers!
Presque déçue par ma trop grande franchise...En constatant, que la vérité n'est pas toujours bonne à dire!"

" Je restais muette!" Le dialogue était au point mort, si pas... même impossible à reprendre dans l'immédiat!
Je me sentais fautive, alors qu'il ne voulait même pas écouter mon explication, telle que les évènements c'étaient réellement déroulés!
Je le plantais là au milieu de la cuisine, mécontente de son incompréhension avant même que j'eus terminé, j'étais en colère!

Je décidais de prendre ma douche, de m'habiller, de téléphoner à Nestor et de partir chez Santi!

Bien sûr, dès que je me retrouvais au rez-de-chaussée, mon mari me poursuivis pour savoir si j'allais bien le rencontrer mon Nestor?
Agacée :" je lui répondis que non, alors même que je savais que j'irais, mais que je partais immédiatement chez Santi!"

" Je me contenterai de lui demander ses explications par téléphone! Ca te vas? Maintenant tu changes de ton, je n'y suis pour rien! D'accord?"
Je le menaçais même d'aller trouver son pote François, s'il refusait le dialogue, il se calma un instant et continua à me harceler à propos de Nestor! De guerre lasse...

Je sortis en claquant la porte et m'engouffrais dans ma voiture, sans même lui porter un regard, comme je le faisais habituellement! J'étais très fâchée!
Je déciderais seule puisqu'il ne voulait même pas connaitre l'origine de la situation actuelle!
Poussant sur le bouton de mon lecteur de CD...sans même savoir quel CD s'y trouvait...je le mis à fond...la 9ème de Beethoven à tue tête, je fus surprise, elle me fis sursauter...mais je la trouvais vraiment adéquate à la situation actuelle, elle apaisa ma colère!

Chouette 26 octobre 2009 à 22h39 · 8

Beethoven eut un effet plutôt apaisant sur moi... j'étais calmée!

C'est d'excellente humeur que j'arrivais en klaxonnant devant la maison de Santi!
Elle était ravie de me voir...surtout très curieuse de ce que j'allais décider pour l'après-midi!
A l'écouter...elle m'aurait presque accompagnée!

Un vrai moulin à paroles, elle me posait pleins de questions et me donnaient quasi les réponses en précisant ce qu'elle ferait, si elle était à ma place!
Malheureusement ou heureusement, c'est selon, elle ne l'était pas!
" Tu rigoles, tu t'imagines que je puisses être capable de faire ce que tu racontes...te connaissant, même toi, tu serais incapable de faire ce que tu viens de raconter!"

" Fais ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais!?"

Un vrai scénario de cinéma! A cette allure, si je l'écoutais...je sauterais dans les bras de Nestor...entamant une double vie!

" Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, ma vieille! "
Lui répondis-je...
" Ecoutes, Santi, je me sens complètement déboussolée!
Mon mari était d'une humeur massacrante quand j'ai eu l'honnêteté de lui parler du pendentif et le fait que Nestor connaissait notre adresse, j'ai eu beau lui expliquer que je n'y pouvais rien...il n'a même pas voulu écouter ce que moi j'avais à lui dire!"

" Je suis partie en claquant la porte, lui disant que je venais chez toi, comme il étais en colère de voir le pendentif à mon cou, je lui ai dis que je téléphonerais à Nestor pour lui poser les questions, alors même que j'avais déjà décidé d'aller le rencontrer!"
" Tu l'a déjà appelé? dit Andy?"
" Non, je n'en ai même pas eu l'occasion, Tu t'imagines que j'ai été chez le boulanger en pyjama ce matin!"

" En pyjama? Là ma chère Andy, je ne te reconnais plus!!"
" Santi, je t'en pries, n'en rajoute pas, je me sens complètement perdue!"
" En plus si tu me donne des conseils saugrenus, qui me fichent la trouille...je ne sais plus quoi faire!"
" Andy, je sais que tu n'as pas beaucoup dormi, il est déjà midi et demie, je te propose que nous allions manger un petit bout à l'extérieur, on n'en parle plus pendant au moins une heure et ensuite tu prendras seule ta décision?"

" Qu'est-ce que tu en penses? Ensuite nous revenons ici boire un café, tu verras plus clair et tu décideras seule de la suite? Non?"
" Oui,tu as raison Santi, c'est une bonne idée, un peu de répit après le tumulte de ce matin!!"
" Quelques inspires et expires de yoga me feraient le plus grand bien!Merci!"
"Allons-y!" Tu veux qu'on y aille à pied? Un quart d'heure de marche...ça stimule et ça vide la tête! Go!"

Nous sommes arrivées détendues au snack et nous avons pris une salade et un petit pain complet! Il y avait si peu de monde que le calme nous fit le plus grand bien!
Je trouvais Santi adorable de ne plus parler du sujet que nous avions laissé en suspens...moi j'étais concernée, elle voulait être au courant...non pas par curiosité mais par amitié et pour me soutenir!
J'estimais avoir de la chance d'avoir une telle amie depuis près de 34ans! Je pense que c'est réciproque...être là quand l'une ou l'autre à besoin d'aide ou du soutien! Belle preuve d'amitié!
Cette réflexion me traversa l'esprit que j'estimais à sa juste valeur!
J'en pesais toute l'importance, la richesse de ce trésor énorme qu'est l'amitié entre deux êtres!

J'en étais bouleversée..Santi vit malheureusement que des larmes perlaient dans le coin de mes yeux...j'eus souhaité qu'elle ne vit rien à travers mes lunettes, mais nous nous connaissions depuis trop longtemps!

Spontanément je lui criais presque, que je venais de me rendre compte que nous avions la chance réciproque d'être des amies si soudées!
Elle souriait...semblait fière du compliment...je lui disais tout bas : merci,tu es un trésor!
Elle me répondit : c'est réciproque...même si quelque fois quand tu fais ta tête de pioche...mais c'est si vite oublié!!
Nous sommes rentrées en marchant très vite...je bus le café que Santi me servi... il était près de 14H15, mon portable fermé, je n'avais pas encore appelé Nestor!! Il était plus que temps de l'appeler!
Oui, je pouvais lui faire confiance, je l'appellerai...mais tu n'interviens pas avec des commentaires et surtout pas de grimaces ni de signes! Ok, Santi?
Promis!

Chouette 27 octobre 2009 à 21h16 · 9

Tardant le plus possible...je finis par prendre mon portable et d'appeler Nestor!
" Allo! A peine une sonnerie et Nestor me répondis : Ah, Andy, d'une voix enjouée et heureux de m'entendre...il me dit qu'il craignait que je ne veuilles plus jamais le voir! "
" Oui cela était vrai dans un premier temps...quand tu as voulu brûler les étapes, mon cher jumeau!!"
" Allons droit au but, Nestor, J'aimerais que tu me réponde honnêtement...comment tu as trouvé notre adresse?"
" Andy, je dois avouer t'avoir suivi parce que je ne connaissais pas ton nom de famille et j'ai trouvé les deux noms sur votre boîte aux lettres!

" Pas très élégant?
Tu me l'avoues?
Il aurait été plus correct de me la demander, si tu avais l'objectif de m'envoyer un cadeau en plus pour te faire pardonner?"
" Je sais Andy et je te donne raison, mais oui, c'est toujours cette impulsivité primaire qui l'emporte!"
" Joli, Nestor! Tu aurais pu réfléchir aux conséquences, tu ne crois pas!"

"Tu imagines aisément que j'ai bien sûr eu le droit à une belle scène de ménage et de jalousie par la même occasion ?"
" Tu as été surprise? elles t'ont fais plaisir, les chouettes? Andy!"

" Oui, j'ai été touchée et ravie, mais tu peux comprendre mon étonnement et ma crainte par ailleurs, qui étaient justifiés!!"

" Un envoi par Taxipost qui arrive en même temps que mes invités?"
" C'est presque un hasard que j'ouvrais la porte, cela pouvait avoir été mon mari? Tu imagine mon dîner? Nestor?"

" Le comble...5 emballages! Le dernier c'est Santi, ma meilleure amie qui l'a ouvert pour moi...ensuite le petit mot? C'était touchant, mais dangereux à la fois!"
" Mon amie, ce qu'elle en a dit? ça je te le raconterai peut-être de vive voix? Je suis d'ailleurs chez elle, nous avons pris un petit encas ce midi et maintenant...elle entend et écoute tout ce que te raconte!"
" Oui! Je crois que j'aurais été plus adroite,Nestor!"
" C'est à dire?"
" Je t'aurais téléphoné et invité à te rencontrer, ensuite je t'aurais probablement proposé que tu te retournes pour ensuite mettre le pendentif au cou!
" Nestor? OUI!Je t'écoute!!"

" J'aimerais savoir comment tu savais que je ne portais que des bijoux en argent?"

" Andy, lorsque nous nous sommes vu, j'ai observé ta simplicité dans ta façon de te vêtir et l'assortiment des couleurs, ton sac à main et les bijoux que tu portais la première fois!"

" Les chouettes? Encore une de mes maladresses? Je ne me souviens pas de t'en avoir parlé comme mon animal fétiche? Nestor, tu m'écoutes?
" Andy, je suis toute ouïe!µ
" Tu m'en as parlé sous le cèdre...après que nous soyons revenus de la cafétéria!" Andy? " Oui!!!
" Oui, je l'avoue, Nestor, maintenant je me souviens, désolée, de t'avoir parlé d'une manière un peu agressive..."
" Tu es encore en ligne Andy?"
" Oui, bien sûr, tu ne t'imaginais pas que j'allais raccrocher comme ça...quel soupir...que désires-tu maintenant Andy?"
" Nestor, il est presque 15h15, si je me mets en route maintenant je peux être au Parc vers 16h15 au plus tard? J'aimerais te revoir! Si toi tu es d'accord bien sûr? Nestor!

" Et Toi, mon frère jumeau?"

- Santi, n'osai me faire signe...mais elle fronçait les sourcils...ce qui pour moi était mauvais signe! A croire qu'elle espérait que j'enverrais Nestor, sur les roses!!!

" Je continuais ma conversation tentant de l'ignorer, elle était distraite et à l'écoute...les deux à la fois? Oui!!"

" Réponds-moi le fond de ta pensée...Nestor?"
" Andy, tu t'imagines bien que j'attends ta démarche depuis notre dernière rencontre! D'accord, j'ai été un peu maladroit...mais je peux te promettre que nous nous revoyons comme des jumeaux? Andy!"

" Nestor, je suis superbement heureuse...si tu tiens ta promesse
je salue Santi et j'arrive! Je serais ravie de te revoir...et moi donc, entendis-je à l'autre bout du fil!!!

Santi me regardait avec stupéfaction...ça pour un film, ça en devient un vrai...me dit-elle!
" T'as peur de rien toi!"
" Quel sang froid! Que vas-tu raconter à ton mari?"
" Santi, la vérité...rien que la vérité!!! Tu me connais depuis combien d'années? Je m'en vais rejoindre mon frère jumeau et ensuite si tu es ici vers 19h, je repasse te raconter tout ça? "

" Eh bien toi, tu m'étonneras toujours!!"
" Bon, Santi, penses à moi...tu verras, tout se passera comme sur des roulettes...c'est pas toi qui m'a dis qu'il était amoureux ce Nestor? Eh bien, il va patienter un temps certain....
C'est maintenant que nous allons nous amuser!!! Arrêtes Andy, tu me fiche la trouille! La trouille? Allons, sourit...

Chouette 28 octobre 2009 à 16h12 · 10

Nous nous sommes quittées, Santi semblait intriguée par mon attitude et mon comportement!
Il n'y eut pas lieu de l'être le moins du monde...je lui avait bien précisé : je vais revoir mon frère jumeau!

Pourquoi devait-elle être inquiète?
Je me le demandais sincèrement!
J'étais calme, sereine et sûre de moi! Je n'avais aucune arrière pensée. Pourquoi, si peu de gens font-ils confiance en une amitié entre homme et femme?
Oui, vous me répondrez, c'est plutôt rare, pour moi... c'était le cas! Vous me jugerez un peu hypocrite? Sachant que Nestor est amoureux de moi?
Quel jeu allais-je jouer?
Cela dépendrait de son attitude et de son comportement!
Je n'étais pas seule dans la relation d'amitié, une seule chose était certaine...je ne cherchais aucune aventure, il était hors de question de rendre Nestor, ni mon mari malheureux et moi encore moins!

Il faisait frais en arrivant au Parc!

Je me dirigeais le plus naturellement possible vers le grand cèdre près du Musée!
Comme je pouvais m'en douter...un simple regard par la porte vitrée, Nestor descendit les marches, quatre à quatre!

Oui, moi aussi, j'étais ravie de le retrouver!
Ce qui me touchais le plus, c'est que nous allions redémarrer cette amitié sur de nouvelles bases!

C'était en tout cas mon objectif...Nestor pourra-t-il y résister?
Je l'y aiderais...pour le bien-être de chacun...inutile de jouer au chat et à la souris...

Nous nous sommes salués comme si nous nous étions quittés la veille...

Chouette 28 octobre 2009 à 18h00 · 11

Je l'embrassais timidement sur la joue, lui fit de même...oui nous étions réellement heureux de nous retrouver, seuls!

Nous nous sommes rendus à la cafétéria, il faisait frais, il nous aurait fallu du courage pour s'asseoir sous notre cèdre du Liban!
Je frissonnais...il me mit son bras autour du cou, " tu grelottes?"
" Oui, je termine une vilaine bronchite qui n'en finissait plus!"
" Je pense que c'est l'émotion de te retrouver qui y est pour beaucoup..."
Il me fit un sourire en coin, je pense qu'il était flatté, honnêtement...je l'étais aussi!

Arrivés à deux pas de la cafétéria, je lui proposais d'aller ailleurs dans un endroit plus intime...nous avions tellement de choses à nous raconter!

Nestor approuva l'idée! Me précisant que dans ce cas il lui fallait repasser par le Musée avant de quitter le Parc.
Je l'attendrais sur le banc de l'entrée!

Il remonta quatre à quatre la volée d'escaliers, ce ne fut pas long du tout, je voyais par la grande vitre qu'il donnait probablement quelques instructions à sa secrétaire, il prit une enveloppe et descendit aussi vite qu'il était monté!

" Me voilà à ta disposition ma chère Andy!"
" Où souhaiterais-tu aller?"
" Aucune idée, Nestor, tu es de la région, je te fais confiance, je te rends seulement attentif que je dois reprendre ma voiture après notre entretien? Je te quitterai vers 18h30' d'accord?"
" Bien sûr ma chère Andy, nous serons à l'heure!"
" Bien sûr, je connais un endroit sympa à moins d'un quart d'heure d'ici!"
" Cela te vas?" " Top là! Allons-y!"
" Nous sommes montés dans sa voiture, ni lui ni moi ne disions un mot! Je pense...que nous étions trop contents d'être ensemble!"
Nous arrivions presque immédiatement près d'un charmant chalet dans un environnement boisé! J'étais ravie du lieu et j'étais certaine que l'endroit était adéquat et serait propice à une conversation calme et sereine... les yeux dans les yeux!"

Nous avons été accueillis par le patron, qui semblait connaitre Nestor, il me salua aimablement! Il nous laissait le choix de la table que nous souhaitions occuper!

" Nestor, dis-je, là près de la fenêtre qui donne sur l'allée du bois!"
" Si tel est le choix de Madame? "
" Je vous en prie, Madame, passer devant!

Chouette 28 octobre 2009 à 21h53 · 12

Le nier, serait faux, j'étais entièrement sous son charme!

Dès que je fus assise, je me demandais d'où m'étais venue cette agressivité lors de notre dernier entretien téléphonique, quand j'avais décidé de ne plus rencontrer Nestor?
Je tentais de m'interroger...je m'étais même conduite comme quelqu'un d'intransigeant...mes critiques à propos de ses trois divorces, oui! J'estimais que j'avais été dure, même très dure à son encontre, de quel droit l'avais-je jugé?

Aurais-je apprécié l'inverse, non, je ne le crois pas!

Il m'avait si peu raconté, je ne lui en avait pas laissé le temps, j'estimais que je n'avais pas le droit de critiquer sans le connaitre et qu'il me raconte lui-même ses vies antérieures!
Pourquoi avais-je été si hermétique?
D'où me venais cette indulgence, tout à coup?
Je me sentais énigmatique mais ravie de voir mon changement d'attitude, qui étais l'ouverture au dialogue!
Je me sentis vraiment bien!
Je me demandais si j'avais utilisé cette arme, si s'en était une, oui, peut-être pour me protéger...comme si j'avais eu peur... de tomber en amour à mon tour...
Le garçon venait de prendre la commande.
Oui, je le regardais sans mot dire, le temps que nous soyons servis!
Nous avions commandés chacun un café et un croque-monsieur comme encas, je ne souhaitais pas aller au restaurant, même s'il suffisait de changer de salle.
Qui se mettrait à parler le premier?
Je restais perplexe, mais j'avais décidé que je lui en laissait la primeur, c'était plus facile, si peu que j'eusse choisi la facilité?
Ce que je ne crois pas! Je souhaitais simplement apprendre à mieux le connaitre parce que j'étais certaine qu'il était quelqu'un de très intéressant!

Rare? Tel que lui m'avais défini à notre première rencontre?

Oui, je le pense. J'aimais particulièrement son style et son élégance de gentleman ce qui de surcroit n'avait aucune connotation à caractère de snob, non, au contraire!

Ce fut encore la première chose que je remarquais à son arrivée aujourd'hui!
Cela c'était sûr, ses mocassins cirés et blinquant, eurent un effet foudroyants sur moi dès que je m'étais ressaisie à notre premier regard!
Je n'eus aucune crainte...j'étais décidée de laisser du temps au temps, tel que je l'avais demandé personnellement à Nestor!
Le garçon vint nous servir nos cafés et les encas!

" Mmm,quel bon café, j'avais soif, s'exclama Nestor! Avec élégance, ce que j'appréciais particulièrement! "
" A moi de répondre, qu'il était excellent!"
" Andy, maintenant j'aimerais apprendre à mieux te connaitre!"
" C'est réciproque, mon cher Nestor!"
" Je répliquais immédiatement, je t'écoutes!
Mon cher frère jumeau!"
" Au fait, quelle est ta date de naissance? Andy? "
" Le 27 avril 1945!"
" Quoi? Qu'est-ce que tu m'a dis? Veux-tu bien répéter?"
" Le 27 avril 1945! Nestor? Pourquoi? "
" Andy, nous sommes des vrais jumeaux!!!
" Nous sommes nés le même jour!!
" Nestor, j'hallucine!!!"
" Ce n'est pas possible?
Alors même que nous nous sommes appelés jumeaux par boutade?"
" C'est complètement fou cette histoire!!"
" Oui, ma chère Andy, nous sommes jumeaux!" Tu connais ton heure de naissance? Toi?"
" Non, je n'ai jamais pensé à la demander et toi?"
" Pas la moindre idée, mais c'est simple à savoir, je pense qu'il est possible de savoir l'heure à l'hôpital où on est né, non?"
" Accepterais-tu que nous commandions une excellente bouteille de champagne Andy, j'en suis complètement chamboulé...nous le serions pour moins?
" C'est carrément énorme! Si je m'attendais?"
" Il en est de même pour moi, Nestor...c'est une grande énigme, comme un signe du destin...j'en sais rien, mais c'est vraiment troublant!!
" Je suis vraiment ébahie et émue, Nestor, je trouve que c'est extraordinaire! "
" Je ne sais pas quoi te dire, sinon qu'il y a quelque chose qui me dis que cette rencontre devait avoir lieu, Nestor, j'en suis certaine et toi? Tu y crois-toi?? "
" C'est si énorme! Je ne sais quoi dire de plus! Andy!"
" Laisses-moi te serrer dans mes bras! "
" Trop d'émotions...je me suis blottie...ce fut une douce étreinte...sécurisante et rassurante!"

Oui, un léger frisson nous traversa...mais très rapidement je pris conscience du danger... je me dégageais...délicatement!

J'eus du mal à reconnaitre que jamais je n'avais été étreinte de cette manière!.... Il n'était pas question d'en parler à Nestor pour l'instant!

Nous allions seulement apprendre à nous connaitre!
Le temps passa trop vite que je lui suggérait de prendre du champagne à une future occasion, j'étais d'accord de marquer le moment par un très bon verre de Bordeaux dans l'immédiat!

Des occasions nous pourrons en trouver autant que chacun puisse en rêver...mais la sagesse nous dictait d'être prudents.

Nous sommes repartis heureux, Nestor m'a déposé à ma voiture, j'étais très heureuse d'être venue, lui, inutile de lui demander son avis...il ne m'aurait même pas laisser rentrer ce soir!

Je rejoignis ma voiture, je lui déposais un tendre baiser sur la joue, lui fit de même...
La séparation...sans avoir eu le temps de terminer nos confidences, fut difficile!
Nous nous sommes promis de nous appeler ce soir et demain. J'avais pris l'initiative de passer l'après-midi entière avec Nestor...après demain!
Quel toupet?
C'était ma décision, j'en assumerais toutes les conséquences!
Quel risque allais-je prendre?
A mes yeux, aucun, il me suffisais d'être prudente....
Nestor en fut ravi...vous vous en doutiez!!

Chouette 29 octobre 2009 à 14h05 · 13

Je vous l'avoue, c'est le coeur léger que je quittais Nestor!

" Promis je t'appelles vers 23h, Andy!"
Un petit signe complice... de la main et nous nous séparâmes heureux!
Au volant, je démarrais en mettant un CD "Les 4 saisons de Vivaldi!"
J'appuyais sur ma saison préférée...le Printemps!
Je connaissais le morceau par coeur, je le murmurais...je dirais même, je ne l'avais jamais écouté avec une telle intensité!!

Comme je l'avais promis, je repassais chez Santi pour l'informer des dernières nouvelles! Je n'eus pas le temps de me garer qu'elle était déjà sur le seuil!
Je fus accueillie à bras ouverts! Santi trouvait que je respirais le bonheur!
C'est vrai que je me sentais différente qu'avant d'aller rejoindre Nestor, elle le remarqua immédiatement.
" Andy, tu es méconnaissable? Racontes-moi! Tu resplendis de bonheur!"
" Oh, oh, Santi, tu crois pas que tu exagères un peu, non?"
" Là, tu ne peux pas te voir, regardes-toi dans le miroir? C'est comme si t'avais rajeunie de dix ans!"
" C'est pour me flatter que tu me dis ça? C'est sincère?"
" Je suis sérieuse et je te dis la vérité par ce que je vois, Andy...tu es entièrement transformée!"
" Santi, arrêtes, tu me fais rougir!"
" Je t'avoues que me sens plus légère qu'avant mon arrivée au Parc, j'ai trouvé toute la force nécessaire d'affronter la jalousie et la possessivité de mon mari!

Je lui racontais l'essentiel dans les grandes lignes...je gardais mes états d'âme pour moi, mais elle devinait très rapidement qu'il y eut un évènement qui m'avais réellement marqué!

" Santi, tu ne peux pas t'imaginer, Nestor et moi, nous rigolions par le fait de nous appeler " les jumeaux "!
Et, bien ma chère amie, nous sommes bien nés le même jour tous les deux! Nous sommes restés ébahis et émerveillés à notre tour!"
"Peux-tu imaginer un seul instant nos têtes respectives... quand il m'a demandé ma date de naissance, Santi?"

Je dus lui répéter à deux reprises, c'était à peine croyable!

" A partir de cet instant là, plus rien n'était comme avant, c'est comme s'il était réellement mon frère jumeau!"
" Ton frère jumeau, oui, mon oeil! Je te crois capable d'être tombée en amour! T'as pas vu la tête que t'as?"

" Santi, arrêtes, je finirai par avoir la trouille de rentrer à la maison! Tu imagines la tronche que mon mari va tirer quand il va me voir arriver?"
" Sincèrement, si c'est visible à ce point?"
" J'ai la trouille, oui"

" Je crois que je vais d'abord passer chez François, lui il est toujours de bon conseil, il ne prend jamais parti ni pour lui... ni pour moi...il prend du recul et il sait toujours trouver les bons mots aux bons moments! Je crois que c'est la meilleure décision que je puisse prendre dans l'immédiat! "
" Je crois que c'est un très bonne idée, Andy!"
" Houps!!! Il est déjà 19h30, Santi...il faut que je me sauve!"

" Déjà? Tu le revois quand ton Nestor?"

" Tu me sembles bien curieuse? Je ne sais pas encore, il m'appelle ce soir...je t'en dirai plus.. d'ici deux à trois jours!"

" Tu vas me laisser tout ce temps là sans nouvelles?"

"Santi, peut-être pas, mais tu sais que je n'aime pas quand tu fais trop... la curieuse? Promis, je ne te laisserai pas lanterner si tu reste discrète, Ok? Promis?"
" Topes-là! " Ok!

Chouette 30 octobre 2009 à 15h48 · 14

Je pris mon courage à deux mains! Il fallait que je rentre...j'avais des pieds de plomb...

Pour me rassurer sur le chemin du retour, mon seul objectif : parler avec François, voir et analyser jusqu'où je pourrais me confier à lui avant de rentrer à la maison!

Je n'avais pas de crainte particulière...mais j'avais la difficulté de trouver les bons mots dans le but de ne pas blesser, ni de faire du mal à mon mari, que j'aimais!

Il était question de trouver les mots justes afin qu'il n'y ai pas de rupture de dialogue, c'était l'essentiel pour moi et surtout pour lui!

Eviter à tout prix qu'il ne soit buté et qu'il n'y ai plus aucun moyen de se parler avec calme et sérénité!

Je n'étais pas inquiète, mais pas non plus très rassurée!
J'avais le sentiment qu'après avoir parlé avec François, je pouvais envisager un retour dans le calme.
C'est le but que je me suis fixé!

Arrivée à la porte de François, j'eus malgré moi une certaine appréhension. Je sonnais... il m'ouvrit...mais il semblait cependant étonné de me voir!
" Bonsoir Andy, rentres!"
" Bonsoir, François, excuses-moi si je te déranges?"
" Tu ne me déranges pas du tout...viens passons au salon!"
" Je te sers quelque chose à boire Andy, je finissais justement une bonne bière!"

" Merci, François, j'en boirais bien un bon verre avec toi!"
" Assieds-toi, qu'est-ce que tu fais debout? Merci, François!"
Je restais un certain temps sans savoir dire un mot...François m'en fit la remarque : " Andy? tu as perdu ta langue? Là, tu m'étonnes par ton silence? "

" François, si je suis venu te parler c'est parce que nous nous connaissons depuis plus de 20 ans et que tu sais, même si j'ai une forte personnalité, le quotidien avec mon mari n'est pas toujours facile!"

" Je ne souhaite pas que tu te sentes mal à l'aise et encore moins de jouer à l'arbitre entre nous deux, mais comme moi je te connais, je sais que je peux te faire confiance et c'est pour cela que je suis ici!

Chouette 30 octobre 2009 à 18h17 · 15

" Je ne sais pas si mon mari t'a déjà de parler de Nestor?"
" Ho! A écouter ton mari...je ne devrais connaitre que lui!"
" Je lui réponds à chaque fois que je ne m'occupe pas des ménages des autres!"
Je me sentais légèrement mal à l'aise...me doutant immédiatement qu'il ne me serait d'aucune aide...ni de conseil! Il se doutait que c'était de lui que j'étais venu lui parler.
" Andy, sois prudente...ne joues pas avec le feu!"
" Ton homme il a son caractère, bien sûr, il n'est pas toujours facile; mais tu dois savoir qu'il tient à toi et que pour l'instant il affabule sur ce Nestor à cause de toi!"
" François, il ne veux pas comprendre ni accepter qu'une amitié soit possible entre un homme et une femme, j'ai beau lui expliquer, il ne m'écoute même pas!"
" Toi, tu es notre ami à tous les deux...je t'apprécie comme ami, mais tu sais aussi faire la différence entre toi et moi?
Non?"
" Moi avec Nestor, c'est pareil. Je ne vais pas t'impliquer dans cette histoire...mais je veux que tu saches que je n'ai aucune intention de jouer avec le feu avec ce Nestor, comme vous dites toi et lui!"

" Andy, tu peux me faire confiance, je ne lui répèterai pas...c'est à toi de voir si tu veux en parler?"

" François, tu as toujours été de bon conseil, mais là à l'instant je ne sais pas quoi te dire.
" Andy, tu n'as pas confiance? "
" Si, si, François, mais ta réticence dès que j'ai abordé le sujet tu me semblais te rétracter en me disant que tu ne voulais t'occuper des ménages des autres, donc je me suis un peu refermée...
" Si maintenant je te racontes l'histoire de Nestor et qu'ensuite tu en reparles avec mon mari? Je ne veux créer aucun malaise entre nous trois, donc je pense qu'il est sage que je réfléchisse avant de t'en parler!"
" C'est presque risible quand il te dis que tu ne devrais connaitre que Nestor!" Alors même qu'il ne daigne pas m'écouter pour que je lui raconte notre vraie histoire!"
" Il ne t'a jamais dit que lui et moi avions été tous les deux abandonnés et élevés par nos grands-parents? Que notre mère à chacun ne s'est jamais occupé de nous? Non, alors?"
" Non, Andy, je suis désolé! Il me casse seulement les oreilles que tu es encore au Parc avec ton Nestor quand nous jouons aux cartes!"
" C'est quand même un peu court, tu trouves pas François?"
" Donc, il ne m'écoute pas et ensuite il me critique derrière mon dos!"
" Mais non, Andy, n'exagères pas, c'est vrai que s'il n'écoute pas, il ne peut pas m'en parler de cette manière...à l'écouter...vous êtes amants!"
" François? Comment est-ce possible d'être aussi fermé? C'est franchement désolant d'avoir des idées aussi arrêtées...sans ne rien me dire te raconter des sornettes?"
" Et toi, tu l'a crus?"
" Bien sûr que non, je lui répète à chaque fois, Andy"
" J'ai vraiment le cafard et...aucune envie de rentrer...je suis franchement déçue!"
" Andy, j'ai beau le raisonner...je ne peux t'être d'aucune aide dans ta situation actuelle, il est complètement fermé à tout entendement!"
" François, je te souhaites une bonne fin de soirée...je crois que je vais réfléchir...

" Bonne soirée, François...je te fais signe si je suis prête à te parler"
" C'est quand tu veux Andy, tu sais que je t'apprécie et je te promets d'être discret! Bonne soirée...j'espère qu'il sera aimable quand tu rentreras?"
" Je l'espère, merci François, bisous!"

Chouette 31 octobre 2009 à 15h30 · 16

Me retrouvant sur le trottoir, je vis qu'il y avait de la lumière au salon et que les volets n'étaient pas encore baissés!
Vu l'heure, je présumais que mon mari regardait le Journal sur la 2!
J'hésitais un instant entre...rentrer ou ...retourner chez Santi...

Je retournais dans ma voiture et redémarrais en trombe!

Non, j'avais été vraiment trop déçue, je n'avais aucune envie de rentrer à la maison, aucune envie de téléphoner, même pour lui dire que j'étais chez Santi!
Je me garai au coin de la rue et appelais Santi, je voulais savoir si elle était disponible à me recevoir si je revenais?
Elle décrocha et me répondit qu'elle m'attendait!

Je me sentais mal à l'aise...
Avant d'arriver chez Santi, je décidais de téléphoner à Nestor!

Il comprit mon désarroi...me disant que je pouvais passer chez lui! Je lui répondis d'emblée... que si je faisais ça...ce n'était plus jouer avec le feu...mais de provoquer un vrai incendie!!

Je lui racontait succinctement mon entretien avec François, ma réticence à lui en parler d'avantage et les raisons.
Il m'écoutait, cela me semblais déjà être très important,de surcroît : sans commentaires démesurés!
Il me dit par ailleurs qu'il se sentait impliqué puisque le problème... c'était notre amitié!
Je ne souhaitais cependant pas lui dire que mon mari avait déjà oser dire qu'il nous soupçonnait d'être amants...à François!

De cela, j'en parlerais avec Santi, nous étions amie depuis tant d'années, en réalité c'était la seule personne en qui j'avais totalement confiance quand il s'agissait de ma vie personnelle!
Je me sentais réellement blessée depuis mon entretien avec François!
Je remerciais Nestor pour son écoute, lui disant me sentir déjà mieux du fait que je lui avais parlé, oui, il m'avait apaisée! Je lui redisais que nous nous retéléphonerions le lendemain!
" Bonne soirée! A demain!"

Arrivée chez Santi, elle comprit immédiatement que l'entretien avec François ne c'était pas déroulé tel que je l'aurais souhaité!
Nous en discutions ensemble, cette fois dans les détails et surtout de ce que mon mari pensait de moi et de Nestor!

Nous étions tranquillement installées quand le téléphone sonna!
Il était déjà 20h45, Santi décrocha " Oui, oui, elle est ici avec moi!
J'avais compris que c'était mon mari...je fis des grands signes que je ne souhaitais pas lui parler... et je décidais même que je resterais dormir chez elle!

Elle était toujours en ligne...elle disait tantôt oui,oui... tantôt non...non...la longueur de l'appel m'agaça!!!

J'attendais avec impatience qu'elle eut raccroché le cornet!
Santi vint me rejoindre en me disant ; "Eh bien ma chère Andy, pas commode...il est fâché et il a même oser me dire que toi et Nestor étiez amants! "
" Je lui ai bien sûr répondu...qu'il affabulait et qu'il imaginait des choses inexistantes!
J'ai compris qu'il ne t'écoutes jamais...donc il ce fait son propre film! "
" Tu vois Santi, François me dit la même chose...impossible de discuter calmement....ça me rends malade!!"

" Bon écoutes, Andy, nous allons calmement manger un petit bout, il est déjà 21h et on va se mettre un DVD, un film que tu n'as certainement pas encore vu...nous reparlerons de tout ça demain au petit déjeuner! Cela te vas comme programme?"

" Je suis partante! Santi! Quelle chance d'avoir une amie comme toi? Tu es un vrai trésor, tu le sais? Tu le crois au moins? "
" Venant de toi Andy, oui, je le crois, 34 ans? C"est une longue tranche de vie! Tu te rends compte! Ma chance est réciproque...je le sais!"

En mangeant je lui parlais simplement de mon appel avec Nestor, juste avant de revenir chez elle et le sujet fut clos pour la soirée!

Nous nous sommes couchées très tard! Pas de réveil à mettre pour demain matin!

" La première qui se réveille...fait le café? Ok! Clamions-nous en coeur!"

Chouette 2 novembre 2009 à 13h15 · 17

Après une superbe nuit de sommeil...aucune fantôme n'était venu la perturber...je me réveillais d'excellente humeur!

Je n'entendis aucun bruit à l'étage...Santi dormait encore?
Je descendis les escaliers à pieds de chaussettes afin de ne pas la réveiller, je me rendis à la cuisine pour nous préparer le bon café promis la veille !!

J'entendis des pas à l'étage...Santi s'était réveillée! Elle aussi descendis de bonne humeur...hummm...ça sent bon le café!
" Quel sourire? s'exclama-t-elle ! Toi, t'as passée une bonne nuit!"
" Superbe...pas de rêve...pas de fantôme...je me sens vraiment bien!"
Je lui remplis son bol, elle en fut vraiment ravie!
Je lui tartinais deux tranches de pain rôti...nous déjeunions sans mot dire, nous n'entendions que les craquements de nos tartines rôties au beurre...pleines de bonne confiture à la rhubarbe (faite maison), telle qu'elle aimait!
" C'est toi qui l'a faite Andy?"
" Oui, j'ai toujours un pot dans ma voiture...au cas où , quand je passe chez une amie et que j'ai envie de faire plaisir, j'ai toujours un pot sous la main!"
" Ta manie de toujours faire plaisir, je te reconnais bien là!"
" Tu vois, c'est l'attention qui compte! Je t'embêtes assez souvent depuis que tu es célibataire! Tu ne viens pas très souvent chez nous quand tu as besoin d'être écoutée...de vider
ton sac, comme on dit entre nous, c'est moi qui accours!"

" Bon, venons en aux choses pratiques nous avons fait les marmottes...il est déjà 9h30, tu le laves la première? Pendant ce temps là...je vais prendre mon courage à deux mains et téléphoner à mon oiseau rare et voir si la nuit lui à porter conseil!
Tout ce que j'espère, c'est qu'il soit déjà aller pleurnicher chez François et qu'il lui a fait la leçon par rapport à son comportement! Allez, file, je te raconterai quand tu redescendras! "

" Ok! Surtout reste calme,Andy, ne t'énerve pas...ça ne sert à rien! Je te répètes, c'est que tu me dis dans ces cas là..."

Dès que Santi était sortie... j'appelai mon cher mari qui avait une voix doucereuse me demandant si j'avais bien dormi... avant même que je ne pus lui dire bonjour!
Ravie, je le sentais de bonne humeur! Il me précisait être passé chez François et qu'ils avaient parlés à mon sujet!
Il se serait plutôt étranglé que de s'excuser...mais je compris immédiatement qu'il regrettait d'avoir été si peu compréhensif et encore moins à l'écoute!

Comme toujours, je le rassurais...en lui répétant pour la millionième fois que je l'aimais...que dès que Santi en aurait terminé à la salle de bains, je ferais ma toilette, passerais chez le boucher sur ma route et que je rentrerais à la maison afin de préparer notre dîner!
Je devinais son sourire de satisfaction d'ici!

