Il était une fois une petite fillette de 6 ans qui se nommait Sandy. Un jour sa mère, Polette, était fatiguée de lui faire à manger. Alors elle décida de mettre sa petite fille dans le puit d'eau.

La petite fille se venge!!!
Gore & Horreur · 40 chapitres · 9 plumes · écrite du 10 décembre 2005 au 26 décembre 2005 · 1552 lectures à l'époque
C'est l'histoire d'une petite fille qui se fait tuer...
Les 40 chapitres, dans l'ordre
C'était vrai que cette Polette était fatiguée ; elle était fatiguée de tout... Le pire dans cette fatigue était quand elle croisait la bêtise.
Polette attendit que Sandy soit endormie, la prit dans ses bras et, sans même l'embrasser, la fit basculer de la margelle dans le puits. Mais...
Mais, bien qu'elle eût l'ouïe fine, elle n'entendit aucun "plouf" lui signifiant l'arrivée de sa fille au fond du puits. Rien qu'un long silence terrifiant.
"Elle n'est même pas capable de tomber correctement, celle-là ; qu'elle est bête, mais qu'elle est bête ! pensa-t-elle en s'éloignant, lasse d'attendre le bruit fatidique. Je ne savais pas ce puits si profond."
Sandy, si légère, avait chuté sans mal avant de tomber sur un épais matelas de feuilles et de brindilles amenées là par le hasard des vents mauvais. Sandy, bien éveillée pensa d'abord vivre un cauchemar; où était-elle, il faisait si noir, terriblement noir. Elle s'assit et tendit les bras, elle rencontra vite des parois lisses et suintantes, pourtant à la hauteur de son visage, ses mains ne trouvèrent point d'obstacle comme si le puit s'ouvrait vers quelques contrées souterraines.
La lune presque pleine, échappant aux nuages, passait au dessus de la margelle en éclairant son fond d'une furtive pâleur et Sandy se vit assise sur un radeau improvisé qui ballottait au confin d'une source.
Et là-haut, juste un peu trop haut même si elle arrivait à se mettre debout, elle aperçut le seau accroché à la chaîne qui permettait de le remonter. Deux yeux luisaient dans le noir: un dragon? Non, une grenouille.
Qu'attendre d'une grenouille?
La grenouille sauta derrière Sandy, s'affaira à quelques travaux et le radeau glissa doucement dans le chenal creusé par la source.
Sandy, qui avait grande confiance envers les animaux, laissa faire la grenouille et se vit s'éloigner de la lumière argentée de la lune, pour s'enfoncer dans l'obsurité.
Après un moment, elle ne distinguait plus que les deux petits yeux luisant de la grenouille et devint obligée de faire appel à ses autres sens. Elle entendait le léger glouglou de l'eau sous le radeau et finit par sentir l'humidité autour d'elle la refroidir. Elle commençait à se sentir mal, fragile. Puis soudain, une idée lui traversa l'esprit : "J'ai faim !"
Elle avait faim, son ventre lui faisait parvenir le message...Sandy peut retenir longtemps son souffle sous l'eau, alors elle plongea...
... et entreprit d'explorer les profondeurs afin de trouver de quoi se caler l'estomac. Elle nagea à l'aveuglette en se dirigeant vers le bas, tentant de toucher le fond de ses mains. Mais elle avait beau nager, le fond n'était toujours pas là. Alors elle commença à paniquer. Elle avait beau avoir beaucoup de souffle, il risquait de lui en manquer si elle descendait trop bas. Elle remonta donc à la surface pour reprendre de l'air. Elle y arriva à grand peine et fut soulagée quand elle put enfin respirer à nouveau. Seulement, une fois qu'elle eut retrouvé ses esprits, elle se rendit compte que le radeau n'était pas là.
Elle nage avec ses jambes pour ne pas couler...Elle nage et nage mais elle commence à être fatiguée.
Mais soudain, dans le noir géologique des rivières souterraines, elle vit luir à nouveau les yeux de la grenouille mais non plus deux petites perles brillantes mais dix, vingt, peut-être plus qui ramenaient vers elle son radeau improvisé où enfin elle se hissa. Ecrasée d'épuisement, elle s'endormit. Le matelas de fortune glissa longtemps dans l'antre de cette nuit... C'est un rayon de soleil qui la réveilla ; la rivière souterraine après des tours et des détours débouchait doucement entre des roches, au pied d'une montagne. Sandy sauta prestement sur une large pierre et les grenouilles en firent autant.
