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Le voyageur de papier

Romantique · 26 chapitres · 2 plumes · écrite du 2 avril 2012 à 13h41 au 14 août 2012 à 19h14 · 2240 lectures à l'époque

Ligne de conduite

Les péripéties d'un roman laissé dans une endroit public et destiné à être lu par plusieurs personnes .

Les 26 chapitres, dans l'ordre
  1. Clothilde
  2. Hermine
  3. Clothilde
  4. Clothilde
  5. Clothilde
  6. Clothilde
  7. Clothilde
  8. Clothilde
  9. Clothilde
  10. Clothilde
  11. Clothilde
  12. Clothilde
  13. Hermine
  14. Clothilde
  15. Clothilde
  16. Clothilde
  17. Clothilde
  18. Clothilde
  19. Clothilde
  20. Hermine
  21. Clothilde
  22. Clothilde
  23. Clothilde
  24. Clothilde
  25. Hermine
  26. Clothilde
Clothilde 2 avril 2012 à 13h41 · 1

Je me trouve dans le hall de la gare St Lazare, il se fait tard.
J'attends. Comme un roman à l'eau de rose, celui qu'on achète à la va vite parce le train a du retard et qu'il faut bien passer le temps. Et pourtant je puis dire sans me vanter que je vaux beaucoup mieux. L'auteur de mes jours a été gratifié d'un prix, le prix Goncourt, je crois. C'était il y a deux ans.
Je suis resté très longtemps en vitrine de librairie, tandis qu'à l'intérieur de la boutique, mes clones se vendaient comme des petits pains. J'étais bien, j'appréciais les regards curieux, interrogatifs parfois, j'étais fier lorsque qu'un client, après m'avoir aperçu, poussait la porte vitrée et ressortait avec un de mes frères.
J'aimais regarder le remue ménage du trottoir, le va et vient des gens, regarder la pluie tomber sur les carreaux, le soleil dessiner des arabesques sur la vitrine d'en face, j'aimais regarder le soir tomber, la rue se vider de ses passants. Aussitôt le rideau de fer refermé, j'allais retrouver mes personnages. J'aurai certainement l'opportunité de vous les présenter un jour. Mais pour l' heure, je suis inquiet, j'ai bien peur de passer la nuit sur ce guichet.
Les aiguilles de la vieille horloge avancent inexorablement. Bientôt, il sera l'heure du dernier train ! L'heure du silence, l'heure du froid, l'heure de la solitude. Comment en suis-je arrivé là ? Je regrette la chaleur de mon antre.
Un matin de printemps, Lise la gérante de la librairie, après avoir vidé sa vitrine de son contenu, a réuni ses employées.
-Leur séjour en vitrine a quelque peu fatigué nos livres, leur couverture a décoloré, nous ne pouvons plus les vendre. Ils méritent pourtant de continuer à vivre car ils me sont aussi chers que s'ils avaient trôné sur mon plus bel étalage.
-On ne va tout de même pas les fourguer dans une brocante s'écria Luce passionnée de lecture qui gardait ses bouquins depuis l'enfance et imaginait déjà un endroit dans sa petite maison ,déjà bien remplie ,où les caser
-Non bien sûr répondit Lise, nous allons les faire voyager ! Devant les mines interrogatives de Luce, Antoine et Sophie, elle brandit des petits cartons de couleur sur lesquels on pouvait lire :