Je rassurais Santi dès qu'elle fut prête et montais à mon tour me préparer pour partir!
Elle fut ravie que la situation était calme et sereine, et moi donc...rajoutais-je!!

" T'oublies pas que demain je revois Nestor et qu'il va falloir encore négocier cette escapade avec des gants de velours?"
" Oui, c'est ça... n'oublies pas de LA présenter avec des mains de fers?"

J'avais bien compris son insinuation...à force...c'était fatiguant de devoir vivre la vie au quotidien tel un combat de boxe sur le ring!!!
Il y avait des moments où je me sentais vraiment lasse de passer notre temps à toujours négocier... comme des mômes pour un sac de billes dans une cours de récréation!

C'était toujours...comme une lutte...il était en permanence dans une attitude de domination et ne voulait faire aucun effort en dialoguant d'égal à égal!
Ce combat journalier me pompais toute mon d'énergie...je devais absolument trouver une solution!

Je finirais par partir seule une dizaine de jours en vacances...oui, c'est ça que j'allais négocier...je me sentais lasse et j'avais vraiment besoin de me ressourcer!

Demain, je voyais Nestor...je me verrais bien partir une semaine en Egypte, accompagnée par un archéologue... en prime de guide érudit...un vrai gentlemen...j'avais l'impression d'être devenue folle en une seconde....je continuais à divaguer... en chambre single évidemment...pour me rassurer de suite...comme si?? Oui,j'en étais même certaine!!!

D'où me vins cette idée si soudaine? Par lassitude ...je présume...!!
Comme des vrais jumeaux! Dès le départ, c'était mon idée...sans aucune arrière pensée! Me jeter dans la gueule du loup diraient d'autres malveillants!!!

J'étais déterminée à l'obtenir, en rentrant à la maison...ensuite je tâterais déjà le terrain lorsque j'appellerais Nestor cet après-midi... nous pouvions terminer notre conversation à ce sujet, demain!
J'étais certaine que Nestor accepterait!
Mon mari???
Combien d'heures de négociations en perspectives????
J'appréhendais....

Chouette 2 novembre 2009 à 22h18 · 18

Je quittais Santi et repassais comme prévu chez notre boucher habituel en rentrant à la maison!
J'étais devenue tout à coup d'humeur maussade!
Je fus reçue avec un grand sourire, j'appréciais!

Prudente, je me réfugiais dans la cuisine...préparant tranquillement le déjeuner...je n'avais aucune envie de relater ma soirée de la veille, me disant simplement que si mon mari avait envie de parler, il pouvait me rejoindre!
Peut-être que nous aborderions l'essentiel en déjeunant?
Je l'espérais secrètement!

Je fus presque étonnée de ma réaction...je n'étais pas de nature rancunière...mais après ma dernière déception, j'estimais que ce n'étais pas à moi de faire le premier pas!
Lorsque le repas fut servit, il alluma la télé...nous n'avions jamais manger en sa présence!
Je me levais pour l'éteindre!
Il se leva pour la rallumer!
Silence total, il écoutait les informations de 13h, sans même me demander mon avis! Ce qui me fis comprendre qu'il n'avait aucune envie de me parler!
Dans ce cas...je pris mon assiette et terminais mon repas seule dans la cuisine!
S'il avait décrété de déterrer la hache de guerre...pas de problème...n'y comprenant rien, je m'en fichais!
Je n'eus pas encore terminé...que François frappa à la porte-fenêtre...je sursautais à peine, mais j'étais plutôt ennuyée qu'il me trouve seule à la cuisine et mon mari seul à la salle à manger!
Il compris, sans mot dire...qu'il y avait un petit problème!
" Je le saluais et l'embrassais"
" Lui par habitude me demanda : ça va Andy?"
" Tu vois le tableau François? Il fait le gamin qui a été abandonné par sa maman... comme si j'étais partie 6 mois?"

" C'est désespérant et incompréhensible...ce matin il était tout miel au téléphone?? J'y comprends plus rien, il me désole et je suis déçue quand il rentre dans son antre comme un vieil ours!"

" Je finirais par partir prendre un peu de distance et du recul, il est devenu tellement possessif depuis que j'ai pris ma retraite, je te l'avoues, François...il m'étouffe dans tous les sens du terme!"

" Andy, je vais aller lui dire deux mots!
" François, je t'en prie, pas quand je suis à la maison! Demain après-midi...je vais au Parc, tu n'as qu'à venir dès que je serai partie! "
" Ne t'inquiètes pas, je prépare le terrain, oui, je vais voir Nestor, je sais que toi tu me fais confiance!"

" C'est une bonne idée...si je lui parle maintenant il va m'envoyer au diable! Je m'en vais, c'est mieux! Si tu as besoin...tu traverse le jardin, tu sais où me trouver, je ne bouge pas aujourd'hui, Andy!"

" Merci, François, t'es un vrai ami! Peut-être que je viendrai me faire offrir un petit cappuccino pour le plaisir de parler un peu avec toi? Ne t'étonnes pas s'il me suit pieds à talons? Je sais que je peux compter sur toi! Bisous, bonne après-midi! Il arriverait même à être jaloux de toi, son meilleur ami?"
" Eh bien, Andy, là tu n'as pas tords...j'ai déjà dû le remettre à sa place avec ses remarques, quand je prends ta défense...
" Viens seule, ça lui fera les pieds, j'aime pas quand il est injuste avec toi, tu mérite d'être mieux traitée que ça! Il y pas mal d'hommes qui seraient heureux de vivre avec une femme aussi dynamique, sociable et généreuse!"

"Hé François? Tu vas me faire rougir? Qu'est ce qui se passe! "
"Que j'en ai marre de le voir agir de cette manière avec toi! Voilà, je lui dirai demain, moi-même!!"

François parti, je réchauffais quelques minutes le reste de mon repas au micro-ondes. La porte de la salle à manger s'ouvrait... " il me semblait avoir entendu parler?"
" Ah oui, je ne radote pas encore seule, ça doit être ta télé?"

Il eut la gentillesse de débarrasser la salle à manger et sans rien dire... faire la vaisselle...j'en restais ébahie, mais ne pipais mot!
Je le laissais seule à la cuisine et pris un livre en m'installant dans le divan! J'étais en train de lire...il arrivait avec deux tasses de cafés?
Que ce passait-il? Je le remerciais, sans poser aucune question!!
C'est avec prudence...que je me demandais qu'est-ce que cela cachait?
C'était trop beau pour être vrai!
Je m'attendais toujours à un "uppercut" psychologique...avec prudence ne sachant pas d'où partirait le coup verbal!!!

J'osais lui demander s'il avait apprécié mon absence? Pour toute réponse il me demandais si je voulais être drôle?

J'éclatais de rire, je pense que c'était nerveux! Le bouquet...il se mit à rire en me disant qu'il se sentait ridicule d'avoir eut ce type de réaction!
Je surenchérissais : " maman a laissé son petit garçon tout seul à la maison? elle est pas gentille, la vilaine!!"

" Tu te trouves drôle?" Mais oui, ris avec moi...si François te voyais?"
" Je t'informes qu'il t'as vu manger seul et moi aussi par la même occasion ? "
" J'avais vraiment l'air bête quand il a frappé à la vitre!"
" C'est lui que j'ai entendu parler alors? "

" Oui, bien sûr, tu as été pris à ton propre piège...il a même pas osé venir te saluer...tu devrais savoir que quand tu fais l'ours...François lui si sociable...il te fuit, il a bien raison...parce quand tu es comme ça... tu n'es pas à prendre avec des pincettes!"

" T'es même pas capable de t'excuser quand t'es con!"

"J'attends tes excuses...oser dire à François et Santi...que tu soupçonnes Nestor et moi d'être amants? Tu te rends compte que je puisse être blessée?
Là tu deviens tout à coup muet...plutôt mourir...que d'avouer que tu as été trop loin et injuste?"
"T'attends quoi? La neige? Nous ne sommes qu'en automne!!"
Il y a plus de 20 ans que je te dis que je t'aime...et tu fais semblant de ne pas me croire!
Quand seras-tu un vrai adulte, je me le demande?"

" Bon, je tiens à te prévenir que demain je vais au Parc à 15h, voir Nestor!"
" Je te préviens de suite... pas la peine de faire ta tête de pioche, François est déjà au courant, lui il me fais confiance, et en plus il vient te tenir compagnie pour jouer aux cartes!!"

" C'est ça oui! Tu organises tout sans rien me dire..."

" T'as vu le jeu...tu recommences déjà ...allez vas-y, tête de pioche?? Remets le couvert!!"

" Si je voulais faire de travers, je ferais tout derrière ton dos! Toi, tu fais tout pour qu'un jour je ne te dirai plus rien...toi, tu serais heureux de ne plus rien savoir, que je fasse tout en cachette? idiot!"
" Donc, maintenant tu as le choix! C'est mon dernier mot!"
" C'est clair et net, attrapes ma klet Mariette!"
" C'est ça, tu peux cauzer en bruxellois, ça ne me fais pas rire quand tu te moques de mon honnêteté, mon pauvre chéri, oui tu me ferais presque pitié d'être aussi bête de te mettre de telles idées qui n'existent nulle part, que dans ta tête!"

" Bon, cette fois, c'est terminé...nous faisons la paix, ma chérie!!"
" J'attends tes excuses...je crois que là c'est le seul effort que je te demande de faire...inversons les rôles...tu dirais quoi toi...si moi je me mettais à te soupçonner dès que tu sors de la maison?
Que je puisses penser un seul instant qu'il y a une femme qui t'attends au coin de la rue!! C'est franchement ridicule de vivre au quotidien avec des idées pareilles? Tu crois pas?"

" Je t'en pries, sors de ton mutisme!"

"Je m'excuses, chérie...c'est vrai que je t'ai mené la vie dure depuis que tu es à la retraite...!"

" Attends un instant...laisses-moi m'asseoir...je risquerais de tomber dans les pommes...c'est hallucinant, je ne te reconnais pas? Mais, tu me promets...pas d'uppercut dans le dos?"

" Ter..mi...ner!!!" " Tu tiendras parole? Demain je te le fais promettre en présence de François !!"

" Pas de problème, je tiendrai parole...."
" Tu vas enfin me laisser respirer?"
" Promis.?..alors tu accepteras aussi que je parte et que je prennes 10 jours de vacances sans toi?"

" Là, je crois que tu m'en demande un peu ...!"
" De trop? C'est ça? Tu es impossible!"
" Dors une bonne nuit ...réfléchis, ma décision elle est déjà prise!
" Tu ne peux pas me refuser ça! Oui, tu ne trouves pas ça très élégant de te mettre devant le fait accompli...mais ton comportement fait que je peux aussi faire sauter un câble!Non?"

" D'ailleurs, je n'ai rien prémédité...l'idée m'est venue sur le chemin en revenant de chez Santi...j'ai trouvé que c'était à faire...j'irai! J'ai besoin de res....pi....rer!!!"

" Nous en reparlerons demain, mon chéri!"

Chouette 4 novembre 2009 à 22h52 · 19

Après cette longue explication je me sentais plus sereine!

Je montais dans ma chambre m'allonger, ma jambe droite était douloureuse depuis près d'une semaine! En particulier, quand je conduisais ma voiture!

J'en profitais pour mettre un peu de musique en sourdine et de continuer mon livre entamé la veille " La pluie avant qu'elle ne tombe..." de Jonathan COE.
J'avais hâte d'en connaitre la fin! Pas très friande de littérature américaine, j'étais agréablement surprise par l'histoire.
Je surveillais l'heure, afin de pouvoir téléphoner à Nestor! Je guettais le départ de mon mari chez notre dentiste.
J'entendis sa voix dans la cage d'escalier : " chérie, à tout à l'heure?"
" A tantôt!"
J'attendais qu'il démarre sa voiture...il fallait que je sois certaine de son départ!

J'avais l'impression de devenir aussi tordue que lui! Cela me déplaisais...mais comment négocier un peu de paix sans à chaque fois subir une scène?
Oui, j'étais lasse..."" Je devrais devenir je m'en foutiste!!!""
C'est possible ça, c'est possible??? J'adhère immédiatement!!!

Je téléphonais à Nestor! Une seule sonnerie, il me répondit aussitôt!
" Bonjour, ma chère Andy! Heureux de t'entendre! Comment vas-tu depuis hier?"
" Bonjour, Nestor, bien..."
" Tu as une petite voix?"
" Je me sens un peu lasse, ma jambe droite me joue des tours...je me repose en ce moment..."
" Nestor? J'ai une faveur à te demander?"
" Oui, Andy, dis toujours?"
" Aurais-tu la possibilité de prendre une dizaine de jours de congés?"
" Là, tu me surprends, Andy, oui...ça ne devrais pas poser trop de difficultés...pourquoi?"
" Je me sens presque gênée...comment te dire...j'aimerais que tu m'accompagnes... en Egypte!"

" Rien que ça? Andy...
" C'est dès que tu veux!"
" Nestor? Jamais je ne pensais que tu accepterais si vite?"
" C'est presque trop facile! Je pensais que tu allais me trouver un peu dingue?"
" Mais, plus sérieusement, nous y allons comme jumeaux, ça te dois me le promettre avant de décider ton départ?"
" Andy, c'est ce qui m'est arrivé de meilleur cette année...c'est vraiment un plaisir!"
" Promis, je m'y engage avant de partir!"
De plus la température actuelle est propice au tourisme, nous pourrons en profiter au mieux puisqu'il y a moins de touristes!"

" Nestor, j'ai déjà annoncé mon voyage à mon mari, sans lui...mais pas encore précisé que c'est avec toi que je souhaitais faire ce voyage?"
"Andy, tu as déjà fais le plus long du chemin...quand à lui annoncer que tu pars avec moi, ça c'est le plus difficile à négocier selon moi!"
" Oui, Andy, je me mets à sa place...ce n'est pas évident du tout à accepter les yeux fermés, qu'une femme comme toi parte avec un autre homme? Je te taquines, tu es ma jumelle?"
" Tu es devenue muette?...silence total?"
" Nestor, je te remercie de m'avoir promis...c'est l'essentiel pour moi!!"
Nous nous verrons demain à 15h...toi de ton côté réfléchis-y, moi je ferai de même et nous verrons ensuite si nous pouvons réellement l'envisager?"
" J'ai été ravi de t'entendre, ta proposition m'intéresse...je vois immédiatement mon planning des congés, je te dirai quoi demain? Bonne fin d'après-midi! Andy, bisous?"

" Ravie, Nestor, j'espère que nous aurons l'occasion de réaliser ce projet! Je vais déjà voir avec François, lui est toujours de bon conseil!!"
" Je lui ai promis de passer me faire un offrir un cappuccino, c'est l'occasion d'y aller pendant que mon mari est chez le dentiste! Bonne soirée à demain? Bisous!"

Oui, oui, ma vieille...l'espoir fait vivre...mais tu n'es pas encore au bout de tes peines...

Je me dépêchais d'aller prendre ce bon café chez François!
J'avais encore une bonne petite heure avant le retour de mon oiseau rare!
François ne fut pas étonné de me voir venir prendre le café!
" Assieds-toi, Andy! Tu le veux à l'italienne?"
" Bonne idée, Franscesco!! Pourquoi tu n'as pas garder ton prénom d'origine?"
" Simple et compliqué à la fois...j'avais à peine trois ans quand je suis arrivé ici, je pleurais tous les jours en rentrant de l'école : les autres enfants m'appelais : sale spaghetti!
Jusqu'à ce que je me décide avec l'accord de mes parents de me prénommer François! Voilà, tu sais l'essentiel de l'histoire!"

" Cela m'intéresse, un jour tu me raconteras tout ça plus en détail! Ce que je connais de cette histoire , c'est qu'après la guerre, l'Italie a échangé des hommes pour venir travailler dans les mines ici en échange du charbon!
C'est pas très glorieux comme démarche!"
"Eh, tu connais cette histoire toi? Andy! "
" Oui, j'ai étudié ça en sociologie, François! Ce serait une bonne idée que nous allions ensemble, mon mari, toi ton frère et tes deux soeurs à la " Cantine des Italiens "!
C'est devenu un centre à la mémoire des Italiens morts dans la grande catastrophe minière de Marcinelle!
Nous pourrions y prendre un bon repas, il y a aussi des diaporama et des films des évènements de l'époque, ça c'est plus pénible!
" Superbe idée de sortie pour le printemps prochain, Andy!
Je suis sûr qu'ils seront tous ravis de cette découverte? Merci, c'est intéressant, tu feras notre guide? "
" Ne t'inquiètes pas, il y en a sur place et même une reconstitution d'une mine à visiter sur près de 800m!
" Eh, bien ça... quand mon frère verra ça il va être très ému!"
"Tu me le rappelleras dès les premiers beaux jours! Ok, Franscesco?"
" Cela, Andy, tu peux être sûre que je ne l'oublierai pas"
" Allons-y, buvons le ce bon café!"
" Nous n'avions pas eu le temps de mettre la tasse aux lèvres...que l'oiseau rare klaxonnait à réveiller tous les vieux potes du quartier qui faisaient leur sieste...disais-je à François..."
" Pour une fois que nous étions un peu tranquille à deux, Andy, répliquait, François!!"
" Je te rassures...que je viendrai encore papoter rien qu'avec toi François, j'aimerais que tu me racontes toute l'histoire de ta famille!"
" Je peux même te l'écrire, pour la mémoire de tes frères et soeurs, tes enfants et tes petits-enfants, neveux et nièces! Les mémoires de la famille, l'essentiel était oral, maintenant à vous de l'écrire !"
" Tu ferais ça? Andy! "
" Bien sûr Franscesco, mes meilleures amies et copines sont toutes italiennes et nous faisons des tournantes de parlottes où toutes viennent raconter leur histoires familiales pour leurs descendants!"
" Il y en a qui se sont mis à écrire et d'autres, font écrire la leur par celles qui souhaitent et acceptent de le faire! "
" C'est Génial comme idée, elle est de toi! Non, de nous toutes!"
" Toi tu t'appelles , modeste?"
" Toi, Ponpon?"
" Ce soir, je dîne chez ma soeur aînée...quand je vais lui raconter ça? Elle va se mettre à pleurer ...de se rappeler tous nos souvenirs?"
" Tu as déjà rencontré mon amie Santi à plusieurs reprises, je l'ai presque obligée à enfin raconter son enfance à ses filles, elles ont 28 et 31 ans!
Elles ne connaissaient rien de l'arrivée de leurs grands-parents entre 1948 - 1950, échangés contre du charbon!"
" C'est pas facile, mais après ...que du bonheur à partager...de plus, ça fait effet de boule de neige!
" C'est normal, François, très peu de personnes ont eu l'idée de faire ce cadeau aux italiens...donc, pour ceux qui le font, je fais partie de ce groupe...ce n'est que du bonheur de les rendre heureux! Non?"
" C'est très beau, Andy, je t'embrasse!" " Topes-là! Promis!"
" Je te souhaite une bonne soirée chez ta soeur, à plus Franscesco! Bisous!"

En traversant la pelouse... je me rendis compte que je n'avais pas aborder mon projet pour l'Egypte?

J'étais simplement contente et heureuse d'avoir vus les yeux de Franscesco briller de bonheur!

La nuit...elle m'apporterait conseil...j'en parlerais demain avec Nestor!
Ce soir, une soirée tranquille avec mon mari chéri...Je me sentais calme, sereine et heureuse pour cette toute fin d'après-midi!

Chouette 8 novembre 2009 à 22h48 · 20

Nous avons passé une superbe soirée , telle que je l'avais espérée!
Ce matin, après une très bonne nuit, nous étions tout les deux de très bonne humeur!
Nous déjeunions tranquillement, quand nous échangions au sujet de mon projet d'écrire l'histoire de François, notre ami et voisin!
Mon mari fut ravi de mon initiative, était étonné que j'avais aussi susciter Santi d'entamer le même projet avec ses filles!

Je lui annonçais par la même occasion que j'allais l'aider à s'initier au traitement de texte, puisqu'elle allait s'offrir un portable pour rédiger ses souvenirs d'enfance en narrant l'arrivée de ses parents pour ses enfants!

Un déjeuner aussi agréable? Il y avait si longtemps.... J'étais heureuse et détendue et j'étais certaine que je pouvais partir cet après midi rencontrer Nestor, sans que mon mari ne m'imposerais aucun véto! Sans même devoir parlementer ni négocier!

Je décidais de mettre le diner en route, je proposais à mon oiseau rare de passer chez le boucher, chercher notre commande! Je lui fis la suggestion de voir si François n'avait pas besoin de courses en passant!
Il ne fit aucune remarque, au contraire, il était heureux de proposer ses services...ce qui devint de plus en plus fréquent depuis que j'étais à la retraite!

Il me répondit être heureux de passer chez ses potes, que c'était agréable d'être reçu avec tant de plaisir et il me dit qu'il faisait l'expérience que depuis qu'il avait fait ce genre de démarche, il recevait plus d'amitié en retour que ce qu'il donnait de lui-même!
Il la trouvait très intéressante et il comprenait mieux pourquoi j'avais autant d'ami(e)s et de potes!

J'étais contente qu'il comprenait enfin, sans critiquer mes démarches spontanées, sans rien attendre en retour que cette manière de penser et d'agir faisait partie de ma nature.
Il s'excusait presque...d'avoir quelque fois été un peu égocentrique...acerbe dans le verbe sans tenter de comprendre que pour moi c'était naturel et en totale symbiose avec ma personnalité.

Je riais presque sous cape, j'étais contente et ravie qu'enfin il était heureux de vivre une plus grande ouverture envers les autres autour de nous! Cela me faisait plaisir et me rendais encore plus heureuse!

En rentrant des courses, il ne me restais qu'à griller la viande.
Il me raconta que Franscesco lui avait raconté sa soirée chez sa soeur, qu'elle avait pleuré, mais de joie du projet de me raconter leur arrivée chez nous pour leurs enfants!

" Andy, il était si excité et heureux, qu'il voulait m'offrir l'apéro, mais je lui ai dis que tu m'attendais...pour le diner ?"
" Il y a assez pour trois, va le chercher? "
" Tu es sûre?"
" Demandes-lui, tu verras bien! Soit, il accepte, soit il te dis non? "
Tu ne risques rien...mon chéri!"

A peine 5' plus tard, mes deux compères arrivèrent, François avec une bouteille d'apéro sous le bras!

Ils burent un petit verre ensemble, je n'en souhaitais pas et nous nous miment immédiatement à table pendant que tout était bien chaud!
Nous mangions de bon appétit!
Bien sûr, François ne parlait plus que du projet de raconter son arrivée et que je prennes des notes!

Je le rassurais, j'allais établir un avant-projet avec un agenda afin que je puisse m'organiser pour mes diverses activités.

" Oui, François, tu sais qu'il y a aussi " les Papys et Mamys conteurs " à mettre en route pour enfants malades à l'Hosto et " les Troubadours " pour les personnes âgés dans les Maisons de Repos?"

" Oui, oui, Andy, excuses-moi, j'avais oublié, pourtant tu m'en avais si souvent parlé?!" Je n'ai fais que répondre à tes questions Franscesco!

" Tiens chérie, c'est devenu une habitude? Tu l'appelles Franscesco maintenant?"
" Mon chéri, il te répondra lui-même que cela lui fait plaisir, il n'y a que ses frères et ses soeurs qui l'appellent encore comme ça!"Tu comprends?

" Je peux me permettre de l'appeler comme ça parce que c'est aussi mon ami! N'est-ce pas Franscesco?"

" Bien sûr, Andy! Tu es comme une petite soeur en plus pour moi,... depuis que ma Rosalia n'est plus, j'ai toujours pu compter sur toi...heu...vous deux!!!"

" François, tu diras à Carmella que je suis libre le jeudi de la semaine prochaine, je lui propose que nous dinions tous ensemble avec elle et tes frères ?"

" Bonne idée, Andy!Je suis certaine qu'elle et Aurellia préparerons des lasagnes et tu n'auras plus qu'à les remettre au four quand nous arriverons! Super!"
" Tu es un trésor, Franscesco!"
" Eh, eh, cria mon oiseau rare!!"
" Il n'y a pas de raison d'être jaloux, tu sais que tous, nous aimons Andy!!!
" Elle, elle ne te fais jamais de scène et tu sais qu'elle n'aime que toi! Dis, tu m'écoutes? L'oiseau rare?"
" Oui, oui, c'est vrai...mais j'apprends... progressivement...c'est pas facile!!"

" François, téléphones à Carmella et présentes-lui immédiatement ma proposition ... j'enregistrerai tout ce que vous allez raconter, ensuite je n'aurai plus qu'à tout retaper et quand j'aurai tout imprimé il vous restera qu'à relire et me donner votre accord! Nous verrions ensuite ce qu'il y a à changer ou si c'est la réalité de ce que vous avez vécu?"
Tous devenaient presque fous de joie pour le projet! Même mon mari devint curieux de connaitre toute leur histoire!
Je regardais discrètement l'heure! Il était presque 14h15...il fallait que je prépare mon départ pour ma rencontre avec Nestor au Parc!

Je montais me préparer et je saluais François et mon mari en disant que je partais au Parc rejoindre Nestor... que je serais de retour pour 18h30!

Ils trouvèrent cela tout à coup...le plus naturel du monde!!! Aucune remarque...aucun commentaire....étonnant!
J'ajoutais simplement en disant à François, qu'il n'avait qu'à s'arranger avec eux pour le jeudi suivant, que dans tous les cas pour moi, c'était ok pour le diner aux "lasagnes "!

Je saluais mes compères et filais en voiture au Parc!

En route...rêvassant...pourquoi ne partirions-nous pas tous ensemble en Egypte? Nestor deviendrait l'ami de François et de mon oiseau rare? Pas si idiot! Pourquoi pas ?
J'allais creuser et étudier la question!!!

Je me rendis vers le Musée! Dès que Nestor m'aperçut...il descendit!
" Bonjour, heureux de te revoir! Andy!"
"Eh moi donc, bonjour Nestor!"
Nous nous embrassions avec tendresse et attention, oui nous devenions de vrais amis!

" Ma chère Andy, pas possible d'avoir congé avant plus d'un mois et demi..."
" Ce n'est pas un problème, Nestor, c'est le temps nécessaire pour que je termine un projet très important pour des amis et deux autres prenant leur envol!"
" Eh, tu m'étonneras encore Andy!"
" Pourquoi? Tu me dis ça?"
" A t'entendre au téléphone nous serions partis demain?"
" Quand même pas...il faut avoir un minimum de savoir vivre, Nestor?"
" C'est à dire? "
" Cela me laissera le temps nécessaire pour préparer avec calme et sans emportement ce voyage Nestor, le temps de faire comprendre à mon mari et de réaliser ce que j'ai à promis à François et sa famille et les deux autres!"

" François? Oui, c'est notre voisin et le meilleur ami de mon mari! Je vais écrire l'historique de leurs arrivées à tous d'Italie, chez nous!"
" Génial! Comment t'es venu cette idée? Je lui parlais de Santi et de bien d'autres ami(e)s italiens et de leurs enfants!

" Je trouve ça le plus naturel du monde...personne n'a mis des mots sur ce qu'ils racontent oralement...cela fait et fera encore boule de neige...
A terme nous pouvons toucher tous les anciens bassins miniers du pays, pour que d'autres, quel que soit leur pays d'origine, que jamais ils n'oublient d'où ils viennent et que leurs enfants le sachent!

La mémoire des familles...c'est très précieux!

" D'ailleurs, mon cher Nestor, toi et moi, nous n'avons pas de père...il manque à chacun sur notre arbre généalogique? " Jamais nous ne saurons qui c'était?"

"Tu comprends pourquoi je trouve cela important...parce que toi et moi...nous ne saurons jamais! Nous sommes des arbres auxquels... il manque la branche la plus essentielle, le père! "
Sans aucune amertume, " Des arbres sans racines!"

" Andy, tu es un amour!" Comment n'ai-je jamais pensé à cela?"

Chouette 9 novembre 2009 à 21h46 · 21

Sans même le dire, d'un seul regard nous savions que nous souhaitions aller prendre un café à "l'Auberge de l'Orée du Bois", lieu que Nestor m'a fait découvrir lors de notre dernière rencontre!
Ce lieu deviendra un endroit presque mythique où nous continuerons à nous rencontrer!
Y parler très longuement comme des amis, jumeaux de par notre date de naissance et le lien d'amitié qui était en train de naître...par notre arbre sans racines.

Nous nous sommes assis à notre place préférée.
Sans même y songer, Nestor aborda le voyage en Egypte. Je l'écoutais et j'attendais ses propositions.
J'étais gênée par mon toupet en ligne, de vive voix j'étais devenue plutôt timide et presque muette!

Nestor avait immédiatement compris et me demanda en plaisantant...si le voyage en Egypte était un défi?
" Un défi? Mais, pas du tout! C'est un voyage que je souhaite faire depuis plus de 25 ans et comme je viens d'être mise à la retraite...je trouvais le moment opportun!"
" J'ajoutais en riant...de surcroit je viens de rencontrer un guide exceptionnel et spécialiste en archéologie! Il est courtois, élégant et d'excellente compagnie!"

" Que pouvais-je rêver de plus?"

" Il ne rougissait même pas...quand tout à coup je m'éclatais de rire...j'étais certaine que c'était nerveux...nous nous sommes éclatés de rire à deux...nous n'arrivions plus à nous arrêter...

C'est pliés en deux...tenant nos entrailles...que nous nous calmions progressivement!

Chacun reconnu qu'il y avait un certain temps que nous n'avions plus eu de fou rire à ce point!!!

" Il ajouta que je n'en ratais pas une...qu'effectivement je n'étais pas la même au téléphone...qu'il me croyais plus réservée en sa présence...mais que progressivement j'avais la langue bien pendue et de l'humour!!"

Je me sentais vraiment d'humeur assez taquine cet après-midi! Nous eûmes encore quelques fous rires...très drôles...je me les réservais discrètement pour l'instant!

Toupet ou non...je m' avançais à poser la question qui tue...s'il souhaitait faire la connaissance de mon oiseau rare et de François notre ami et voisin?

Je m'aperçus un bref instant qu'il prenait un air interrogatif? Il comprit très vite que j'étais sérieuse...et il reconnut que j'avais vraiment du toupet!!

Je ne sais pas s'il me répondit par l'affirmative pour me prouver qu'il était capable de se lancer un défi, lui aussi...j'éclatais à nouveau de rire...il en fit autant c'était devenu vraiment très drôle!

Je poussais la drôlerie jusqu'à l'inviter à venir " au dîner lasagnes " le jeudi de la semaine suivante, avec François, ses frère et soeurs?

Tout à coup, je pris peur, je n'avais pas encore préparer le terrain! Je le rassurais immédiatement que c'était un peu tôt! De toute façon mon cher Nestor, tu sais déjà où nous habitons, n'est-ce pas?

Là, c'était à son tour de reconnaitre qu'il avait été culotté de m'avoir envoyé ce colis postal!
Heureusement je portais son cadeau, ses chouettes ne quittaient plus mon cou, au grand dame de mon mari, jaloux et possessif...il commençait à faire des superbes progrès d'ouvertures!

Nous passions une belle après-midi! Dommage qu'il pleuvait, nous aurions pu faire une balade par l'allée qui menait au bois!

Nestor, ne disait mot...il se mit à m'observer avec tellement d'insistance...que j'étais intriguée, je lui demandais aussitôt : " que ce passe-t-il? "

" Andy, tu ne peux pas t'imaginer...tu comprends certainement que notre amitié grandissante me pose de plus en plus de problème, je suis réellement en train de tomber en amour" !

" Nestor! Je ne sais quoi te dire... C'est tellement dommage! Oui, je t'apprécies comme ami...tu sais que j'aime mon mari...je ne suis pas prête à prendre des risques avec toi, je ne peux qu'être et rester ton amie pour l'instant...Nestor, je t'en prie...

" Andy, c'est tout ce que tu es qui me plais, je ne sais pas combien de temps...je pourrai tenir..."
"Nestor, c'est difficile...dire que toi tu ne me plais pas, je mentirais...mais pour l'instant je dois me réserver...essaies de me comprendre...Nestor! je t'en pries...ne me fais pas craquer?"

Chouette 10 novembre 2009 à 16h11 · 22

Je restais muette...oui, sans voix! Plus aucun son ne pouvait sortir de ma bouche...j'étais comme tétanisée...!

J'étais plus que mal à l'aise...me refusant à me l'avouer...encore moins à lui dire...que moi, j'étais aussi en train de tomber ...en amour!

Le pire des dilemmes...me disant : " aimer deux hommes à la fois? Toi, Andy? Non, c'est impossible, je m'interdisais de me l'avouer et encore moins de le dire à Nestor!"

Il y eut un très long silence...ni l'un ni l'autre sachant prononcer un mot...rêvassant ensemble en regardant tomber la pluie par la fenêtre donnant sur l'entrée du bois!

Ce silence...il me donnait froid dans le dos...Nestor s'approcha de moi m'étreignant dans ses bras...je n'eus aucun geste de recul...je me laissais aller le plus simplement du monde...timidement je le laissait m'embrasser, je me doutais que cela devait arriver!

Non, je n'en avais pas conscience, j'étais sur mon petit nuage...je ne pensais à rien d'autre qu'à cette douce étreinte...oui, j'étais bien!

Je ne me ferais aucun reproche...je ne voulais même pas savoir comment j'allais gérer tout ça...

Le nirvana? Oui! Totalement!

Nestor...ne bougea pas d'un pouce...nous sommes restés enlacés sans dire un mot...

Je me souviens d'avoir tout simplement crié : CARPE DIEM!
Rien n'avait d'importance...l'instant présent...j'étais complètement transformée...

Nestor savait et se doutait que j'aurais des scrupules et des difficultés à gérer la situation...mais immédiatement je lui fis comprendre que je m'occuperais de cela le moment venu...

L'essentiel, c'était là...l'instant présent! J'avais envie de le crier à la terre entière...je crus devenir dingue de bonheur...j'étais tremblante!

Non, je n'avais aucune crainte, j'étais certaine de pouvoir assumer la suite...sans ne léser ni blesser personne!

Nestor me demanda ce que je comptais faire?
Dans l'immédiat, rien! Aucune précipitation...une chose à la fois!
Nestor, " rester patient, je te tiendrai au courant de l'évolution...il est hors de question de faire du mal à mon mari, je te demanderai de me laisser du temps...même si nous savions...devinions... que nous tomberions dans les bras de l'un et l'autre!

C'était comme si c'était écrit? Alors que j'avais lutté de toutes mes forces contre cette attirance?

Je restais plus qu'ivre de cette étreinte...me disant que je ne raterais pas le dernier coche...j'étais et resterais très interrogative quand au lendemain?

Nestor se doutait, tout comme moi... que le plus difficile restait à venir...nous aurions pu encore attendre, mais nous savions qu'un jour nous tomberions en amour!

Je me fis ramener à ma voiture...j'avais le sentiment de marcher à côté de moi, que j'étais quelqu'un d'autre?
C'était dingue comme ressenti...Nestor me disait qu'il avait la même impression...

Oui! nous n'avions pas prévu cela si vite et pas de cette manière...elle était la plus naturelle du monde...

C'est sans aucun regret que nous nous sommes embrassés...encore...et encore...jusqu'à notre départ!
Je lui fis un signe de la main...sachant que la nuit prochaine... je quitterai mon lit sur la pointe des pieds...

Chouette 11 novembre 2009 à 14h46 · 23

Regagnant ma voiture...je me sentais calme et nullement inquiète!
Je rentrais à la maison! Aucune inquiétude....
En arrivant, la porte de la maison était grande ouverte. François sortait à l'instant, me fit signe et rentrait chez lui! Mon mari m'attendait sur le seuil avec un grand sourire et heureux de me retrouver, sincèrement, je l'étais aussi!

Il ne me demanda aucune explication de mon retour tardif,
je me sentais rassurée et calme!
Nous parlions de banalité et préparions ensemble notre petit diner!

Mon mari me confirmait que François, son frère et ses soeurs s'étaient déjà concertés et mis d'accord pour
" le diner lasagnes " de jeudi prochain! J'étais contente et ravie! Il me reparlait encore et toujours de ce que ce projet avait bouleversé leur vie et la joie de toute leur famille!
" S'ils sont heureux, c'est l'essentiel, mon chéri!!"
" Ah, ça, j'ai rarement revu François aussi heureux depuis la mort de Rosalia! "
" C'est important d'être heureux! Et toi, tu l'es? mon chéri?
" Tu n'as pas en douter un instant ma chérie...même ton Nestor, il t'as encore rendu plus souriante qu'avant...surtout depuis que tu t'es mise à parler de "ton arbre sans racines"!....J'en restais bouche bée.....

" Mon chéri, tu va me faire tomber dans les pommes? qu'est-ce qui t'arrive?"
" J'apprends à bien vieillir auprès de ma petite femme que j'aime..." Je ne sus quoi dire...j'étais émue et plus que troublée....

Pour changer de sujet , je lui disais que j'avais été étonnée que François soit parti si vite...d'habitude il m'aurait attendu et fait la bise?
Il me rassura, me disant qu'il avait entendu son téléphone sonner sur la pas de la porte! J'étais contente!