Enfin libérée, se dit-elle, c'est l'heure de ma revanche ...Que puis-je faire????Ha oui, je pourraisla jeter à son tour dans le puit.
Elle marcha, marcha, en gardant espoir de retrouver chemin.Tout à coup, elle sentie une odeur de soupe, l'odeur de la soupe de sa mère...
la soupe de sa mère! Elle fit demi-tour rien qu'à ce souvenir.Elle repartit vers la large pierre et, comme elle l'espérait, y retrouva les grenouilles. Elles étaient groupées autour de Frédégonde, la première grenouille rencontrée.
" Je t'attendais dit celle-ci, je savais bien que tu ne tomberai pas dans le piège de la soupe. Tiens, mange ce fromage et ce pain. Ils te donneront force, courage et intelligence pour mener à bien ta vengeance."
Elle se tut car Frédégonde ne parlait que lorsque la situation l'exigeait.
Et" tchac, tchic,tchac, tchic...", les grenouilles s'éloignèrent à la nage.
Sandy mangea et s'endormit dans le creux d'un buisson en ruminant sa vengeance.
Le lendemain matin, l'odeur de la soupe excita ses narines.
-Elle prépare sa bonne soupe, pensa-t-elle.
"Peut-etre devrais-je y aller???"
Aussitôt dit, aussitôt fait, elle se mit en route de ce pas.
Elle allait ce venger, Sandy à l'attaque!!! Elle reconnut la petite maisonnette toute blanche."Bang!" La petite fracassa la fenêtre.Elle entra et tira les cheveux de sa mère.
- Es-tu toujours aussi fatiguée, MAMAN?
-Qui es-tu jeune fille, dit la jeune femme en sursautant.
-Je suis ta fille, répondit-elle, la fille que tu as jeté au fond du puit. Je ne suis pas morte, car ma légerté m'a fait atterrir sur un tas de feuilles qui me servait de bateau! Si tu pensais t'être débarassée de moi, tu as fais une grave erreur. Maintenant c'est à mon tour de me venger!
_Ma fille ! Mais non, ma fille est là derrière, à jouer sagement. D'où viens-tu ? Tu n'es pas d'ici, toi ! Tu es bien petite pour te promener toute seule. Regarde ce que tu as fait...
_Mais c'est ma maison ; c'est la mienne !
La grenouille cachée sur le rebord de la fenêtre cassée cria :
_Ne faites pas attention madame, la petite est avec moi . Viens Sandy.
Sandy s'en alla de ce pas...
_Sandy ! Que fais-tu ?
_Je viens pour me venger de ma mère !
_Ta mère a subi un traumatisme, dit la grenouille car ton père a deviné que c'est elle qui a essayé de te tuer, alors elle ne se souvient plus de rien !
- Ah bon ? Mais c'est impossible ! Elle ne se souvient même pas d'avoir essayé de me tuer ?
- Non, répondit Frénégonde.
- Alors... ça ne sert plus à rien de me venger...
- Pourquoi ?
- Car si elle a tout oublié, c'est comme si elle n'était plus ma mère... Comment faire pour épuiser ma colère ?
- Hé bien... je ne sais pas... si tu veux te venger de ta mère et que tu penses qu'elle n'est plus ta mère parce qu'elle a perdue la mémoire, alors tu dois...
- Lui faire retrouver la mémoire ! coupa Sandy.
- Exactement !
Sandy retourna donc vers la maisonnette en songeant à tous les moyens possibles pour faire retrouver la mémoire à sa mère. Arrivée devant la porte, elle eut une idée fabuleuse, un éclair de génie : elle allait...
faire une vidéo-cassette (en simultané), qui montrerait ce qui s'est produit. Comme ça, elle retrouverait sûrement mémoire et aussi, la jeune fille pourrais se venger....
- Je sens l'heure de la vengeance qui approche!
Puis un instant plus tard, les larmes lui montèrent aux yeux. Elle ne voulait peut-être pas tuer quelqu'un qui avait perdu toutes idées des évènements passés. Elle ne voulait pas tuer sa mère, avec qui elle avait fait tant de commensalisme. C'était tellement inhumain.