« Je suis à votre disposition, prenez soin de moi, après votre lecture déposez moi dans un endroit public pour quelqu' un d'autre, j'espère vous plaire. »
Chacun avait trouvé l'idée géniale, et s'était engagé à caser quelques un des livres de la vitrine.
On s'est tous retrouvé affublé d'un morceau de carton plaqué sur notre face, j'ai hérité de la couleur fuchsia ! Pas vraiment la couleur idéale pour un roman noir !
Voilà pourquoi je suis ici, dans le froid de plus en plus angoissé, je sens qu'intérieur de mes pages les personnages le sont tout autant.
Afin de vaincre mon inquiétude, je me concentre sur l'affiche publicitaire du mur d'en face. Une brassée d'immenses tournesols invite au voyage.
Weekend à Nice 99euros aller retour
Chaque weekend, du vendredi soir au dimanche soir.
Alléchant, mais c'est aujourd'hui mardi, j'avoue que je n'ai pas envie de poireauter jusqu' à vendredi pour avoir une chance de me retrouver au soleil.
Au loin, j'entends siffler un train, il s'approche, le crissement de ses freins me signale que la machine va s'arrêter.
Des talons claquent sur le sol, une femme arrive d'un pas pressé malgré la hauteur de ses talons aiguilles, elle est accompagnée d'un homme corpulent qui peine à la suivre. Ils ont l'air si triste que je suis soulagé lorsqu'ils passent sans me voir. Derrière eux, un jeune homme à l'allure débraillée avance en trainant les pieds. Il porte une veste à carreaux, un jeans déchirés aux genoux, un sac à dos vert pomme. Je le trouve rigolo et sympa. Il ne me voit pas, perdu dans son monde musical, le fil des écouteurs de son MP3 se perdent sous une casquette à la couleur indéterminée posée de guingois sur une tignasse bouclée.
Un septuagénaire grand et mince hurle dans son portable
- Je ne vois pas à qui d'autre je pourrai vendre ce fleuret, il est poinçonné.
Un faussaire, un antiquaire ? Il s'éloigne toujours en vociférant, sa longue chevelure d'un blanc immaculé flotte sur ses épaules, son manteau noir lui donne un air un peu démodé.
Je n'ai pas envie de passer la nuit ici, j'aimerai trouver un autre abri, je suis impatient de voir la tête de la première personne qui m'emmènera.
Je suis une histoire qui parle de plusieurs meurtres, meurtres assez étranges, perpétrés à l'arme blanche. Les victimes sont des femmes jeunes.
Deux adolescentes arrivent en se disputant
-Tu as la mémoire courte ma vieille, t'es vraiment nulle.
Celle qui parle est vêtue d'un caleçon noir, d'une veste molletonnée rouge et d'un bonnet de laine noir bien enfoncé sur sa chevelure rousse. Elle porte une guitare en bandoulière. Sa compagne presque pareillement vêtue, indifférente à ce discours
suce la paille de son berlingot de jus de pomme, elle transporte une planche en bois pleine de taches de couleur. Son sac en toile va et vient au rythme de ses pas.
Elle tourne la tête dans ma direction, son regard s'allume.
-Waouh, un livre s'exclame t-elle en se précipitant vers moi.
Elle a de jolis yeux bleu, un petit nez en trompette, des taches de rousseur parsèment son visage, ses cheveux roux bouclés s'en vont dans tous les sens .Elle sent la térébenthine, son haleine la pomme rainette. Je suis conquis !
Je sens tout s'agiter en moi, l'émotion de cette rencontre ?
On remue à la page 198, merde l'assassin ! Si mes souvenirs sont bons, il se terre au chapitre 12 dans son château perché au sommet de l'ile aux corbeaux .Cette jeune fille a le profil de la victime idéale !
-Ce bouquin me fera oublier ma fatigue et mes soucis.
-Il ne t'appartient pas lui rétorque son amie ! Et tu n'as même pas lu le titre.
- Voyons voyons dit- elle « L'incognito »
Un triller, cela devrait me plaire ajoute t elle en me reniflant
-Humm, j'adore l'odeur du papier
-Tu n'as pas le droit, je te dis ,il est tout neuf , quelqu'un a du l'oublier ! peste son amie, tu es vraiment impossible
-Et toi u fais toujours une montagne de rien du tout, lis donc ce qui est inscrit sur la couverture, allez viens on s'en va !
Elle me glisse dans la poche intérieure de sa veste, je sens la chaleur de son corps tandis qu'elle se dirigea d'un pas alerte vers la sortie.

J'ai du m'assoupir, je frissonne, le froissement de mes pages me réveille. Une odeur aseptisée m'agresse. Je suis dans une chambre d'hôpital, la chambre est plongée dans la pénombre.
Une femme est allongée sur le lit, sa tête repose sur l'oreiller chiffonné, ses bras maigres d' où partent de nombreux tuyaux sont étendus le long de son corps.
La malade respire avec difficultés
La jeune fille est assise dans un fauteuil à côté du lit

Hermine 9 avril 2012 à 13h18 · 2

Une infirmière entre dans la chambre.
-Comment vat-elle aujourd'hui? Demande la jeune fille à l'infirmière.
-elle est faibles, mais vaux visites lui font toujours du bien.

Après avoir fait une vérification des différents appareils, l'infirmière sort.

La jeune fille prend dans sa main la main frêle de la femme.

-regarde, j'ai trouvé à livres pour toi.

Au fond de mes pages, à la page 198, l'assassin c'est calmé, ça n'est pas franchement bon signe. Il prépare doute quelque chose.

-C'est un très bon livre tu sais. Je vais te lire.

La victime au chapitre 13 me supplie de faire quelque chose. Mais que faire?

La jeune fille me prend dans ses mains.

Clothilde 12 avril 2012 à 15h19 · 3

La malade gémit dans son sommeil
-Mathilde , Mathilde ........
-Je suis là maman répond la jeune fille en lui caressant le visage.
Elle m'a posé sur le lit. J' ai hâte qu'elle me reprenne , envie qu' elle termine l' histoire .Quand elle est plongée dans l' océan des mots , elle oublie un instant que sa maman est en train de mourir .Elle tourne les pages avec avidité , je sens qu'elle lutte contre la fatigue afin d' arriver à fin de l' histoire . Lorsqu'elle tourne enfin la dernière page, elle s'endort épuisée dans le fauteuil. Elle se réveille en sursaut, elle regarde l'heure.
- Minuit trente déjà, il faut que je rentre murmure t elle. Après avoir embrassé sa maman, elle sort de la chambre, longe le couloir recouvert de lino vert, appelle l'ascenseur qui monte sans un bruit. Elle sort ; il y a comme une odeur de fumée dans l'air ; l'écho des aboiements de plusieurs chiens résonne dans la nuit.
- Ce n' est pas malin de rester si longtemps se réprimande t -elle