Nous dinions tranquillement! Aucun commentaire à propos de ma rencontre avec Nestor. Je me rendais effectivement compte...que moins nous en parlions...mieux nous nous entendions et quasi plus de scène...

Le diner terminé, mon mari partit écouter son journal parlé en s'installant au salon. Je passais lui donner un petit baiser et lui dire que j'allais prendre une douche et que je redescendrais aussitôt auprès de lui...s'il me faisait une petite place?

" Bien sûr, ma chérie, je sais que tu me taquine?"

" Oui, je le taquinais, parce que je l'aimais avec beaucoup de tendresse...et que je n'avais aucune arrière-pensée ni ressentiment de devoir me faire pardonner de quoi que ce soit!"

Oui, j'étais calme et sereine...aimer deux hommes à la fois? Voilà mon problème! Etait-ce réellement un problème?

En montant l'escalier je me souviens tout à coup!!! Comme un éclair....

Je devais m'avouer que j'en avais la capacité! Mon mari ayant près de vingt ans de plus que moi...un jour nous avions effectivement eu une conversation à ce sujet.

Sujet, qui pour la plupart des personnes, était un vrai tabou! Moi-même, jamais j'en avais entendu parler, encore moins en aborder le sujet!

Nous en avions parlé il y a quelques années, sans aucune arrière pensée.
Je m'en souviens très bien, tel un flash...comme si c'était hier!!

J'en avais même été offusquée, presque outrée! Comment pouvait-il me proposer une chose pareille?

Avec le recul et les quelques années passées...n'est-ce pas cette autorisation que j'avais reçue et rejetée...qui m'avait inconsciemment...emmenée là où j'en étais pour l'instant?

C'était flagrant et criant de vérité! Moi, qui avais été outrée...je devais avec recul et la sagesse de l'âge, reconnaitre que c'était là une réelle preuve d'amour!

J'étais dès cet instant très bouleversée!
Mon mari m'aimait-il donc à ce point?
Vraiment très troublant!

Mon mon mari m'avais dit ce jour là : quand je ne saurai plus "t'honorer" (c'était son expression favorite),
" tu te trouveras quelqu'un de discret...ce que je ne saurai pas...ne fera pas aucun mal!Du moment que je garde ma petite femme près de moi?!"

Je me surpris à pleurer de tristesse et de joie...les deux à la fois, oui, j'étais très émue!
Je me ressaisis et pris ma douche!
C'est avec plaisir et une reconnaissance immense que je me suis blottie dans les bras de mon oiseau rare!

Je rêvassais brièvement en pensant à Nestor...me demandant si je m'éclipserais ce soir ou plutôt demain?

Je pris le parti de lui faire un petit texto...prétextant un coup d'émotion trop forte...ce qui fut la vérité...et que j'avais énormément de choses à lui raconter!

J'eus un texto en réponse...avec quelques beaux mots d'amour...que pouvais-je rêver de plus?
Inouï...incroyable?
J'aimais deux hommes? Etre aimée par deux hommes?

J'allais devoir assumer! J'avais la trouille....

Chouette 11 novembre 2009 à 19h07 · 24

La soirée fut particulièrement douce! Je rêvassais... suite à l'évolution tellement rapide des évènements...il n'était plus question d'un séjour en Egypte ...tous ensemble!

Que Nestor, sympathise et face connaissance avec mon oiseau rare et Franscesco...de prime abord, cela ne présentait aucun problème majeur, pour aucun de nous quatre ...je le pensais sincèrement, je pense qu'il fallait y réfléchir autrement!

Pour le " Diner aux lasagnes " trop tôt, je laisserais du temps au temps...

Nestor et moi ...nous n'en étions qu'au tout début de notre idylle...

Mon mari et moi, étions heureux...l'avenir seul nous livrerait ses secrets...nous allions laisser du temps au temps...sans aucune précipitation!

Je vous avais signalé que la chambre de mon mari, n'était pas visible de l'entrée du garage, elle donnait sur la façade à front de rue, la mienne avec vue sur le garage et le jardin!

Dans le garage, un petit escalier donnait sur un petit grenier qu'il était possible d'aménager en petite chambre d'amis...La toiture étant entièrement isolée...une petite fenêtre en oeil de boeuf!
Il restait le problème de l'eau, il y en avait au rez, évidemment le chauffage... Mon idée me fis tout à coup peur... dangereuse et risquée...elle n'était pas très intelligente!

Demain en fin d'après-midi, je revoyais Nestor et nous aurions beaucoup de sujets à échanger...

Je devins fébrile rien qu'en y pensant! Je sentais qu'une nouvelle vie allait s'ouvrir devant moi...
Elle me fascinait...mais à mon âge...elle me fichait la trouille...même si j'étais d'une optimisme inébranlable...

Apaisée, je m'endormais...
...qui vivra...verra!

Chouette 12 novembre 2009 à 18h02 · 25

Les jours se suivent... mais.... ne se ressemblent jamais....

Ce matin, mon oiseau rare était d'humeur maussade, pour me rassurer je lui demandais s'il fallait que je téléphone à notre médecin traitant?

Il me répondit en maugréant " J'ai r.d.v. chez le cardiologue à 10h45! " (sic)
"Quoi? ,comment ce fait-il que tu ne m'en a pas parlé plutôt ? chéri ?" Tu as vu l'heure?"

" Je ne voulais pas que tu t'inquiète! "
" Tu crois qu'en me cachant des visites médicales...en plus quand je les découvre à la dernière minute, je puisse ne pas être inquiète? "

" Il s'agit de TA santé, tu peux avoir confiance...comment est-ce possible de me cacher des choses pareilles?

" Me faire des cachotteries? "

" Je te jure...ça m'énerve, tu es pire qu'un gamin
quand tu me fais des trucs pareils dans le dos!!!"

" Souhaites-tu que je t'accompagne?" chéri?"

" Pourquoi, le toubib te demande de passer chez le cardiologue? "

"Il m'a dit que pour plus de certitude, il trouve que mon coeur bat trop lentement, il valait mieux faire un contrôle, voilà! C'est tout!"

" Je ne te crois pas, il t'a certainement prescrit des médicaments à prendre?"
"Oui, il y a plus de deux ans...et je ne les ai jamais pris!"

"Quoi? Tu vas me faire tomber à la renverse, je n'y crois pas, me faire de telles cachotteries...!!! Je peux comprendre que tu ne veuilles pas que je sois inquiète...mais là...je suis anéantie!!"

" Bon, nous allons nous calmer...je te conduis, je reste si tu le souhaite, si pas je te reprendrai à l'heure que tu as terminé? Chéri dis moi?"

"J'ai plutôt la trouille, j'aimerais que tu reste près de moi!"
" C'est, ça...maintenant tu veux ta nounou?"

" Chérie, excuses-moi, c'est vrai que j'aurais dû t'en parler, notre médecin m'avait prévenu que tu serais furieuse...surtout que je n'ai pas pris le médicament depuis si longtemps..."

" Je ne vais pas te sermonner, mais tu comprends que je suis en colère..."
" Maintenant, prépares-toi , nous allons aller chez le cardio et ensuite je suivrai ton traitement de très près!"
Cela ne sert à rien de ruminer, nous verrons bien ce que le cardio dira!"

" Qu'il ne vienne pas m'énumérer tous les risques que j'ai pris et me casser les oreilles...l'infarctus...la thrombose...l'embolie!"
" Qu'il te fasse bien peur, qu'il te fiche la trouille de ta vie!!" Cela te servira de leçon !!"

"Si c'est pour entendre son laïus...je préfère rester à la maison!"

" Mon chéri, je te propose de m'accompagner, il est l'heure...mon signore...pas la peine de gémir...
ce qui est fait est fait...

" Impossible de revenir en arrière, qu'elle me disait grand-mère!!! Donc, nous allons y aller calmement!!
Inutile de s'énerver ni de stresser!!"

" Tu conduis? Chérie?"
" Oui, je pense que c'est mieux pour toi!"
" Sur le chemin ...pas un mot...il me demanda tout à coup : " tu es fâchée?"
" Non, je suis déçue... que pour me protéger tu m'aies caché ton problème de santé!"
" C'est pour ça que j'ai peut-être l'air fâchée, c'est plus de la déception! J'estime que tu dois me comprendre, tout comme moi, je comprends tes cachotteries! " J'aimerais que cela ne se reproduise plus,tu sais que ça fait mal et que je tiens à toi?"

" Oui, chérie, c'est vrai, le toubib me l'avait dit! "
" Tu sais où se trouve la salle d'attente?"
" Non, je ne suis jamais venu chez ce toubib!"
" Attends-moi, je vais voir à l'accueil!"
" Voilà! C'est au 2ème étage, aile G!"

Nous n'avons attendus que quelques minutes! Nous avons été accueillis par une charmante cardiologue qui à examiné mon mari!
Ensuite elle a mis les points sur les i en ce qui concernait la médication de mon oiseau rare...il s'est fait ramoner les oreilles ...avec les horribles termes précités plus haut et les risques encourus...!"

" Je crois que cela lui servit de leçon, il était tellement rassuré ...que je n'eus pas le droit de reprendre le chemin de la maison!

Mon mari, avait eut tellement la trouille...qu'il décida que nous allions fêter cela au restaurant!"

Nous nous sommes régalés...il avait le droit de boire deux petits verres de Bordeaux... et...c'est sur une note guillerette que nous sommes rentrés à la maison!

Il était passé 16h30...nous déçidames de nous faire offrir un délicieux cappuccino chez notre ami Franscesco...

Tous rassurés...je laissais mes joyeux compères échanger à propos des exploits de mon oiseau rare...

J'eus l'autorisation, sans même en parler...de rejoindre Nestor...Je n'avais précisé aucune heure de retour...

François me fit un clin d'oeil...

Mon mari m'envoya, c'était la première fois...il déposait un baiser dans le creux de sa main et le souffla vers moi....j'en fus émue et très touchée...

...il ajouta en sortant..."L'heure que tu veux!!"

Je crus ne pas avoir bien entendu...Avais-je rêvé?

J'avais le sentiment qu'il avait deviné...
Peut-être pour me donner bonne conscience...

J'étais certaine qu'il savait...

que....
Nestor m'attendait...

Chouette 13 novembre 2009 à 16h10 · 26

J'étais sur mon petit nuage...vous vous en doutez...

Je mis mon CD préféré, les 4 saisons de Vivaldi!

A mon grand étonnement...Nestor m'attendait à l'entrée de la grande grille du Parc!

J'eus à peine le temps de sortir...qu'il me couvrait de baisers...j'étais ivre de joie...j'avais réellement vingt ans!

J'eus juste le temps de fermer ma voiture à clé que Nestor me pris la main pour l'accompagner illico vers sa voiture...
" Nestor, où m'emmènes-tu?"
" Andy, à quelle heure dois-tu être rentrée?"
" Euh? J'ai cru comprendre...à pas d'heure..."
" Tu pourrais passer une nuit entière avec moi?"
" Nestor? Pourquoi?
" C'est un enlèvement...nous allons passer une nuit idyllique... tu t'en souviendras pour l'éternité!"

"Nestor! Tu me fiches la trouille...c'est quoi cette invention?"
"La surprise de ta vie...et la mienne par la même
occasion...je pense que tu ne me diras pas non?"

" Nestor? Pourquoi autant de mystères?"

" Parce que ce soir, Andy...je veux que tu sois la femme la plus heureuse du monde!"

" J'ai deux billets pour Venise...l'avion décolle dans une heure trente et dans trois heures, nous y serons!
Nous reprenons le premier demain matin et tu seras chez toi à ...neuf heures tapantes!"

" Nous sommes à dix minutes de l'aéroport...nous ne raterons pas cet avion!! Je te le jure, Andy!"

"Nestor! Tu es devenu complètement fou?"
"Fou de toi? Andy! Oui! Oui! et encore oui!!"

" Je n'eus aucune réaction de résistance...je me laissais emporter...sans un mot...oui, il pouvait m'emmener au bout du monde...à l'instant même, rien ...plus rien ...n'eut plus d'importance que lui!
Nous deux!!"

" Nestor, emmènes-moi avec toi, dans ton rêve... je t'aime...ce coup de folie me transporte...embrasses-moi!!!"

Je me laissais emporter! Nous avions juste le temps de monter sur la passerelle...il restait cinq minutes...l'hôtesse fermait la porte de l'avion!

Je ne réalisais pas encore que j'étais dans l'espace...sur un nuage... dans tous les sens du terme!

J'avais l'impression que j'allais me réveiller...c'était tellement irréel!
Eh, non! J'étais bien assise à côté de mon Nestor, qui m'embrassait encore et encore!
Il me laissait enfin un bref répit, lorsque l'hôtesse vint nous proposer une collation!
Elle m'avais légèrement tapoté l'épaule...Madame!!
"Oh! Oui!! Veuillez-nous excuser, Mademoiselle!"

Nous eûmes un petit sursaut...Nestor...Oui,je suis là!
J'en eus presque honte! Nous avions quel âge? Sans aucune honte...la soixantaine bien sonnée! Une vraie folie!

Nous avions les pommettes légèrement rosies...je redressais une mèche de cheveu qui me retombait sur le front...je me sentais presque honteuse...

Je me disais tout à coup... que si j'avais vu un couple de notre âge...aussi épris, je les auraient jugés indécents...
cette vieille éducation fit une brève incursion...immédiatement je me disais : s'ils sont heureux, où est le mal?

" Nestor, tu es un vrai fou! Sans même me prévenir??"
" Andy, c'est ça l'effet de surprise!"
"Pourquoi t'aurais-je prévenu, ma chérie?"
" Je t'avoues, que pour une surprise, c'en est une...jamais je ne pouvais m'imaginer... il y a à peine une heure...que je me retrouverais dans un avion en partance pour Venise?

" C'est vraiment dingue!!! Nestor, là...j'en suis certaine que je m'en souviendrai pour l'éternité...c'est presque magique!!!"

" Toi, quand tu aimes...tu es capable de faire de telles extravagances??? Nestor, j'en reste encore baba..."

" Que vais-je raconter en rentrant à la maison?" Nestor?"

" CARPE DIEM ! Rien de plus, n'en parlons plus!"

" Regardes-là par le hublot...dans moins d'une demi heure nous sommes arrivés!Andy!

" Je suis l'homme le plus heureux du monde!! ...incroyable...une folie si doux...je t'aime...je ne m'imaginais pas un instant que j'allais être transporté et si fou de toi? Andy! "
" Nestor! Je suis dans un état second...je ne réalise pas encore être réellement avec toi!!! Tu me rends dingue...
" Pinces-moi, pour voir si je suis réellement là??"
" Aie! aie! J'en suis sur...arrêtes!!!"

" J'ai réservé une chambre de rêve...que ni toi...ni moi n'avons jamais vue...de notre vie!"

" Nestor, j'ai presque peur que ce soit un rêve... je ne vais pas me réveiller??"

" Andy, non, tu ne rêve pas, aussi sur que je suis près de toi et que je m'appelle Nestor!"

" Nous avons remis nos ceintures de sécurité et sommes arrivés à l'aéroport de Venise....

Un chauffeur nous attendait...

Chouette 14 novembre 2009 à 19h15 · 27

Je me suis blottie dans les bras de Nestor pendant le voyage jusqu'à l'hôtel...je venais de me rendre compte que je n'avais que les vêtements que j'avais sur moi!

" Nestor, je n'ai aucun nécessaire de toilette? Ni de vêtements de rechange..."
"Andy, il n'y a aucun soucis à te faire...il y a une boutique à côté de l'hôtel, tu y trouveras tout ce que tu veux...et tu y prendras tout ce dont tu as besoin..."

" Nestor...c'est irréel!"
" Non, Andy, la plus belle nuit de notre vie!"

"Laisses-toi porter par notre bonheur d'être ensemble ...ne te poses plus aucune question!!

- Tu me dis sans cesse CARPE DIEM ...appliques-le!!!

Ce n'est pas la nuit de cendrillon...rien ne changera...demain matin nous serons encore plus fous l'un de l'autre, j'en suis certain, ma chérie!

Je vis de loin la lagune de Venise...quelques gondoles....nous sommes arrivés!!

A toi, ma chérie, rentres! Un portier tenait la porte...
" Bagages? Monsieur "
" Aucun , Monsieur! Répondit, Nestor!"
" Monsieur , après la réception de la clé de la chambre, nous souhaitons immédiatement nous rendre à la boutique!
" Madame, Monsieur, suivez-moi? "
" Merci, Monsieur"
" Nous étions attendus, réception de la clé...
- Et maintenant ma chérie, tu prends tout ce qui t'es nécessaire!!
- Je n'en crus ni mes yeux...ni mes oreilles!
- Une boutique? D'un luxe...je ne regardais aucune étiquette des prix!
- Une chemise de nuit? Tu crois que j'en aurai besoin...le peignoir de bains fera l'affaire...
- J'hallucinais!!!
- Nestor prit le stricte nécessaire, pour la barbe, l'eau de toilette, une chemise de remplacement pour le diner de ce soir...
- Il me pria de prendre un tailleur, un chemisier et tout le nécessaire pour me maquiller...il souhaitais que je sois la plus belle pour ce soir!!

- Je ne rêvais pas! C'était tout simplement incroyable!
Tant de gentillesse, de faire-play, d'attentions...je n'en crus pas mes yeux, réellement un vrai gentlemen!

- Dès la fin de nos achats, nous étions accompagnés par le groom d'étage qui portait tous nos sacs!

- Il ouvrit la porte de la chambre...toutes les lumières étaient déjà allumées...une chambre d'un luxe? La salle de bains? une salle de danse...j'étais ébahie et éblouie par tant de luxe et de beauté...

- Le groom déballa tous nous achats et mit tout en place à la salle de bains et les vêtements sur des cintres! Il prévint Nestor, qu'il emportait la chemise... qu'elle arriverait repassée dans moins d'une demi-heure...je restais tout simplement bouche bée...

- Nestor ferma la porte, dès que le groom fut sorti...je me jetais à son cou....

Chouette 15 novembre 2009 à 13h38 · 28

Nous étions seuls au monde!!!
Nous renaissions ensemble!
Je mentirais si je vous disais que Nestor resta bouche bée...
Nous étions fous et ivres de joie.... de l'envie de l'un...de l'autre...
Nous n'eûmes pas le temps que déjà le groom ramena la chemise sans aucun faux pli!
Après une douche nous eûmes juste le temps de descendre pour prendre notre dîner au restaurant de l'hôtel...
Je me sentais comme une princesse...le tailleur semblait avoir été taillé sur moi...un rêve!
Nestor avait des yeux si lumineux...d'un tel brillant...
Oui, c'était réel...fou et dingue à la fois!

Jamais je ne me serais imaginé un seul instant dans une telle situation qui puisse me paraitre si magique !!!
J'ose même dire que cette magie, je vous la souhaite un jour.... à tous.... et d'être aussi émerveillé!

Le restaurant, la décoration magnifique et unique au monde, le service, les plats, le vin...exceptionnels!

Nestor et moi, savourions notre plaisir et notre joie d'être ensemble!

Nous étions seuls au monde!!

Le dîner terminé, je n'eus qu'un seul souhait : passer sur le Pont des Soupirs! Le summum du romantisme de tous les amoureux du monde!
Nestor ne fit aucune objection...j'étais sa princesse!
Nous avons demandé à un passant de faire une photo de nous deux avec le portable de chacun! Nous étions très heureux chacun, d'avoir notre photo à deux!

Je lui demandais s'il avait fait un voeu?
- Oui, ma chérie... pas un mot...je fis de même!
- Secret, je ne le dirai pas non plus!

Nous étions seuls au monde!

Nous avons longé le canal...l'heure tardive ne nous permettait plus de faire un tour en gondole...mais nous nous étions déjà promis de revenir un jour!
Enlacés, nous avons regagnés notre hôtel!
Nous riions de bon coeur en nous aventurant à demander la clé en italien...à la réception!
Le réceptionniste de service se mit à rire avec nous en rectifiant notre demande...notre tentative de parler italien n'avait rien à voir avec une clé!

Nous empruntions l'ascenseur...ni Nestor ni moi ne disions un mot...je me sentais fébrile et timide à la fois...ce n'était pas la première fois...et cependant c'était comme si...effectivement la première...depuis quelques années!

Je me sentais sécurisée...mais pas très sûre de moi...
Je n'eus pas le temps de me poser de question...

A travers la lueur des lampions suspendus en façade...je vis clairement les yeux brillants de Nestor...
je fus entièrement envoûtée...la luminosité de la chambre fut magique...
Vous comprendrez la discrétion au sujet de cette folle nuit...vécue avec une telle intensité...
J'avais le sentiment...Nestor également...que nous nous connaissions depuis toujours!!

Oui, nous étions seuls au monde!!

Chacun unique, mais ensemble!! J'avouerais par la même occasion que nous n'avons pas fermé l'oeil de la nuit...
Nous avons tout juste ... eut le temps de prendre chacun notre douche, un taxi nous attendait déjà devant l'entrée de l'hôtel, qui nous ramena à l'aéroport!

A bord de l'avion,l'hôtesse nous apporta le petit-déjeuner et un excellent café... nous nous sommes assoupis enlacés avant même qu'elle ne revienne débarasser!!
..J'aurais aimé ne jamais le quitter Nestor...il partagea mon avis...Nous étions divinement bien!

Extraordinaire escapade...organisé d'une main de maître avec une telle élégance, une telle délicatesse...ce ne fut pas un rêve, mais la réalité!

Merci, Nestor...un cadeau merveilleux et inoubliable!

Atterrissage sur le tarmac...le rêve ne prit pas fin...comme Nestor l'avait dit avant le départ...nous étions encore plus fous qu'au départ...

Notre séparation fut un vrai déchirement...nous nous sommes promis de nous revoir le plus vite possible!
Ce soir peut-être...déjà...

Il était 8h30 du matin quand Nestor me déposa auprès de ma voiture...des baisers à ne plus en finir...les minutes étaient comptées...je devais être à la maison à 9h comme promis!

Je lui soufflais timidement à l'oreille, merci de tout coeur pour ce magnifique cadeau de rêve, Nestor, je t'aime!
Andy, tu es un amour, je t'aime...
Nous nous sommes quittés...encore un bref instant... nous nous sentions seuls au monde!!!
Je repris le sac avec mes achats de Venise, que je laissais momentanément... dans le coffre de ma voiture.

Arrivée devant la maison, mon mari levait le volet du salon! Le temps de me garer...il était sur le pas de la porte!
Il me reçu les bras grands ouverts avec une étreinte emplie de tendresse!
J'en fus émue et réellement touchée! Nous restâmes un certain temps enlacés, j'avais l'impression de l'avoir quitter depuis très longtemps!!!
J'avais le sentiment qu'il semblait heureux de me sentir heureuse à travers cette étreinte?
Se doutait-il de quelque chose?
Etais-je transformée à ce point? Je devais l'être!
Il me connaissait...très bien!

J'étais certaine qu'il savait que je n'avais pas dormi à la maison, je me rendais compte qu'il m'aimait encore plus que je ne le pensais!

Je me disais...quel cadeau magnifique il m'avait permis de recevoir et de vivre?
Il ne me fit aucune remarque...le café était prêt, nous avons déjeuner ensemble en parlant de tout et de rien.

Le déjeuner fut gai et détendu, nous parlions à bâtons rompus...c'était tout à fait naturel sans aucun artifice!
Mon oiseau rare eut la délicatesse de ne me poser aucune question! Quelle délicatesse?

J'étais interrogative et heureuse à la fois, comment pouvait-il accepter que je puisse me sentir femme sans lui et m'offrir un tel cadeau?
J'estimais avoir beaucoup de chance...

Il me restais à convaincre.. Nestor d'être patient, il était hors de question pour moi de quitter mon mari!

Si je le voyais ce soir, je lui expliquerais ce que j'avais vécu et compris à travers notre escapade à Venise : laisser du temps au temps et que nous devions vivre les bons moments que la vie nous offrirait!

Je lui ferais comprendre l'immense cadeau que mon oiseau rare me fit...en me laissant vivre ma vie de femme à côté de lui, sans le quitter!
Je crois et j'en étais certaine, que Nestor fut assez intelligent pour comprendre ce qui était l'essentiel pour lui et moi! Nous voir et nous rencontrer...sans vivre ensemble dans l'immédiat...
CARPE DIEM?
Je me sentais de moins en moins seule...de plus en plus comprise...

Chouette 16 novembre 2009 à 18h03 · 29

Je me sentais complètement revivre!
C'était le printemps dans mon coeur alors que nous étions au coeur de l'automne!

Je dus me secouer un peu...pour redescendre de mon nuage...j'avais promis à François, (Franscesco et les siens) d'organiser la soirée " Lasagnes".

Merci, François, de me rappeler ma promesse! J'étais encore dans une certaine léthargie!!

De passage à la maison, il m'annonçait que ses soeurs avaient décidées de préparer les lasagnes chez lui! Bonne idée, par la même occasion, elles me donneront la recette et elles me permettront de mettre les mains dans la pâte!

Comme prévu, nous nous y sommes mises à trois!
Drôle de trio, d'après François! C'était pour nous taquiner?
Je les connaissais de vue, le courant passait très bien...j'oserais même dire que nous nous sommes beaucoup amusées.
J'étais fière d'avoir réussi la sauce, selon elles ...j'avais mis trop de parmesan sur les couches de pâtes intermédiaires!
François, voulait y mettre son grain de sel...et il ajouta que les lasagnes n'en seraient que meilleures, Aurelia se doutait qu'il voulait prendre ma défense!

Comme il était l'aîné, elles n'osèrent pas le contredire!
Pour couper la poire en deux et leur faire plaisir, je diminuais la proportion des plats suivants!

Le soir venu, nous nous mîmes à table!
Mon mari avait été chercher deux bouteilles de vrai
" Chianti " !
François, se moquait presque de lui, quand son frère Luigi ajouta : Eh oui, Franscesco...tu ne le sais peut-être pas toi, il faut impérativement qu'il y ai un coq noir sur la languette de papier scellant le bouchon!

Tous ébahis, se précipitèrent sur les bouteilles à la recherche du coq noir!
Il y était! Donc, c'était du vrai!
Mon mari semblait aussi fier que le coq sur la bouteille!!!

Nous dégustions nos lasagnes, tous heureux de partager ce délicieux repas et de goûter ce bon Chianti!
Franscesco d'ajouter : ça... ce n'est pas de la bibine?
Les soeurs et moi avions réservé la surprise et a l'insu des hommes...préparé un délicieux tiramisu pour le dessert, dont je connaissais à présent la préparation!

Dès le dessert terminé, Franscesco et Luigi, débarrassèrent la table!
Les deux soeurs étaient déjà en agitation pour débuter l'histoire de l'arrivée de la famille chez nous!

Franscesco était l'aîné, il était le seul né de la fratrie à l'arrivée et leur mère était sur le point d'accoucher d'Aurelia suivie d'à peine 1 an de Carmella!
Il se rappelait plusieurs évènements, le froid, la faim, la boue par temps de pluie et les bassines quand il pleuvait dans les baraquements qui avaient servis pendant la guerre!

Oui, il se rappelait...les soeurs versaient une larme...Luigi étant le dernier...les sommant d'arrêter de faire des pleurnicheries à l'italienne!

Aurelia se fâcha un instant, précisant que lui a sa naissance, les parents était déjà dans une maison en briques appartenant au charbonnage!
Avec de l'eau et de l'électricité et des rues déjà pavées, sans aucune maclotte de boue!

Il était près de 23 heures, quand Franscesco se disait fatigué en précisant que je devais l'être aussi, puisque j'avais selon lui, dû supporter leurs cris d'indignations...leurs fous rires...leurs demander de ne pas tous parler en même temps...je ne me plaignais pas...mais retenir tout ce qu'ils disaient...j'avais l'impression d'être soûle, sans avoir bu une goutte de vin!
Franscesco avait raison! J'étais réellement fatiguée!

Nous nous quittâmes le coeur contents...en nous promettant de nous revoir le jeudi suivant!
Je les rassurais tous, je ferais dès le départ un résumé de ce qu'ils avaient racontés ce soir, pour que tous soient d'accord pour ensuite poursuivre toutes les anecdotes au fil du temps de leur histoire jusqu'à ce jour!

Je les ai prévenus, que la prochaine fois chacun parlerait à son tour...j'avais un crâne à exploser!!!

C'était une très belle aventure! D'écrire enfin cette retransmission orale pour la perpétuer dans leur histoire familiale!

Nous nous embrassâmes...tous heureux de cette superbe soirée!
En rentrant à la maison, mon mari semblait heureux! Il tenait à me féliciter, c'est magique... comment tu fais pour animer la vie des autres? Bravo, ma chérie!
Mon chéri, c'est eux qui racontent, je ne fais que mettre tout ça en musique...

Je lui donnais un petit bisou et montais me coucher !

En rentrant dans ma chambre... je ressentais une petite pointe de tristesse... de ne pas avoir entendu la voix de mon Nestor en ligne!

Il savait que c'était " la " soirée italienne, mais quand même, j'aurais tant aimé entendre sa voix, ne fusse que quelques minutes!

Vu l'heure tardive...je lui écrivis un petit texto de mots doux...très doux même...

Chouette 17 novembre 2009 à 23h14 · 30

J'eus beaucoup de mal à m'endormir! J'aurais tellement aimé être dans les bras de Nestor!

Ce matin j'étais d'humeur triste...je feignais ne rien montrer!La routine...café...toasts...
Pas de chance! Mon oiseau rare était de si bonne humeur qu'il m'agaça à siffler tel un pinson!

Pas un mot...dans ces cas là...mieux vaut se taire!
Le petit-déjeuner terminé, je remontais quatre à quatre prendre ma douche!

Je me sentais en forme pour aller me promener...prendre l'air...j'avais l'impression d'en manquer?

Oui! vingt quatre heures sur vingt quatre...chacun sur le dos de l'autre...
- tu fais quoi?
- tu vas où?
- fais pas ci?
- fais pas ça?

De l'air...de l'air!

J'avais préparé la liste des courses! Cette fois exceptionnellement, je ne souhaitais pas faire les courses avec mon mari!

- T'es fâchée?
- T'es de mauvaise humeur?
- Tu veux quoi?
- Je n'ai pas envie de t'entendre...
- Cette routine? Ce train-train me tue!!

- Comme je peux voir, Madame est de mauvais poil!
- Pfffffff!
- C'est tout ce que tu as à dire?
- Si je dois passer la fin de l'automne et tout l'hiver à ce rythme?
- J'ai l'impression d'avoir cent ans!!!
- Chéri, t'as pas une idée folle?
- Partir en vacances?
- Surprends-moi?

J'étais insupportable et presque agressive!

- C'est pas tous les jours qu'on ce fait enlever pour aller à Venise? Me disait ma petite voix intérieure!!!

- Eh non, ma vieille! C'est ça, il est temps que je sois réaliste?
- Une vie entière à avoir été sérieuse?
- C'est ça? Oui, j'ai envie de jouer à la vieille folle!!!
- J'ai des tas de projets...personnels!

- Je me rends compte que mon mari qui est pensionné depuis plus de vingt ans, qu'il n'a jamais préparé ni entreprit aucun projet personnel?

- Je ne m'en suis jamais rendu compte, puisque moi je travaillais encore jusqu'à il y a quelques mois!

- Il ne bouge que quand je bouge?
- Il me suit partout comme un toutou?
- Il ne fait que ce qu'on lui demande?
- Jamais aucune initiative?
- J'ai passé une si longue vie à être la locomotive?
- Tirer?
- Motiver?
- Bouger?
- S'amuser?
- Rire?
Tapisser?
- Peindre- Embellir?

Oui, c'est comme si j'avais reçus une paire de baffes en pleine tronche!!!

C'est pire qu'une secousse tellurique?
C'est pire qu'un tremblement de terre?

Tout s'écroulait littéralement dans ma tête!
Je l'adore...mais quelle déception je viens de découvrir là...pire qu'un séisme!!!

Finalement...je préfère lui donner la liste des courses, puisqu'il les fait tellement mieux que moi? Radin? Il fera encore des économies en plus!!!

Je monte écrire et relire les notes de la soirée italienne!

La paix! Oui, pas de scène inutile...aucun jour ne se ressemble...ça ma vieille tu le sais depuis longtemps???
- Tu as fais semblant de ne rien voir pendant autant d'années?
- Cela t'arrangeais aussi?
- Le contraire serait mentir, oui, je l'avoue!

- N'empêche...on va fiche un bâton de dynamite dans cette vie ranplanplan!! Mettre de la vie dans cette maison?
- Le jardin? Les fleurs?
- C'est bien beau tout ça...il faut remettre de la vie dans les tripes!!!

- J'entends mon oiseau rare qui klaxonne pour me prévenir qu'il est parti faire les courses!! Tout est réglé comme une horloge!!!
- De la fantaisie...se lever tous les jours à la même heure?
- Fini! Quand je veux!
- Déjeuner - diner- souper - tu manges quoi?
- tu veux quoi?
- Je veux rien, la paix et faire ce qui me plais quand ça me plais!!!

- Enfantin??? Eh, ben ça...c'est la révolte de la jeune pensionnée...je vais créer une association de toutes les femmes qui ont élevées des enfants et travaillés 45 ans à l'extérieur en plus de s'occuper du ménage et de la vie de famille???

- Oui, c'est une révolte!!!

- Dring!!
- Qui cela peut-il être?
- Je passe la tête? C'est Franscesco!!!
- Attends, François, je descends t'ouvrir!!
- Mais non, que je ne dormais pas, j'étais en train de revoir mes notes de hier soir!!
- Tu me montres Andy???
- Non, non, François, la prochaine séance c'est jeudi prochain, tu n'as pas à avoir des privilèges!

- François, si je le voulais vraiment, je pourrais travailler trois à quatre heures sur les notes...je crois que le rythme actuel, c'est correct, non?

Il n'eut pas l'air très satisfait, je lui fis la suggestion d'écrire les idées qui lui viendraient en dehors des jeudis sur un petit carnet!

Là, tout à coup il se sentait fier et important!

Je lui fis comprendre que moi de temps en temps j'avais aussi besoin d'être écoutée!
Je lui disais franchement,non, la vie des femmes ne s'améliore presque pas!

- François, je me sens triste et déçue aujourd'hui...je me sens perdue dans cette vie de routine...ça m'ennuie de refaire tous les jours les même choses aux même heures...le train-train ça tue!!!
Se lever tous les jours à la même heure François???
- Andy? Qu'est ce que tu racontes?
- C'est ça, encore un qui me prends pour une folle???

Cela les arrangent rudement quand ils ne savent plus quoi dire!!
- Je n'étais peut-être pas sympa, mais je dis à François que j'allais m'apprêter pour sortir faire ds courses!

Aussitôt parti, je téléphonais à Nestor! Il m'attendais, mes courses attendraient...
" Je mis un petit mot sur le meuble de l'entrée : sortie faire du shopping avec Santi, je ne sais pas à quelle heure nous rentrerons!"
Illico dans ma teuf...si jamais l'oiseau rare arriverait avant l'heure...où plus tard? Tant mieux!

Je dus me calmer et ralentir...oui,oui, il t'attends, il va pas s'envoler?
J'arrivais à l'heure à" l'Auberge de l'Orée du Bois"!

Je ne pris même pas le temps de fermer ma portière à clé...nous nous sommes enlacés comme si nous nous n'étions plus vu depuis des mois...il n'y avait pas plus de 24h ...
Nous avions encore tant de choses à nous dire à nous raconter et à partager...nous n'aurions peut-être pas le temps de tout nous dire....
Nous ne nous sommes pas quittés...il m'a kidnappée et emportée chez lui...
Un moment encore plus intense qu'à Venise...
Nestor, il est extraordinaire...

J'étais rentrée avant mon mari! Ni vu, ni connu, ni su!

Chouette 18 novembre 2009 à 13h02 · 31

- Bonsoir, ma chérie, tu as été tranquille cet après-midi?
- Ah oui! Merci, chéri!
- Je suis passé à l'agence de voyage, j'ai pris de la documentation pour différentes destinations, tu peux y jeter un coup d'oeil?
- Si tu as envie d'aller dans un pays précis, nous pourrions en discuter!
- La destination? huit jours, dix jours...à toi de voir!

- J'en restais baba...enfin une proposition?
- Tu es un amour, c'est une bonne idée pour sortir de nos quatre murs!
- Au départ, tu le sais depuis plus de vingt ans que j'aimerais aller en Egypte...je pense que je ne changerais pas de destination après avoir lu autant de livres et de documentations concernant ce pays!

- Ah, ça ne devrait pas poser de problèmes, il y a des très belles promotions en cette saison, ma chérie!
- Tu es partant alors? Mon chéri?
- Bien sûr!Chérie!
- S'il y a des promos tu n'inviterais pas François, il n'est plus jamais parti depuis le décès de Rosalia?

- C'est une bonne idée, j'irai lui en parler après le diner!
- Et toi, t'inviterais pas ton Nestor, comme archéologue...
nous aurions un guide très expert...

- Je pense que dois être devenue écarlate...
- Je me repris aussitôt...
- Hésitante, je répondis que c'était une excellente idée...en précisant qu'il fallait voir s'il pouvait prendre des jours de congés et voir les dates?
- J'étais ravie intérieurement, je devait lui en parler au plus vite.