D'un autre côté, après ce qui c'était passé, elle pouvait agir avec dilligence: elle en avait le droit, elle qui était tellement dilletante...
Diffuse des deux côtés, elle se dit qu'elle pouvait choisir une troisième option! Elle allait donc:
s'en aller, partir en essayant d'enlever de sa mémoire la cruauté de sa mère. Mais si elle tue son autre fille de la même manière...Elle sait, elle va aller la chercher dans le puits et la ramener avec elle.
Et voilà comment elle avait pensé. 3 semaines plus tard elle jeta sa fille dans le puits.
Sandy avait des preuves. Avec l'aide de Frénégonde, elle avait récupéré une caméra de vidéo-surveillance à alimentation solaire retardée et au maniement automatique ; chaque jour et chaque nuit, caché derrière un sapin, l'engin filmait le puit et renvoyait les images dans la grotte aux grenouilles. Frénégonde, toujours avisée, avait construit un nouveau radeau de feuilles, de branchages et brindilles, au cas où et lorsqu'elle vit la mère tenant sa petite fille endormie...
Frénégonde étais prête, elle alla vers la jeune fille et lui dit:
' Bonjour, je m'appelle Frénégonde et c'est moi qui a montré le chemin à la petite Sandy, qui était elle aussi la fille de ta mère. Elle t'a fais la même chose, mais là, j'avais prévu le coup; j'ai fais un radeau avec des brindilles et des feuilles pour que tu y atterrisse.
"Mais où est cette jeune fille?"demanda-t-elle.
-Suis-moi, répondit la grenouille, je vais t'y amener!
En moins de 5 minutes, elles étaient devant Sandy.
-Bonjour, Lili, moi aussi, j'ai vécu la même chose dit Sandy, maintenant veux-tu te venger avec moi???
-Ho oui, c'est sûr, mais que peut-on lui faire???
C'est alors que Sandy chuchota à l'oreille de Lili:
- Attention, elle est là-bas, derrière le buisson.
-Ha, ha!Je vous ai eue sales chipies! Comment est-il possible que ma fille ne soit pas morte??
- Nous avons imaginé un plan. Mais de quelle fille voulez-vous parler???
-De ma fille, évidement!
-Oui je sais, mais elle aussi est ta fille maman, répondit clairement Lili.
-Mais, mais, non ce n'est pas ma fille.
-Oui maman, tu as perdu la mémoire, alors tu ne te souviens plus.Tu étais fatiguée de me nourrir alors tu m'as jetée dans le puits, comme Lili dit alors Sandy.
Lili avait quatre ans et de grands yeux innocents.
_Tu comprends, Maman, c'est ma soeur !
_Ta soeur ! Mais je ne te connais point, et elle non plus !
Et puis, que me veut cette grenouille ; saleté, espèce de saleté, encore plus bête que tous, toi !
Frénégonde rigola.
-Ce n'est pas une grenouille normale, répondirent Sandy et Lili en même temps, c'est elle qui nous a sauvé la vie en formant un radeau avec des brindilles et des feuilles sèches!!!
- C'est pour cela que je ne l'aime point, car elle vous a sauvé la vie!!! Je vous ait lancées dans le puit car je ne voulais plus de vous et là elle vous rapporte.
-Elle se souvient dit Lili.
- Qu'elle se souvienne ou non n'a aucune importance, dit Frédégonde, elle mérite un châtiment.
Réfléchissez, les filles sinon, elle recommencera. Elle est le Mal incarné.
Hier, c'était le puits, demain ce sera le feu ou le poison.
Les deux filles se rapprochèrent l'une de l'autre et conférèrent à voix basse.
Puis, leur décision prise, elles s'éloignèrent sur la route qui poudroyait.
La mère
était heureuse qu'elles soient parties. La nuit suivante, pendant que la marâte était plongée dans un profond sommeil, les jeunes filles qui avaient passées la nuit dehors, sont rentrées dans la maisonnette.
"Bang" La femme venait de recevoir un coup de casserole sur la tête. Elle mouru sous le choc. Heureuses, les jeunes filles s'enfuirent en courant, voulant se trouver un nouvel endroit où habiter toujours en gardant Frénégonde.
