Réminiscence de ce jour où tout a tourné court.
Huit heures.
Les cours viennent de débuter.
Je me réveille.
Les yeux brouillés, je cherche mes lunettes.
Ses horreurs que je ne supporte pas, mais que je m'oblige à porter depuis cette erreur qui a failli me coûter la vie. Maudite erreur!
Merdoum! Le réveil indique huit heures.
Un retard de plus. C'est le vingt et unième depuis deux mois que je suis en cours.
Sans compter les absences.
Si seulement il ne m'avait pas appelé...
Grouille-toi ma fille, allez tu peux y être pour dix heure.
Allez hop! Une douche, un p'tit déj' vite fait bien fait.
Et c'est parti.
Zut, mon sac...
Clac.
La porte fermée, je dévale les escaliers. Manque deux marches et atterris en bas.
Aïe. Une chute de plus, comme si je n'étais pas assez couverte de bleus.
Bref, tant pis. Filons, je soignerais ça plus tard.
Neuf heure quarante. Ouf!
Vingt minutes d'avance, c'est bon. On ne me remarquera peut être pas.
"Discrétion, invisibilité..." étaient mes mots d'ordre au début du semestre. Je crois bien que c'est loupé.
Regardez moi tout ces bigleux et intellos de service qui se battent pour s'asseoir au premier rang. Pfff.
Comme d'habitude, je m'installe près de la fenêtre, et du radiateur (très important l'hiver) au dernier rang, soit-dit en passant il paraît que c'est la place du cancre.
Mon intelligence n'est pas à la hauteur de ma place, erf.
Comme c'est ennuyant... Ce n'est pas que je n'aime pas les autres élèves, au contraire, je pense que nous pourrions bien nous entendre, mais s'ils savaient... Quel malheur ne leur arriveraient-ils pas... Si merveilleux et pourtant si nocif...