Afin de ne pas exploser de joie, je suggérais à mon oiseau rare d'aller voir François, que moi j'appellerais Nestor pour voir s'il acceptait d'être notre guide pour cette aventure!

Je survolais la documentation sur l'Egypte d'un oeil vraiment distrait...je rêvais et me retrouvais à Venise....

Je sursautais lorsque mon mari me demanda si je l'accompagnais chez François?

- J'aimerais rester seule, j'appelle Nestor pour avoir son avis, ensuite nous pourrons mettre le projet en route à quatre? Tu trouves pas que c'est plus simple?

- Oui, c'est une bonne idée...j'y vais! Bisou?

- Comment allais-je annoncer cette idée folle que mon mari venait de me proposer : partir avec lui et Nestor en Egypte?
Hallucinant!

- Je me disais que j'allais devoir assumer...pour une fois que j'avais l'opportunité de partir en vacances?
Au fait...oui, c'est ça...quatre ans que nous n'étions plus partis?
- J'allais pas rater ça!
- Mon mari chez François, je téléphonais à mon Nestor!

- Je commençais par le taquiner et à jouer au jeu des devinettes....
Il fut contraint assez rapidement de donner sa langue au chat...
- Moi, je buvais du petit lait et lui disais le plus naturellement du monde : mon mari nous propose le voyage en Egypte!!!
- Nestor restait sans voix!!!
- Tu es là? T'en pense quoi?
- Je ne sais quoi te dire...comment as tu fais? chérie?
- Je n'ai rien fais si ce n'est de pousser une horrible gueulante...que j'en avais marre de cette vie routinière etc...
- Je lui racontais le reste et la documentation ramené de l'agence de voyage! Voilà, maintenant tu sais tout...
- A toi de voir ce que tu va décider?
- Ma chérie, je suis partant...à nous d'être prudents...
- Tu t'imagines...dix jours ensemble? Nestor? Tu m'entends?
- Bien sûr, chérie, c'est une histoire de fou...non, tu es mon frère jumeau et nous tentons d'enraciner nos arbres sans racines...

- C'est mon mari lui-même, qui m'a précisé que depuis le début de notre rencontre... ce Nestor t'a rendu plus souriante ...quelle histoire cet arbre?

- Nous pourrons épiloguer encore des heures sur cet arbre...il es possible que François, notre voisin nous accompagne également! Je t'ai déjà parlé de lui à plusieurs reprises, tu te rappelle?
- Oui, bien sûr, c'était hier soir ce souper " Lasagnes" c'est ça?
- Oui, c'était super, tu peux venir jeudi prochain, tu verras...c'est très intéressant! En plus ils sont tous super sympa...ce qui est un plus...ça nous donnera l'occasion de nous connaitre encore mieux dans un contexte de cercle d'amis? Non?
- Bonne idée!Chérie!
- Tout se passe le plus naturellement...donc dès que François donne son accord pour l'Egypte...je te rappelles et jeudi prochain nous auront une soirée pizza's maison!
Même si François ne nous accompagne pas tu reste le bienvenu!
- Andy? Je suis quand même abasourdi de ce résultat?
- Nestor, ne te pose pas de questions, c'est une proposition de mon mari...je n'y suis pour rien!!!

- Au départ j'ai lancé l'idée en boutade...jamais un seul instant je ne pouvais m'imaginer qu'il allait le rendre possible!!

- Andy, c'est aussi magique que Vénise! Dix jours ensemble...j'en ai des frissons...chérie...
- Nestor...je t'en prie...c'est une histoire incroyable...
mais tu reconnaitras comme moi que c'est une énorme preuve d'amour de la part de mon mari...je suis presque certaine qu'il sait que tu existes dans ma vie...
- Je lui en parlerai un jour...avant de partir ...pour ne pas vivre dans le doute...
- Je fais confiance à la Providence...et toi? chéri...
- Je n'y ai jamais pensé...mais quand je vois comment les choses se déroulent depuis notre rencontre...

- Andy, je dois reconnaitre que je reste assez perplexe du déroulement des évènements...par ailleurs très positifs!

- C'est tout ce que tu es et dégage que j'aime chez toi...je te trouves....tellement....
- Tellement quoi? Nestor?
- Je te le murmurerai à l'oreille demain...Tu me manques...là à cet instant j'aimerais être dans tes bras...tellement je t'aime...
- Mon amour, je reste sans voix...c'est réciproque...mais ta place est plus aisée que la mienne...
- Pas tant que ça...puisque je dois laisser du temps au temps...
- Moi aussi, Nestor! Mais nos rencontres sont et seront encore plus belles...plus intenses...
- Nestor? Je raccroche...sinon j'arrive immédiatement...
- Andy?- Oui?- Viens...je t'attends...
- Nestor...c'est de la folie...qu'est-ce que je vais dire à mon oiseau rare...?
- Que je t'aime et que je suis folle de toi?
- Tu te rends compte....?- Oui, puisque je suis concerné et ravi...
- Andy? Viens...je t'aime.....

Chouette 18 novembre 2009 à 22h41 · 32

Il était déjà 18h! Oui, j'oserais...
Je sortais courant comme une folle...je passais chez François, qui me disais être fou de joie de venir en Egypte avec nous!
- Toi et ton mari vous devez me promettre qu'ensuite nous irons tous ensemble en Italie! D'accord, Andy?

- Bien sur François, tu peux compter sur nous!
- Tu rentres?
- Je viens prévenir mon mari que je passe deux heures avec Nestor...
- Ce n'est pas un problème, nous allons souper ensemble, me dit François, ni lui ni moi ne seront seuls?
- Bisou! A tantôt! Sois prudente, ne roule pas comme une folle!
- Comme si? Fango, c'est qui au volant?
- A tantôt!
- Quand est ce que tu nous présente ton Nestor?
- Jeudi prochain, pour le souper pizzas! C'est déjà prévu!
- Vous devez quand même voir la tête de votre guide, non?
- Je lui en parle dès que j'arrive! Nous dinerons tous ensemble et il assistera à la foire aux spaghettis des italiens quand ils se mettent à crier tous ensemble comme au marché!!!
- Hé! Andy! Tu va lui raconter tout ça
- T'inquiète pas, François, je lui ai déjà parlé de vous tous, il ne sera pas perdu, rassures-toi!
Je me sauve....
Trop contente de retrouver mon chéri!
Nestor m'attendait sur le pas de la porte...j'eus juste le temps de rentrer qu'il m'étouffait presque dans ses bras!

Oui, je vous répondrez ...que j'étais follement amoureuse et heureuse...
Je voulais qu'il me murmure à l'oreille ce qu'il n'avait pas voulu me dire au téléphone ...
J'étais très émue...
Je l'embrassais pour le remercier, c'était un beau compliment...
Nous avons passés deux superbes heures ensemble...
...Le nirvana...

Chouette 19 novembre 2009 à 20h59 · 33

Je présume que vous êtes presque certains que nous n'avons pas joué à la belote!

Nous sommes immédiatement passés aux choses sérieuses! Nestor me précisa les dates auxquelles il pouvait prendre ses jours de vacances pour partir avec nous!

Bien sûr, dans ma précipitation j'avais oublié la documentation de l'agence de voyage!

Je décidai d'appeler François, puisque mon oiseau rare dinait avec lui et qu'ils étaient en possession de tous les documents!
Je pris donc le cornet :
- François, c'est Andy, tu peux me passer mon mari?
- T'es où?
- Je suis avec Nestor, mais je n'ai pas la doc pour savoir les dates où nous partons et voir quand il peut prendre ses congés!
- Oui, je te le passe...pendant ce temps là... je tentais de rester sérieuse pendant que Nestor me taquinait...il mimait mes expressions...j'eus du mal à rester sérieuse au téléphone...
- Le temps que mon mari arrive ...
- Allo?
- Mon chéri, tu as les dates des séjours pour l'Egypte?
- Oui, voilà, François m'a dit que Nestor devait connaitre la période à laquelle nous partirions...
- Attends, que je ne me trompe pas de colonne...
- Attends, je rappelle François....Fran....çois...
ça y est, il m'apporte mes lunettes...
- Pourquoi tu ris?
- Nestor me fait des grimaces...
- Bon, chéri, les dates?
- Attends...je mets mes lunettes...
- Pfffff....
- Chéri, c'est une grève générale?
- Ca va, j'ai trouvé ...
- Chéri! C'est pour quand ?
- Nestor se rendait compte que je commençais à m'énerver...
Il se mit à me chatouiller...je riais aux éclats...mon mari interrogatif me disait: eh bien t'as pas l'air de t'ennuyer?
- Chéri, ça fait combien de temps que je suis en ligne pour que tu me donnes enfin les dates?
- Oui, c'est Nestor qui s'impatiente et qui me chatouille...les pieds, t'es content? Comme ça tu sais tout!
- Oui, Nestor il peut prendre ses congés à quelle période?
- Entre le 18 et le 30 janvier prochain! Tu as trouvé la colonne?
- Oui, oui, chérie, ne t'énerve pas : il y a un séjour du 20 au 29 inclus...ça va aller pour cette période?
- Je riais tellement ...
- Nestor, ça va pour toi du 20 au 29 janvier inclus?
- Je lui mis le doigt sur la bouche...je voulais éviter qu'il me dise, chérie...
- C'est très bien, tout est en ordre, je prévois mon remplacement...c'est comme si nous étions déjà partis!!!
- Tu as entendu mon chéri?
- Génial, il y en a un qui danse de joie à côté de moi...
François est devenu complètement fou...tellement il était content!!!
- La seule condition pour lui c'est qu'au printemps et cet été, nous les accompagnions tous en Italie!
- Génial, dis-lui que je suis partante, j'en parle à Nestor!
- Nestor il est content?
- Je crois, j'ai pas encore eu le temps de lui demander?
Nestor...me faisait tant de grimaces...je ne savais plus parler...
- Attends, je te le passe...
- Nestor me fit quelques signes de désespéré...assume...tu vas le rencontrer jeudi prochain...

- Allo, Nestor, bonsoir, ravi d'entendre ta voix!! Ma femme m'a tellement parlé de toi et de votre arbre sans racines...
- Bonsoir, Monsieur!
- Monsieur? Je ne pars pas en vacances avec un homme qui m'appelle Monsieur...
- Appelles-moi Marcel, puisque moi je t'appelle Nestor?
- D'accord, Marcel! Je faisais signe à Andy que les dates me conviennent et je me réjouis d'être votre guide...
A mon tour de taquiner Nestor...je lui retirais ses chaussures et ses chaussettes...je lui chatouillais les orteils... il riait tellement...il était plié en deux...il a même failli me mettre un coup de pied sur le nez...tellement nous riions...
- Marcel, excuse-moi, c'est Andy qui me chatouille...je crois que je vais te la renvoyer au plus vite...nous sommes au courant de l'essentiel...
- J'ai l'impression qu'à rire de la sorte vous ne devez pas vous ennuyer...vous deux?
- Nestor me fit des grands yeux en mettant un doigt sur la bouche...j'avais compris qu'il fallait que je me taise...
- Marcel, je te souhaite une bonne soirée et à jeudi prochain?
- Oui, Nestor, je suis curieux de te rencontrer!
- Oui, oui, je te la renvoie...d'ici une demi heure? Ca va?
- Dans une heure...je finis ma partie de belote avec François!
- D'accord, je lui dis! Salue, François pour moi, lui, j'ai l'impression de déjà le connaitre aussi...
- Eh, bien, mon Nestor, j'ai l'idée qu'on va pas s'ennuyer en Egypte!!
- Ouf! Je n'en peux plus!!Ne me fais plus jamais un truc pareil quand je téléphone m'écriais-je!!
Nestor, je te déteste quand tu fais des grimaces...
- C'était très amusant de te regarder en ligne...je me suis bien amusé...Toi, pas du tout, je présume?
- J'en ai mal aux côtes...
- Oui, c'était très drôle...mais je crois que ton mari étais inquiet quand il m'a dit des fous rire? Vous ne devez pas vous ennuyer?
- Je crois qu'il va falloir marcher sur des oeufs, sinon tout s'écroule avant notre départ en Egypte!

- Le meilleur test c'est jeudi prochain! Tu commences par ne pas te mettre à côté de moi, tu me regardes le moins possible...tu auras 5 paires d'yeux qui t'observeront...à toi de ne pas me regarder...je choisirai l'angle mort de ta vue...
- 5 paires d'yeux?
- Bien, tu sais compter, Franscesco, Aurelia, Carmella, Luigi, Marcel... moi j'éviterai ton regard, à toi de faire pareil...
- Tu as compris?...pas un regard vers moi, ils vont tous te scruter...de la tête aux pieds!!!
- J'ai la trouille, tu crois que c'est une bonne idée?
- Maintenant tu assumes! Non? Mon Nestor, t'es costaud, tu ne risques rien...
- Oui, je vais retenir la leçon...ce serait trop bête de tout faire capoter...c'est une chouette bande!!
- N'oublie pas qu'ensuite au printemps et cet été nous allons tous en Italie...Rome...La Toscane et Le Val d'Aoste!
- C'est génial, comme projets!
- Viens dans mes bras, il nous reste une demi-heure, parlons de nous?
- J'ai simplement envie d'être dans tes bras...
- Il me murmura ma phrase préférée à l'oreille...
La sagesse me fit rentrer au plus vite...
- Bonne nuit,ma chérie....je t'....

Chouette 21 novembre 2009 à 22h57 · 34

C'est ivre de joie et de bonheur que je rentrai à la maison!
Aucune lumière à la maison?
J'en conclus donc que mon oiseau rare jouait encore aux cartes avec François!
Tout était effectivement très éclairé...et toutes ces voitures...?
Dans la nuit noire, je crus reconnaitre la voiture de Luigi, Aurelia, Carmella...ils avaient tous débarqué!!!

Hésitante...je sonnai, Franscesco vint ouvrir :
- Andy, nous n'attendions plus que toi!!! Tu n'as pas ramené Nestor?

J'hallucinai! Que voulaient-ils fêter?

- Andy :nous partons tous ensemble en Egypte!!!
Hurlaient-ils tous en coeur!
Mon oiseau rare, tentait de dégager sa tête entre tous ces cris de joies...
- J'y suis pour rien ma chérie!
- Je m'en doute! Que s'est-il passé?
- Au fait, dès que Nestor a raccroché le téléphone, François a téléphoné à Luigi...tu devines la suite...on n'a pas eu le temps de finir notre belote que toute la tribu a téléphoné et ils voulaient tous venir fêter ça avec François, moi et surtout toi, puisque c'est ton idée de départ!
- Au départ?
- Mon chéri, je t'ai proposé d'inviter François!
- Nous allons être combien alors?
- Chérie, je n'ose pas compter?
- Tu te fiches de moi?
- Non, ma chérie, ne te fâche pas...calmement : les célibataires : François et Nestor - Aurélia et Vito - Carmella et Lucio - Luigi et Rosetta, toi et moi... voilà, fais le compte!
- On finira par avoir une ristourne pour famille nombreuse?
- Je suis très heureuse si nous réussissons à réaliser ce magnifique voyage!
- Andy, tu ne te sens pas noyée, me demanda François?
- Francesco? Pour une surprise, tu peux reconnaitre que c'est une surprise, nous étions prêts à partir à 4, nous voilà déjà à 10!
- Je te garantis, François que je vais négocier un super prix pension complète - aller-retour en avion - toutes les visites incluses dans le prix global pour nous 10 à l'agence!!
- François, ne viens pas m'annoncer demain qu'il a encore 10 personnes en plus?
- Andy, tout est possible...
- François, c'est une blague?
- Andy? J'ai pensé à 5 potes de l'amicale des pensionnés de mon entreprise...je crois que si j'ose leur en parler...j'en suis sûr et certain, qu'ils voudront venir aussi, je ne peux pas ne pas leur dire!!
- Francesco, chacun avec sa femme?
- Evidemment, Andy!
- Avec vous les italiens je devais m'attendre à tout...si ça continue et si tu le claironnes sur tous les toits...dans une semaine on sera au moins 50... on peut avoir un avion rien que pour nous et le car de tourisme sur place!!
- Andy, tu m'en veux???
- Franscesco? Je te taquine!!!
- 50 ? Oui, c'est pas mal, on aura une belle promo!, lui dis-je en me moquant un peu!!
- C'est pire qu'une colonie de vacances!
- François, je vais saluer la tribu, il est plus de 23h...je sais que nous sommes tous pensionnés...il n'y a que les pépères qui font la sieste....alors??

- Il n'y pas de problème, François, tout est possible!

Changement de programme pour le souper pizzas de jeudi soir : A l'ordre du jour :
- Préparation du voyage en Egypte! Documents - passeports- Les démarches à faire - Les vaccins préventifs - Le prix par personne avec la promo de groupe- les heures de départs - les bagages- les vêtements - attention : surtout des bonnes chaussures de marche! Tous un chapeau, des détails qui te semblent anodins...mais l'Egypte, c'est n'est pas Rome, mon ami!
- Andy, tu vas t'occuper de tout?
- On verra jeudi soir, François, si j'ai besoin d'aide je demanderai et nous répartirons les tâches!

- Si nous partons tous ensemble, je ferai un tableau avec tout ce qui est essentiel et ensuite nous le complèterons ensemble pour ce qui est accessoire...
- Bonne nuit à tous!!
- A jeudi... je prévois des pizzas pour combien de personnes?
- Aurélia, tu nous comptes tous c'est à dire 10 et si ton frère demande à ses 5 potes, il faut prévoir 10 personnes en plus! Donc...on sera 20 ou plus si François a encore oublié l'un ou l'autre pote?
- Tu veux être drôle...Aurélia???
- Non, non, Andy, merci et bonne nuit!

- Mon chouchou...je suis morte de fatigue!!! Si je m'étais attendue à un tel déferlement d'enthousiasme???
- T'as vu l'heure? Presque minuit?
- Tu vois la tête de Nestor...quand je vais lui annoncer qu'on sera au moins 20 personnes?
- Tu crois qu'il va venir si on est si nombreux, c'est pas vraiment des vacances s'il doit prendre autant de personnes en charge comme guide?
- Chéri, ce ne sont pas des enfants quand même?
- Le plus important? C'est les consignes de départ, chacun prendra ses responsabilités!
- Tu comptes t'y prendre comment, chérie?
- Je demanderai à chacun d'être attentif et d'écouter : un exemple : petit-déjeuner à telle heure ensuite départ pour un excursion à telle heure dans le car!
- Je demanderai donc que chacun écoute et soit ponctuel pour chaque départ - arrivée - rassemblement sur les sites touristiques - que chacun soit à l'heure pour le retour en car...leur faire peur en disant que celui qui n'est pas dans le car et ponctuel...il rentre à pied!!!
- C'est la base d'une bonne organisation! Demain je téléphonerai à Nestor, comme lui et moi nous nous sommes déjà occupés de voyage accompagnés, je pense que cela ne doit pas poser de problèmes!
- Ma chérie, nous allons dormir?
- Oui mon chéri! Demain à la première heure...notre voisin sera là...pour que nous partagions sa joie de partir en Egypte dans deux mois!!! Armons-nous de patience...
il nous servira l'Egypte jusqu'au départ!!!

- Hou, c'est vrai ça, ma chérie!!! Il va pas me lâcher les baskets jusqu'à notre départ! Je vois ça d'ici! Plus de belote " Fransceso en Egypte "!!
- Il y a de quoi faire un film...
- T'as oublié et " sa TRIBU "!!!
- Non, non, j'ai pas oublié....
- C'est un fameuse expédition?
- Une aventure...
- La seule chose que j'espère...
- C'est quoi?
- Qu'on oublie et ou qu'on ne perde personne!!
- Tu blagues?
- Non, pas du tout, ça m'est arrivé une seule fois! A Paris!
- Une dame cherchait un objet rare à acheter, elle s'est perdue...elle s'est retrouvée dans le quartier chaud de Pigalle...elle s'est fait aborder, en fuyant elle s'est complètement trompée de quartier...elle n'a jamais retrouvé l'emplacement du car...quand elle est arrivée...il était parti!
- Nous l'avons attendue plus d'une heure, plus nous ne pouvions pas attendre! Comme nous faisions étape à 2h de Paris, j'avais le n° de téléphone du restaurant où nous faisions halte, je l'ai collé sur le poteau de l'arrêt du car!
- Elle m'a appelé et elle nous a rejoints en taxi! Le prix de la course lui servit de leçon, je n'ai plus jamais eu de problème!
- Ce qui est dommage, c'est que dans un voyage organisé tous devraient être cool et fair-play, c'est pas du tout évident...chacun cherche son petit plaisir...son petit confort...se conduit comme si c'est normal...tout lui est dû...puisqu'il a payé!!
- Je n'ai aucune envie de gendarmer...j'aimerais aussi pouvoir profiter du voyage!
- C'est vrai, tu ne vas pas jouer à la nounou? Ils sont tous adultes! Non?
- C'est pour ça que je serai ferme dans les recommandations et les consignes à respecter!

- Il te faudra une main de fer dans un gant de velours pour que tout se passe au mieux...allez au dodo!!!
- Assez discuté...bisous...
- Bonne nuit...mon chouchou
- C'est une belle aventure ...j'ai hâte...
- Nous ne sommes pas encore partis...

Chouette 22 novembre 2009 à 21h33 · 35

Nous étions encore au lit...que François tambourinait déjà derrière la porte! Il n'était pas 8h!
Mon mari passa la tête par la fenêtre...j'entendis qu'il lui criait :
- François, dans une heure? Cela te va?
- D'accord, Marcel, excuse-moi...je vous ai réveillé...?
- Je me retournai dans mon duvet...il était presque huit heures!
- J'entendis mon mari râler...Quand est-ce qu'il dort celui-là?
- Je fus prise d'un fou rire...je lui criai ...à la sieste!!!
- Il me fiche le bourdon...je rêvais...
- Tu étais déjà en Egypte?
- Non, je tombais du chameau?
- Du quoi?
- D'un dos de chameau!!
- J'eus beau me retourner...impossible de me rendormir!
- Andy, tu dors?
- Non, ce François?
- Je finirai par débrancher la sonnette le soir!
- Calme-toi! Il est seul!
- Cela n'empêche qu'il ne va pas me bassiner les oreilles jusqu'au départ?
- T'inquiète...je vais lui dire que le matin il ne doit plus sonner et encore moins tambouriner à la porte avant 9h il... dort quand ?
- Je pris ma douche, me doutant que mon oiseau rare...serait et était déjà d'humeur maussade...
- Je laisserai les compères se documenter sur l'Egypte...je passerai à l'agence avant de mettre les éléments au point avec Nestor pour la soirée pizzas de jeudi prochain...
- Qu'est-ce que Nestor allait dire, quand je lui annoncerait que nous serions au moins 20 à partir?
- Mmm...je sentais le café frais en descendant les escaliers.
- Coucou, comment va mon chéri?
- Bof! Comme un lendemain de la veille!! Je crois que j'ai bu trop de Chianti hier soir!
- Quand avez vous bu du vin?
- Juste avant que tu n'arrives...
- Bon, bois un bon petit café...petit-déjeuner et tu verras...tu iras mieux!
- Qu'il ne vienne pas m'énerver...
- Chouchou, là je ne te reconnais pas, toi toujours si conciliant!!En plus tu lui as dit dans une heure?
- Zut et rezut...j'ai presque pas envie de le voir ce matin!
- Qu'est-ce que tu fais toi aujourd'hui? Chérie...
- Je fais des courses, je passe à l'agence déjà prévoir la documentation pour tous et déjà avoir une estimation pour la promo du groupe...ensuite je vois les différents points à ne pas négliger avec Nestor,je déjeune sans doute avec lui, dans le but de bien préparer la réunion de jeudi soir!
- J'ai aucune envie que ça tourne en marché au fromages...qu'on ne s'entende plus et que tous crient à tort et à travers!
- Je reste positive...loin de François aujourd'hui...je serai calme...
- J'ai une idée, si tu veux mon chouchou, je peux te déposer chez ton frère, il sera content de te voir et je repasserai avec le souper que nous pourrions partager avec lui?
- Oui,oui... c'est une bonne idée! Je l'appelle pour voir si ça l'arrange et tu me déposes en passant?
- Te voilà de meilleure humeur, mon chouchou?
- Oui, Arthur sera content que je déjeune avec lui et que nous dinions ensemble à ton retour!
- Cela me fait plaisir de te voir sourire! Tu sais que je l'adore ton frère, même si ça te rend un peu jaloux...il a 14 ans de plus que toi, c'est un peu comme un père pour moi!
- Je t'attends pour 10h, dépêche-toi de te raser et de prendre ta douche! Bisou?
- Tu appelles Arthur avant de monter?
- Je suis distrait...je crois qu'aujourd'hui je ne reprocherai pas à Arthur de dormir...nous dormirons en choeur!!
- Bonne idée!! La positive attitude...chouchou!!
- Pendant que mon mari prenait sa douche j'appelai Nestor!
- Bonjour Nestor! T'as bien dormi?
- Pas assez...j'ai rêvé de toi!
- Vous vous êtes couchés à quelle heure hier soir?
- Plus de minuit!
- Nestor, tu ne devineras jamais à combien nous partons en Egypte?
- C'est un jeu?
- Non une devinette!!Je te raconte...grosso modo...
- Quand je t'ai quitté, mon mari était chez François, tu vois le topo? Toute la tribu était là...pire que le tamtam africain!
- Je me doute...disons...10 personnes?
- T'en rajoutes minimum 10! Sauf si le tamtam traverse toute la région...nous risquons d'être 50!
- C'est une farce? Tu me fais marcher?
- Chéri, je suis sérieuse...20 c'est certain, pour jeudi soir!
- Je fais une course, je passe chercher la documentation à l'agence de voyage et voir la promo de famille nombreuse ensuite je te rejoins, si tu es d'accord?
- Je dépose Marcel chez son frère et je repasse diner avec eux!
- Donc, si tu es disponible...nous pourrions déjeuner ensemble?
- Si doucereusement présenté et demandé...tu penses bien que je suis ravie de passer un peu de temps avec toi!
- Je t'attends chez moi pour 12h30? Je prendrai mon après-midi?
- Tu crois?
- Bien sûr! Il nous faut au moins deux bonnes heures pour mettre ce projet en route...
- Nestor?
- Oui, chérie!
- Je dois être chez mon beau-frère pour 18h30 au plus tard...je prépare le diner pour nous 3!
- Quelle chance, je ne m'attendais pas à te voir aujourd'hui...Tu hantes mes nuits...
- Nestor! Tu n'es pas sérieux, on a du boulot!
- Je m'en fiche...il sera fait...je suis fou amoureux...
- Vite 12h30!
- Tu me rendras folle...je t'a... à tantôt?
- Mmm...oui...oui...je suis tout à toi...

Chouette 24 novembre 2009 à 16h16 · 36

Je passai déposer mon oiseau rare chez son frère, qui fut très heureux de nous voir!
J'avais apporté le déjeuner, il suffisait de le mettre au micro-ondes à l'heure de leur choix, lasagnes maison!
- T'as de la chance d'avoir un trésor de femme comme ça toi, petit frère!
- On voit bien que c'est pas toi qui vis avec! Depuis qu'elle a pris sa pension...c'est tout juste si j'ai encore le temps de faire une sieste?
- C'est ça, tu oses te plaindre, ajoutait Arthur!
- Tu sais que c'est pas la peine et qu'Arthur ne te crois pas une seconde...ajoutais-je!
- Bon, je m'en vais!
- Où, tu vas, Andy?
- Marcel te racontera...nous en reparlerons au diner, Arthur!
- Bonne journée, je serai là vers 18h30?
- Le diner est prêt!Au menu :
- Rôti de veau-princesses du potager de monseigneur-pommes de terre en purée et un tiramisu maison!!!
Cela vous va les frérots?
- Tu peux être tranquille, je le surveille...
- Bisous?

Je passais par l'agence! La gérante me fit un accueil royal, c'est pas tous les jours qu'elle faisait une estimation de prix pour 20 personnes! Elle restait ébahie!
- Vous allez vous occuper de tout ça seule?
- J'ai un ami archéologue qui nous accompagne!
- Le voyage reviendrait tous frais compris à 350€ !!
- C'est donc bien pour la semaine complète du 19 au 29 janvier 2010 inclus! Pension complète - transferts aéroports-hôtel-excursions et visites touristiques en car sur place!
- C'est incroyable ce prix pour de tels services?
- C'est la plus basse saison de l'année! Madame!
- Agréablement surprise, si je m'attendais? Ceux qui m'accompagnent vont être aussi surpris que moi!
- Je comprends! De plus les températures ne dépassent pas les 24° la journée, mais les nuits sont très fraiches!
- Je vous remercie pour toutes ces informations, je vous tiendrai au courant s'il y avait des changements...
- S'il y avait 5 participants supplémentaires, nous aurions encore une ristourne de 50€ chacun!
C'est François qui allait pouvoir actionner son tamtam!!!
Je pris la documentation pour la soirée pizzas, la gérante fut ravie, moi aussi! Tous seraient heureux pour un prix si attractif!
- Je vous tiens au courant, s'il y a d'autres inscrits!
- La date limite sera le 02 janvier, vous avez le temps!
- Merci, bonne après-midi, à bientôt!

Il était déjà 12h15! J'avais juste le temps d'arriver chez Nestor! Sa voiture était déjà garée...je me doutais qu'il étais impatient de me retrouver! Moi aussi!
Même pas le temps de rentrer....il referma la porte, il faillit presque m'étouffer...
- Plus vieux, plus fou...
- Excuse-moi, chérie...j'ai toujours 20 ans dans la tête!
- Je peux comprendre...mais nous n'avons plus vingt ans justement...m'écriais-je...
- Viens j'ai préparé un excellent petit en-cas!
- Un petit apéro?
- Ca... c'est un piège dangereux...
- Tu ne me laisseras même pas le temps de déjeuner...
- Tu as deviné...oui, j'ai envie de toi!
- Après...je te promets... que nous travaillerons au projet du voyage en l'Egypte!
- Promis?
- Promis!
- Je me laissais emporter...Divin!

Chouette 25 novembre 2009 à 17h13 · 37

- Nestor fut d'une douceur et d'une attention extrême.. Le nirvana...
Nous avons déjeuné et nous nous sommes mis au travail pour la préparation de la soirée du jeudi!
Nous avons conçu deux grandes affiches pour faire une sorte de récapitulatif de ce qui était impératif au niveau administratif et le relais avec l'agence!
Nous étions satisfaits...
- Nestor s'écria : c'est un réel plaisir de travailler avec toi, tu es très organisée et tu vas à l'essentiel.
- Toi aussi mon bonhomme! A croire que tu fais ça tous les jours?
- Je t'avoue ma chérie, que ça me faisait très peur...quand tu m'as téléphoné...mais quand je vois ton esprit de synthèse et d'organisation...cela va fonctionner comme sur des roulettes!
- Je ne savais quoi répondre, lui et moi, n'avions jamais travaillé à deux, s'il estimait que j'étais pratique et organisée, lui l'était tout autant.
- Comme seule réponse je lui dis : je prendrai mes rollers...
- Il se mit à rire, nous formons un superbe couple ajoutait-il! Pas la moindre anicroche...quelle symbiose?
- C'est ça, tu veux me faire rougir ou tu te lances des fleurs?
- Andy, les compliments te sont adressés, moi j'ai déjà fait plusieurs expéditions en Egypte...mais pas avec une foule pareille...ni une collaboratrice de ta trempe...c'est là que j'analyse notre complémentarité pour cette expédition précise...
- Nestor, là je crois que tu as réellement trouvé le terme approprié : l'expédition!!
- Je te rends attentive, il faudra aussi nous informer pour les rapatriements en cas de problèmes de santé...tous les participants sont retraités...plusieurs ont près ou plus de 80 ans...je pense personnellement, qu'il faut prévoir toutes les éventualités sans aucunement être alarmant!
- C'est très juste, mais nous n'allons pas les alarmer, nous n'en parlerons pas jeudi soir, ça casserait l'ambiance et plaisir d'être ensemble !
- A force de d'analyser et de réfléchir, ni Nestor ni moi n'avions d'appréhension...si nous coordonnions toutes nos futures activités de cette manière...il n'y aurait pas de problème!
- Il était déjà 17h30, je demandai à Nestor de m'offrir un bon café avant de le quitter...je n'eus même pas le temps de lui demander qu'il était déjà à la cuisine, à croire qu'il avait deviné?
- Je suis vraiment heureux...jamais je n'ai eu dans ma carrière une telle collaboration...cela me laisse perplexe...nous aurions dû nous connaitre dans une autre vie...
- Normal...ne sommes-nous pas jumeaux?
- Sans doute, je n'y avais plus songé...
- Il me pris dans ses bras...me murmura ma phrase préférée à l'oreille...
- Je ne m'ennuie nullement mon chéri...mais les frérots m'attendent pour le diner!!!
- Je sais...j'aurais tellement aimé te garder encore un peu près de moi...
- Je comprends...moi aussi...tu verras...nous serons encore plus heureux de nous retrouver...peut-être demain... que ...je resterai peut-être la nuit entière?
- Tu es sûre?
- Sûre, non, mais je verrai si c'est possible...
- Promis, je t'appelle...
- Je t'....
- Je t'appelle ce soir...
- Laisse-moi partir, je vais être en retard...je ne veux pas devoir me justifier...
- Je klaxonnai un petit coup pour le saluer et rentrai chez mon beau-frère!

- Arthur vint m'ouvrir la porte, il était heureux d'avoir passé une partie de la journée avec son petit frère, il était ravi de me revoir!
- Andy, c'est une fameuse expédition votre voyage en Egypte!
- Ah, là tu as trouvé le terme exact...Arthur!
- Bisou à mon oiseau rare qui avait son sourire des beaux et bons jours!
- Mon chouchou doit avoir faim? Je vais de ce pas mettre tout au four, c'est quasiment cuit...dans 20 minutes, nous serons à table!
- Arthur souhaitait nous offrir un apéritif! Je n'en souhaitais pas, les frères en prirent un petit et ils burent à ma santé!
- Il était vraiment adorable Arthur! Je ne l'avais jamais vu sans son sourire...qui représentait réellement le brave gars! Oui, je l'aimais beaucoup!
- Nous étions heureux de partager notre diner ensemble!
- Vu son grand âge, il aurait tellement souhaité nous accompagner...mais il savait que sa santé ne lui permettait plus!
- Il était aussi heureux que nous d'en parler...comme s'il allait partir avec nous!
- Nous terminions par le dessert...qu'il trouvait délicieux...il n'avait jamais gouter le tiramisu, de surcroit,c'était moi qui l'avais préparé...il lui semblait encore meilleur! Sacré Arthur, comme l'appelait mon oiseau rare!
Il avait été si fier de me raconter que son frère l'avait langé petit!
- Il était presque 22h30, le temps de ranger et d'emballer mes plats! Il restait une portion, elle servirait de déjeuner à Arthur pour le lendemain! Il en fut heureux, même s'il recevait ses repas chauds à domicile, il aimait particulièrement la cuisine de sa petite belle-soeur!
- Lorsque tout fut en ordre, nous le saluâmes et nous lui promettions de remettre ça la semaine prochaine! Il en fut aussi heureux que nous!
- Bisous ! A bientôt!
- Sur le chemin du retour, mon mari me dit que c'était une bonne idée de revenir la semaine suivante...peut-être deux fois...parce que sa santé déclinait ... Je lui dis, je suis heureuse que tu m'en parles...je voulais déjà te faire la proposition depuis le mois dernier...ça me soulage, donc je suis partante pour que nous nous occupions de lui jusqu'à la fin.
- Je passe déjà trois fois par semaine, quand je suis dans le quartier...un petit bonjour, ça lui fait tellement plaisir!
- Tu ne me le dis pas à chaque fois? Tu me fais à chaque fois ta scène de jalousie...et puis, tu sais ta nièce?
- La preuve, elle n'était pas là ce soir, elle ne s'est même pas inquiétée de savoir ce que ton frère mangerait pour le diner?
- Ma nièce vit avec lui, mais elle n'a pas de notion..de soins et d'attentions comme toi, tu sais?
- Je sais, il me l'a déjà dit...mais il faut aussi avoir de la diplomatie...je tiens à garder l'église au milieu du village et il n'est pas question que tu te disputes avec elle!
- Tu sais que tu peux compter sur moi, parce que tu sais que j'aime ton frère, comme un père, donc tu cesses ta comédie? Ta nièce, c'est sa fille, ce n'est pas moi! Chacune à sa place!
- Cela m'apaise et me rassure tu sais, chérie!
Nous arrivions presque à la hauteur de notre maison...
- C'est pas possible...il est resté pendu à la sonnette depuis ce matin?
- François devant la porte...encore à cette heure ci?
- Bon, chéri! Tu gardes ton calme...pense à ton coeur... tu lui dis que nous sommes fatigués et que nous allons nous coucher...
- Il va surement me demander où j'ai passé la journée?
- Raison de plus de lui dire : mon frère est malade, j'ai passé la journée avec lui, maintenant je vais me coucher...
- Vas y doucement, ne le brusque pas! Mais n'oublie pas de lui dire...pas de sonnette avant 9h et tiens...tu seras encore plus malin... invite-le à venir prendre le café demain matin à 10h, il sera encore plus heureux en allant se coucher, sinon il va croire que tu es fâché...
- Je gare la voiture au garage...je compte sur toi, sois gentil avec lui...
- T'as le beau rôle toi!
- Eh, t'as vu l'heure?
- C'est ton pote...je te donne la formule pour ne pas te le mettre à dos...c'est comme ça que tu me traite?
- Excuse-moi, oui, je sors le geste miracle... je vais mettre une main de fer dans MON gant de velours....ma chérie!
- Houf! Allez...vas-y, lui comme toi...vous passerez chacun une bonne nuit...Chouchou?
- C'est ça...moque-toi...et tu ris?
- Tu voudrais que je pleure???
- Il est déjà minuit moins quart...ça suffit!