Pour ne pas se faire accuser de meurtre, elles emmenèrent la casserole et la donnèrent aux Compagnons d'Emmaüs.
Cette casserole fut rachetée par la femme du procureur pour faire la " bacade" pour ses canards, mais ceci est une autre histoire.
Le lendemain matin, la mère, à la tête fort dure, se réveilla croyant "avoir la gueule de bois". Elle chercha en vain, la bouteille d'alcool pour aller en récupérer la consigne chez l'épicier.
Un bruit ténu lui fit dresser l'oreille.
Inquiète, elle se cache derrière la table. Elle ferme les yeux tremblante de peur. Elle a froid, elle a des frissons, tous les poils de ses bras se redressent. Puis dans sa tête elle compte 1,2,3, puis elle se retourne. Elle voit, elle voit...
Elle voiit le livreur de surgelés.
"Ça ne va pas, Polette? Tu trembles, t'aurais pas la grippe, par hasard? Attends, je vais t'aider à te coucher.Où est ton aspirine?
Voilà, avec une bonne tisane, ça ira mieux. Tu veux que j'appelle le docteur?
Bon, je mets ta livraison dans le congel et je m'en vais. Au revoir et soigne-toi."
Et il fit comme il avait dit. Il rangea soigneusement les surgelés.
Dans le tiroir des poissons, il plaça un très beau saumon sauvage de plus de trois kilos.
"Elle se refuse rien, la Polette. Doit attendre du monde!".
Avec une tête lourde Polette murmure:
‘que m'est-il arrivé, oh quelle tête'.
Elle tourne les yeux vers la photo de ses filles, ouvre grand ses yeux et hurle:
‘ oh mes filles, oh je regrette le fait que je les ai tuées, j'ai tué mes filles bien- aimées, oh sandy oh lili. Où êtes-vous, vous me manquez énormément, donnez-moi de l'eau, j'ai besoin de vous . . .'
Nnon seulement la mémoire lui revenait mais aussi la conscience et le bon sens, elle regrette le fait d'avoir tué ses filles.
Lili et Sandy entendent l'appel de leur mère.
-On y va Sandy? demande Lili.
- Non! Elle mérite ce qui arrive dit Sandy furieuse.
Lili tourna les talons et la quitta.
-Mais où vas-tu?
- Sauver MA mère!
Lili s'enfui en courant.
Maman????
-Lili, où es-tu ? tu as entendu mon appel???
-Oui, maman. Mais Sandy ne voulait pas venir.
- Quelle peste. Peux-tu m'apporter un verre d'eau sil te plaît ?
-Oui maman.
Tout à coup, elles entendent un bruit. C'est Sandy qui a cassé la fenêtre pour entrer.
-Ho non, pas encore un fenêtre brisée !
- Mais dis-moi Lili, que s'est-il passé ? Est-ce que vous avez eu des accidents ces derniers temps ? Je n'en crois pas mes yeux, vous êtes encore vivantes! Raconte moi ma chérie tout ce qui s'est passé.
Lili baisse la tête un moment, essayant de chercher une formulation des évènements moins vexante et moins choquante pour une mère qui vient de retrouver la mémoire. Oh mon Dieu que vais-je lui dire ?
Sandy lui raconte toute l'histoire sans penser aux conséquences.
-Mais non, Sandy pourquoi lui as-tu tout dit comme cela! Peut-être qu'elle va encore perdre la mémoire en tombant dans les pommes!
-Oups!
-Quoi??? J'ai fais ça!!! Désolé les filles mais je dois me punir. Adieu !
C'est alors qu'elle prend un couteau et.....
Elle prit donc un couteau, éplucha des oignons, coupa deux citrons en fines tranches, disposa le tout au fond d'un grand plat long. Ell ey versa un grand verre de vin blanc sec, sala.
Elle alluma le four de la gazinière et demanda à Sandy d'aller chercher le gros saumon congelé dans le congélateur.
Sandy obéit, le sourire aux lèvres.
Elle revint sans faire de bruit et asséna à sa mère des grands coups derrière la tête avec le saumon.
Sa mère tomba, face à terre, morte.
Sandy mit le saumon dans le plat, ajouta quelques petits morceaux de beurre et enfourna le tout.