Clothilde 19 avril 2012 à 11h51 · 4

Maintenant je vais devoir appeler un taxi . Dans la rue, c'est le désert ; un sans abri est couché en chien de fusil sous un porche. Mathilde n'a pas envie de rentrer chez elle à pied, pas envie de s'enfoncer dans le labyrinthe des ruelles avec pour seule compagnie l'écho de ses pas.
En face de l'hôpital, la taverne est fermée mais un trait de lumière filtre dessous la porte qui n'est pas encore fermée à clé. Mathilde frappe puis entre immédiatement , une bouffée d' air chaud lui monte au visage , un moustique tournoie autour d'une néon qui diffuse une lumière blafarde .
-Tu as encore raté ton tram, ma belle ? Tu n'es vraiment pas raisonnable Mathilde de veiller si tard, tu as tes cours demain !
La personne qui l'accueille est une sexagénaire aux cheveux noirs corbeaux, les traits fatigués, des pendants d'oreilles en forme de coquillages tintinnabulent à chacun des ses mouvements .

Clothilde 20 avril 2012 à 21h07 · 5

Pour l' instant elle passe un coup de torchon sur les tables avant de retourner les chaises
- Tu as de la chance, mon oiseau de nuit, j'ai terminé pour aujourd'hui
Elle se dirige derrière le comptoir.
-Patiente dix minutes, ajoute t'elle en posant une tasse fumante sur le formica rouge ,je descends à la cave pour ranger l'échelle que Pierre a apportée ce matin ; il doit venir effectuer quelques travaux de peinture
Un masque de fatigue assombrit le visage de Lucienne
-Crois tu que maman va mourir cette nuit demande Mathilde à son amie
-Je ne sais pas ma douce , elle a le cœur solide tu sais ; allez viens, rentrons, je meurs de sommeil.
-Tu as oublié ton livre lui fait remarquer la tenancière lorsque qu'elles se préparent à franchir la porte
- Ce n'est pas grave, je l' ai terminé et il ne m' appartient pas . Il est destiné à voyager
- Ah bon ?
Il appartient à celui qui voudra bien le lire et ensuite l'oublier dans un endroit public. je espère qu'il franchira les frontières de la ville .

Clothilde 23 avril 2012 à 23h30 · 6

Pour l' heure je suis resté sur le comptoir entre un faire part de naissance et un cendrier en forme de coquillage. Les pas des deux femmes se sont éloignés sur le trottoir. L'obscurité est totale, le silence est à peine troublé par le bourdonnement d'une mouche. Malgré les personnages dont foisonnent mes pages, je ressens une solitude immense dans ma chair de papier. J'ai peur. Ils me font peur. Si pour l' instant, Mathilde ne risque plus rien, elle m'a semblé être la victime idéale, je ne comprends pas pourquoi l'assassin s'est tenu coi. Dans cette taverne endormie alors que je devrais me sentir à l' abri, pourquoi est ce que je me sens comme dans le couloir d'un condamné?
Je suis plongé dans un enfer moral, je m'en veux d'exister ! Ma naissance va provoquer des évènements que l'écrivain n'a pas prévus. J'en ai l'intuition depuis que je suis arrivé dans cette taverne .Mon auteur n y est pour rien ! Il a écrit un triller passionnant certe mais à présent celà rique de virer au cauchemar

Clothilde 25 avril 2012 à 19h03 · 7

Des éclats de voix me réveillent. J'ai sans doute dormi toute la nuit, je flotte encore dans l'écume de mon rêve.
-Que faites vous là chez moi, comment êtes vous entré ? crie une voix de femme.
Une voix bourrue lui répond :
- Il y a une araignée sous le comptoir, c'est une veuve noire.
- Par où êtes vous entré chez moi ?
-De nul part, j'étais déjà là hier soir !
- Vous vous fichez de ma tête Monsieur, hier soir je ne vous ai pas vu.
--Sortez immédiatement de chez moi ou j'appelle la police !
- La police c'est moi, Commissaire Fouinard pour vous servir jolie Madame .
- Je n'ai nul besoin de personnel Monsieur Fouinard.
Je sursaute, Fouinard, c'est un personnage de mon livre ! Merde alors, si le commissaire est sorti, c'est que l'assassin est sorti aussi. Ils ont dû le faire pendant mon sommeil, je comprends à présent le sens de ce rêve !

- La jeune Mathilde est bien rentrée chez elle ?
- Sa maman est décédée cette nuit, mais dites moi comment connaissez-vous cette jeune fille ?
- Puisque je vous dis que j'étais ici hier soir Madame Lucienne.
-Et par-dessus le marché, vous connaissez mon prénom !
Lucienne se dirige d'un pas décidé vers la porte qu'elle ouvre d'un geste brusque,
-Fichez le camp Monsieur, je n'ai pas besoin de commissaire !
Dehors, c'est le déluge , des trombes d' eau dégoulinent du balcon ,
-brrr il fait un temps de chien dit le commissaire, si vous me serviez un bon café s'il vous plaît Lucienne ; cela aidera grandement à mon réveil et je pourrai vous expliquer ce qui se passe.