Chouette 26 novembre 2009 à 13h13 · 38

En sortant du garage, fermant les portes, je vis les compères se donner une petite tape sur le dos!
Chacun irait se coucher de bonne humeur! Je les aimais...mais plus ils avançaient en âge...plus ils retombaient en enfance!
Sincèrement, il y a des moments où j'aimerais être plus sereine et tranquille...plutôt qu'à devoir toujours calmer des situations infantiles!

- François me fit signe et me souhaita bonne nuit!
- Bonne nuit, François! Pas de sonnette avant 10h! Nous t'attendons pour prendre un bon café ensemble!
- Il était plus de minuit quand nous nous sommes mis au lit!
- Je redescendais un bref instant à la cuisine, prétextant avoir oublié ma bouteille d'eau!
Un petit appel à Nestor!
- Bonne nuit! A demain?
- Oui, je viendrai vers 19h et je pense passer la nuit prochaine avec toi!
- Génial! Je t'a...
- A demain! Tu me manques...
- Je me couchai, mon oiseau rare était déjà dans les bras de Morphée...il ronflait comme un chaudière à charbon!
Je dus fermer sa porte et la mienne...
- J'eus du mal à trouver le sommeil!
- La santé d'Arthur me préoccupait, je me demandais comment organiser au mieux sa fin de vie.
- Une infirmière matin et soir, une aide familiale pour l'entretien de ses affaires personnelles...Il recevait déjà ses repas...nous, nous passerions le plus souvent possible. Nous organiserions éventuellement une veillée à tour de rôle avec sa fille, son frère et moi!
- Ce n'était pas un souci, mais il fallait nous organiser pour notre vie personnelle et nos activités respectives!
- Je finis par m'endormir...
- Je rêvais de mon Nestor et de mon oiseau rare...ils s'étaient croisés dans le corridor de notre hôtel en Egypte, Nestor sortant de ma chambre...
Ils se disputèrent...
J'eus vraiment très peur...je sortis voir ce qui se passait...
Je me réveillais toute en sueur...
- C'était un cauchemar! J'en aurais pleuré...
- J'avais le pressentiment que c'était un rêve prémonitoire...et que la prudence fut désormais de mise...un cauchemar, oui!!
- Je décidais sagement de ne pas passer la nuit suivante chez Nestor, de passer le voir dans l'après-midi et de se contenter de nous appeler en ligne jusqu'à notre réunion du jeudi soir! Nous verrions ensuite...
Pas évident de gérer autant de choses!
Je fis le point! L'Egypte, partir à plus de 20 personnes, gérer mon idylle avec Nestor, ménager mon oiseau rare, le départ d'Arthur...il me restait peu de temps pour mes activités à l'extérieur...
C'était beaucoup! Il faudra que j'aille à l'essentiel et que je m'organise...pas seulement pour les autres...mais, moi?
Pas question après autant d'années de travail à l'extérieur, les enfants, les petits-enfants, mon oiseau rare, François ses frère et soeurs, Nestor, Arthur...et j'oubliais Santi, ma meilleure amie, que j'avais réellement négligée ces dernières semaines! J'avais déjà dû abandonner deux de mes activités, provisoirement...comment je faisais tout cela en travaillant??
Je ne comprenais plus!
J'estimais que je devais me préserver et garder mes plages de temps libres avec Nestor! Ma relation avec lui m'épanouissait et je me sentais très heureuse!

Oui, je me retrouvais devant un dilemme! Prendre un peu de recul et aller à l'essentiel! J'allais en discuter avec Nestor, je ferai le point ...il me conseillera, il a du bon sens, je commençais progressivement à avoir confiance en lui!
Oui, je lui parlerais cet après-midi...
Il n'était que 4h20...
Je tentais de me rendormir!
J'eus du mal. Je ne sais combien de fois je m'étais retournée sous ma couette...ni à quelle heure je m'étais enfin rendormie...
Quand le réveil sonna à 7h30...j'avais l'impression que je venais de me coucher...
J'arrêtais la sonnerie...me retournais...
Advienne que pourra...je me rendormis...
- Coucou? Chérie, tu as vu l'heure?
- L'heure?
- Tu vois pas que je dors? Quelle heure?
- Si, si, il est 10h!
- Chouchou? 10h.... Bouuu...quelle nuit...j'ai fait un cauchemar...et rêvée...des choses que je ne peux pas te raconter...
- Tu me quittais? Tu as trouvé un amant?
- T'es fou!!
- Jamais! J'en restais baba...je ne savais quoi répondre??
- Que fais-tu aujourd'hui? (bonne question?) - changeons de sujet!
- Je ne suis pas encore réveillée et tu me demandes ce que je vais faire? Quelle imagination!!!
Je suis sûre que si je sentais la bonne odeur d'une tasse de café...sous mon nez...je suis certaine que je serais déjà de bonne humeur...
- Si j'ai bien compris, Madame me demande un café?
- C'est bien cela, Monsieur!
- Cela me réchaufferait le coeur et me ferait sourire!!
- T'es pas difficile toi...une jeune pensionnée qui veut se faire dorloter?
- C'est exactement ça! Je mérite bien ça non? Allez, chercher une tasse de café?" C'est pas un océan à écoper?" - Tu vas me dire que pour moi l'idée me serait venue sans le demander?
- C'est à peu près ça...arrête de discuter...si tu me l'avais apporté il serait déjà bu!
- Oui, oui, c'est cela, Madame...ce matin elle fait sa précieuse...
- Assez...tu m'énerves...t'as gagné...je descends le boire!!!
Ote-toi de là, en plus tu marches sur mes pantoufles...
- Pas à prendre avec des pincettes ce matin!!!
- Laisse-moi descendre...
- Un petit bisou?
- Un tout petit! Na!

Chouette 26 novembre 2009 à 23h15 · 39

Je descendis en hâte prendre un bon café! François frappa à la porte-fenêtre du jardin! Je le fis rentrer et nous bûmes notre café à deux! L'oiseau rare terminait de se raser...ils nous raserait peut-être un peu moins en descendant...je l'espérais!
Mon mari rejoignit François, j'en profitais pour les planter là! La seule chose que je souhaitais, c'est qu'ils allaient trouver un projet à faire ensemble pour la journée...cela me permettrait d'être un peu tranquille! De l'air! Je voulais m'aérer le cerveau...faire le vide...
Oui, je devrais retourner au cours de yoga!!
J'irais bien déjeuner avec Santina et ensuite je rejoindrais Nestor!
Je terminais ma toilette et lorsque je descendis, les compères m'annoncèrent qu'ils partaient ensemble chez Luigi, le frère de François, terminer un petit travail de menuiserie! A trois, ils se ne s'ennuieraient pas! Comme il s'agissait de longues lattes à placer, Luigi ne put faire ce travail seul!
J'étais ravie! Je les félicitais! Cela pouvait sembler être égoïste...je pus enfin organiser ma journée et respirer...à ma guise!
Je proposais à mon mari de passer faire un petit bonjour à Arthur, ils y étaient à 5 minutes en voiture...Bonne idée! Il était ravi et François content!
Les compères partis, je téléphonai à Santina, elle était ravie, nous avions beaucoup de choses à nous raconter et échanger! Nous déjeunerions ensemble et projetions d'organiser une sortie entre copines pour le samedi suivant!
Quant à Nestor, il ne serait pas libre avant 16h30, c'était prévu.
Je le rejoindrais chez lui vers 17h, je devais être rentrée pour 18h30!
Tout le monde était heureux aujourd'hui! Moi surtout!
J'étais prête et heureuse pour cette belle journée...malgré ma courte nuit! L'essentiel, c'était l'humeur et l'esprit!
Santina, elle était tellement contente de me revoir! C'était réciproque! Nous passions un excellent moment ensemble! Je lui rapportais tous les derniers évènements depuis notre dernier diner avec l'arrivée du colis postal de Nestor...jusqu'au cauchemar de cette nuit!
Elle me fit ses confidences et me donna des nouvelles de ses enfants!
A force de papoter, cette fois nous n'étions pas sorties, nous étions surprises par l'heure avancée...il était déjà 16h30.
J'eus juste le temps de repartir jusque chez Nestor!
Le temps d'arriver...il arriva en même temps que moi!
Toujours aussi heureux l'un que l'autre de se retrouver!
Je lui racontais mon cauchemar de la nuit dernière... il me rassura que les cauchemars ne sont pas des choses qui arrivent ou se réalisent!
Sceptique...je le regardais avec un regard moqueur...
- Tu crois que tu rassures une petite fille de 5 ans?
- Je sais quand même que c'est l'inconscient qui reste en activité la nuit et il se manifeste par le rêve ou le cauchemar...
- Soit, je crus bon de lui dire que je ne prenais pas le risque de rester avec lui cette nuit...
- Je vis qu'il n'était pas heureux de ma décision, je lui avais pourtant déjà dit au téléphone ce matin!
- Nous sommes déjà mardi, je peux te raccompagner jeudi soir après la réunion chez François?
- Je te ferais remarquer que nous nous voyons presque tous les jours et les jours intermédiaires nous nous entendons en ligne...chéri?
- Oui, c'est vrai, tu me donnes le meilleur et tu te coupes en quatre...je dois être patient...
- Moi, je dois l'être aussi... ce serait dommage d'être en désaccord...alors que nous avons chacun défini les paramètres et les étapes à ne pas franchir..
- Oui, tu as raison...
- Chérie, je n'ai pas raison, nous discutons et je te répète ce que nous avons défini dès le départ...c'est et voilà nos limites actuelles...CARPE DIEM... donc pas de plan sur la comète...qui vivra verra...
- Donc, nous profitons de l'instant présent...
- Il voulait sembler un peu distant...je lui demandai s'il jouait au petit garçon qui ne réussissait pas à satisfaire un caprice? Il n'avait le jouet qu'il voulait?
- Il répliqua immédiatement en affirmant le contraire...comme s'il venait d'être pris en flagrant délit de gosse gâté? Heu...
- Tu était fils unique toi?
- Oui! Comment as-tu deviné? Par ta réaction de vouloir obtenir tout, tout de suite! Eh, oui, je suis une femme...je ne suis pas ta mère?
- Waaaooouw!! Tu as un oeil de lynx et t'es une fine psychologue...
- Rassure-toi, je préfère jouer franc jeu et être honnête avec toi, tu sais que je tiens à toi, mais je laisse du temps au temps...
- Je suis rassuré, ma chérie...viens dans mes bras...ils nous reste un peu moins d'une heure avant ton départ... J'aime quand tu es raisonnable...je t'aime...
- Demain, nous nous téléphonons et je t'attends jeudi vers 17h après ta sortie de Musée à la maison et je te présenterai Marcel! Ensuite je te présenterai la tribu de François....
- Tu me fais confiance ... tu verras, tout se passera bien!
Ils sont tous très accueillants et ensuite nous expliquerons ensemble, chacun son tour le déroulement du voyage!
- Toi, les visites guidées, moi, tous les liens avec l'agence et les démarches administratives!
- Oui, je sais chérie, nous formons un super tandem...je suis fou de toi...
- Nestor, arrête, je sais...je dois me sauver...
- Dis-moi ma phrase préférée à l'oreille...
- Je t'aime....vas-t'en ou je te kidnappe...
Mon portable sonna...c'était le numéro de mon mari , je mis mon index sur la bouche : motus...SILENCE total ...
- C'est moi... ne te presse pas,chérie, François et moi restons diner chez Luigi, après il nous reste une petite heure de travail pour ne pas revenir demain..
- Tu comptes être rentré vers quelle heure?
- A mon avis pas avant 23h ! Luigi a prévu un bon verre de Chianti....
- Qui conduit pour rentrer?
- Moi, promis, un seul verre...de toute façon avec mes médicaments actuels : pas d'alcool...donc tu peux dormir tranquille...
- Tu rentres aujourd'hui?
- Pourquoi tu me poses cette question?
- Si tu veux rester...le petit déjeuner sera prêt pour 9h... - Tu es là?
- Tu es sérieux?
- Bien, sûr!!
- Tu es trop!!! Tu as compris ce que je veux te dire?
- Bien sur... pour moi c'est normal...
- Nous en parlerons ensemble avant de partir en Egypte!!
- J'avais les larmes qui coulaient...je dus retirer mes lunettes... Nestor, pétrifié se demandant ce qui se passait...
- Chéri? tu sais que je t'aime...
- Et moi donc, la seule promesse que j'exige...que tu ne me quittes jamais...
- Je t'adore...jamais!Promis!
- Nestor, se demandait quoi...
- Impossible de dire encore un mot...
- Tu es trop mon chéri...quel cadeau...quel amour?
- Chéri, je vais te laisser...je vais en parler avec Nestor...
- Oui, oui, demain matin au petit déjeuner? Je t'aime...oui, bonne nuit à toi aussi...
- Je fermais mon portable, j'éclatais en sanglots...
- Je racontais par bribes incompréhensibles à Nestor la conversation avec mon oiseau rare...
- Si ça c'est pas de l'amour? C'est incroyable...Je n'ai jamais vu ça de ma vie? S'exclama-t-il!
- Si, ça existe, personne n'en parle c'est tabou et caché..;J'ai voulu t'en parler à plusieurs reprises...
- Nestor, je vais aller me rafraichir le visage et me mettre à l'aise, Je présume que tu as compris que je pouvais rester avec toi cette nuit?
- Oui, je reste pantois, il t'aime encore plus que moi...je serais incapable de te partager avec un autre...
- C'est incroyable...
- Je sais, j'avais eu cette discussion avec lui il y a plus de 15 ans, vu qu'il à 20 ans de plus que moi! J'avais eu la même réaction que toi...J'étais choquée et outrée...je me rappelle que je ne lui ai pas dis un mot pendant presque trois jours...C'était tellement impensable...maintenant que c'est arrivé...je reste perplexe et décontenancée...
- Chérie, il me fait un cadeau magnifique par la même occasion...
- L'essentiel, c'est que tu prennes soin du cadeau qu'il t'offre...
- C'est le plus beau cadeau que j'ai reçu de ma vie...chérie...je ne peux pas le croire...
- Je le savais...mais tu étais toujours si pressé de m'étouffer...qu'il y avait des moments où je voulais te parler...c'était pas possible...
- Je reste aussi ébahie que toi, qu'il m'ait téléphoné pour me dire que je pouvais rester auprès de toi... C'est incroyable , lui qui était toujours si possessif et jaloux...
- Je suis persuadée que c'est depuis son problème au coeur...n'empêche...je t'avais parlé de cette visite chez le cardiologue?
- Oui, je me souviens..
- Veux-tu que je reste ou je rentre?
- Quelle question? chérie....
- A propos...c'est l'inverse qui m'arrive de ce qui c'est passé dans mon cauchemar...étrange! C'est à analyser...quelle coïncidence?

Chouette 29 novembre 2009 à 15h57 · 40

- Sereins et heureux, nous terminions les dernières mises aux points de la réunion de jeudi prochain!
Tout était bien prêt! Beau travail, me dit Nestor pour notre voyage en Egypte!
Les préparatifs nous avaient déjà pris au moins une dizaine d'heures! Il nous faudra certainement en rajouter une bonne vingtaine d'ici le départ!
Nestor, redoutait malgré lui la rencontre avec Marcel!
Il était tellement sous l'effet de notre entretien téléphonique, que nous décidions de nous coucher de bonne heure...
Le lendemain matin, ravis d'avoir passés la nuit ensemble, il partit au Musée!
Je rentrais sereine pour le petit déjeuner avec mon amour d'oiseau rare!
Je me disais à voix basse... Que le moment était venu pour mettre les choses au point entre lui, moi et mon histoire avec Nestor!
- Dès que je voulais aborder le sujet... Il se contenta de me rappeler notre conversation d'il y a près de 15 ans, étant donné sa santé actuelle, il estimait effectivement que j'avais son autorisation de mener ma vie telle qu'elle était engagée pour l'instant et de la poursuivre avec la même discrétion!
Il me disait être heureux de rencontrer Nestor jeudi soir! Qu'il lui recommanderait de prendre soin de moi et en aucun cas de me blesser ni de me faire du mal!
Il me demanda s'il venait à la maison avant le souper pizzas chez Franscesco?...
Je restais interdite....
Oui, c'était prévu, il aurait l'occasion de lui parler seul à seul s'il le souhaitait, au moins une demi heure, avant d'aller chez François!
Je lui avait demandé de passer chez nous, nous irions ensemble au diner pizzas et la séance des informations du voyage!
J'étais ravie, mais, j'aurais tellement souhaité qu'il me laisse exprimer mon point de vue, il refusa et me demanda tout simplement de ne plus aborder le sujet!
Pour lui, l'essentiel était dit!
Je me sentais un peu frustrée! Comme j'avais toujours autant d'amour et de la tendresse pour lui, j'aurais aimé que nous puissions échanger d'avantage! Tel ne fut pas son souhait, je décidais de le respecter!
Je promis de rester discrète, surtout de ne pas le blesser et l'essentiel pour nous deux...ne pas le quitter!
Je me rappelais brièvement mon cauchemar de l'avant veille...où lui et Nestor se disputant dans le corridor...quel étrange hasard!!
Je souhaitais en reparler avec Nestor, afin que notre relation soit claire, aucune allusion... Jeudi, aucun geste ni de mot déplacé... De ne pas m'appeler : chérie...devant la tribu?
Oui! Nous pouvions estimer avoir beaucoup de chance, il était donc de mise de respecter les consignes de bases... Telles que nous les avions déjà décidées!
Cela ne posait aucun problème, pour le respect de chacun!
Je me demandais comment allions nous vivre ce séjour tous ensemble en Egypte?
Afin d'éviter tout malentendu, j'en parlerais seul à seul avec Nestor, qu'il serait intelligent et prudent pour l'ensemble du groupe, que les chambres de mon mari et moi et la sienne, soient à l'autre extrémité de l'hôtel, ou à un autre étage! Nous logerions toute la tribu de François et ses amis ensemble.
Le petit déjeuner rangé, je décidais de nettoyer les chambres et la salle de bains! Demain ferai le living et la cuisine! Etrange sentiment...j'avais un besoin impératif de m'activer physiquement!
Mon mari lava les deux voitures, le garage et les abords de la maison!
Il sifflotait tel un pinson!
Il me semblait heureux! C'était l'essentiel pour chacun de nous deux!
François, vint lui donner un coup de main. Ils étaient quasi inséparables, il est vrai qu'après plus de quarante de voisinage... Il faisait partie de la famille!
Il avait connu nos enfants, nous les siens... Des liens aussi forts qu'une fratrie... Pas étonnant qu'ils étaient tous toujours très liés, parrains et marraines de leurs enfants des uns et des autres!
C'était beaucoup de plaisir, nos jardins contigües...les enfants et petits-enfants passant d'un côté à l'autre!
Le plus agréable et festifs...les barbecues dès la belle saison!
Même si cela nous donnait du travail, quelle joie quand nous étions parfois plus de vingt adultes et plus d'une quinzaine d'enfants?
Je rêvassais en les voyant ensemble! C'est vrai qu'il nous manquait Rosalia!
Lorsque nos tâches furent terminées, je proposais tout naturellement à François de partager notre déjeuner! Ni l'un ni l'autre ne dis grand chose en dinant!
Je restais aussi taiseuse qu'eux!
La remarque que nous faisions aux enfants : on ne parle pas la bouche pleine! Elle fut tout à fait à propos!
Je dois dire que le silence était tellement rare quand Francscesco était là?
Je proposai à mon mari, qu'après sa petite sieste, que nous passions à deux, rendre une petite visite à son frère Arthur!

Cet après-midi il semblait bien! Surtout très heureux de notre visite, même à l'improviste!
Il était plus de 18h30 lorsque nous rentrions à la maison!
Un petit dîner léger, je décidais aussitôt de me retirer dans ma chambre pour lire et écrire! J'étais fatiguée!
Je n'eus pas le temps d'allumer mon PC que mon portable sonnait!
C'était Nestor! J'étais heureuse de l'entendre après une journée bien remplie!
Il avait beaucoup réfléchi à notre relation, il se disait heureux et ravi et avait de moins en moins d'appréhension de rencontrer Marcel!
Je lui fis part de l'organisation de l'attribution des chambres et des étages afin d'éviter tout malentendu en Egypte!
Il me précisa que c'était une remarque pertinente et très utile!
Nous étions heureux et de plus en convaincus que mon mari était quelqu'un d'extraordinaire, que dès lors nous mettrions tout en oeuvre pour préserver notre secret à trois, à l'insu des autres participants!
- Nestor, demain soir après le dîner, j'aimerais que nous allions au cinéma!
- Bonne idée, chérie! Cela nous changera les idées avant la soirée de jeudi!
- D'accord? Tu regarderas entretemps quel film tu souhaite aller voir? Nous en parlerons au diner?
- Oui, ma chérie... Je t'aime...
- Bonne nuit... Je t'aime...
- A demain?
- Tu raccroches?
- Toi la première?
- J'eus le temps de prendre ma douche... Je dû refermer mon ordinateur... Je tombais de sommeil... Et m'endormis, sereine...

Chouette 1 décembre 2009 à 22h04 · 41

Pas encore réveillée mon portable sonna, je vis apparaître le numéro de Nestor... Il n'était pas encore huit heures!
- Bonjour, ma chérie! Tu as bien dormi? Merci,oui,mon chéri!
- Qu'il y t-il de si important que tu m'appelle de si bonne heure?
- Cet après-midi il y a une conférence sur l'Egypte à Charleroi, si le coeur t'en dis... Tu peux venir avec Marcel?
- Bonne idée, il dort encore, je lui en parle au petit-déjeuner!
- C'est qui, me cria mon oiseau rare?
- C'est Nestor, il t'invite à une conférence sur l'Egypte, ça te dis? Nous partirions vers 15h?
- Pour moi c'est d'accord! Je le verrai encore plutôt que je ne le croyais...
- Nestor, c'est d'accord, nous serons là vers 15h30, c'est bon?
- D'accord ma chérie... La conférence est à 16h et sera terminée à 17h30!
- Je lui laisserai la voiture et toi tu me ramènes après le cinéma?
- Peut-être que je te garderai près de moi, mais il n'y a pas de problème pour te ramener, sauf si tu dors chez moi...
- Je vais négocier cette éventualité!
- Peut-être que s'il venait avec François, je garderais la voiture pour rentrer demain matin? Non, je ne crois pas que ce soit une bonne idée... Mettre la puce à l'oreille de François?
- Je te sens troublée? Moi? Pas du tout, mais tu sais que tu me manques... Donc il y a des fortes probabilités que je resterai... Dans tes bras... Toute la nuit... Je n'invite pas François, c'est mieux d'éviter des questions!
- Je me réjouis, j'adore quand tu me dis que je te manques... Chérie...
- Oui, mon chéri! Tu sais que Marcel écoute attentivement tout ce que je te racontes?
- Cela ne lui pose pas de problème?
- Attends une seconde... Moi... Oui!!
- Voilà, je suis à la salle de bains... Il me fait l'effet d'un père qui surveille sa fille et qui veut contrôler ce qu'elle fait et avec qui... C'est très étrange comme sentiment...
- Nestor, nous en parlerons ensemble ce soir... Je te téléphonerai entre l'heure du midi pour te dire nos dispositions pour la conférence?
- A tantôt, mon chéri! Oui, je sais... Moi aussi!
- Je me détendais les bras après un long étirement et un baïllement à m'arracher la mâchoire... C'était un de mes exercices préféré au cours de yoga!
- Coucou? Tu est réveillé mon chéri?
- Oui, oui! C'est une bonne idée que Nestor nous informe de cette conférence... Sympa non?
- Je trouve aussi! Je te ferais remarquer qu'il t'a invité?
Dommage qu'il ne m'ait pas prévenue plutôt, j'avais prévu l'entretien du living... Je le ferai après demain! Il ne fait même pas sale...
- Là, tu me surprends, deviendrais-tu enfin un peu moins maniaque?
- Mon chéri, ça me fait du bien d'aller à l'essentiel... C'est fait chaque semaine...
- Dis plutôt deux fois... Oui!
- Oui, une fois suffira... ça me fera plus de temps libre..
- Je ne te le fais pas dire... ça te permettra de voir ton Nestor plus souvent?
- Tu es sérieux ou tu me taquines?
- Je suis heureux, profites-en tant que tu es encore une très jeune retraitée... à mon âge tu pourrais le regretter!!
- Je restais bouche bée...
J'avais raison de l'appeler mon oiseau rare... Il y eut des moments où il me faisait tourner en bourrique et même douter de moi!
- Merci, mon chéri de penser à mon bien-être!
-Dommage que tu ne veuille plus aborder le sujet mais tes allusions me laissent par moments assez perplexe, tu peux comprendre?
- Ton bonheur! Avant tout, tu sais que je te fais confiance, c'est pour ça que je veux connaitre et rencontrer Nestor!
Il doit être quelqu'un de bien, à te voir heureuse et épanouie!
- Je ne savais plus quoi lui répondre...
Il m'entrainait sur un terrain qui m'était personnel et j'estimais qu'il s'agissait de mon intimité privée avec Nestor...

- Il comprit mon silence...

- Il rangea le petit-déjeuner et la cuisine! Je fis tourner une lessive et préparai notre déjeuner!
- J'étais relativement perturbée par cet étrange triangle!!

Chouette 2 décembre 2009 à 19h00 · 42

Avant de partir à Charleroi, je voulais prendre l'air! Le déjeuner, une demi heure de four...
Je pris ma voiture, fis quelques courses. J'avais besoin de marcher! J'allais au Parc à 5' de la maison!
Je fis le grand tour, me vider la tête, respirer, m'aérer!

Compliqué à vivre... Pas facile tous les jours! Un mari à la maison, un amant à l'extérieur! Il fallait bien l'appeler par ce nom! Un chat, c'est pas un chien!
Oui, cela me pesait! Ce qui put me perturber?
C'était que mon mari se mettait à jouer un rôle de père... Cela devenait LOURD!
En plus, Nestor invitait mon mari.. Et lui l'invitait à partir en Egypte avec nous? Notre guide!!!Quelle chance!!! " Ton amant, je l'aurai à l'oeil? Je le surveillerai encore mieux! "
Cela devenait difficile à gérer dans le sens psychologique du terme, pour moi!
J'avais l'impression qu'il y avait une confusion des rôles...
Mon mari à vouloir à tout prix être ami avec mon amant?

Je trouvais ça presque indécent... C'était du contrôle, c'est comme ça que je voyais le futur scenario!
Que m'arrivait-il?
Pourquoi tout à coup toutes ces questions?
Si je me posais des questions, c'est qu'il y avait quelque chose que je ne trouvais pas sain, je ressentais un malaise?
Je marchais d'un pas qui me détendait progressivement.
Je ne lâcherais pas le débat, il fallait que je sois en paix avec moi-même!
Si cela ne dérangeait pas mon mari, c'était MON problème, même si je considérais cela comme un cadeau.
Nestor, lui ne devait se poser aucune question, moi j'étais là, mon mari était consentant.
Oui, je me torturais l' esprit! C'était un fait!
Les hommes? Ni l'un ni l'autre n'avait de problème! Il n'y avait que moi qui m'en créais un?
Je finirai par prendre rendez-vous chez une psy?
Il fallait que je trouve une solution pour moi, puisqu'il n'y avait pas de problème pour les hommes concernés.

Me voilà seule devant un nouveau dilemme.

Il était l'heure de mettre le plat au four! Je fis un texto à mon mari, en lui précisant que j'étais là dans moins d'un quart d'heure...
- Il me répondit = OK!
- J'avais le temps de rentrer et de me sentir moins stressée!
Je continuerai à tenter d'y voir plus clair... Etait-ce le fait que les hommes allaient se rencontrer et sympathiser? Peut-être était-ce cela qui me perturbait?

Je ferai le point avec Nestor, puisque mon mari s'y était refusé à plusieurs reprises!
Je pense que ce soir j'allais entreprendre cet éclaircissement... Le cinéma ce sera pour la semaine prochaine... Mettre la pendule de Nestor à l'heure... C'était à prendre ou à laisser! Je n'allais pas faire capoter le voyage en Egypte?
Je devais me calmer, déjeuner, partir à la conférence, faire immédiatement ressentir à Nestor qu'il y avait un problème...
J'allais le tracasser un peu...J'étais fâchée...

Chouette 3 décembre 2009 à 22h42 · 43

Miraculeux! La table était dressée pour le déjeuner et le four enfourné des roulades de chicons-jambon-béchamel et purée!

Sourire en coin de mon oiseau rare. Moi, la moue, pas un mot, j'étais tendue et stressée. Nous mangions tels des sourds-muets! S'il y avait eu une souris nous aurions pu l'entendre!
Je ne daignais pas desserrer les dents! J'ouvris seulement la bouche pour me sustenter!
Mon mari avaient les cheveux qui se dressaient sur la tête quand je m'ingéniais à parler le "beau" français! Il pouvait même me faire des scènes de jalousie à la lecture d'un de mes textes en me narguant que je parlais le français "académique"! Je devais être une vraie tarée!
Plus il me narguait plus je m'appliquais!
Il débarrassa la table et fit la vaisselle sans que je lui demande quoi que ce soit!
Il alla faire sa petite sieste en le rendant attentif qu'à 14H30 je le réveillerais pour partir à Charleroi.
Il fut prêt avant l'heure! Si je l'avais écouté nous aurions été une heure à l'avance. Soit! Arrivés, nous eûmes facile à nous garer. Je n'eus pas le temps de fermer la voiture qu'il me criait:

- T'as vu Nestor?
- Tu me laisseras le temps de sortir de la voiture?
Ambiance!
Pas de Nestor à l'horizon. Nous trouvâmes deux places qui nous permettaient d'avoir un bonne vue sur l'écran lors de l'exposé de l'archéologue, spécialiste de missions de fouilles en Egypte!

- T'as vu Nestor? Je me retournais discrètement, pas de Nestor. Mon oiseau me remit le couvert à trois reprises, toujours pas de Nestor!
La Présidente du Cercle d'Archéologie de Charleroi nous fit part par micro, que le conférencier aurait quelques minutes de retard.
Toujours pas de Nestor? Pour la cinquième fois je finis par lui répondre que le conférencier, c'était peu-être lui et que tous l'attendait ?
- Et toi? Tu ne l'attends pas?
- J'en sais rien! Il ne m'a pas dit que c'était lui qui faisait la conférence!
Quelques minutes plus tard effectivement Nestor monta sur l'estrade, prit le micro nous priant de bien vouloir l'excuser de ce léger retard.
- Et poli avec ça?
- Chouchou! Silence! Tu garde tes remarques pour toi, tu dérange les autres avec tes commentaires...
- C'est ça, Madame est vexée parce que son Nestor doit être écouté!
- T'es malade? C'est quoi cette comédie? A quoi tu joues? J'aimerais que tu te taises!
Quelle tension nerveuse.
- Ecoute et laisse-moi tranquille!D'accord? Merci!
Je fus ravie et contente que la conférence soit finie.

Si Nestor nous faisait cette conférence jeudi soir et le guide en Egypte, nous pouvions être 50, ils seraient tous tellement captivés que nous entendrons voler un moustique! Ce qui serait facile pour n'égarer aucun participant!

Dès que Nestor eut rassemblé ses documents il me fit un petit signe discret de la main me faisant comprendre que nous pouvions passer derrière le passage latéral pour le rejoindre. Voilà, le moment fatidique, la présentation réciproque de mon mari à Nestor et de Nestor à Marcel!
Vous croyez que c'est drôle? Je vous rassure, pas du tout! Le courant passa rapidement entre les deux hommes. J'avais réellement eu peur.
Nous sommes restés un moment avec différentes personnes faisant partie du cercle d'Archéologie. Nous les avons salué et sommes partis à trois.
Nous sommes allés prendre un café dans la Taverne attenante au Conservatoire. Madame, son mari et son amant! Une pièce de Vaudeville? Pas du tout , la réalité!

C'est que les compères eurent des sujets de conversations d'intérêts communs. Je restais interrogative. Si en plus ils devenaient potes? Je me sentais vraiment pas rassurée du tout! C'était comique, gag tout ce que vous voulez, je n'en menais pas large!
Au moment de prendre congé mon mari me demanda si je restais avec Nestor cette nuit? J'étais muette. Nestor? Aussi muet que moi!. La scène? Encore plus drôle que l'amant sortant de la garde-robes! Sans le décor:
Nestor fini par lui dire : -ça ne vous dérange pas?
- Non, sinon je n'aurais pas posé la question. Je me décidais à demander à Nestor ce qu'il avait prévu?
-Initialement nous allions au cinéma me répondit-il!
Effectivement! Je savais! Mais comme je voulais éclaircir ce que nous étions en train de démontrer à l'instant même, je ne savais pas trop comment m'y prendre.
C'était plutôt gag à observer. Ce n'était pas une pièce de théâtre de Vaudeville : nous y étions malgré nous!

Je pris le taureau par les cornes et décidais que je me ferais ramener à la maison demain matin par Nestor!
Mon mari me souhaitait une bonne soirée en m'embrassait, moi je fis pareil. Les compères se saluèrent et se dirent au revoir à jeudi soir!
Je regardais mon mari s'éloigner. Je fus profondément triste même si je restais avec Nestor le coeur n'y était plus...

Chouette 4 décembre 2009 à 18h30 · 44

Je regardais mon oiseau rare partir seul à la maison!
Nestor se rendit immédiatement compte que j'étais troublée. Je dirais personnellement perturbée.
Je ne trouvais aucun mot et je semblais être devenue muette. Étrange sentiment, je n'avais pas envie d'être là, je voulais rentrer à la maison. Je ne souhaitais même pas monter dans la voiture de Nestor. Il finit par me demander ce que souhaitais. J'étais si lointaine, je lui répondis : « Rentrer chez moi! »
Il restait perplexe, j'eus du mal à lui faire comprendre qu'il n'y était pour rien. Il devenait tellement maladroit qu'il termina en me disant : « Allons-y, je te ramène chez toi! »
Je fus étonnée qu'il prit le coche au quart de tour, je ne voulais pas qu'il me ramène.
e téléphonais à mon oiseau rare sur son portable, à condition qu'il soit allumé. Il devait être à un quart d'heure d'ici et je préférais qu'il vienne me rechercher. Il ne répondait pas! Je fis une nouvelle tentative... Il décrocha :
- C'est toi?
- Oui! Chouchou vient me chercher là où nous nous sommes quittés!
- Qu'est ce qui se passe?
- Rien de particulier, j'aimerais que tu viennes me chercher!
- Et Nestor?
- Il ne comprend rien à rien, il est vexé et je n'ai pas envie de rester avec lui ce soir.
- Tu es une drôle de bonne femme quand même...
- Chouchou, viens me chercher, nous parlerons de cela à deux tout à l'heure, il n'y a que toi qui peut me comprendre.
- Si tu le dis, j'arrive!
- Nestor part avec nous en Égypte?
- Rassure-toi, je lui parle en t'attendant et je t'expliquerai ensuite, ne t'inquiète pas, sois prudent!
- Nestor semblait ennuyé, je tentais de le rassurer que ce n'était pas à cause de lui que je lui expliquerais dès que je me sentirai sécurisée.
- Je trouvais la situation à la limite grotesque!

Je tentais d'avoir une conversation calme et plus ou moins explicative avec Nestor. Il finissait par comprendre pourquoi j'avais pu avoir ce type de réaction. Je lui disais simplement que la situation avait été vaudevillesque et qu'il devait pouvoir comprendre mon malaise. Je lui rappelais leur entretien à mon sujet qui était complètement déplacé en ma présence
Il fut d'accord que ce n'était pas la meilleure façon d'avoir fait connaissance avec mon oiseau rare et il se rendait compte qu'il aurait été plus simple d'attendre la réunion de jeudi soir chez François, c'est ce que je pensais aussi.

Nous avions à peine terminés que Nestor fit un signe amical à mon mari et s'en alla, me promettant de me téléphoner en fin de soirée si je changeais d'avis.
Mon mari se gara pour que je puisse le rejoindre. Il me demanda si je voulais conduire pour rentrer. Bonne idée, je me calmerais en conduisant.
Nous n'échangions aucune parole à propos de Nestor, mon oiseau rare se doutait que j'étais perturbée et se contenta de commenter les cons qui conduisent comme des pieds sur l'autoroute.
Il me fit rire, comme lui quand il se prend pour Fango... ce n'est pas triste!
- Pourquoi tu ris? Qu'est-ce que j'ai dis de comique?
- Rien mon Fango chéri!
Nous arrivions à la maison, il ouvrit la porte du garage en se moquant :
- Je vous en prie, Madame!
- Monsignore... gracie mille!
J'étais complétement détendue et heureuse d'être à la maison.

rendre un peu de distance... Nestor était gentil, cultivé, attentionné et amoureux mais un peu trop collant à mon goût. C'est ce que je répondais à la question posée par mon mari. Vouloir à tout prix devenir des potes vous deux? Tu imagines ma position? C'est vaudevillesque, je ne trouve pas d'autre terme.
J'étais tellement déçue par cette rencontre à trois!