Elle entraîna sa soeur avec elle et partit dans le jardin.
Au bout de vingt minutes, elles se mirent à hurler, alertant les voisins.
"Maman est malade, elle est tombée dans la cuisine. Vite un docteur, les pompiers, une ambulance...
-Ho non, je vais aller voir dit un voisin en se précipitant vers la petite maisonnette.
-Moi aussi dit un autre...
La maison était pleine de voisins.
Un des hommes sortit, tête basse...
-Qui a-t-il? demanda Lili.
- Il pleure je crois et toi, fais semblant au moins dit Sandy.
Pourquoi pleurait-il? Qui pouvait pleurer une garce pareille?
Les gendarmes et les pompiers arrivèrent en même temps.
Ils firent sortir les curieux.
Sandy et sa soeur pleuraient à chaudes larmes. Il faut dire que Sandy avait frotté leurs mains avec un oignon coupé en deux.
Une brave voisine les prit sous sa protection, offrant l'asile de ses bras.
Le commandant de gendarmerie sortit et déclara:
"Notre pauvre Polette est morte. Elle a été assassiné. Des coups sur la nuque. Nous allons chercher l'arme du crime."
Et pendant ce temps-là, le saumon cuisait, tout doucement, sur son lit de citrons et d'oignons émincés.
Quand le corps de Polette eût été évacué vers la morgue, les gendarmes qui cherchaient autour de la maison l'arme du crime, permirent à Sandy et à sa soeur de rentrer chez elle.
"On n'est pas dans un feuilleton américain avec scène du crime, experts et compagnie.
-Moi, j'aime bien les Experts, dit Sandy.
-Ah, oui, lesquels? répondit un jeune gendarme.
- Ceux où y a Grissom, chuchota Lili
- Tais-toi donc et cherche" reprit le premier.
Et la peau du saumon commençait à gratiner.
Les filles rentrèrent dans leur maison. Sandy éteignit le four.
Le saumon était à point.
Elles mirent le couvert pour tous ceux qui les avaient suivis par l'odeur alléchés.
L'homme qui avait pleuré réapparut avec du Bordeaux blanc et sec.
Sandy s'enquit:" Vous connaissiez Maman?
- Non, pas plus que ça. Elle me vendait des légumes de son jardin.
- C'est vous qui avez racheté la " Villa des Lilas"?
- Oui, c'est bizarre, il n'y a aucun lilas dans le jardin.
- Et vous vous appelez comment? dit Lili.
- Roald Dahl, pour vous servir jeune demoiselle."
Tout le saumon fut mangé.
Sa tête, écrasée, fut donnée aux trois chats qui s'en lèchent encore les babines.
Les autre détritus partirent à la poubelle.
Quand tout le monde sortit de table, le soleil brillait de tous ses feux.
Quelle belle journée d'hiver!
Arrivée à la morgue, Polette doit être examinée par le médecin avant son installation. En la touchant le Dr Delaporte crie
" mais elle est encore vivante, elle respire difficilement mais est toujours en vie, transportez la immédiatement au service d'urgence, faites lui une respiration artificielle, j'arrive tout de suite".
Assisté par d'autres médecin le Dr Delaporte conclut que Polette a une hémorragie cérébrale. Polette fut opérée et transportée au service réanimation. Quand à Sandy et Lili, elles était bien accueillies par la voisine très gentille mais malgré ça les filles étaient gênées parce qu'elles ne se sentaient pas chez elles. La nuit tombe, Sandy regarde leur maison par la fenêtre, c'était la seule maison non éclairée, la conscience de Sandy s'éveille
"Oh mon Dieu qu'est ce que j'ai fait ? j'ai tué ma mère ? mais c'est affreux ce crime, ma mère qui me donnait à manger, ma mère qui me tricotait les vêtements d'hiver ...".
Lili d'un regard attristé s'adresse à sa sœur :
- Tu es tranquille maintenant Mlle Sandy ?
- Laisse moi tranquille Lili, j'ai tout regretté répond Sandy
- Je ne te pardonnerai jamais ce geste que tu as commis
La porte s'ouvre et le chef de la famille, Mr Wilson rentre, en jetant un coup d'œil sur les filles. Il sourit d'un sourire ironique en disant:
" vous êtes deux et non pas une ! ".