Clothilde 28 avril 2012 à 12h41 · 8

-Si je vous sers votre café , me promettez vous de vous en aller?
Il hoche la tête l' air perdu avant d'ouvrir la bouche
-Pas avant de vous avoir tout raconté .
-C'est vrai que vous avez une mine de papier mâché dit Lucienne en posant une tasse fumante et odorante sur le comptoir.
-Tenez buvez !

Nous étions dans de beaux draps , comment allait faire le commissaire pour expliquer à Lucienne qu' il n' était pas de cette terre , qu'il n' était pas non plus un dieu , simplement l'ombre d'un personnage sorti d'un livre .Pire encore qu' il poursuivait un assassin en tout point pareil .
J'entends des murmures. Fouinard a commencé son récit à voix basse. Lucienne l'écoute en triturant nerveusement un bijou argenté accroché à son corsage. Elle lui répond sarcastique :
-Alors à cause d'un livre ouvert au hasard, vous êtes arrivé hier chez moi !
-Arrêter de vous foutre de moi Monsieur ! Vous lisez trop !
-Lucienne écoutez moi, je vous en prie! Mathilde est en danger !

Clothilde 29 avril 2012 à 19h49 · 9

Lucienne commence à s'énerver, le rouge lui monte au visage et elle agite son torchon devant elle.
-Mathilde ne risque rien, je vous le répète, elle est entourée de sa famille. Je lui ai conseillé de se reposer car il va lui falloir beaucoup de courage pour affronter les jours à venir.
Le commissaire avait l'air de plus en plus soucieux, l'ombre d'une barbe naissante lui salit les joues.
-Lucienne écoutez moi, je me fais un sang d'encre pour cette jeune fille.
Il allume une pipe et des volutes transparentes et odorantes montent vers le plafond.
-On ne fume pas ici commissaire, vous vous prenez sans doute pour Maigret et bien voilà mon avis Commissaire : vous lisez trop, vous devez de plus être un lecteur bien crédule ;vous avez du lire "La fille de papier "de Mussu! Laissez moi ajouter commissaire que moi aussi je lis ! J'ai deviné à présent: vous vous imaginer vivre la même aventure.
-Musso , Lucienne c' est Musso et non Mussu qui a écrit cette histoire , je n' ai pas encore le temps de le lire .

Clothilde 2 mai 2012 à 20h49 · 10

-Oh peu importe le nom, ce que je sais c'est que vous vous imaginer vivre la même aventure !
Le commissaire ne l'écoute plus, il tapote sa pipe sur la semelle de sa chaussure puis tourne la tête vers la fenêtre, son regard fixe le vide.
Le silence s'installe dans la taverne, on perçoit déjà le bruit de la rue qui s'éveille.
D' un tour de tabouret,Fouinard se remet face au bar, tend sa tasse à Lucienne qui machinalement la place sous la machine à café.
La voix du commissaire s'est adoucie, l'arôme de café a toujours cet effet là sur lui
-Lucienne voyez vous le livre là-bas
-Oui il a été amené par Mathilde hier soir, je crois vous l'avoir déjà dit répond Lucienne, vous devriez le lire d' ailleurs, cela vous remettra peut-être les idées en place .
Prenez le, s'il vous plaît Lucienne, et ouvrez à la page 198, je vous fais la promesse de faire mon possible vous réintégrer le livre.

J' espère que Lucienne va obéir au commissaire , que tout va rentrer dans l' ordre.

Clothilde 2 mai 2012 à 21h56 · 12

Je les entends, ils sont en pleine palabre
-Mais c'est impossible Monsieur Fouinard, impossible, cela n'arrive que dans les histoires !
-L'impossible tient dans votre main Lucienne, je vous en conjure ,ne jouons pas au chat et à la souris, croyez moi chère madame ,nous pouvons ensemble éviter un crime odieux. Ce disant, il s'affale sur le comptoir et se met à sangloter ;
Mais je rêve ma parole s'énerve Lucienne, puisque je vous dis qu'il n'y pas l'ombre d'un criminel dans cette pièce! Bien malin celui qui arrivera à comprendre quelque chose à cette histoire.
-Je vais faire mon possible vous réintégrer le livre et essayer de découvrir la façon dont le criminel est sorti !Après tout , c' est moi l' enquêteur !
Alors dépêchez vous de sècher vos larmes et disparaissez de ma vue lui conseilla Lucienne , quant à moi , je vais m' empresser de faire disparaître ce livre de malade.
Sur cette bonne parole , elle me fait valdinguer et je me retrouve par terre !Pauvre de moi , pauvre écriture , pauvre lecteur je vais être tellement meurtri que je risque de me retrouver dans une vitrine du brocanteur d'à coté entre un miroir moucheté et une tête d' ange . Lucienne se souvient de son enfance, elle aimait lire et surtout que le histoires se terminent bien.
Enfin elle me ramasse, caresse doucement ma couverture .....