Le comble de ce qui m'avais le plus heurté, c'est quand l'un et l'autre se sont mit à se partager des compliments à mon sujet en buvant le café... Je crois que c'est à partir de cet instant que j'ai ressenti mon malaise; je me serais enfuie!

J'avais le sentiment d'être une vache qu'on emmenait à la vente... « Tope-là mon vieux pote! » « Tu fais une bonne affaire! » tels des maquignons!
En une seule seconde, je voyais mon grand-père négociant la vente d'une de ses vaches au marché aux bestiaux!

J'étais horrifiée par ma comparaison, mon mari ébahi de ma réaction à chaud, moi un vrai moulin à paroles.
Il y avait trop longtemps que je n'avais plus exprimer le fond de ma pensée! Je n'étais pas en colère, je voulais être écoutée.
Mon oiseau rare me demanda si j'étais calmée?
- Oui, c'est tout ce que j'avais à dire et ce n'est pas à toi de me caser avant que tu partes, je peux mourir avant toi!
- Oui,oui... Tu as raison, je me suis plus comporté en père qu'en mari, je comprends ta réaction!
- Je n'ai pas 5 ans?
- Donne-moi un bisou, je vais préparer un petit encas, ensuite je téléphonerai à Nestor pour remettre sa pendule à l'heure!
- Vas-y doucement, tu ne vas pas lui faire peur!
- C'est ça, oui, ce n'est pas aujourd'hui que je vais devenir un petit mouton et il aura sa leçon... Je te rassure immédiatement que nous irons tous en Égypte!
Je l'appelle dès que nous aurons terminé notre repas. Peut-être voudra-t-il que je passe chez lui, je pense que c'est mieux qu'au téléphone?
- À ton avis, chouchou?
- Je le crois aussi, tu me raconteras?
- Le minimum du maximum, d'accord?
- Tope-là! Bisou!

Chouette 5 décembre 2009 à 19h56 · 45

Le repas terminé je dus m'atteler à ce qui me semblait le plus ardu à faire en cette fin de journée!
Je pris mon courage à deux mains... Impossible à remettre au lendemain! Je montais à l'étage pour être tranquille, c'est avec appréhension que je fis le numéro de Nestor.
Je lui avais déjà dit l'essentiel mais il fallait que dès à présent je prenne la température afin de voir dans quel état d'esprit il pouvait être!
Déjà cinq sonneries? J'étais inquiète mais pleine de courage, oui je referais son numéro d'ici dix minutes... à la huitième il décrocha quand même, oui j'étais rassurée! A sa voix je pouvais me douter que Monsieur était encore légèrement bileux!
Je pris ma voix la plus douce et lui demandais s'il souhaitait me voir?
Comme par enchantement sa voix se radoucissait quand je lui eu dis que j'allais arriver dans moins d'une heure!
Je décidais de me doucher et de changer de tenue.
Aussitôt dit, aussitôt fait! Oui, je me sentais bien et d'attaque pour calmer la mule!
Ni lui, ni mon mari n'avait aucune souplesse d'esprit, ils avaient tous les deux la fâcheuse manie de se conduire en gamins pris en défaut, ils étaient d'un enfantin? Et têtus?
Il y a des jours où?
Oui, vous me répondrez : elle l'a cherché, elle n'a qu'à assumer!
Eh bien, je vous répondrai : j'assume et je continue l'histoire... Elle ne se termine pas encore ici, il reste les retrouvailles, ensuite la séance d'infos pour le voyage en Egypte, les préparatifs et le séjour... Je vous garantis que ce ne sera pas triste du tout!

Chouette 5 décembre 2009 à 21h40 · 46

Je redescendais quatre à quatre rejoindre mon oiseau rare qui semblait être aux aguets d'infos!
- Et alors, quelle nouvelle?
- Pas de problème, je vais rejoindre Nestor! Je te propose de passer une bonne soirée à méditer, et de t'interroger sur la manière dont tu vas supporter notre séjour en Egypte. Ton attitude si Nestor me parle ou est trop près de moi à tes yeux, là il ne sera plus question de m'emmener comme si tu allais au marché aux bestiaux!
- Eh ben? Là tu me souffle...
- Chouchou, je ne suis pas à vendre... Je veux me sentir libre sans ne blesser personne, tu comprends?
- Oui, oui, promis je vais revoir ma façon d'agir, tu as raison!
- Chéri, je ne veux pas avoir raison, je veux que tu réfléchisses à ton attitude et ton comportement, c'est cela que je souhaite! Tu sais que je t'aime et que je tiens à toi, mais il faut que la situation soit claire et sereine pour chacun de nous!...
- Chérie, c'est pas facile mais je te comprends...
- Bisou! Je te laisses... A demain?
- Au petit déjeuner?
- Si je me dispute avec Nestor... Je rentre et... Là pas d'Egypte!
- Calmes-toi, tu vas pas nous faire ça?
- T'as de l'humour à revendre, mon chouchou, toi! Ciao!

En arrivant chez Nestor, la porte d'entrée était grande ouverte, le living éclairé... Personne!
- Coucou Nestor, où es-tu?
Pas de réponse! Je pris peur où pouvait-il être?
- J'entendis une petite voix dans la cage d'escaliers de la cave... Je suis ici! Je fonçais vers la porte grande ouverte et j'aperçus mon Nestor au bas des escaliers!
- Qu'est ce que tu fais là? Je descendis le plus vite que je pus...
- J'ai mal à la cheville, je ne sais plus marcher...
- Qu'est-ce tu faisais à la cave?
- Chérie... Je n'y étais pas encore... J'ai glissé et je me suis retrouvé ici!
- Et ta porte d'entrée grande ouverte?
- Je ne sais pas...
- Chéri, tu vas essayer de t'appuyer sur mon épaule en tirant sur la rampe pour remonter à l'étage ensuite tu te mettras dans le divan et je verrai s'il faut aller aux urgences!
- Aux urgences? Pas question!...
- Montons ensuite nous verrons!
- Nestor, appuies-toi sur mon épaule et tire sur la rampe...nous n'allons pas rester à la cave?
- Soit tu te bouge soit je vais chercher ton voisin pour te sortir d'ici!
- Ouille...ouille!
- Nestor! Un petit effort après j'appellerai ton toubib, je t'en prie aide-moi...
C'est avec beaucoup de mal et de peine que je réussissais à le remonter!
- A vue de nez... C'est une bonne entorse, un plâtre pendant quinze jours et ensuite tu trotteras comme un lapin...
- Ouille! J'ai mal... Tu crois?
- Aussi vrai que je m'appelle Andy!
- Où se trouve le numéro de ton toubib?
- Je l'ai sur mon portable mais je ne crois pas qu'il soit de garde à cette heure ci!
- Nestor, le plus simple c'est d'aller aux urgences, la radio et le plâtre... Si tout va bien nous sommes revenus dans deux petites heures...
- Tu crois que je peux te faire confiance?
- Tu en doute?
- Non, chérie, j'avais envie de te taquiner!...T crois que c'est le moment? Tu m'as foutu la trouille quand je t'ai vu assis comme un con en bas des escaliers...
- Bon,allons y ... tu mets ta veste, n'oublie pas ton portefeuille tes clés de la maison ensuite tu sautilles jusqu'à ma bagnole, Nestor! Tu m'entends?
- Oui, oui! Allons y!
- Qu'est-ce que tu allais faire à la cave, dis-moi?
- En t'attendant je voulais te faire plaisir en allant chercher un petit bordeaux de derrière les fagots à boire à deux dès que tu arriverais!...
- Je suis vraiment con...
- Nestor, tout le monde peut faire une mauvaise chute! L'intention touchante...une chute stupide, fais-moi confiance tu verras que ce n'est qu'une vilaine entorse!
- Tu dis ça... J'espère que c'est pas cassé, qu'ils vont pas m'hospitaliser?
- Nestor, dans quelques minutes nous saurons... C'est pas la peine de répéter cent fois la même chose!
- Voilà, nous y sommes! Attends une seconde je prends une chaise roulante... Tu m'attends?
- Je te promets, je ne vais pas m'enfuir!
- Malin et taquin! Pour moi c'est une entorse. Tu n'es pas encore mort!
- Tu n'es pas drôle!
- Et toi tu l'es?
Un infirmier vint m'aider à prendre le grand blessé!
Il nous installa dans une salle en nous disant que nous avions de la chance, l'orthopédiste de garde était encore là et viendrait dans quelques minutes! Il regarda rapidement la cheville de Nestor et lui dit :
- Une belle entorse, Monsieur, un plâtre et dans quinze jours vous trotterez à nouveau!
- Comme un lapin? Merci Monsieur!
- T'avais raison, chérie! T'es pas toubib... T'as l'oeil de lynx?
- Merci Monsieur! Ce n'était pas la peine de pleurnicher!
L'orthopédiste le rassura en voyant sa cheville, une belle entorse!
Par mesure de sécurité il l'envoya à la radiographie. J'attendais patiemment son retour sur le parking des urgences. Il était déjà 22h30... A quelle heure serions nous rentrés?
Je retournais voir si Nestor était déjà revenu?
Je le vis au bout du long corridor des urgences revenant de la radio!
Le médecin de garde le rassura :
- Rien de cassé, Monsieur! Nous allons vous plâtrer pour minimum quinze jours. Vous revenez à la consultation, nous referons une radio de contrôle et ensuite vous pourrez à nouveau marcher normalement!
- Docteur, excusez-moi, cela ne me regarde pas, mais Monsieur doit avoir un certificat médical pour son travail!...
- Tu pense à tout chérie, répondit Nestor!
- Demain matin tu aurais dû revenir pour justifier ton incapacité? Donc tu l'as! Si tu veux je le dépose demain matin au Musée?
- Bien sûr chérie! Merci d'avance, seul j'aurais été complètement perdu!
- L'infirmier de garde lui prêta une béquille à lui rendre dès la prochaine consultation.
- Merci Monsieur!
Il nous aida à rejoindre la voiture... Nestor apprenait à marcher, clopinant sur la béquille... Quelle expédition!

Arrivés à la maison, j'installais le grand malade dans le divan, pas question d'étage! Heureusement qu'il y avait une salle de douche au rez de chaussée...

Il était 23h30! Nestor n'avait pas dîné, je lui préparais un petit plateau léger ensuite j'allais chercher ses affaires de toilette à l'étage, des draps, une couverture, un pyjama... Quelle aventure!

Qu'allait faire Nestor seul à la maison avec un pied dans le plâtre? Qui allait s'occuper de lui?

Je décidais de téléphoner à mon oiseau rare en espérant qu'il était encore levé pour le prévenir que notre guide était plâtré pour quinze jours et lui racontant succinctement la situation!
Peut-être qu'il faudrait annuler la réunion d'information de jeudi soir chez François! C'est après-demain?
Je n'oserais presque pas vous raconter ce que mon oiseau rare me proposa :
- Tu ne vas pas le laisser seul! Reprends-le et viens à la maison!
Je crus un instant qu'il était devenu complètement fou en ajoutant :
- Tu vas faire la route entre nous deux?
- J'étais en colère... Nestor me voyant changer de couleur me fit des signes... Je ne savais plus du tout quoi répondre...
- Attends, je te passes Nestor...
- Marcel, tu es sûr?
- J'hallucinais... Littéralement!
Vaudevillesque, ramener mon amant à la maison?

Nestor me tendit mon portable et me demandait ce que personnellement j'en pensais? Je restais un bref instant muette....

Chouette 7 décembre 2009 à 18h57 · 47

J'étais soucieuse et inquiète de savoir si Nestor arriverait à avoir un minimum d'autonomie pour pouvoir aller à la salle de douche, les toilettes et la cuisine!
Il tenta de se lever et de se déplacer seul avec la béquille en clopinant mais même avec beaucoup de volonté il était impossible qu'il reste seul!
Une vraie expédition!...

Je devais me rendre à l'évidence qu'il en fut incapable, il me lança un regard de cocker abattu...
Inquiet, il me demandait ce que je comptais faire?
Je le rassurais immédiatement en lui disant que la proposition de son pote Marcel était la plus sage puisqu'il il est impossible de te laisser seul!...
- Tu ne peux même pas aller aux toilettes?
Nestor provisoirement immobilisé, mon oiseau rare de plus de quatre vingt ans et notre voisin François le même âge qui lui n'était rassuré que par ma présence à côté de chez lui... Je me retrouvais dans une situation qui me laissais interdite!
- Que vas-tu faire? Chérie!
- Garder mon calme, trouver une solution... Dans l'immédiat prendre ce qui t'es nécessaire et t'emmener chez ton pote, Marcel!
- Tu crois? Andy!
- Nestor, je téléphone à mon mari pour lui dire qu'il ouvre le divan-lit y mette une paire de draps et une couverture pour cette nuit, demain est un autre jour il est déjà minuit et demi...
Nestor semblait perdu. Je le rassurais en disant que sur le chemin de la maison je ferai un crochet et mettrai son certificat dans la boîte aux lettres du Musée!

- Avant de nous mettre en route je vais aller chercher des vêtements de rechange, comme tu es plâtré un pantalon de training fera l'affaire...une valise, tes affaires de toilette, ton pyjama, tes papiers et portefeuilles...
Demain je reviendrai chercher les aliments périssables dans ton frigo et ton courrier!
- Voilà la seule solution pour l'instant!
- Qu'en penses-tu? mon chéri?
- Heureusement que tu es là! Viens près de moi que je t'embrasse et te serrer dans mes bras, embrasses-moi?
Il avait l'air tellement triste qu'il semblait être retombé en enfance, je tentais de le rassurer du mieux que je pus!Quelle aventure!...

Je me décidais à téléphoner à mon oiseau rare que j'allais débarquer avec mon amant à la maison...
- Chouchou? Quelle chance tu es encore levé?
- Voilà, comme tu t'en doute Nestor ne sait même pas aller jusqu'à la toilette donc comme tu me l'as proposé... Le temps de rassembler ses affaires, toi si tu veux bien, tu ouvre le divan-lit au salon et nous aviserons dans la matinée pour la suite!
- D'accord! Je t'attends, ma chérie... C'est François qui va être content!...
- Tu plaisante?...
- Les jeux de cartes c'est plus gai à trois!
- Là, c'est vraiment pas le moment de te moquer de moi!
- Chouchou... Je vais ouvrir une maison de repos pour vieillards... Tu t'imagines?... A peine pensionnée que je suis en train de me faire réengager, Dieu seul sait pour combien de temps!
- Tu es fâchée de ma proposition?
- Non,non mon Chouchou, tu pense bien sûr que je saute et frétille de joie!...
- Tu ne peux pas le laisser tout seul?
- Je sais...je te préviens immédiatement et Nestor écoute aussi ce que je vais vous dire : ni l'un ni l'autre, pas de scène de jalousie sinon c'est moi qui fiche le camp! Compris?
- Chérie, promis! Il est presque une heure du matin, je t'attends et dis à Nestor qu'il est le bienvenu!
- C'est ça oui!... Comptes pas sur moi pour le lui dire, tu lui diras toi-même quand nous arriverons...
- Ciao!
Nestor interrogatif fronça les sourcils et crut bon de me demander:
- Il y a un problème? Andy!
- Aucun!...Osais-je répondre!
- Je file à l'étage chercher le stricte nécessaire!
- Soit prudente!
- Merci, j'y avais déjà pensé, tous ces éclopés? Qui en prendrait soin? Marcel, François et toi? Criais-je à travers la cage d'escaliers... Mon pauvre Nestor si tu pouvais comprendre mon état d'âme à l'instant précis!...
J'avais comme un coup de cafard qui me donnait la nostalgie de nos ballades dans le Parc du Musée, je ne pus même pas lui dire!...

Je trouvais assez facilement le plus urgent et redescendis comme si j'avais des craintes, j'usais de prudence.

Je mis la valise et mon amant dans ma voiture et retournais rapidement vérifier si tout était bien fermé et les lumières éteintes. Je fermais à clé et repris le volant. Au moment de démarrer Nestor me fit remarquer que j'avais oublié la lampe du palier à l'étage.
- C'est volontaire! Ca dissuade les voleurs!
- Andy, tu pense à tout! Tu es une sacré bonne femme...
- Cela, tu peux le dire, je le crois aussi! T'as vu dans quel genre de pièce de théâtre je joue pour l'instant?
- Qu'est-ce que tu racontes?
- Vous, les gars, vous allez me rendre dingue...

Moi qui écrivais mon livre " L'arbre sans racines " c'est pas demain que je pourrais poursuivre mes recherches!

A y penser, moi qui avais proposé à Nestor de mettre le titre au pluriel... Ce n'est pas demain la veille que je relance ni aborderai le projet!

Chouette 8 décembre 2009 à 17h28 · 48

Mon oiseau rare guettait mon arrivée caché derrière la tenture! Dès qu'il aperçut les phares de la voiture il se précipita sur le seuil et vint à notre rencontre!

- Nestor,je te souhaite la bienvenue!
Je lui poussait la valise dans les bras et les deux sacs d'effets divers.
J'aidais Nestor à sortir en clopinant avec sa béquille jusqu'au divan-lit et m'en retournais fermer la voiture.

Il était près d'une heure et demi de la nuit. Les compères se mirent à discuter comme en plein jour!
Je voulais les saluer. J'étais vannée!...
Ils furent tous les deux tellement étonnés!...
- Chouchou, tu m'écoutes? Je mets le réveil pour huit heures?
- Huit heures?
- Tu n'as pas vu l'heure qu'il est? C'est ça, si c'est pour discuter vous aurez toute la journée et les jours à venir puisque Nestor sera là au moins une quinzaine de jours!...
- Chérie tu as raison, le temps de s'endormir...
- Chérie? Elle est crevée ta chérie!... Tu as compris et j'ai une journée chargée tout à l'heure!

- Une seule consigne à l'un et à l'autre : aucun de vous deux m'appelle chérie! Mon prénom suffira... Vous voyez d'ici la tête de François et sa tribu?
- Les compères s'éclatèrent de rire...
- Qu'est-ce que j'ai dit de comique?
Nestor ne pipa mot...
Mon oiseau rare se tut et s'arrêtait de rire.
De qui se moquaient-ils?
- Moi ça ne me fait pas rire du tout... Si vous avez un peu de respect, tentez au moins d'en avoir pour moi!

- Vous connaissez peut-être pas ou vous ne vous rappelez pas " la légende des charbonnages " quand dans une maison il y avait une femme et deux hommes?
On les appelait " le couple (la coupe)à trois "!
Ce qui signifiait aussi : les trois pauses de huit heures! Le mari faisait le service du jour et l'amant la nuit, comme mineur!
Le deuxième homme était au départ un logeur qui payait son gîte et son couvert pour raison de pauvreté... La légende dit que très souvent il devenait aussi l'amant! Il y a plus d'un siècle c'était assez courant dans les corons... Mais le plus souvent c'était caché et secret! C'était loin d'être une légende c'était une triste réalité par rapport à la dureté et la réalité de la vie de l'époque!

Je rafraichissais par la même occasion la mémoire de mes deux compères qui à les regarder allaient s'entendre comme larrons en foire!...

- Je ne souhaitais pas devenir la risée du voisinage! Compris les compères?
Ils me jurèrent ensemble de faire attention...

- Nestor, j'espère que tu es bien installé... Tu peux atteindre la toilette et sur la petite table il y a une bouteille d'eau! S'il y a un problème tu appelles?

Mon oiseau rare attendit d'être sur le palier de l'étage pour me donner un bisou. La leçon portait déjà ses fruits? Je pouvais rêver!...
Il restait à peine cinq heures à dormir!

Chouette 8 décembre 2009 à 18h00 · 49

J'en avais rêvé toute la nuit!
Il fallait simplement que je trouve François comme allié!
Le seul objectif, la tribu et les potes à François qui partiraient tous avec nous en Egypte!...

Voilà ce que j'avais imaginé en rêve. Nestor était mon frère jumeau retrouvé par hasard en recherchant des éléments pour mon arbre généalogique puisque nous étions né le même jour et la même année!

Ce matin au réveil quand la sonnerie me sortit de ce rêve fantasque je m'y attardais brièvement en descendant les escaliers! Oui, ça demandait un peu de réflexion et surtout à éviter toute imprudence...
De nature franche et directe je restais un soupçon désarçonnée...
Combien de temps pourrais-tu tenir un secret? Toujours!...Mentir?
Bonne question, Madame conscience!
C'est de la torture morale ce truc?

Ce rêve avait occupé mon esprit pendant mes quelques heures de repos.. J'avais l'impression que ma ciboule allait exploser!

- Cela suffit! Penses à autre chose me disais-je! C'est trop compliqué!...
J'allais y réfléchir. Après le petit-déjeuner je mettrai François dans la confidence? Serait-ce prudent?

Chouette 10 décembre 2009 à 19h24 · 50

Après une si courte nuit déjà douchée et coiffée j'allais faire en un bisou à mon oiseau rare avant de préparer le petit-déjeuner!
- Bonjour chouchou ! Tu as bien dormi?
- Bonjour ma chérie! Pas assez!
- Tu es déjà prête?
- Oui, je descends faire le café et voir comment va le grand blessé!
- Ah, oui ton Nestor! Je l'avais oublié en me réveillant!
- Ce n'est pas mon Nestor, c'est toi qui m'a dit de le reprendre...
- Oui, je dois faire attention à ce que je dis?
- Retiens la leçon, sois prudent, j'y vais...
- Bonjour Andy!
- Bonjour Nestor! Tu as bien dormi?
- Franchement oui, j'ai eu quelques petits lancements dans la cheville, mais je me suis très vite rendormi!
- Je vais préparer le café et le petit-déjeuner, essaies de te lever si tu dois aller à la toilette, ton peignoir est là, je vous attends dans dix minutes!
- Ca ira, merci j'arrive...
- Je n'eus pas le temps de mettre l'eau dans le percolateur que François était déjà à la porte du jardin!
J'ouvris la porte!
- Bonjour Andy, je ne déranges pas ?
- Tu tombes bien mon pote, t'as la chance de voir Nestor en primeur avant la soirée de demain...
- Qu'est-ce tu me racontes?
- Laisses-moi mettre le café en route François. Il arrive en clopinant avec sa béquille et il t'expliquera lui-même!...
Aussitôt dit il arriva en clopinant devant François qui se demandait qui était ce bonhomme en peignoir avec une béquille?
- Nestor!
- François!
- Andy? Tu n'écoute pas quand je parle?
- Oui, il va t'expliquer ce qu'il fait ici!
- Désolé Andy, je ne voulais pas vous déranger!
- François, tu ne dérange pas, je te sers un café assieds-toi et faîtes connaissance!...
Nestor, poli, le vouvoyait et lui expliquait la raison de sa présence.
- Bonjour Marcel! Bien dormi?
- Nestor? Pas assez!
- Ca c'est à cause de moi...
- François tourna la tête de l'un à l'autre et ne semblait pas encore comprendre ce qu'il faisait en peignoir et pyjama chez nous!

Avec calme je sommais mon oiseau rare et Nestor d'expliquer à François la raison de sa présence!
Ils se racontèrent mutuellement la chute dans la cave, les urgences, le retour et l'arrivée chez nous en pleine nuit!...
Ils trouvèrent tous les trois l'explication drôle sauf moi:j'avais l'impression d'être dans une cours de récréation!
Je les laissais discuter à trous et emportais mon café et ma tartine et me réfugiais dans la salle à manger avec le Journal qui venait d'arriver!

Je m'octroyais un quart d'heure de silence, j'étais certaine qu'ils ne s'étaient même pas rendus compte de mon absence!...

J'étais certaine que je pouvais ouvrir une maison pour de bons et braves pensionnés!...
A les entendre il ne leur manquait que les cartes à taper! Je feuilletais mon quotidien en paix mais pas pour très longtemps que déjà j'entendais Marcel me demandant de venir aider Nestor!
- Andy, Nestor n'est pas sûr qu'il pourra se laver tout seul!
- Très drôle! Me disais-je, tu vas aller laver ton frère jumeau?... Un instant j'arrive, je raccompagne le voisin!

François sur le pas de la porte me souriait en voyant ma tête plutôt déconfite mais n'en pensait pas moins, il vit à mon regard que j'étais devant une nouvelle galère...

Chouette 11 décembre 2009 à 17h14 · 51

François parti, je n'avais aucune envie de rire!

Nestor et mon oiseau rare sirotait un troisième café!
Je décidais de m'octroyer la dernière tasse du thermos sinon il n'en resterait plus une goutte!...

Les compères discutèrent encore en pyjama! Il était déjà neuf heures trente...
Je leur demandais aimablement de débarrasser la table pendant ce temps là je préparais la douche et les vêtements de rechange de Nestor!

- Nestor, tout est prêt sur le tabouret à la salle de douche, tu fais un petit effort! Pour ton plâtre je te mets un sac en plastique avec un élastique et tu devrais pouvoir te laver seul!...
Il me regardait effrayé comme si je lui avais demandé d'aller me décrocher la lune!...
- Andy, tu crois que je vais pouvoir... seul?
- Nestor, je reste à côté et tu essaies! Si ça ne va pas je t'aiderai!...
Mon oiseau rare débarrassa la table et resta coi!
Il me lança un regard en coin. Il comprit qu'il n'avait pas eu une très bonne idée de le faire venir à la maison en me voyant transformée en infirmière!

Nestor tenta du mieux qu'il put de rentrer dans la douche dans laquelle j'avais déposé deux tabourets, un pour s'asseoir l'autre pour y poser le pied dans le plâtre!

Joli décor, il ne pipa mot lorsque je lui lavais le dos. Je fus étonnée par la distance, cette relation n'avait plus rien à voir avec nos relations intimes en d'autres temps. Je restais assez interrogative!...
Je trouvais ce ressentiment avec un certain malaise, j'en étais presque ravie! C'était comme une révélation, comme si la suite de la relation allait devenir réellement de l'amitié et de fraternité!

Je trouvais cela étrange de constater ce brusque changement que je ressentais. Peut-être plus aisé à gérer! Le problème c'était de faire comprendre ce revirement à Nestor!
J'en parlerais au moment opportun!
Je terminais ma réflexion et veillais à la suite de la douche de Nestor.
Il se débrouilla du mieux qu'il put. Il se plaignait de ce qu'il aurait fait seul à la maison!...

- Nestor! Ce n'est pas le cas donc inutile de geindre! M'écriais-je! D'accord?

Mon oiseau rare n'était pas sourd lui dit en riant :
- Ici le chef c'est elle! Tu as déjà compris je présume? Nestor, tu m'entends?
- Oui, oui, Marcel! J'entends et j'ai compris... Heureusement que nous pouvons compter sur elle pour trouver toutes les solutions à nos problèmes!
- Toi comme moi? Comment est-ce que nous ferions seuls?

- Nestor tu as raison, elle doit faire le chef si elle veut que tout soit organisé... sinon sans elle?
Nestor ajouta, nous serions dans la m....!...
Je priais mon oiseau rare de rejoindre la salle de bains à l'étage.
- Avec tous tes discours tu es encore en pyjama!...

J'aidais Nestor du mieux que je pus, il était habillé et pouvait se remettre dans un des fauteuils pendant que je rangeais la literie du divan-lit.

Mon oiseau rare s'écria à l'étage :
- Andy, j'aimerais que tu viennes me frotter le dos?
- Dans quelques minutes... je termine ce que je suis occupé à faire et j'arrive!

Je me disais à voix basse, si tu t'occupes de Nestor n'oublies pas que lui aussi il existe, compris? Je me doutais qu'il faisait sa crise de jalousie où et quand il lui semblait bon selon les situations!...

Il ne manquait plus que François dans la chambre d'amis! I
Il me fallait vraiment avoir une sacré dose d'humour pour ne pas avoir envie de rire ou de pleurer!...

J'avais eu nuit de cinq heures de sommeil, un petit-déjeuner qui n'en finissait plus entre compères, les toilettes de chacun, ranger le déluge du salon transformé en chambre à coucher, laver les compères, quelles belles perspectives!

J'avais à peine eu le temps que tout soit en ordre que je pouvais déjà commencer à éplucher les patates pour le déjeuner!...

Il était plus de onze heures!

Les compères peinards et hilares tapaient déjà les cartes sur la table de la salle à manger, j'oubliais de préciser que mon oiseau rare avait entretemps rappelé François... C'était plus gai à trois!

De là je pouvais en déduire : plus il a de fous plus on rit!
Une patate en plus, deux feuilles de salade et une tranche de rôti!... François pourrait rester déjeuner avec nous? Quand il y en a pour trois, il y en a pour quatre! Non?... N'était-ce pas la devise de la maison depuis toujours?

Je sentais que ma patience avait des limites et je décidais qu'après le déjeuner je les laisserais seuls à leur triste sort et j'irais m'aérer en rendant visite à ma meilleure amie!

En revenant de chez elle je devais encore repasser chez Nestor, relever son courrier et vider le frigo!

Vive la retraite! Les compères eux en profitaient royalement!

J'allais prévoir de reprendre mes écrits de l'histoire
"des italiens".
Je ne me laisserai pas dévorer par des tâches qui ne m'incombaient pas!
Chacun n'avait qu'à apprendre à se débrouiller seul!...
Qui s'occupait de moi?

Chouette 14 décembre 2009 à 16h23 · 52

Après le déjeuner je laissais la vaisselle aux joyeux compères!

Juste avant de partir je téléphonais à la Mutuelle de Nestor en demandant le passage dès le lendemain d'un infirmière pour venir faire sa toilette.

Je lui en parlais, lui annonçant l'information il me regardait avec l'air que je voulais me débarrasser de lui! Susceptible le bonhomme!

Oui je pouvais sembler déçue! Je lui expliquais qu'il y avait une distinction précise en matière de rôle, il prit la mouche et tenta de me déstabiliser et de me menacer de rentrer chez lui!
- C'est ça, lui dis-je vas-y! Personne ne te retient!
Mon oiseau rare resta soufflé, même François semblait choqué par la remarque de Nestor!
Plus personne ne disait un seul mot!

Je minimisais l'incident et décidais d'aller vider son frigo et de prendre son courrier, si Monsieur daignait me donner les clés de sa maison et de me faire confiance!
Il me confia ses clés sans rien dire!
Je lui dis que s'il y avait un souci je l'appellerais sur son portable, laisses-le allumé!
Pas de réponse!
Caractère de cochon et têtu le frère jumeau!
J'annonçais à la joyeuse bande de tapeurs de cartes que je ne rentrerai certainement pas avant 22h!

- Les trois compères en coeur : 22h?...

Aucun des trois n'osait me demander où j'allais en dehors du fait que je passais uniquement à la maison de Nestor!
Je ne donnais aucune explication en leur souhaitant une excellente après-midi et même la soirée!

Ils restèrent muets... Je vis que mon oiseau rare me poursuivait jusqu'au garage!
- Andy?...
- Oui mon Chouchou?
- T'inquiètes pas, tu sais que je vais chez Santina, nous irons probablement au cinéma et ensuite prendre un verre!
- Ah, oui, chérie tu me rassures...
- Gardes ça pour toi! Laisses-les un peu mariner, tu n'as qu'à leur dire que je suis très fâchée et que je n'ai rien voulu te dire!... Que j'ai besoin d'air frais, qu'ils m'étouffent!...
- Andy, moi aussi?
- Chouchou, tu sais que c'est très souvent le cas, mais ce Nestor, comme frère jumeau? J'aurais pu trouver mieux!
- Déjà que demain soir c'est la fameuse soirée d'information pour le voyage en Egypte et comme Nestor à la patte en compote ça se fera certainement chez nous, mon chouchou!...
- Andy? Tu crois?
- Tu n'as qu'à voir s'il peut clopiner avec sa béquille jusque chez François?...Puisqu'ils passent tous les deux l'après-midi avec toi...maintenant tu te débrouilles!

Si il y a un changement et que vous êtes au lit quand je rentre tu me mets un petit mot sur la table du téléphone?
- D'accord! Me répondit-il!
Je me sauve!...
Vous me dévorez tous autant que vous êtes!
- Ciao!
Je regardais dans le rétroviseur. Mon oiseau rare semblait perdu...

Chouette 16 décembre 2009 à 14h14 · 53

J'ouvris la vitre latérale et respirai l'air frais! Je soufflais une expiration qui me décontractait vigoureusement!

Je me sentais mieux m'éloignant de toutes ces tâches quotidiennes qui me pesaient royalement! Tout toujours à sens unique!
Devrais-je me casser une jambe pour qu'enfin tous les gars à la maison s'occupent de moi?
Si c'était le cas me regarderaient-ils sautillant sur une patte avec une béquille, vacant à mes diverses tâches ménagères sans me proposer leur aide?
J'en tirais la conclusion qu'ils en feraient le moins possible!
Je pouvais paraître de mauvaise foi? Je l'étais sans aucun doute a leurs yeux, certes!
J'étais même pas sûre qu'ils éplucheraient les patates!
J'étais attristée et déçue par mon constat!

Santina m'attendait! Je fus ravie de pouvoir papoter enfin entre amies! Je poussais un soupir de bien-être en m'asseyant dans le fauteuil.

Santina nous servit un délicieux cappuccino avec quelques gaufrettes de sa confection! Elles étaient encore tièdes même encore meilleures avec les petits morceaux de sucre qui croquaient délicieusement sous les dents!

Un vrai délice et un doux souvenir de l'enfance!...

Nous échangions à bâtons rompus, je lui racontais succinctement la situation à la "maison de retraite" et provisoire chez moi! Elle riait, mais elle ne trouvait la situation absolument pas drôle et d'ajouter en riant jaune, qu'elle ne supporterait pas le dixième de ce que je vivais pour l'instant!
- Santi? Que veux-tu que je fasse? J'attends que Nestor se fasse enlever le plâtre et rentrera-t-il chez lui?
- Hein? Andy? Tu ne vas pas le garder chez toi?
- Moi non, Santi! Mais mon oiseau rare... je ne suis sûre de rien, ils s'entendent comme des larrons en foire, dès qu'ils sortent les cartes ils appellent François, lui, à part la nuit il est plus souvent chez nous que chez lui!...
- Andy, c'est une situation provisoire?...
- Sauf si elle devient définitive?
- Je te répète ce n'est pas mon Nestor, il a un caractère de cochon et comme frère jumeau il me suffit!... en principe encore douze jours... sauf si...
- Il y a trop longtemps qu'il vit seul et il est trop individualiste... moi!moi et encore moi! Fils unique!... tu vois le tableau?
- T'as drôlement changée... je te vois encore folle et amoureuse de ton Nestor!
- Il n'y a que les imbéciles qui ne change pas d'avis! L'adage est tout à fait à propos pour l'instant. Tu t'imagines qu'il me faisait la tête ce matin parce que je demandais une infirmière pour faire sa toilette à partir de demain matin?
- Quoi? Tu devais le laver? Même le cul?
- Oui, trois jours... mon oiseau rare à l'étage geignant pour se faire laver le dos et Nestor à la douche avec deux tabourets... tu vois le film?
Santina éclata de rire!

Je ne pus que rire avec elle tellement la situation lui semblait gag et comique. De plus, me savoir sous le même toit avec mon mari et mon amant en prime!
A Santina de rajouter: cela n'existe pas qu'au cinéma ou dans les livres!...

- Trêve de plaisanterie! Santi nous allons aller à la séance de 17h ensuite manger un petit bout et boire un bon verre de trappiste?
- Bonne idée Andy! Tu dois être rentrée à quelle heure?
- T'es malade, je rentrerai quand j'en aurai envie!
- Tu comptes dormir chez moi?
- C'est une très bonne idée. Je le ferai volontiers mais comme l'infirmière vient à 8h j'aimerais autant être là!
Sinon, je serai restée avec plaisir rien que pour laisser les mecs mariner dans leurs problèmes d'intendance et de bouffe!
- Andy, ils t'ont bien pompé l'air!... Tu ne parles jamais de cette manière!
- Eh oui, Santi, c'est vrai... je me sens excédée! Au fait, je t'en ai pas parlé?
- La conférence de préparation pour l'Egypte c'est demain soir!
- Andy?... combien seront-ils?
- Nestor plâtré, sa conférence se fera sans aucun doute chez nous... nous serons au minimum vingt!
- Vingt? Andy t'es folle!
- Santi, nous allons parler d'autre chose et partons!
- Tu prends ta teuf Santi?
- Ok, Andy!
- Santina cherchait un CD... elle mit le son à fond. La meilleure façon de se détendre!
- T'es devenue folle? Regardes comment tu conduis, Santi!
- Andy détends-toi!...
- Je suis détendue! Tu me fiche la trouille et on ne s'entend plus!
- Baisses-le son, Santi!
Le calme revint... elle se garait...

Quel film choisir? Un truc drôle à se fendre la pêche, oui c'est ça... me détendre et rire...
- Eh...Andy? Tu parles toute seule?
- Oui, oui! Je finirai complètement gaga avec ma maison de vieillards...