Les filles n'ont rien comprit, il commence à appeler sa femme:
- Caroline où es-tu ?
- Je suis là chéri, qui a-t-il ?
- Tu ne trouves pas que tu as fait une bêtise en hébergeant ces deux filles, sans demander mon accord ?
- Mais je ne savais pas que tu te fâcherais à cause de ça chéri, surtout que notre fille qui se sent seule jouira de leur compagnie
- Je n'arrive pas à supporter mes charges, et tu m'en ajoute d'autres ...
Les filles ont enfin tout comprit. Caroline commence préparer le dîner, sa fille l'aide et ne la laisse pas se fatiguer. Sandy pense à sa mère et dit:
"moi je n'ai jamais aidé ma mère, ma sœur non plus, oh si c'était à refaire ... ".
Tout le monde se met à table, les filles mangent sous le regard insupportable de Mr Wilson.
Trois jours après, Sandy voit par la fenêtre une ambulance qui stationne devant leur maison. Les infirmiers demandent la clé de la maison, Sandy et Lili courent vers la maison.
- Qu'est ce qui se passe monsieur ? demande Lili
- Mme Polette vient de sortir de l'hôpital, répond l'infirmier
- Elle n'est pas morte ? oh merci Dieu! dit Sandy
Les filles aident leur mère à rentrer.
- Je vous demande pardon maman dit Sandy
- Ne t'en fais pas ma chérie ça c'est de l'histoire, moi aussi je vous ai fait mal.
- Dorénavant je ne te laisserai pas faire le ménage seule maman, et nous vivrons
heureuses ensemble.
Soudain la grenouille arrive:
- Bravo Sandy on m'a dit que tu avais tué ta mère dit la grenouille
- Ecoute grenouille, je n'ai pas tué ma mère et je ne la tuerai jamais
- Mais il ne faut pas avoir honte. Moi aussi je me suis vengé de ma mère et je l'ai tué.
- Mais tu n'es pas un modèle pour moi, tu es une grenouille. Nous les humains on ne doit pas se venger ou tuer surtout nos parents, la vie humaine compte et coûte beaucoup pour nous, et c'est ça ce qui nous différencie de vous, alors je ne veux plus te voir.
La grenouille retourne chez elle et dit aux autres grenouilles:
- Je viens d'apprendre aujourd'hui une bonne leçon. Ce n'est que maintenant que je comprend pourquoi les êtres humains sont supérieurs.
Oui, poursuivit Frénégonde, les êtres dit humains semblent supérieurs mais..., mais le sont-ils vraiment ? Les autres grenouilles buvaient ses paroles en petites lampées de mots mouillés d'émotion ; Frénégonde était parfois poète et elle raconta.
Elle raconta l'histoire du puits ; elle racontait si bien que les grenouilles restaient là, bouche bée et pattes croisées à écouter leur aînée. Frénégonde raconta dans le détail les rêves de Sandy, cette imagination débordante, ces mots dits et redits, cette conviction d'avoir raison, toujours. Frénégonde racontait.
Frénégonde avait tout raconté.
Un grand silence s'installa dans le théâtre.
Au bout de quelques secondes, des applaudisements nourris rassurèrent auteures et auteurs, actrices et acteurs.
Ce soir-là, il y eut trois rappels.
La troupe put partir en tournée dans toute la France et puis au Québec, en Algérie, au Togo, au Vietnam, à Pondichéry et même en Suisse!
Sous le chapiteau multicolore, tous applaudissaient.
Et cric !
Et crac !
Que le grand cric me croque,
Si je m'en dédis,
Mais l'histoire est finie.
Ce qu'on en a dit sur le moment
Que tu es gentille, Aïcha! Quand j'écris ça, je ne me moque pas. Je constate, tout simplement.
Moi, j'ai bien aimé tuer la mère à coups de saumon surgelé.
Je me suis inspiré d'un livre que j'aime beaucoup " Bizarre! Bizarre!" de Roald DAHL.
iI existe en Folio. Je t'en recommande la lecture.
Très bonne nouvelle année à toi.


J'aurai préférer que les filles ne tuent pas leur mère, surtout que c'est une histoire d'enfants et nous ne devons pas leur faire apprendre la vengence surtout envers les parents.