Clothilde 5 mai 2012 à 21h32 · 14

-Ouvrez le livre à la page 198 murmure Fouinard tandis que Lucienne me caresse d'un air rêveur. Elle m'ouvre lentement, prend son temps pour trouver la bonne page .
Page 1, page 20, page 35, page 60........
-Ne lisez surtout rien, vous risqueriez d'être entraînée à ma suite lui dit Fouinard un peu angoissé.
.-Voilà voilà page 198 a le temps de dire Lucienne avant de perdre connaissance de s'affaler sur le sol.
Lorsqu'elle reprend conscience, deux clients s'affairent autour d'elle .Fouinard a disparu. Sur le tableau noir qui sert à présenter les menus quelqu'un a écrit :"Ne m'en veuillez pas d'avoir déposé cette histoire de meurtre entre vos mains. Débarrassez-vous de ce livre au plus vite.
- C'était juste un malaise répond Lucienne aux clients qui sont à présent au nombre de cinq dans l'établissement. Elle tente de cacher les larmes qui lui montent aux yeux.
- Ou alors j'ai trébuché ajoute t elle pour les rassurer.
Il flotte un parfum étrange, que personne ne semble remarquer sauf moi avec mon flair de papier , c' est heureux pour Lucienne qu'elle ne regarde pas le grand miroir fixé derrière le comptoir , au milieu du reflets de verres j' aperçois une ombre mouvante .. .

Hermine 8 mai 2012 à 12h42 · 15

Lucienne se remet doucement, aidée par les clients. Quelques minutes plus tard, elle a retrouvé tout ses esprits et pour rassurer tout le monde et offre une tournée.

Alors que les clients ont repris leurs conversation, Lucienne me voit, là, par terre.. Elle me prend dans ses mains, regarde le tableau. Alors, je vois ce qui est écrit. Mon dieu ! Mais s'il elle me détruit, elle détruira Fouinard, c'est le seul qui aie le pouvoir arrêter l'assassin. Je ne le sens plus dans mes pages.

Lucienne m'a posé sur le comptoir. De là je vois toute la salle. Les clients rient, parlent ce disputent. Seule cet homme assis au font ne semble pas participer à la vie de la taverne. Pourquoi me semble-t-il si familier ?
Un trait de lumière éclaire alors le visage de l'homme, bien sûr que je le connais !

Lucienne me prend alors dans sa mains, de l'autre elle tien un briquet.
Elle semble hésiter.

Clothilde 9 mai 2012 à 12h38 · 16

Cet homme là ne m'est pas inconnu, je reconnais ce visage grave, aux yeux verts, bruns, plutôt bruns que verts en ce moment. Je reconnais ce chapeau cabossé encore brillant de pluie, posé sur la table de marbre. Je reconnais ses longues mains aux doigts effilés tachés d'encre bleue, celle là même qu'il utilise dans ses moments d'écriture .Diable, je veux bien être pendu (s'il est possible de faire disparaître un livre de cette façon) ; ce que je risque plutôt en ce moment, c'est de partir en fumée !

Donc je veux bien être pendu si j'arrive à comprendre comment cet homme est arrivé ici.
Il est mon créateur, l'auteur de mes jours. Sa haute silhouette se déplie, il quitte sa place et s'avance vers Lucienne. Je reconnais aussi sa façon de trainer les pieds.
- Donnez-moi ce briquet madame s'il vous plaît.dit il de sa voix rauque de fumeur
-Et aussi ce livre, s'il vous plaît, il ne peut être brûlé .
-Ouf ! Il était temps, je l'ai échappé belle! Lucienne trop heureuse de se débarrasser de moi, donne le briquet à l'homme qui le met prestement dans sa poche puis il me prend et me serre contre son cœur.
-Ne me dites pas que vous sortez de là aussi dit Lucienne qui commence à douter de son équilibre mental.
Plus personne n'ose parler, on n'entend que la pluie qui tombe au dehors.
-Du tout madame, rassurez vous , je viens du dehors ; pour preuve regardez je suis tout mouillé ;dehors c' est un vrai déluge .

Clothilde 10 mai 2012 à 12h43 · 17

Je sens le sommeil me gagner, il faut cependant que je reste attentif à ce qui va désormais se passer ! Ma survie en dépend, je suis curieux de voir comment l'écrivain va se sortir de cette situation.
Je l'entends inviter Lucienne à prendre place à sa table. Elle le suit, je connais déjà le pas trainant de ses pieds chaussés de souliers plats .
J'ai peur, je viens d'échapper à une mort certaine mais mon agonie est-elle finie pour autant ? L'écrivain laisse à Lucienne le temps de s'asseoir, il reste un moment silencieux absorbé par la vue d'une mouche en plein vol. Je pense aussi à mes frères, je me demande s'ils se trouvent dans la même situation désespérée que moi.
-Alors que faites vous ici demande Lucienne d'une voix blanche, rassurez moi , je ne suis pas en train de devenir folle ?