Chouette 17 décembre 2009 à 19h01 · 54

Santina et moi étions d'humeur joyeuse...
Il y avait tellement de films à l'affiche!
Il y avait plus de 20 salles et des centaines de personnes aux guichets!
- Andy, que souhaite-tu voir?
- Santina! Un truc drôle!... Tu choisis ce que tu veux à condition que ce soit comique, gai et amusant!
- Andy! T'as vu le nombre de films? Il y a du choix!
- Santina, même débile... tiens Kerity pour enfants à partir de 2 ans!
- Tu te moques de moi?
- Oserais-je?
- T'as bu ou quoi?
- Oui, en cachette!... Du café au lait!...
- Tu le fais exprès?
- Bien sûr et toi tu marches à fond, Santi!
- Sérieusement? Andy?
- Choisis-toi pour une fois?
- " Les Herbes Folles " d'Alain Resnais?
- Il parle de quoi ce film?
- J'en sais rien, je ne l'ai pas vu?
- Santi! Là c'est toi qui te moque de moi?
- On va pas aller voir un navet non plus et encore moins des extraterrestres!
- J'aimerais bien les Minimoys d'Eric Besson!
- Andy, c'est pour les enfants?
- Toi, t'as pas gardé une âme d'enfant?
- Santi, tu viens ou tu restes là? Décides-toi, je prends un ou deux billets?
- Tu vas m'énerver aussi toi?
- On coupe la poire en deux?
- Je vais voir les Minimoys et toi ce que tu veux... on se racontera en sortant?
- T'es pas compliquée toi!... Il n'y a que des solutions? Andy!
- On va pas rester planter là la séance commence dans cinq minutes, j'ai aucune envie d'être avec le nez sur l'écran!...
- Zou!...Santi! Bonne séance?

Chouette 17 décembre 2009 à 20h43 · 55

Le clou de la soirée?

Aller au cinoche avec sa meilleure amie et voir un film différent, chacune seule dans une salle!

Encore heureux, j'ai failli me retrouver avec le pif sur l'écran! J'ai dû faire le forcing pour que deux amoureux acceptent de reculer d'une petite place! Sinon j'étais chocolat!

J'ai vu mes minimoys, trop mignons!
Santina se fichait de moi, tant pis pour elle qui n'a pas aimé son film... moi?... je me suis régalée!

Elle m'attendait depuis un quart d'heure, nous étions contentes de nous retrouver! C'était la première fois que nous décidions d'aller de manière originale au cinéma!... Nous avions encore plus à nous raconter pendant que nous dinerions! Mais nous tirions la conclusion que c'était plus gai à deux.
Nous sommes allées manger un succulent moules-frites et une bonne bière à la belge!
Le reste de notre conversation... ça c'était notre secret!
Nous nous sommes quittées... Elle viendrait à la soirée de demain!
Je suis rentrée à la maison!
Sur la pointe des pieds, tout était éteint! Il était à peine 22h30!

Ils se cachaient tous les trois, où étaient-ils?
Aucune lumière chez nous ni chez François?
C'était à ne rien y comprendre... où étaient passés les trois lurons?

Chouette 18 décembre 2009 à 14h23 · 56

Qu'ils ne s'imaginent pas que je vais passer une heure à les chercher!... Tant pis!
Je mis la clé dans la serrure... aucun bruit, je jetais un coup d'oeil furtif au salon... pas de Nestor sur le divan-lit?
C'est une plaisanterie?
Je décidais de monter à la salle de bain, une bonne douche et au lit!
A peine couchée... il y eut un tel tintamarre dans le jardin que je me relevais et regardais par la fenêtre!

Mon oiseau rare et François soutenaient notre grand blessé par les épaules... ils chantèrent en coeur et à tue-tête...
Ils venaient visiblement de chez François... Je décidais de ne rien dire, ils ne m'avaient pas vue!

Je descendais quatre à quatre mettre la clé dans la serrure... et celle de la porte du jardin!
Comment rentreraient-ils?
Ils jurèrent chacun à leur tour... j'entendais et je devinais à leurs voix que le Chianti avait coulé à flots!...
- François, c'est toi qui a fermé la porte?
- Marcel, c'est toi qui a pris la clé!
- Nestor où l'as-tu mise? Mar...cel elle... est dans ta po...che!
Discours de fous? Non, un petit coup de trop!...
Je les laissaient gamberger
- Andy n'est pas en..core ren..trée?

- Nestor, toi tu t'occupes pas de ça... c'est la fem..me...de Mar...cel...son...ois...eau...ra...re...c'est lui...et per...son...ne d'au...tre, dit François mort saoul!

- Nestor? t'as...com...pris? Elle...est...à moi...lui criait Marcel...
Là je devenais inquiète à les écouter!...
Je me dis dès cet instant... les trois compères avaient des comptes...à régler à cause de l'alcool mais l'intelligence était de le faire à jeun!

Je décidais sur le champ d'ouvrir la porte!

Les trois compères étaient comme par miracle quasi dégrisés!
A ma seule vue et avec étonnement de me voir là..Heu!...

- Beau trio, quand le chat est parti les souris dansent!
- Aucun des trois ne pipait mot...
- Ché...rie...t'es fâ...chée? murmura l'oiseau rare...
- Andy, c'est pas moi, c'est Mar...cel qui a été...cher...cher...le Chia...nti...à la cave...balbutiait avec une langue pâteuse le gentil Franscesco!
- Le seul qui se tut c'était Nestor! Il avait compris qu'il faisait mieux de se taire!
Il valait mieux les laisser aller au lit!
Nestor attendait sans aucun doute que je lui prépare sa literie dans le divan-lit... il se coucha tout habillé!
Ce n'était pas mon problème... il verrait le résultat demain matin!
Je renvoyais Franscesco chez lui mais je l'accompagnais, craignant qu'il ne tombe, il passerait la nuit dans son divan... il y avait trois bouteilles vides et une quatrième bien entamée sur la table du salon!

Demain serait un autre jour...
Les cloches tinteraient dans le crâne des trois lurons!...

En rentrant je retrouvais mon oiseau rare qui montait péniblement les escaliers en murmurant des trucs incompréhensibles... elle est à moi! C'est la seule chose que je compris à plusieurs reprises!

J'attendais que tout fut calme... il était minuit trente...
La gardienne de l'hôtel **** étoiles en avait plus qu'assez!...
Je montais enfin dormir un peu avant l'arrivée de l'infirmière à 8h!

Chouette 21 décembre 2009 à 14h19 · 57

Ce matin je fus d'excellente humeur! Je me pressais afin d'être prête pour recevoir l'infirmière qui arrivait à huit heures tapantes!

Je venais à peine de terminer le café qu'elle sonnait!
Je l'invitais à prendre une tasse prenant le temps de lui expliquer l'expédition de la douche de Nestor! Elle me félicitait en me disant qu'elle ferait de la même manière, qu'il n'y en avait d'ailleurs pas d'autre!
Le courant passa tellement bien que nous avions chacune le sentiment de nous connaître depuis toujours, nous en restions étonnées!

J'étais contente de pouvoir enfin parler avec une personne compétente, quelqu'un qui me comprenait!
Elle me mit du baume au coeur, je me sentais soutenue et encouragée!
Un superbe rayon de soleil du grand matin!

Entretemps mon oiseau rare était descendu en pyjama! Quant à Nestor, lui, cuvait encore le Chianti!

Les présentations faites je conduisis Stéphanie à la salle de douche pour qu'elle puisse préparer l'installation pour le grand invalide!
Je la laissais à son travail et je rejoignis mon mari pour le petit-déjeuner.

-Andy? Mon crâne!
-Chouchou? Le Chianti? Assumes!...
N'oublies pas que ce soir c'est la big réunion EGYPTE et je te préviens : pas une goutte de Chianti, ni toi, ni Nestor, ni François!...
-Chérie? Là je te trouves un peu...
-Un peu quoi? Vous ne vous êtes pas vus hier soir?
Tout le quartier à pu admirer les trois joyeux poivrots ameuter et réveiller ceux qui dormaient déjà!
-Chérie, je n'a pas bu beaucoup!...
-Pas beaucoup? Presque quatre bouteilles à vous trois?
-Tant que ça?
-J'ai ramené Franscesco chez lui, les cadavres étaient sur la table du salon!... il est dans son divan, je vais aller voir ce qu'il devient dès que Nestor sera sous la douche!
-T'es sûr qu'on a bu tout ça? Andy!
-Marcel! Ca suffit! J'invente? Je mens?
-Chérie, ne cries pas!

L'infirmière qui avait tout entendu comprenait enfin pourquoi elle n'arrivait pas à sortir Nestor du divan-lit! Elle m'appelait au secours.
-Andy, une vraie poupée de chiffon!
-Je vais te donner un coup de main, Stéphanie!

Attends, j'ai une idée et en général ça fonctionne très bien! Je vais prendre un gant de toilette glacé, je lui tapote sur le visage et sur la nuque. Tu vas voir comment il va bondir!...
-Houps! C'est quoi? Se mit à hurler Nestor!
-Une manière élégante de dégriser les poivrots!
Stéphanie eut un fou rire... l'oiseau rare riait sous cape et devait se dire qu'il l'avait échappée belle!
-Nestor à la douche...
-Mon oiseau rare à l'étage...
-Stéphanie, j'arrive dans 5', je passe voir François!
Je sonnais, je tambourinais... pas de réponse! Pas de panique! Mais comme je l'avais laissé dans le divan tout habillé il n'avait pas pu fermer la porte à clé?
J'avais une clé à la maison, en cas!
-Stéphanie! C'est moi ne t'inquiètes pas je viens chercher la clé et j'arrive. Il n'ouvre pas, il cuve certainement!
-Si toi tu as un problème appelles-moi! Me répondis-t-elle.
J'ouvris la porte. Franscesco était toujours dans les bras de Morphée. Je le réveillais!
-Andy? Qu'est-ce que tu fais là?
-Et toi mon pote?
-Je suis pas dans mon lit?
-Tu vois les cadavres? Tu comprends? Je ne te répètes pas la même litanie qu'à Marcel?
Nestor, je ne te raconte même pas!
-Andy? Mon crâne?
-Tu entends sonner les cloches?
-Aujourd'hui pas une goutte de Chianti! Vous avez intérêt tous les trois à être dégrisés pour ce soir!
-Ce soir? Andy!
-Tu souhaites aller en Egypte?
-Andy! C'est ce soir?
-Pas fier, si tes enfants te voyaient dans cet état?
-Andy! Tu ne leur diras rien?
-Promis François, toi et tes compères à la seule condition : pas une seule goutte de Chianti! D'accord?
-D'accord! Topes-là! Embrasses-moi, Andy?
-Tu m'embrasses? François!...
Tu vas monter te laver et changer de vêtements, je reviens dans une demi heure voir si tout est ok!
-Tu es un amour Andy!
-Toi, t'es un gamin! A tantôt! Dépêches-toi!

En rentrant à la maison à ma grande stupeur je ne dis mot, les compères tapaient déjà les cartes à la salle à manger!
Stéphanie terminait de ranger la literie en me racontant que la douche avait été une galère!
-Une galère?
-Nestor ne savait même pas rester debout! Marcel a du lui tenir le bras, je n'arrivais pas à le laver!
-Ah! Tu l'as vu cul tout nu? Disais-je à mon oiseau rare en me moquant de Nestor! Ni l'un ni l'autre ne me répondirent!
J'espère qu'il ne va pas nous raconter le voyage et les sites dans le désordre, qu'il nous fasse la visite guidée de Rome ou d'Athènes ça serait très drôle!
Nous pourrions tous rire ensemble!

-Andy, je sais que nous avons exagérés hier soir, me dit Nestor! C'est promis, cet après-midi je prépare l'exposé sur l'Egypte! Tu nous excuses?
-Que veux-tu que je te répondes? Non? Cela ne changerait rien!...
-Stéphanie à demain même heure?
-Andy, pas avant 9H30, ça t'arranges?
-Oui merci, Stéphanie! Bonne journée. Je vais rejoindre François et voir s'il se débrouille!
-Bonne journée à toi et bon courage!
-Merci, j'en aurai besoin! A demain!

Je laissais mes tapeurs de cartes qui ne se bougèrent même pas de savoir comment allait le troisième larron! Typiquement masculin, boire en coeur et même pas se soucier de savoir comment va le pote?

Retour chez Franscesco, il était lavé et habillé et venait d'arriver à la cuisine.
-François, tu vas nous faire un bon cappuccino pour toi et moi? Je te prépares ton petit déjeuner, si tu veux je te fais une petite omelette aux lardons?
-Bonne idée Andy, ça va me remettre d'aplomb...
-Il était heureux quand je m'occupais occasionnellement de lui depuis quatre qu'il vivait seul...
-On sonnait à sa porte!
-Andy je mange, s'il te plaît tu veux ouvrir?
-Oui! C'était Stéphanie qui venait voir si je n'avais pas besoin d'aide. C'est trop gentil à toi!
-Prends deux petites minutes pour que je te présente le troisième larron, celui-ci c'est le plus brave sauf qu'il se laisse entrainer!...
Stéphanie fit connaissance avec Franscesco et s'en alla aussitôt: d'autres patients l'attendaient!
Je raccompagnais Stéphanie et disais à Franscesco de passer à la maison...
-François, tes potes t'attendent!
J'abandonnais mes compères pour faire mes courses et relever le courrier de Nestor! J'oubliais, il fallait que je prenne du linge...

Chouette 22 décembre 2009 à 16h06 · 58

Avant de sortir je donnais les dernières consignes aux tapeurs de cartes!

-Choucou, pendant mon absence pourrais-tu avec François aller chercher toutes les chaises de jardin dans le garage et emprunter les siennes? Toutes les laver et les emboîter afin que chacun puisse être assis pour les informations sur l'Egypte de ce soir?
-Andy? Maintenant?
-Non, mon chouchou... demain matin, c'est bon!
-Il est déjà dix heures trente, j'ai des courses à faire etc. Quand je rentrerai vous aimeriez pouvoir déjeuner je pense? Non!
-Nestor, je prends ton courrier et du linge! Pendant l'absence de tes compères, toi tu veux bien éplucher les patates?
-Andy? Eplucher des patates?
-Nestor, je ne te demande pas de bêcher le jardin ni de terminer mon tricot? Comme frère jumeau? Je pouvais trouver mieux!
Je serai certainement rentrée vers 11H45. Je préparerai les légumes et la viande, donc j'aimerais que les patates soient prêtes!
-C'est pas le club Med ici! Hurlais-je en claquant la porte!
Pas un seul commentaire. Des tronches jusque par terre!...
Peu me chaud! Il était temps de mettre de l'ordre dans cette bande de gamins!
Je n'étais même pas fâchée, j'étais lasse de leur comportement.
Taper la carte du grand matin pour se dégriser?
Peut-être à leurs yeux se faire servir comme des pachas, cette fois-ci la récréation était terminée. Ils allaient tous les trois m'aider!
Contents ou pas, c'était ma décision!
Ils avaient intérêt à filer droit, je décidais même que ce soir le Chianti serait interdit pour les trois potes! Ils boiraient de l'eau avec leurs pizzas!

Déjà que j'acceptais de recevoir une vingtaine de personnes, même si les filles de François avaient déjà fait au moins huit pizzas, le déluge je n'avais pas à le ranger seule!

Je repasserais chez Santina pour prendre six chaises à empiler, elle en apporterait six autres ce soir. Nous en aurions 24... ça devrait aller!

Cette après-midi je passerai deux heures tranquilles dans ma chambre fermée à clé avant l'arrivée de tous aux environs de 19H30. En espérant qu'aucun des joyeux lurons ne vienne pleurnicher devant ma porte pour des peccadilles!

Chouette 23 décembre 2009 à 18h05 · 59

A mon retour les patates étaient épluchées, les chaises lavées et empilées!
J'en fus ravie et j'eus droit à de vifs remerciements de mes trois compères!
Etonnée, je me demandais pourquoi?
En coeur tous les trois me répondirent qu'ils avaient de la chance de m'avoir!
Je me sentais flattée, je les remerciais à mon tour!
Je m'activais à préparer le déjeuner, je me surpris à chantonner sur la chanson de Olivia Ruiz :
" Qu'est-ce qu'il a ce Georges " qui passait à la radio!
L'oiseau rare mit la table et nous dinions tranquillement à quatre! L'ambiance était très détendue et amicale!

Je demandais à Nestor comment il se faisait qu'aucun de ses collaborateurs ni aucun ami n'était encore venu lui rendre visite?
-François me dit : il est trop ours!(sic)
Nestor ne sachant quoi ajouter me répondit que personne ne savait qu'il était chez nous!
-Personne? Ajouta mon oiseau rare! Tu peux leur dire à tous que c'est moi qui t'aies offert l'hospitalité avec ta patte folle!
-C'est vrai ça! Personne ne t'a même pas donné un seul coup de fil? Lui dis-je!
-François de répliquer aussi vite, c'est ce que je viens de dire... c'est un vrai ours!
-Pas un seul pote, tu n'as que nous alors? Ajoutait Marcel!
Personnellement je n'osai rien ajouter. Le sujet sapa légèrement l'ambiance! Je regrettais de l'avoir abordé. Je ne trouvais même pas de pirouette de sortie. Les compères? Aucun ne vint à mon secours!
François me proposa de préparer quatre cappuccino... Ouf!

La belle dérobade. Nous filions illico à deux à la cuisine et François de me dire que Nestor avait de la chance de nous avoir tous les trois!
-Parlons d'autre chose! François! A propos, tes filles elles arrivent à quelle heure?
-Elles m'ont dit vers dix huit heures! Mon fils, Luigi et sa femme vers dix huit heures trente!
-François, sa femme elle faisait aussi des pizzas? Oui, chacune en faisait quatre! Andy!
-Chouette, François, ça fait 12 pizzas? Personne n'aura faim! J'espère que l'ambiance sera sympathique?
-Andy, à l'amicale c'est aussi gai qu'entre nous, ça ne devrait pas être très différent ni poser de problèmes.
-Je suis contente qu'enfin la date approche, ça va nous faire du bien d'avoir du soleil avec environ 25°C tu t'imagines François? Avec le grand froid que nous supportons pour le moment!
-Andy, ça fera du bien à nos vieux os!

Nous buvions notre cappuccino et ensuite chacun partit faire sa sieste!
Vers dix huit heures nous changerions la table de la salle à manger de place pour y mettre le maximum de chaises.
Pas de vaisselle, des assiettes en cartons! Quelques plateaux pour les pizzas et des serviettes, ça irait comme sur des roulettes... j'aurais l'aide des filles de François!

Je rejoignis Nestor lui demandant s'il avait tout en tête, il me rassura mais ajouta qu'il se sentait attristé du fait que nous étions un groupe et qu'il avait l'impression que je ne m'intéressais plus à lui seul, comme avant.
-Avant quoi?
-Avec ton plâtre? Ici à la maison? C'est mon mari qui t'a personnellement proposé de t'héberger!
-Tu voudrais quoi Nestor? Je ne vais quand même passer mon temps assis sur tes genoux en présence de mon mari et de François?
-Tu t'imagines ton reproche? Réfléchis un instant, inverse la situation au lieu d'être aussi égocentrique!
Je finirai par croire comme le dit François, que tu es un vrai ours! Comme frère jumeau, tu ne me ressembles pas du tout!
-Bon, je te laisse, la journée n'est pas terminée.
J'allais me réfugier tranquillement dans ma chambre la porte fermée à clé!
Je m'octroyais gracieusement deux heures de lecture et d'écriture!

Chouette 25 décembre 2009 à 17h18 · 60

J'étais très en verve pour poursuivre " La romantique du vendredi" sur le Forum de Legow!
J'aimais bien "ce sacré bonhomme" il devenait attachant!
C'était devenu une forme d'amusement dans l'alignement des lettres pour la formation des mots qui donnaient une musicalité aux phrases de cette histoire!

Et oh surprise! Je me laissais bercer dans les bras de Morphée!

Il est vrai que mes gais lurons avaient relativement hypothéqué une partie de ma nuit suivie de cette journée qui avait démarrée sur des chapeaux de roues!

Je sursautais agréablement surprise qu'il n'était pas plus de seize heures trente! Ouf!
La maison était mystérieusement silencieuse!
Descendant sur la pointe des pieds, les trois compères étaient encore en train de méditer chacun dans un fauteuil!

A ma grande surprise, ils avaient à mon insu déjà disposé le séjour pour recevoir tous ceux qui nous accompagneraient en Egypte!
Les plateaux, serviettes, chaises et piles d'assiettes, tout était prêt!
J'étais presque fière de moi. Nonobstant qu'ils m'avaient obligée à jouer au gendarme par leurs excès de vie de pachas. Je riais sous cape!
Aucun des trois ne s'était aperçu de ma présence!

Un bon cappuccino pour me requinquer par l'odeur alléchée j'entendis :
-Mmmm... ça sent le bon café, en coeur!
J'avais déjà préparé quatre tasses avec la cafetière italienne que Franscesco m'avait offert à mon dernier anniversaire!
Il est vrai que je n'avais jamais préparé autant de cappuccinos ces sept derniers mois pour le plaisir de tous ceux qui étaient de passage où venaient en visites!

Je les appelais tous les trois et les attendaient avec des petites galettes (recette de ma grand-mère) et toutes mes félicitations pour leur aide... Alors là quelle coopération!

Ils étaient si flattés qu'il ne leur manquait que le cri de léon tels les paons du Parc attenant au Musée où Nestor était le Conservateur!

Nous étions tous les quatre de bonne humeur et presque impatients d'accueillir les participants à notre extraordinaire expédition en Egypte dans près de trois semaines!
Il y avait de l'impatience dans l'air!
Le plus important? Chacun était heureux de ce futur projet qui allait prendre forme dès ce soir. Prévoir les préparatifs et enfin pouvoir le réaliser!

Mon oiseau rare se proposait pour faire équipe afin que je sois un peu déchargée de certaines tâches!(sic) où me surveiller?

Le portable de Franscesco sonnait. Aurélia et Carmela arriveraient dans moins d'une demi-heure avec les pizzas.
Il n'y avait plus qu'à les enfourner trois par trois pour qu'elles soient tièdes et non brûlantes ou trop cuites.
Le top de l'organisation à nous trois!

La femme de Luigi passerait avec les parts sur un plateau et d'autres pourraient se servir seuls sur les plateaux dressés sur la table!

L'heure venue, l'accueil fut chaleureux et convivial!
Nestor après une bonne sieste fut en super forme pour son exposé clair, compréhensible et audible pour tous!

Je terminais par les détails précis des inscriptions et des consignes de vie en groupe tel que la ponctualité pour respecter chacun et l'ensemble de tous les participants!
La date limite pour le paiement et la réservation à l'agence!
La soirée fut vraiment très réussie, nous terminions la liste des inscrits à vingt quatre participants! Ils y avaient déjà vingt paiements.
Il ne restait que nous quatre à régler notre dû!
Ce qui fut réellement exceptionnel, nous étions heureux du résultat!

Il restait exactement neuf jours pour les derniers amateurs en précisant que le maximum de participants serait de trente personnes! Personne ne serait accepté après la date limite.

Chaque futur participant au voyage devint de plus en fébrile, gai et enthousiaste!
Je suggérais deux groupes de quinze pour les divers sites à visiter. Je vis certains nez se retrousser pour le groupe de Nestor.
Comme la majorité souhaitait être avec moi je devais être ferme pour l'organisation en mettant François et mon oiseau rare avec Nestor pour réellement pouvoir scinder le groupe!
Je terminais la conclusion de la soirée en précisant que les six derniers à s'inscrire s'il y avait deux célibataires nous aurions trois personnes en plus dans chaque groupe!

Chacun était ravi et rentrait heureux, nous nous réunirions encore une fois le quatrième jour avant le grand départ!
Chacune s'engageant à préparer un plat que nous pourrions tous goûter ensemble!
Quand tous furent partis, Nestor, Marcel, François et moi étions aussi heureux que les participants!
Nous estimions que la soirée et l'organisation étaient très réussies!
Il était vingt trois heures! Nous buvions un verre de Chianti chacun, j'avais droit à trois superbes sourires. Vous comprendrez aisément pourquoi? Chacun heureux de rejoindre son lit au plus vite!
La nuit serait bonne, Stéphanie n'arriverait pas avant neuf heures trente et nous déjeunerions peinards avant son arrivée!

Chouette 26 décembre 2009 à 14h43 · 61

Comme je m'en étais doutée nous nous étions levés tard! Huit heures quarante cinq!
Juste le temps de déjeuner que Stéphanie arrivait pour la toilette de Nestor. Nous étions encore tous en pyjamas!

Avant de commencer elle prit un café en notre compagnie et nous écoutait relater la superbe soirée de la veille!

Elle était tellement intéressée qu'elle téléphonait à sa chef d'équipe pour savoir si elle pouvait prendre des congés correspondants aux dates de notre séjour en Egypte.
A notre grand étonnement elle eut ses congés et s'inscrivit immédiatement à condition d'être dans mon groupe! C'était vraiment très rapide. Personne n'ajouta son grain de sel!
Nous terminions notre café. François frappa à la porte du jardin. Bien sûr dès qu'il nous eut salué il attendit son cappuccino!
Il fut aussi ravi que nous d'apprendre que Stéphanie serait de la partie!
Mon oiseau rare et lui sirotèrent leur café ensemble, Stéphanie et Nestor à la douche et moi illico à l'étage! Je trouvais que la vie était belle! La journée avait superbement débuté!

Lorsque je redescendis, Stéphanie était aussi enjouée que nous quatre par notre future expédition! Elle allait même en parler à ses parents ce midi au déjeuner!
Son père pensionné depuis deux mois, il estimerait sans aucun doute que ce serait un beau cadeau pour sa femme!
Avec une si bonne bande, ils auraient l'occasion de voir la vie autrement ajoutait-elle, de plus qu'ils fêtent leurs quarante ans de mariage en 2010!
Ils n'ont jamais fait de grand voyage, c'est vraiment une belle opportunité pour eux, nous dit-elle!
Lorsqu'elle nous eut raconté tout ça elle riait autant que nous et rajoutait en boutade au moment de partir : plus on est de fous, plus on rit!
-A demain, neuf heures trente et bonne journée à tous!
Nous restions cois tous les quatre. Bonne journée, avec retard, elle s'était quasi envolée!
Après son départ il eut un petit silence interrogatif! Je me disais à voix basse que si ses parents venaient mon groupe de quinze était complet! Avec Santina et Stéphanie, à nous trois ça marcherait sur des roulettes pour l'encadrement des douze autres participants!

J'interrompis la méditation en disant :
-Notre bonne humeur à l'air d'être contagieuse, nous allons tout faire pour rester aussi aimables, serviables, souriants et surtout continuer à cultiver cette bonne humeur et notre solidarité avec tous nos amis potentiels!
Nous crions tous en coeur : promis!
François trouva nécessaire de dire à Nestor:
-A toi de ne pas être ours et égocentrique si tu veux ne pas te retrouver tout seul après notre retour d'Egypte!(sic)

J'étais soufflée mais réalisais aussi qu'il avait tapé dans le mille!
Mon oiseau rare et moi restions muets comme des carpes! Nous étions un soupçon gênés!

Nestor semblait devoir rajouter un commentaire. Il se tâtait et finit par dire :
-C'est promis, je ferai un effort parce que je n'ai jamais été aussi heureux que depuis que vous m'avez hébergés, Andy et Marcel! et toi François, tu fais quasi partie de la famille aussi! La rencontre avec Andy c'est un cadeau du ciel!
J'avalais discrètement ma salive. Qu'il n'en dise pas plus que de m'appeler sa petite soeur jumelle!

Personne ne sut quoi ajouter, nous étions tous les trois heureux et fiers d'être estimés à ce point, alors que notre seul moteur c'était l'entraide et l'amitié pour tous ceux que nous aimions et ceux qui nous aimaient!
François sur le pas de la porte me dit en sortant:
-Ton Nestor il a fait l'université ; nous on a dû travailler à l'âge de 14 ans. La vie nous a appris l'essentiel, lui il est là à la veille de sa retraite et a part nous il est seul dans la vie!
Tu trouves pas ça triste Andy?
-François, ils nous a nous à présent, à lui de préserver et de mériter notre amitié et notre confiance! Je suis entièrement de ton avis, mais nous n'allons pas le juger, quelques fois il fera encore l'ours!
Changer? Qui change encore à cet âge c'est pareil pour toi, mon oiseau rare et moi aussi! Nous n'avons pas que des qualités!
Nous allons nous aussi être tolérants mais il doit respecter notre esprit d'équipe et d'entraide!
-François, il a l'air de bien prendre tes réflexions et ne pas se sentir vexé quand c'est toi qui lui dis; pour Marcel et moi c'est plus délicat!

-François, topes-là! Nous allons l'y aider et chacun sera gagnant! Tu es un vrai pote toi! Tu sais que mon oiseau rare il a raison de te faire des scènes de jalousie par moment, c'est vrai que je t'aime bien toi!Smak!

-Andy, toi aussi tu es le trésor de la bande...
-François, assez, si Marcel t'entendait!...
-A tout à l'heure? Tu viens déjeuner avec nous?
-Tu crois que j'oserais refuser?

Chouette 27 décembre 2009 à 16h08 · 62

Il y avait un très bonne ambiance à la maison aujourd'hui! Personne n'avait envie de s'agiter, nous déjeunions en toute tranquillité!

Nous avions été si actifs ces dernières quarante huit heures que nous avions complètement oubliés que demain après-midi à seize heures trente, Nestor allait faire enlever son plâtre!

En buvant le café aucun de nous quatre ne se posait la question de savoir si Nestor allait réintégrer sa maison!

Demain matin c'était la dernière fois que nous verrions Stéphanie! Nous l'aimions comme nos propres filles!
Nous étions persuadés qu'elle passerait nous faire un petit coucou ou partager notre déjeuner si elle était dans sa zone de soins à domicile!

Nestor s'avançait en nous demandant si nous accepterions de le garder encore quelques jours au cas où il devrait peut-être suivre une rééducation avec un kinésithérapeute!
Mon oiseau rare me jetait un regard en coin, comme je ne dis mot il lui dit :
-Nestor, tu es et reste le bienvenu, tu rentreras chez toi quand tu le décideras!
François d'ajouter, tu fais partie de la famille maintenant tu vas pas nous laisser tomber? Nous non plus d'ailleurs!
-Bien sûr que non, répondit-il... mais il me reste quatre mois à travailler avant ma pension!
-Tu ne reprends pas avant notre retour d'Egypte lui dis-je, donc nous verrions cela à notre retour? Ajoutais-je!
-Andy, c'est vrai, j'y avais pas pensé!
-Demain t'auras un certificat jusqu'au 15 janvier, nous partons le 19 et nous rentrons le 29 janvier! Veinard! Plus tous les congés qui te reste à prendre? En comptant bien...il te reste à peine ou tout au plus un mois à travailler!
-Andy, c'est génial! Seul du jour au lendemain chez moi, je me serais senti entièrement perdu, même abandonné!
François osait ajouter : là je crois que t'exagères, Andy ne te laisserait pas te débrouiller tout seul, mais tu as intérêt à filer droit si tu veux qu'on te garde après notre retour de voyage!
-François, c'est pas toi seul qui décide, Marcel et moi avons notre avis à donner, tu crois pas? T'es vachement culotté toi,non? Toi dès que t'as un problème tu sais que nous on est toujours là comme voisins, tu vis plus chez nous que chez toi!
-Bien sûr Andy! Excuses-moi!
Personne n'ajoutait un seul mot. Je servis le café et chacun s'en alla faire sa petite sieste! Sauf moi.

Je profitais du silence pour rédiger le complément de la liste des inscriptions pour demain, je passerais à l'agence avec Nestor avant d'aller à l'hôpital pour son pied.

En revenant nous passerions chez lui pour le courrier et être seuls à deux. Enfin quelques câlins! Presque quinze jours dans ce tourbillon de la maisonnée, nous prendrions un peu de bon temps sans être épiés!
J'étais certaine que François n'était pas encore au courant, mon oiseau rare avait gardé notre secret à trois!
Nestor serait heureux, moi déjà rien que d'y penser je l'étais déjà...ce foutu plâtre nous avait quand même mis en quarantaine!...
Les hommes de ma vie? Mon mari?...pour le meilleur et le pire...Nestor était devenu son pote malgré lui et François(dit Franscesco) le meilleur tapeur de cartes du trio, comme voisin...il y avait pire c'était un vrai brave!

Chouette 29 décembre 2009 à 19h19 · 63

J'avais prévu d'aller faire quelques courses et je repassais chez ma meilleure amie! Je demandais à Nestor s'il était d'accord que j'achète un petit cadeau pour remercier Stéphanie de sa part.
Il trouvait l'idée gentille et attentionnée!
"-Quel budget comptes-tu mettre?"
"-Vingt cinq euros, c'est correct tu pense? Comme j'ai pas d'idée précise je prévois trente maximum? Bonne idée!"
"-Mon oiseau rare et François avaient entendu ma question et ajoutèrent en coeur : celle qui mérite le plus gros cadeau c'est Andy, tu crois pas toi?"

Je restais coite et gênée! Ils estimaient que je m'en étais bien plus occupée que n'importe qui d'autre depuis sa chute, que je l'avait ramassé et soigné tous les jours!

"-J'intervins : cela ne vous regardent pas, Nestor est grand assez pour savoir si j'en mérite un de cadeau, le connaissant il y pensera tout seul dès qu'il pourra reconduire, donc silence! Chacun s'occupe de ses affaires, des vraies pipelettes vous deux!"

Ils semblèrent vexés... Nestor ne rajouta aucun mot!
Ce que je trouvais intelligent afin de ne pas gâcher
l'ambiance de la journée! Ils m'avaient promis que nous passerions une journée dans le calme, ils tinrent parole! Elle se terminait en beauté!

Ce matin était un jour particulier!
C'était la dernière fois que Stéphanie passait faire la toilette de Nestor!
Il se lavait déjà seul depuis quatre à cinq jours, elle veillait simplement à ce qu'il ne tombe pas dans la douche.

Elle nous confirmait qu'elle et ses parents nous accompagneraient en Egypte!
Elle me donnait immédiatement les inscriptions et les paiements! Nous étions tous très heureux!
Nestor et moi passions à l'agence avant d'aller à l'hôpital!
Elle pris un dernier cappuccino avec nous trois. Manquait notre brave voisin! Trois petits coups sur le mur de la cuisine et François arrivait du plus vite qu'il pouvait!

Il fut heureux que nous ne l'ayons pas oublié avant le départ de Stéphanie!
Malin il l'était, il avait déjà vu sa voiture et toujours comme par hasard les trois petits coups et il était là! A peine le temps de fermer à clé, il lui arrivait des fois de déjà mettre la clé sur la serrure côté rue en attendant que nous frappions!

J'allais chercher discrètement le cadeau de Stéphanie pour que Nestor puisse le lui remettre.
Elle fut ravie en l'ouvrant et elle le mit immédiatement autour du cou!
Elle feignit être gênée, remerciant timidement Nestor et fit une pirouette pour que nous puissions tous voir les motifs du châle assortis aux coloris de sa tenue vestimentaire.
Elle était ravie et contente du fait qu'il était assorti à plusieurs de ses vêtements!

"-Elle ajoutait au moment de partir, j'aimais tellement venir chez vous que je vous promets de passer vous saluer chaque fois que je serai dans les environs!"

"-Nous en coeur : tu seras toujours la bienvenue! Passes- nous un petit coup de fil et si c'est l'heure du déjeuner tu prendras ton heure de table avec nous!"

"-J'ai été très heureuse de vous connaître!"
"-Stéphanie, c'est réciproque pour nous! Et encore merci, ajoutait Nestor!"
"-Nestor, demain sans plâtre tu te débrouilles tout seul, dit-elle sur le pas de la porte!"
"-Sois rassurée, Stéphanie!"
"Au revoir à tous!"

A 14h je partirai avec Nestor pour aller faire retirer son plâtre!
Nous passerions à l'agence déposer les inscriptions et les paiements, ensuite nous resterions quelques heures rien qu'à deux!
N'étions-nous pas jumeaux? Donc? Les commentaires sont superflus!

Chouette 4 janvier 2010 à 22h44 · 64

Dès le déjeuner terminé je préparais tous les documents et les comptes pour l'agence de voyage!
Mon enveloppe prête, j'avais le temps de me changer et de me maquiller!

Je demandais à mon oiseau rare et François de s'occuper de la table et de la vaisselle. Ils acceptèrent de bon coeur!

Je rappelais à Nestor de prendre tous ses documents pour la clinique, le médecin et la prescription pour la rééducation éventuelle d'un kiné à domicile, une prolongation de son certificat d'incapacité jusqu'au 29 janvier. Veinard!

Nous repasserions de toute façon chez lui, prendre le courrier et voir s'il n'y avait rien de spécial! Il avait un de ses voisins qui vérifiait si rien de particulier se passait chez lui.

Arrivés à l'agence nous étions reçus comme d'excellents clients par la directrice en personne!
Vingt sept inscriptions et paiements fermes d'un coup c'était assez rare!
Nous avions encore cinq jours pour les trois derniers participants éventuels. La directrice de l'agence était ravie, nous aussi!
En principe il y avait deux personnes à qui le voyage était offert, trois s'il y avait trente participants.

Le dilemme, étais-ce moi et Nestor, où mon oiseau rare et moi? Tirage au sort? Je n'en parlais pas encore à Nestor. J'en rediscuterai avec la directrice! Evidemment, si nous étions trente tout était résolu!

