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La vie de Christophe Bohun

Maracas · 4 chapitres · 2 plumes · écrite du 24 janvier 2006 au 11 février 2006 · 845 lectures à l'époque

Ligne de conduite

Portrait d'un homme " condammé à vivre.

Eleinad 24 janvier 2006 · 1

AVANT de continuer l'histoire, s'il vous plaît, lisez ceci: la première phrase est la première phrase d'un livre.
Quand le moment s'y prêtera, je finirai l'histoire par la dernière phrase de ce livre. Le livre en question : " Le pion sur l'échiquier" de Irène Nemirosky. Un hommage de ma part...

" Fini pour aujourd'hui, dit Christophe Bohun à mi- voix, à lui-même, dans l'ombre épaisse de l'escalier vide.

Il partait toujours le premier, pour éviter la cohue.
Dehors, le soleil d'hiver brillait .Ce froid sec incitait à la marche.
Christophe était un homme grand, atlhétique qui avançait vite.
Il en avait pour une grande demi-heure à rejoindre son domicile.
En chemin, il s'arrêtait toujours chez "Marcel", café-PMU où, accoudé au zinc, il savourait une bière pression tout en discutant avec les habitués.

Domicado 2 février 2006 · 2

Une pose sociale avant de rentrer dans la solitude de son studio pour une soirée grise, affalé dans son fauteuil défoncé en sky fauve, gobant des images zappées tout en grignotant les restes des biscuits à apéritif gisant sur le tabouret qui lui servait de table basse et de repose pieds.
Toutes les soirées de la semaine arboraient la même couleur. Il haïssait cette vie sans saveur, sans surprise, sans âme qui vive autour de lui. Mais quelle femme voudrait partager ce quotidien poisseux et ennuyeux. Il se sentait vide et lourd, sans courage. Pourtant à l'adolescence il avait rêvé voyages. Il n'avait jamais sauté le pas. Le voilà aujourd'hui mort-vivant dans une routine incontournable qui l'entraînait délicatement vers...

Eleinad 6 février 2006 · 3

un avenir déprimant.
Ce soir-là, il décida de ne pas rentrer chez lui. Du moins, pas tout de suite.
Il avisa un restaurant nouvellement ouvert. Il entra.
L'atmosphère douillette le surprit. Des tables rondes,en bois ciré, occupaient la majeure partie d'une pièce aux murs jaune paille.
Sur chacune d'entre elles, était posée une lampe à l'abat-jour rouge ou orange.
Tout au fond de la salle, une serveuse attendait .

Eleinad 11 février 2006 · 4

Il s'assit à une table, demanda une bouteille d'eau gazeuse.
" Badoit, San Pellegrino ou Perrier, monsieur?
- Perrier, mademoiselle."
Dès que la bouteille fut sur la table, il se versa un verre puis un autre et un autre encore. Sa soif semblait inextinguible.
La seveuse lui présenta le menu. Il commanda du jarret de veau aux pamplemousses accompagné de riz sauvage.
Après avoir savouré un excellent café, il laissa vagabonder ses idées. Il se sentit attiré vers des profondeurs noires.
" Involontairement, ses bras se raidirent, il les écarta brusquement, regarda la boule de cuivre qu'un rayon éclatant de lune faisait trembler et étinceler dans les ténèbres; il exhala un profond et paisible soupir, renversa la tête en arrière, suffoqua une seconde et acheva de mourir".
Voilà la fin du livre :"Le pion sur l'échiquier " de Irène Némirovsky.
Et la fin de cette histoire par la même occasion.

Ce qu'on en a dit sur le moment

Clothilde 13 septembre 2008

DOMMAGE!!!!!

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