Clothilde 11 mai 2012 à 20h47 · 18

-Voulez vous nous servir quelque chose de fort Madame Lucienne, j'en ai bien besoin pour retrouver mes esprits.
- Je crois que j'ai moi aussi besoin de boire quelque chose répond Lucienne
Les clients, rassurés de voir Lucienne dans un état à peu près normal, sont partis car l'orage gronde au loin et la pluie se fait de plus en plus intense .
Lucienne se dirige vers la porte retourne le carton du côté fermé et donne un tour de clef
-Nous serons plus tranquille pour parler.
- Vous devez être une femme exceptionnelle lui dit l' écrivain quand elle dépose sur la table deux verres remplis d' un liquide ambré .
- Si vous le dites répond elle avec un haussement d' épaules , je me demande si j' ai raison de vous faire confiance .
- Je m'appelle Serge Sampeur .
-Et sans reproche j'espère répond elle en levant son verre.
-Dites moi , Monsieur Sampeur , que faites vous chez moi et pourquoi m' avez empêché de brûlé ce livre maudit ?
- Tout d' abord, afin que vous ne provoquiez pas l'incendie de votre établissement mais surtout parce que ce livre m'appartient, c'est moi qui l'ai écrit
- Ah chapeau Monsieur Sampeur vous auriez dû écrire des romans d'amour ! Combien d'exemplaires avez-vous vendu ?
-Quelques milles !
-Si tous vos livres laissent ainsi échapper leurs personnages, cela va faire un beau grabuge !
- Je vous assure que j'ai seulement des ennuis avec l'exemplaire qui s' est retrouvé malencontreusement chez vous .

Clothilde 16 mai 2012 à 09h07 · 19

-Et vous Monsieur Sampeur comment êtes vous arrivé chez moi !
-A cause d'un rêve étrange que j'ai fait cette nuit et dont je ne me souviens plus exactement sauf qu'il s' agissait des personnages de mon dernier livre ! Je me suis réveillé ce matin, l'angoisse vrillée au creux de l'estomac, un sentiment d'urgence m'habitait! Il fallait que je sorte ! Mes pas m'ont mené jusqu' à votre domicile !
- Vous habitez cette ville ?
-Oui depuis mon enfance, je suis né ici et habite au château des Cailloux
-Dans cette demeure en ruine ?s'exclame Lucienne ,celà ne m' étonne plus que vous écriviez de telles horreurs !

Je suis épuisé de tant d' émotions et rassuré sur mon sort par la présence de mon père , je me laisse enfin glisser dans le sommeil.

Pendant ce temps à quelques kilomètres de là :

Une jeune fille se penche sur le parapet rouillé au sommet du phare dressé au centre de l'île aux Moines. Autour de l'île l'océan est torturé, les éléments se déchaînent, pluie, vent, grondement du tonnerre, éclairs se sont unis. La lune, elle même, a peur
Le phare pourrait servir d'abri confortable à la jeune fille mais son ravisseur en a fermé toutes les issues .

Clothilde 22 mai 2012 à 18h59 · 20

Elle a beau fouiller dans sa mémoire, elle ne sait pas comment elle est arrivée là. Dans son esprit, c'est le noir total, elle ne se souvient de rien .Elle sait seulement qu'elle ressentait un grand chagrin ; elle sent que ce chagrin encore bien présent malgré la peur qui la taraude, durera toujours. Elle pleure, crie au secours, appelle sa maman. Son désespoir s'intensifie.
Quelqu'un, cependant, vient de pénétrer dans l'édifice. Fouinard, c'est bien de lui qu'il s'agit, monte les cent vingt marches du phare, son ombre pressée le devance deux marches . Il repense à la silhouette entraperçue dans le miroir de la taverne, à évanouissement de Lucienne, à l'ordre de destruction que l'assassin a fait apparaître sur le tableau noir ! Pourvu que le livre soit encore entier.

Clothilde 30 mai 2012 à 15h50 · 21

Sinon il ne pourra jamais réintégrer cet espace constitué de mots . Et que ferait il dans ce monde réel , lui personnage de papier qui a bien du mal à terminer l' ascension de cet escalier en colimaçon . Il sent son coeur battre à tout rompre dans sa poitrine , ses poumons sont brûlants , il halète ,la transpiration dégouline sur son visage , ses muscles sont douloureux sous l' effort . Jamais , il n' a ressenti des sensations aussi pénibles . Les efforts physiques que l' auteur décrivait, se passaient dans l' esprit du lecteur !
En était -il de même pour l' assassin ?
Appuyé contre le chambranle d'une porte à la peinture verte écaillée en de nombreux endroitss il tente de reprendre son souffle , la porte est fermée par une chaîne et un cadenas. Malgré le bruit de la tempête , il perçoit des gémissements . La jeune fille est là !

Hermine 10 juin 2012 à 16h44 · 22

Il tente d'ouvrir la porte, mais elle est fermée à double tour bien évidement. Il pousse de toutes ses forces. Malgré le peu de place que lui laisse la cage d'escalier, il arrive a donner un coup d'épaule qui fait céder la porte.
Emporter par son élan il traverse la pièce, ce qui lui permet d'éviter le coup de massue que la jeune fille s'apprête s à lui donner.