Demain était un autre jour! Je suggèrerais que le troisième voyage gratuit serait pour François, qui avait une petite pension!
C'était négociable avec Nestor, qui avait un très haut revenu! Je pouvais négocier ça avec diplomatie!

Direction la clinique! Tout était en ordre après une vérification en radiographie, Nestor pouvait progressivement remarcher, le médecin ne voyait pas la nécessité d'un kiné. Il pouvait se débrouiller et marcher seul sans béquille! Il n'avait pas l'air content il voulait certainement encore se faire dorloter un peu!

Le médecin l'encouragea en lui disant qu'il serait sur pied pour son voyage en Egypte!
Il avait retrouvé le sourire, il fut rassuré quand je lui eus dit qu'il ne rentrerait chez lui que pour préparer ses bagages pour le départ.

Après notre retour de voyage nous verrions cela avec ses compères, Marcel et François!...
A trois mois de sa pension? Personnellement j'en riais!
Lui semblait abattu!
-"Tu te sens vieux tout à coup?"
-"Bof, la retraite?"
-"T'as pas des projets plein la tête?"
-"Tu peux voyager...faire tout ce que tu veux?...Non? Tu n'as même pas besoin de compter?"

Je le regardais en coin à son insu, il me donnait l'impression d'avoir 1OO ans!

-"Eh ben, c'est le contre-coup de ta chute? On a retiré ton plâtre, on ne t'a pas coupé la jambe?" Chéri!

-"Tu m'as dit chéri? Il y a trois semaines que je ne l'avais plus entendu ce mot de ta bouche?"

-"Nestor? Tu ne réalises pas que c'est mon mari qui t'as offert l'hospitalité. Encore ta convalescence! L'Egypte et même après tu peux rester vivre et habiter avec nous? Que veux-tu de plus? Tu es muet?"

"-Je devines? Tu me veux pour toi tout seul? Sans Marcel, sans François, c'est ça?"

"-Tu sais que ça c'est impossible! sinon tu retournes vivre seul chez toi et je viens en visite comme avant, je reste occasionnellement dormir chez toi, tu n'as pas le choix!

-"Sinon tu te cherches une autre femme qui s'occupera de toi à temps plein, tu connaissais ma condition dès le départ, non? C'était clair et sans aucune ambiguïté puisque Marcel était d'accord, t'en connais beaucoup toi comme lui?"

-"Te voilà complètement muet!Je t'écoutes! Mon chéri?"

-"Tu veux rester seul et rentrer chez toi? Je t'en pries, réponds-moi? Nestor!..."

-"Je ne veux pas te perdre, ni Marcel, ni François!"

-"Alors mon chéri, tu acceptes les conditions? On n'en rediscute plus, d'accord?"

-"Tiens j'ai une idée, si tu es d'accord je téléphone à Marcel, nous allons au restaurant à deux à l'Auberge de l'Orée du Bois, nous restons dormir chez toi et nous rentrons pour le petit déjeuner puisqu'il n'y a rien à manger chez toi et qu'il est trop tard pour faire des courses! Ca te dis?"

-"Andy, chérie! Oui, je me sens mieux!"
-"Tu me fais le petit gamin! Le fils unique à sa mère, tu ne changeras plus! Même si ça me désole..."

-"Tu es un amour!"
-"Je te comprends. Tu as oublié le violon? Quel comédien! Tout ce cinéma depuis plus d'une heure au lieu de me dire :
-"Andy ça te dirais un petit resto à deux?"

C'est tout à fait différent au lieu de me faire lambiner à te tirer les mots de la bouche!

-"Tiens, une autre idée encore meilleure :
c'est toi qui téléphones à ton pote Marcel et tu lui dis toi-même que tu m'as invitée au resto!
Il va être ravi pour moi et fier de toi, il passera une bonne soirée avec François à taper les cartes et nous une soirée en amoureux? Non?"
-"T'es trop!Je t'adore Andy!

-"Allez houps! Montez dans la voiture Monsieur! Vous n'êtes qu'un gamin trop gâté! Je te jure que ce type de comportement m'énerve! C'est parfois insupportable, que dirais-tu toi si je faisais autant d'embarras?
"-Je suis certaine que tu n'y as jamais songé une seule seconde. Tout tourne autour de ton nombril, comme si tu étais le centre du monde! Non?

Chouette 9 janvier 2010 à 14h36 · 65

Comme à chaque fois c'était toujours la même chose...
Lassant et fatiguant! Jamais pouvoir se laisser porter...toujours tirer la charrue!...

Soit, quand on aime on ne compte pas!...
De plus si l'autre n'a pas les outils? Qu'il ne sait pas faire?

C'est plus facile d'être une charmante bécasse...heu...je sais pas moi? On fait comment? C'est divinement drôle!...et bien plus aisé!

Assez philosophé...allons y!

Nestor resta muet tout le long du voyage, mon crâne était prêt à exploser de toutes mes interrogations...

Il se posait tant de questions lui? Et bien, non!

Il était heureux de se laisser vivre, de se laisser conduire, de se laisser mener par le bout du nez...
Encore heureux pour lui!..Il n'était pas tombé sur une garce!
Peut-être que ce genre de gars pouvait sembler plus intelligent que je ne le pensais...il suffit de faire comme si...mais, non! Je ne sais pas faire, en tombant sur une bonne poire comme moi! Qui savait être débrouillarde, positive, optimiste et cherchant toujours une solution à chaque problème!...

Peut-être que je me mettrais un jour à jouer à la charmante idiote qui sait pas...je laisserais tourner le monde sans moi?

...Rien que pour le fun...ça devrait être vraiment reposant et drôle! J'allais y réfléchir sérieusement et inverser les rôles ne fusse que pour essayer?

Apprendre à fermer les yeux et laisser faire...
Je trouvais encore mieux faire faire et regarder avec admiration le résultat? Oui, c'est ça!...

Je crois que c'est la solution à adopter dès notre retour d'Egypte! Je commençais déjà à décompter les jours...oui, dans 9 jours nous partirons à trente!

J'allais déjà me reposer sur la participation de Santina et de Stéphanie...je délèguerais! Voilà! C'était un bon début...

Nous arrivions à l'Auberge de l'Orée du Bois! Le patron nous reçut avec un grand sourire et m'embrassa heureux de me revoir!
" Eh Nestor, t'as une sacré mine !, s'écria-t-il !
- Jean, je viens de faire retirer le plâtre, plus de béquille...mais j'ai quand même encore du mal à marcher !
- Nestor ? Tu vas pas te plaindre en si bonne compagnie, t'as pris quelques kilos t'as du être soigné comme un coq en pâte ? "

Je fis un clin d'oeil à Jean pour qu'il comprenne qu'il y rajoute encore une couche!

Nestor y plongea à deux pieds joints quand Jean osa lui dire :
- Veinard ! Arrête de te plaindre !
Nestor resta bredouille et lui demanda ce qu'il avait de bon au menu de ce soir.

- Je proposerais à Andy de choisir d'abord...j'ai envie de la soigner aux petits oignons, si ça ne te dérange pas Nestor ...à elle la priorité ce soir!

Nestor le regarda un soupçon médusé...après quelques secondes de réflexion...il dut admettre que Jean avait une bonne raison de me favoriser!

Jean me lança un clin d'oeil complice...

Il me proposait des coquilles St Jaques, arrivage du jour et ensuite il nous mijoterait un petit plat qui nous ferait nous lécher les babines avec un excellent petit Bourgogne aligoté pour les coquilles!

Chouette 9 janvier 2010 à 15h12 · 66

J'étais au septième ciel!
Jean avait tellement bien préparé ce diner que j'en fus émue de tant d'attention et de gentillesse!
Il connaissait si bien Nestor qu'il souhaitait que ce soit "moi" la plus importante ce soir.

C'est avec plaisir que nous partagions un dernier cappuccino avec Jean, tous les clients étaient déjà partis...nous étions les derniers!

Nous parlions de notre prochain départ en Egypte, Jean aurait aimé être des nôtres mais avec son resto il ne pouvait pas se permettre des vacances à cette période précise!...
A son grand regret...peut-être à l'automne?

" Tu seras à la retraite toi à ce moment là, Nestor !
- Oui, mais fermerais-tu si nous envisagions un voyage en octobre ?
- Si tu emmènes Andy, oui alors je viens, s'écria Jean !
- C'est ça! Qu'est ce que vous lui voulez tous, à Andy ?
- Et possessif avec ça le chef! Elle est toujours
"en avant marche" toi, il faut toujours te pousser au cul, cria Jean presque fâché.

Je me disais qu'il était sage de lever la séance...le vin aidant, je disais être fatiguée...nous embrassions Jean en lui souhaitant une bonne nuit et à la prochaine occasion !

Sur le pas de la porte je remerciais Jean pour sa gentillesse et ce délicieux repas !

Nestor me dit qu'il était très heureux que Jean m'avait fait un si bon accueil...et ce repas?...Quel délice, ma chérie!
- Merci à toi mon chéri, pour l'invitation !
- C'est toi qui en as eu l'idée !
-Mais c'est toi qui l'as payé! Donc...

C'est très gai et heureux que nous sommes rentrés chez Nestor, le voisin avait allumé le chauffage...nous avons encore pris un petit verre...Non, nous n'avons pas dormi tout de suite ! Quand même...n'allez pas vous imaginez un film qui n'existe pas...
Oui, ce fut une superbe soirée "nirvana"!

Chouette 24 janvier 2010 à 21h47 · 67

Le réveil fut plutôt pénible!...Je n'avais aucune envie de me lever...je n'eus qu'une seule idée...que Nestor téléphone à Marcel pour l'avertir de notre retard, ou bien qu'il se rende immédiatement chez le boulanger chercher quelques petits pains pendant que je prenais ma douche et laissais passer le café!...

Nestor était toujours dans les bras de Morphée et ne donnait aucun signe d'un éveil éventuel!...

Je fis quelques tentatives en lui chatouillant les narines...aucun effet! Je tentais les bisous...ce qui réactiva l'animal assoupi...oubliant que le plus beau moment était déjà passé...il s'étira à plusieurs reprises..se remémorant...les baisers...les caresses que nous avions en retard...nous ne les avions pas volés...mais sans aucun doute... sans fausse modestie, j'ose l'avouer, j'estimais les avoir mérités !

Le retour à la maison fut assez difficile!

Mon oiseau rare avait accepté tous les compromis, mais c'était la première fois depuis près de six semaines que je n'avais plus quitté la maison... de surcroit, je crus avoir compris que Fransesco avait découvert notre idylle!

Je restais assez perplexe et attristée...tout ça à quelques jours de notre départ pour l'Egypte!

J'avoue qu'à cet instant je ne savais plus comment me sortir de ces petits problèmes qui pouvaient sembler anodins mais...qui avaient leurs importances!
Mon oiseau rare ne pipait mot, alors même que c'était lui personnellement qui avait proposé le retour à la maison de Nestor après le retrait de son plâtre...

Je me sentais désemparée ! Je décidais d'aller me confier à Fransesco, je pense qu'il me dirait ce que je pourrais faire! Je savais d'avance que lui ne me jugerait pas au sujet de ma relation avec Nestor, il partait de l'idée que si son pote était d'accord dès le départ il n'avait pas à chaque saut d'humeur ou de changement imprévu à faire comme s'il avait changé d'avis.

Cette situation avait l'art de me mettre les nerfs en pelote ! Là à cet instant c'était flagrant! Trop même pour pouvoir continuer à vivre sereinement!

Je n'eus même pas le coeur ni l'envie de mettre le déjeuner en route pour nous quatre!...

L'évolution actuelle m'inquiétait plus que jamais...j'étais optimiste pour notre séjour en Egypte...c'est le retour que j'appréhendais le plus...

J'aimais mon oiseau rare...j'aimais Nestor et François...

Je me rendis chez François afin de voir plus clair...il m'ouvrit la porte et me prit dans ses bras! J'éclatais en sanglots, il me consola... il me prépara un cappuccino... je me calmais et nous commencions notre entretien !

Chouette 26 janvier 2010 à 14h28 · 68

François était le pote des potes! Quarante cinq ans que nous étions voisins! Depuis le départ de Rosalia il faisait partie intégrante de la famille, tout comme nous deux dans la sienne!

" François, je te remercie de ton accueil, je sais que tu vas me dire que c'est naturel...depuis tout ce temps!...je sais, mais de tout coeur je te remercie d'exister et d'être là, mon cher ami ! "

- Andy, tu sais que tu peux toujours compter sur moi... tu pourrais être ma fille, tu sais que Rosalia t'appréciait aussi! Nous, sans vouloir nous mêler de vos affaires, nous savions aussi que tu n'as jamais eu très facile avec ton oiseau rare...en ce qui concerne ton lien avec Nestor, jamais je ne me permettrais de te juger...mais je dois t'avouer que c'est normal pour moi!
- François? Moi, qui savais que tu ne me jugerais pas... je ne suis pas douté un instant que tu pouvais comprendre cette situation particulière!...

- Eh oui, ma petite Andy...je vois...j'entends...je comprends...motus et bouche cousue!...

- Tu sais François qu'en ce qui concerne les accords que nous avions passés... personnellement je ne les ai jamais outrepassés!... Par contre ce qui me tue... c'est d'autoriser et ensuite reprendre ou de réprimander comme si j'étais sa môme...

- Andy, il peut s'estimer heureux que tu ne sois pas partie, même s'il a fait des concessions...pose-toi la question de savoir qui en a fait le plus jusqu'à présent.

- Andy, à ce que je sais ce n'est pas toi qui as demandé à Nestor de venir vivre chez vous. Donc, s'il te sert le gâteau... pourquoi au gré de ses humeurs il te mettrait au pain sec ? Quand c'est lui qui le décide ? Quand il a un troisième larron pour taper la carte ? Tu lui fais tous ses caprices et comme tu culpabilises à cause de Nestor... il vous manipule tous les deux ! "

- Je n'avais jamais réfléchi à tout ça.
François, c'est comme si tu me donnais une paire de baffes!... Dans tous les cas, avant et après notre retour d'Egypte, je crois que notre relation va prendre un certain tournant et remettrai les pendules à l'heure!... Merci mon cher Franscesco!...A propos, as-tu déjà commencé à préparer ta valise?
- Andy, je suis tellement content que je pense qu'en moins d'une heure elle sera prête...toi par contre, celle de Nestor et celle de Marcel... sans oublier la tienne!...
- Oui, oui, c'est du boulot !...
- Mais j'ai la chance d'avoir Stéphanie et Santina pour m'aider... je crois que je vais pouvoir profiter réellement de mes vacances avec Nestor ! Mon oiseau rare...je le laisse dans l'autre groupe, chacun prendra ses respirations !...

Chouette 2 février 2010 à 09h45 · 69

C'est le coeur léger que je rentrais à la maison ! Ni mon oiseau rare, ni Nestor n'osaient me demander d'où je pouvais bien venir... avais-je la moue renfrognée à ce point ?...

J'étais presque ravie de l'effet !

Ce fut un bon début...telle était ma conclusion...j'allais progressivement (mais occasionnellement) me faire passer pour une charmante idiote et ignorante...qui n'était pas au courant... que quand ça l'arrangerait !....

Après mon entretien avec François, je décidai de changer de toilette de me bichonner et de laisser les compères seuls pour organiser leur déjeuner.

Personne ne me posait de questions...lorsque plus d'une demie heure plus tard je les saluai en leur souhaitant une excellente journée... que je serai probablement de retour vers dix sept heures trente et qu'il ne leur restait qu'à éplucher les pommes de terre, le chou fleur... préparer la sauce béchamel et de cuire la saucisse de campagne... leurs regards furent ahurissants de saisissement !... Je faillis éclater de rire ! Quelles tronches ?...

C'est comme si je leur avais demandé d'aller me décrocher la lune!...

J'avais un sourire un soupçon sadique...limite ironique!
Vous me croirez si je vous avoue que j'eus un énorme plaisir de l'effet constaté ?...

Stéphanie et Santina étaient en congés aujourd'hui et nous avions décidé de passer la journée ensemble !
Nous irions déjeuner et faire nos dernières emplettes pour les choses essentielles afin de pouvoir clore nos valises pour le grand départ en Egypte avec notre groupe de trente!

Je mentirais...si je vous disais que je n'allais pas parler de mon culot à mes amies ! Elles furent ravies de mon humour et de la manière dont j'avais organisé le petit scénario du déjeuner à trois à préparer en trio...

Nous eûmes beaucoup de plaisir à relater nos futures armes à déployer pendant le voyage... afin qu'au retour... nous ne rentrions pas fatiguées et sur les genoux pour le plaisir égoïste de chaque participant...nous nous promîmes d'être vigilantes afin que ce superbe voyage se passe dans les meilleures conditions pour tous !

Nous avons passé une superbe journée... c'est détendue et regonflée à bloc que je rentrais à la maison !

Mes gais lurons semblaient heureux de me revoir... la cuisine était en ordre... pas même une seule tasse sale dans l'évier... le lynx avait fait le survol en un seul clin d'oeil... aucun commentaire des trois lurons quant au contenu des sacs avec mes quelques achats...

J'avoue...j'étais ravie de leur attitude !...

Trêve de plaisanterie...je les aimais tous les trois!

Ils tapèrent la carte...je leur mis à chacun une superbe casquette pour les protéger des coups de soleil avec une protection de la nuque !...de type safari !

Ils rirent de bon coeur, chacun avait son petit slogan inscrit avec la phrase j'(le coeur dessiné) ma moitié...
pour mon mari, j'aime l'élue de mon (dessin du coeur) pour Nestor, pour François... attention, l'herbe est toujours plus verte dans la pâture du voisin... c'était un soupçon plus coquin... mais ils trouvèrent tous les trois que c'était amusant !

Nous passions une excellente soirée !

Il nous restait trois jours pour boucler les valises !...

Chouette 5 février 2010 à 12h13 · 70

Nestor nous fut de bon conseil quant au contenu de nos valises, juste ce qu'il faut, ni trop peu, ni de trop... l'essentiel!

Je fis parvenir la liste à tous les participants par courriel et le bouche à oreille...notre système de tam-tam habituel!!

Nous ressentions tous progressivement une certaine effervescence naître en nous...qui nous emmena dans une phase d'euphorie...elle nous fit planer et déjà nous sentir en vacances dans la tête!...

Etrange sensation...mais qui nous motiva tous dans la rapidité de fermer les valises...de les peser...d'ajouter ou enlever du poids!...

Nous devions aussi penser au poids des cadeaux...astucieux ce Nestor avec ses conseils!...

Sincèrement étonnants ces trois jours précédents notre départ!

Tous furent d'excellente humeur...personne n'éleva le ton plus haut que l'autre...hallucinant de voir tous ces gens de si bonne composition!...

Soit que ce fut un phénomène courant...mais c'était bien la première fois que je m'en rendis compte, agréablement par ailleurs!...

Je me surpris même...tels des enfants attendant le Père Noël... encore quatre fois à dormir...je me sentais infantile de plaisir... Santina et Stéphanie se sentaient aussi gaies... quant à mes compères... ils parlaient plus qu'ils ne tapaient les cartes !... Nestor avait promis de ne pas trop révéler l'historique afin que chacun puisse faire sa propre expérience visuelle !...

Le départ était proche ! Tous parlaient déjà de notre arrivée à Louxor et de la Croisière sur le Nil !... Un rêve qui progressivement allait se réaliser pour chacun...

Oui, sincèrement...nous étions heureux!

Chouette 8 février 2010 à 20h24 · 71

Nestor, Santina, Stéphanie, Franscesco, Marcel et moi avions décidé tous ensemble d'aller chercher les billets du voyage à l'agence! Chacun était responsable des siens à remettre à chaque participant de son groupe!

Ce fut un moment très particulier... nous avions des regards étranges... comme si nous étions déjà partis dans la tête... Marcel interpella François... il ne l'écoutait même pas... non pas par manque de bonne volonté, non... François était déjà mentalement parti...

Plus personne n'écoutait personne... étrange attitude !...

Nestor et Marcel me regardèrent d'un air si étrange et interrogatif...j'avais envie de leur crier :
>

C'est avec un sourire lumineux accompagné par un regard sécurisant qui semblait leur dire :
>

Aucun signe... aucun geste... chacun semblait avoir compris à travers mon regard...

J'avais l'heureux pressentiment que notre séjour en Egypte serait des plus agréables !

Stéphanie et Santina me dirent la même chose sans que nous en ayons parlé !... Elles étaient aussi... comme sur un nuage... les valises étaient prêtes pour le plus grand nombre... il restait celle de mon oiseau rare, de Nestor et la mienne...

Encore deux fois à dormir... un minibus ferait le ramassage des participants et leurs bagages... c'était la grande effervescence... mais tous semblaient heureux!

Je l'étais aussi... je ferais de mon mon mieux pour que tous soient satisfaits... Je crois que tous en parleraient très longtemps !...

Chouette 24 février 2010 à 12h30 · 72

Ce matin de très bonne heure, le minibus faisait sa tournée pour le ramassage des voyageurs à emmener à l'aéroport pour notre départ en Egypte!

L'ensemble des joyeux lurons fut d'excellente humeur! Tous étaient si souriants...des pépiements de joies...tel un départ en colonie de vacances!
L'ambiance était joyeuse, gaie et très détendue! Un vrai plaisir à voir et à entendre...autant de gens heureux!...

Tous étaient bien en possession de tous les documents nécessaires pour ce superbe séjour! Après toutes les vérifications des énumérations nous empruntions la route cette fois...des petits rires et des petits cris fusaient de partout à travers la rangée des sièges!...

Nous le reconnaissions tous, Nestor avait fait plus que nous mettre l'eau à la bouche...par ses descriptions imagées lors de nos deux soirées d‘informations, il nous en avait mis plein les yeux !

Oui! C'était réellement visible, chacun souhaitait déjà y être!...

Nous n'eûmes même pas le temps de terminer nos commentaires...qu'au loin nous apercevions déjà le début des pistes des avions! Chacun y ajoutant son petit laïus...c'était drôle et tendre à la fois!...

Chacun avait retenu l'essentiel, rester groupé...afin de ne jamais oublier ou perdre qui que ce soit!
Santina, Stéphanie et moi étions ravies de voir que le comportement de l'ensemble allait grandement nous aider dans notre tâche d'accompagnatrice...nous nous sentirions aussi en vacances!...

Quant au groupe de Nestor, Marcel et François, lui semblait être aussi discipliné que le nôtre...en apercevant leurs sourires de loin nous avions compris que tout se passait très bien!

A l'arrivée, chacun récupéra son bagage pour se rendre vers les guichets d'embarquement...les valises sur le tableau de pesage...les tickets...les bordereaux...nous étions tous ravis de ce déroulement...comme sur des patins à roulettes!...

Nous étions trente et tous très heureux de partager ce superbe voyage...

Nous traversions tous ensemble le grand hall de l'aérogare...tels des élèves en voyage scolaire...c'était même très drôle à voir!...

Nous empruntions tous la passerelle et chacun regagna sa place tel qu'affiché sur son billet de voyage! Ahurissant! Quelle discipline?...Je restais ébahie!...Stéphanie me regarda avec étonnement et Santina pouffa de rire!
Jamais nous n'avions vu un groupe d'adultes se conduisant d'une manière aussi disciplinée !

A trois nous avions un tel fou rire que Nestor, François et Marcel, assis juste derrière nous, se demandaient s'ils pouvaient participer!
Aucune de nous trois ne pouvait sortir un mot...dès la moindre tentative d'explication nous repartions de plus belle dans nos fous rires!...
Il nous fallut un temps certain pour que nous arrivions enfin à nous arrêter! Nous en avions mal au ventre...hôtesse venait juste de nous demander de mettre nos ceintures!

Nous devions faire un effort afin d'obéir aux ordres...rien que d'y penser...
Notre fou rire repartit des plus belles ...dès que l'hôtesse se mit à mimer les gestes à faire en cas d'accident....les sorties de secours...le masque à oxygène...Santina crut qu'elle allait faire pipi dans sa culotte, Stéphanie pleurait ...tellement elle riait!...

L'avion fit un tour sur la piste...pivota...prit de la vitesse et décolla! Ils y eurent des hourras de joie à bord!

Dès que l'hôtesse nous permit de détacher nos ceintures, nous filâmes aux toilettes!
Nous fûmes toutes les trois accrochées au passage par les participants...nous avons dû fuir pour pouvoir arriver à destination...

Au retour...nous n'avons jamais osé avouer la vraie raison de nos rires!

Il y eut un certain silence à bord quand tout à coup l'hôtesse s'annonçait avec son chariot à boissons.
Le voyage se déroulait dans les meilleures conditions!...

Nous arriverions à Luxor dans moins de deux heures...Les parlotes allaient bon train...tous semblaient déjà impatients d'arriver!...

Chouette 20 mars 2010 à 15h19 · 73

Les participants assis côté hublot...se mirent à pousser des cris d'admirations!
Tous sortirent d'une légère torpeur de somnolence...Ils venaient d'apercevoir le Temple de Luxor et des felouques navigant sur le Nil.

Tous, plus impatients les uns que les autres... souhaitaient jeter un coup d'oeil à travers un hublot!

Quelle joyeuse effervescence!...

Certains se mirent à faire des photos même avant l'arrivée à l'aéroport!

Nous ne resterions qu'une seule nuit à Luxor, un minibus nous attendait pour nous emmener à l'hôtel "Le Mourida".

Après avoir chargés les valises...tous les passagers à bord...le chauffeur du minibus nous souhaitait la "Bienvenue"..."Marhaba", en prenant le volant!.
Nestor lui répondit : "Choukran!" merci!

Le lendemain nous visiterions le Temple de Luxor pour ensuite nous rendre en fin de journée à Karnak toujours accompagné de notre chauffeur de minibus pour tous nos déplacements sur terre entre les différents sites.

Nous reviendrions à Louxor pour embarquer sur un immense bateau de croisière.

Il y eut déjà quelques impatients souhaitant être à bord lorsque nous longions le Nil...

Nestor tenta de calmer l'ensemble du groupe en leur rappelant qu'ils connaissaient l'itinéraire de notre voyage et que la croisière était bien prévue pour le surlendemain...qu'elle durerait quatre jours...jusqu'à Assouan avec le retour à Louxor!

Il ajoutait, qu'après quatre jours sur le bateau...tous seraient très heureux de retrouver la terre ferme! En voyant les sourires...lui seul semblait convaincu!

Il complétait en disant :
" Vous verrez à l'arrivée...nous en reparlerons!"

Cette phrase semblait faire l'effet d'un léger...
" rabat joie "!
C'était mon avis aussi, laissons-les rêver! Non?

Dans l'ensemble le groupe était relativement discipliné...jusqu'ici aucun de nous, qui encadrions le groupe n'avaient à se plaindre!

Arrivés à l'hôtel...la route chaotique le minibus d'un âge certain...nous poussions tous un soupir de soulagement dès que nous apercevions l'enseigne de l'hôtel qui éclairait le quartier à de nombreux mètres à la ronde!
Nous n'étions pas très rassurés d'emprunter ce vieux tacot usé et fatigué dès le lendemain matin!...
Allions-nous déjà nous mettre à râler?

Nous aborderions le problème dès le lendemain au petit-déjeuner....peut-être, sauf si Nestor interviendrait!

Nestor serait notre porte-parole,lui avait eut aussi peur que nous sur le trajet!...

Le hall d'entrée?...grandiose et impressionnant! Les bagagistes de service avec leurs chariots emportaient immédiatement nos valises jusqu'à nos chambres!

En file indienne...à la queue leu leu...nous nous suivions par nos noms par ordre alphabétique pour faciliter les inscriptions... la distribution de nos clés...l'horaire de départ du lendemain et l'heure du petit-déjeuner.
Chapeau pour l'organisation!
Nous avons mis une demie-heure pour tous être enregistrés et dans nos chambres!

La température très clémente nous avait déjà poussé à nous alléger de nos pulls depuis notre départ de Bruxelles!
Il y à peine cinq heures...il neigeait encore chez nous!...ici le thermomètre affichait un royal 24° degrés...fabuleux...juste ce que nous aimions !
Nestor salua le responsable de l'accueil, il aborda le problème du minibus, de son état peu sûr pour voyager avec trente passagers!...
...Il le rassura, ferait nécessaire au plus vite afin que nous puissions être tous rassurés pour poursuivre notre séjour en toute sécurité!...Il le remercia!

Le dîner était annoncé dans une heure, nous avions le temps de prendre une douche rafraîchissante et visiter les différent lieux, bars, restaurant et les chambres des amis...
...il y avait bien sûr les veinards...ils avaient la vue sur le Nil!
Bien sûr nous mitraillions tous la vue avec nos appareils photos... c'était trop beau et unique à voir!

C'était une vue magique...ce va et vient avec les felouques naviguant sur le Nil...le rêve...ça sentait les vacances et le dépaysement total!

A écouter...le personnel parlait très peu le français...il baragouinait un anglais presque incompréhensible...mais nous étions très bien installés, nous ne restions qu'une nuitée!
Demain soir nous descendrions dans un autre hôtel à Karnak!

Chouette 22 mars 2010 à 20h54 · 74

Je fus heureuse de retrouver mon oiseau rare...qui semblait relativement fatigué! Nous venions de nous installer dans notre chambre. Je lui suggérais de se reposer pendant les trois quart d'heure restants...il s'allongea sur le lit, j'ouvris la fenêtre...nous voyions les felouques sur le Nil...il me disait:
" c'est magnifique ma chérie!".

Je préparais nos affaires de toilette et nos vêtements pour la journée du lendemain...

Marcel s'endormit...quelques minutes avant le diner...je l'éveillais en douceur...il me regardait d'un air étrange...il eut un malaise...il y avait un médecin belge en vacances dans l'hôtel, il fut présent en moins de dix minutes!

J'étais paniquée, entourée par Santina, Nestor et Stéphanie, qui en tant qu'infirmière me fit comprendre que la situation était critique...

A ma grande stupeur...mon oiseau rare, eut un arrêt cardiaque...tous évacuèrent la chambre, laissant le médecin et Stéphanie s'activer aux soins urgents.

Après plusieurs tentatives mais manquant de moyens de réanimations, Stéphanie m'assura avoir fait tout ce qui était possible avec le médecin pour tenter de réanimer Marcel.

C'était une situation difficile et pénible! Faire toutes ces démarches administratives, le nécessaire pour le rapatriement du corps dès le lendemain...horrible et douloureux!
L'ensemble du groupe voulait rentrer!
Je ne le souhaitais pas, le voyage devait continuer!
Stéphanie accompagnée de ses parents, se proposait spontanément d'accompagner les touristes, elle avait participé aux réunions préparatoires...elle poursuivrait le groupe jusqu'au bout.

J'étais anéantie!

Santina, ma meilleure amie me rassura...me jurant que quoi qu'il arrive elle rentrerait avec moi pour me soutenir dans cette difficile épreuve de l'organisation des obsèques.

François et Nestor refusaient de me laisser seule pour rentrer avec mon oiseau rare!...
Des amis très chers! Ils jugeaient que leur place était auprès de moi!

J'eus beau pleurer...crier...hurler...mon oiseau rare n'avait même pas eu le temps de me dire au revoir!...Il s'était tout simplement rendormi? Je le croyais!
Effondrée...je suffoquais...par période je me calmais...le médecin présent me fit une piqure calmante, je réussissais à m'assoupir une petite heure.
Stéphanie et Santina étaient là! J'avais eu une autre chambre, elles avaient repris mes effets personnels...j'étais dans un état second...un vrai zombie!

Je suis dans l'incapacité de vous raconter la suite...Le voyage en Egypte se termine ici pour mon oiseau rare et moi!...

Chouette 13 avril 2010 à 22h53 · 75

Je vous épargnerai les détails pénibles du rapatriement du cercueil provisoire scellé et plombé pour le retour en avion jusqu'en Belgique! Les formalités administratives avant de sortir de l'aéroport!

Terriblement éprouvant! J'avais de la chance malgré ma grande tristesse, Santina, Nestor et François m'avaient tous les trois raccompagnés pour ce triste retour afin de me soutenir dans cette épreuve!

Dès notre sortie de l'aéroport nous suivions le corbillard jusqu'au Funérarium. Triste cortège!
La pénibilité du choix du cercueil...en chêne? En hêtre? A pleurer!
Comment prendre une décision sensée dans des moments aussi douloureux?
A cet instant, je n'avais qu'une envie...disparaître et m'enfuir!
Malgré cette envie, je devais faire face...choisir...décider du jour de l'enterrement? Une crémation?

Mon oiseau rare m'avait précisé ce choix après un séjour en clinique il y a plus d'un an! Je lui avais demandé s'il n'avait pas de conversation plus amusante?
Là...j'étais mise devant le fait accompli et je devais décider!

Pénible à souhait! J'avais la chance que Santina, Nestor et François, tous étaient là dans cette pénible démarche!
Je n'avais qu'un désir, que tout se termine au plus vite!

Dormir, oui dormir, vingt quatre heures que je n'avais pas dormi!
Dormir afin de ne plus penser...jusqu'au moment le plus pénible...la crémation, puisque tel avait été le choix de mon oiseau rare!...

Chouette 15 avril 2010 à 15h38 · 76

Les funérailles et les condoléances terminées, je me retrouvais seule à la maison avec Nestor qui venait de partir à la retraite.
J'étais contente d'avoir François, mon fidèle voisin et ami à côté de moi!

La solitude ne me pèserait pas trop...j'avais la lecture et l'écriture, mes passions préférées...mes enfants et petits-enfants...m'attendaient!
Mon oiseau rare me manquait déjà...c'est un fait certain, mais je serais avec lui en pensées!

Non, plus rien ne serait comme avant! Nestor me trouvait changée...je désirais simplement qu'il reste mon ami, il semblait déçu!
Je lui avais dis qu'il était l'ami depuis si peu de temps de Marcel, je lui avais fait comprendre qu'il pouvait poursuivre son voyage en Egypte avec les autres participants!
Lui ...il avait tenu à me raccompagner...je savais même avant notre retour...que plus rien ne serait comme avant, il n'y avait que François et Santina qui avaient compris mon attitude de retrait et de réserve!

Nestor fut presque agressif lorsque je lui demandais de regagner sa maison, qu'il pouvait venir me rendre visite...à l'occasion prendre un repas avec moi et notre voisin François! Il semblait presque vexé que je veuille et que je souhaitais être seule.

Je souhaitais qu'il me laisse seule...que je laisse un peu de temps au temps, faire le point, le ressourcer et être tranquille... momentanément avec mon chagrin, non je ne demandais rien d'autre, être un peu seule, je me sentais saoule...je voulais la paix!
Nestor se permit d'être jaloux que je continue à préparer les repas de mon vieil ami et voisin, quel égoïsme! Je ne voulais même pas me justifier, encore moins lui répéter...que François avait plus de quatre vingt ans, il y en avait plus de huit que je préparais son repas complet chaque, oui je fus choquée par tant d'égoïsme!!
A travers l'épreuve que je vivais, je le trouvais si égocentrique... qu'il me décevait... j'étais triste de me rendre compte que je risquais de perdre mon frère jumeau!...

Ma seule certitude?...la plus importante dans mon cheminement...j'avais retrouvé mes racines, je me satisferais désormais de celles que j'avais enracinées par la naissance de mes enfants...l'éternel recommencement des générations...suivraient mes petits-enfants, arrières-petits-enfants.

Dommage que lui, Nestor, n'avait jamais voulu poursuivre ses relations paternelles avec ses enfants!
Si seulement il me laissait un peu de temps?...non, il voulait toujours tout immédiatement, j'estimais qu'il devait me laisser un peu de temps...que je fasse mon deuil!...
J'aurais aimé l'aider à renouer ses liens avec ses enfants...J'avais abordé le sujet...il m'avait répondu d'une manière tellement évasive!...Je crois qu'il ne me méritait plus...cela pouvait sembler prétentieux de ma part...je trouvais cela désolant...sans émettre de critiques, il ne souhaitait même pas en parler!

Je restais ferme en maintenant ma décision...seuls François et Santina me comprenaient! J'avais de la chance de les avoir!...

Dans moins de huit jours tous les participants rentreraient du voyage, accompagnés de Stéphanie et de ses parents. Les filles de François reviendraient elles s'occuper de ses repas, ce qui me permettrais de partir un certain temps!

J'aurais encore beaucoup de visites et de condoléances, j'assumerais!

Je partirais ensuite quelques semaines à la campagne auprès de mes enfants et petits-enfants, je savais que cela me consolerait d'être entourée avec affection par les miens!

Santina venait d'apprendre par l'agence que j'avais la possibilité de repartir dans l'année avec une personne de mon choix en Egypte! L'assurance remboursait notre séjour, suite au décès.

Surprise? Oui, je le fus! Je lui demandais de me laisser un peu de temps et que ce serait elle, ma fidèle amie qui m'accompagnerait le moment venu!

Oui, sans aucune précipitation, c'est avec elle que je ferais ce séjour, dans six ou huit mois peut-être? Oui, nous le ferions!

Mon oiseau rare serait présent en pensée!

A suivre...

Ce qu'on en a dit sur le moment

Harmony 21 octobre 2009

Très agréable, Chouette !
Bravo !

Jbacon 21 octobre 2009

Excellent ! Et quelle imagination ;)
Continue !

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