-Je suis de la police ! Lâchez cette... chaussure !
La jeune fille lâche la chaussure et se précipite vers lui.
-Enfin ! Je croyais que c'était mon agresseur qui revenait. Je suis perdue, je ne sais pas comment je suis arrivée ici.

Mais alors que l'inspecteur s'apprête a lui expliquer la situation, la terre ce met à trembler, mais lorsqu'ils se retrouvent sous la table afin de se protéger, ils se rendent compte que ni la table, ni les murs, ni quoi que ce soit d'autre qu'eux ne tremble...

Non loin de la dans la taverne :

-Mais que se passe-t-il ! Reposez-moi sur le comptoir tout de suite.

Clothilde 11 juin 2012 à 12h59 · 23

- Dites moi Monsieur Sampeur , les personnages de votre livre , peuvent ils se transformer en êtres de chair et d' os ?
-Si ma mémoire est bonne Lucienne, je crois vous avoir dit, il y a quelques heures que cela n'était pas possible, ce ne sont que des êtres de papier ,je vous le répète.
-Votre livre Monsieur Sampeur, il s'agite dans votre poche, ne l'entendez vous pas crier ?
Lucienne, Lucienne qu'avez-vous, votre visage est livide.
-Ma Mamammathilde ...... je viens de voir son son fanfanfantôme et l' homme qui était là tout à l' heure le cocomissaire est avec elle !
Lucienne perd à nouveau connaissance sous le regard étonné de Sampeur

Clothilde 12 juin 2012 à 15h53 · 24

Sampeur venait à peine de me sortir de sa poche et me poser sur la table que je fus éjecté sur le comptoir. Je me retrouvai un instant sonné mais le remue ménage qui se passait à l'intérieur de mes pages eut vite fait de me réveiller.

A la page cent deux :
L'inspecteur Fouinard et la jeune fille se trouvent dans un parc assis au pied d' un gros chêne , il ne doit pas être loin de midi .
- Où sommes nous demande la jeune fille encore toute étourdie, pourquoi étais- je enfermée en haut de ce phare ? Et vous qui êtes vous ?
- Tout doux jeune fille, une question à la fois ! Racontez moi qui vous êtes, je pourrai alors peut- être vous expliquer ce que vous faites dans ce livre.
- Dans un livre ? Mais vous êtes fou Monsieur, je vois bien que nous sommes dans un parc !
- Venez Mademoiselle lui dit Fouinard d'une voix qu'il se veut apaisante, allons nous asseoir sur ce banc à l'entrée du parc, vous verrez que dehors il n'y a que des murs recouverts d'écriture !
La jeune fille refreine un mouvement de panique croyant avoir affaire à un fou, mais elle n'avait pour l' instant d'autre choix que de le suivre , cet homme lui inspirait confiance, elle ne savait pas pourquoi.
Les voici tous les deux assis le banc, elle s'efforce de ne pas regarder les murs imprimés qui entourent le parc et ne semble pas remarquer le silence pesant qui règne autour d'eux. Fouinard prend sa main entre les siennes, elles sont un peu rugueuses et dégagent une chaleur qui finit par rassurer la jeune fille Elle se met à parler :
-Je m' appelle Mathilde ...
Je ne sais pas comment je me suis retrouvée enfermée en haut de ce phare, j'ai oublié .
C'était un matin comme les autres, enfin pas tout à fait car ce jour là je devais emmener maman au cimetière. J'étais triste mais en même temps soulagée de savoir que c' en était fini de ses souffrances
Le tic tac de mon réveil résonnait agréablement à mes oreilles, il me disait que j'avais encore un peu de temps Ce temps , je voulais l'utiliser pour revivre en pensée les bons moments que j' avais passé avec maman , sentir en moi tout l' amour qu'elle m' avait donné !Je paressais dans mes draps lavandes, m ‘ étirant voluptueusement. Les tentures couleur mandarine étaient fermées, un rayon d'or parvint toutefois à percer au travers de l'interstice et vint se poser sur la photo de maman , elle souriait de ce sourire qu'elle avait quand aux derniers jours de sa vie, je lui faisait la lecture . Je pensais alors au bouquin que j'avais trouvé à la gare, je le lui avais lu la nuit de sa mort .Je l'avais laissé chez Lucienne ,la propriétaire de la taverne qui se trouve en face de l'hôpital .Je me dis alors que je passerais le rechercher après ma visite au cimetière
Je me levai, me dirigeai vers la cuisine pour me préparer du café bien fort. Ma tasse serrée entre mes mains, humant avec gourmandise les effluves que m'offrait ce breuvage noir encre, je retournai à ma chambre, ouvris les tentures et la fenêtre. Le ciel était devenu noir ,plus de trace du soleil . La rue était calme, seuls quelques habitués étaient déjà dehors.

Clothilde 15 juin 2012 à 14h08 · 25

Mathilde de se tait, perdue dans ses pensées. Elle se lève et se dirige à pas lents vers un arbre. Elle s'y adosse, ferme les yeux, un sourire vient effleurer ses lèvres .
- C'est un catalpa, il y avait le même dans le jardin de maman dit- elle d'une voix tremblante. L'été passé, très affaiblie par sa maladie, elle a passé ses après midis allongée à l'ombre de son feuillage. Je me souviens de ses moments paisibles, je m'asseyais à ses côtés, contemplais son visage endormi, guettant les signes de son réveil..Rien ne venait troubler notre solitude, si ce n' est que le grincement d'une vielle girouette qui nous avertissait quand le vent se levait et qu'il était tant de plier bagage .
Fouinard est sur le qui vive, il écoute la jeune fille d'une oreille distraite, guettant le moindre signe de l'assassin.
Son intuition ne l'a pas trompé ! Soudain, il aperçoit une silhouette à l'entrée du parc, elle tient dans sa main un morceau de miroir où se reflète la lueur jaune d'une flamme.
Le commissaire se lève d'un bond et se précipite vers la jeune fille .
-Fichons le camp au plus vite , nom d'une pipe !
L' incendie promet d' être terrible .

Clothilde 21 juin 2012 à 18h57 · 26

Fouinard saisit la main de la jeune fille.
-Mettez votre foulard devant votre bouche hurle t-il pour se faire entendre dans le crépitement des flammes.
- Surtout ne lâchez pas ma main hurle- t- il
Il croit se souvenir avoir aperçu , vers la droite, un morceau de haie mal élagué, peut-être pourront-ils s'échapper par cet espace.
Il sait que leurs chances sont minces de sortir de cet enfer, le mur de fumée est opaque, il a perdu toute notion d'espace.
Subitement l'orage éclate, subitement, miraculeusement, en un instant des trombes d'eau se déversent sur l'incendie qui se meurt aussitôt.
-Dieu soit loué en enlaçant la jeune fille tétanisée par le peur.

Je suis en feu à l'intérieur de moi, je me consume, les flammes sortent de mes pages . Sampeur qui s'était saisi d'une carafe d'eau pour réanimer Lucienne la déverse sur moi.
Je ne suis plus que cendres enfermées dans une couverture à moitié brûlée.
Le désespoir me fait oublier la douleur physique, je sais que Mathilde a franchi mes pages et qu'à présent, elle n'existe plus.
Lucienne a repris connaissance

Hermine 8 juillet 2012 à 15h31 · 27

La porte de la taverne s'ouvre violement, un homme entre, il semble cherchez quel que chose.
- Le livre!? ou est le livre? hurle-t-il

Lucienne a peine remise, s'empart discretement de moi.L'homme ne l'a pas vue. L'homme s'approche de Sampeur.
-Le livre?! lui hurle-t-il
-Vous avez perdu un livre. lui repont Sampeur très calmement.
-J'ai suivit sa trace, il doit être la. Il faut les sauver! La jeune fille.. il est peut-être trop tard.

Lucienne me cache alors dans un endrois très sombre, elle ferme la porte et je n'entend plus rien.

De longue minutes s'écoulent. Quand la porte s'ouvre enfin, j'entand la voie de Sampeur

-Mais enfin Lucienne, ça ne peut pas être vrais!
Lucienne me pose sur le contoire devant Sampeur.
-Il l'a dit, vous etes le seule à pouvoir réécrire l'histoire.

Clothilde 14 août 2012 à 19h14 · 28

-Qui a dit quoi Lucienne ?
-L' homme qui viennent d'entrer ! Il hurlait qu'il cherchait Mathilde, qu'il était peut-être trop tard ! Je vous en prie Monsieur Sampeur , réécrivez l' histoire , vous seul en avez le pouvoir

-Asseyiez vous Monsieur Fouinard et surtout calmez vous !
- Me calmer, me calmer, vous en avez de bonnes vous, je vous dis que la jeune fille est en danger et que vous devez absolument réécrire l'histoire !
- Ce n'est pas possible Monsieur Fouinard, ce qui est écrit est écrit ! C'est ainsi dans la vie et aussi dans les romans ! D'ailleurs, vous-même Commissaire vous devriez être satisfait de la vie que je vous ai crée !
- Jusqu' à ce jour je l'étais répondit le commissaire en enlevant sa veste trempée !
Lucienne apportait un essuie main et un bol de café fumant.
Le commissaire lui sourit d'un air penaud
-Que d'ennuis nous vous causons ma pauvre Lucienne !
Il se frottait vigoureusement les cheveux , en face de lui Sampeur semblait perdu dans ses pensées .

Ce qu'on en a dit sur le moment

Hermine 9 mai 2012 à 12h10

a mon avis ce n''est pas Fouinard qui a écris le mot sur le tableau..

Clothilde 9 mai 2012 à 18h00

non en effet , tu as une idée?

Clothilde 12 juin 2012 à 16h18

merci aux lecteurs qui nous lisent Hermine et moi , n' hésitez pas si cette histoire vous plaît à y entrer , à voter ,c' est l' esprit du site et nous aimerions le faire revivre abientôt

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