Quand on meurt dans un monde, on naît dans un autre; ainsi est le cycle de la vie. Ce sont toujours les mêmes personnes mais elles ne se souviennent ni de leurs vies d'antan, ni de leurs caractères. Mais parfois, il y a quelques dérapages...
Dans chaque monde, il y a des paysages différents, des cultures différentes, des pouvoirs différents et même des magies différentes.
Il y a à peu près dix mondes, quand on arrive au dixième et quand on y meurt, nous nous retrouvons dans le premier monde. Notre monde à nous.
En fait, c'est comme dans un jeu. Sauf qu'au dernier niveau, on ne peut ni battre le boss, ni être le roi.

Un autre monde, une autre vie
Science-fiction · 6 chapitres · 5 plumes · écrite du 19 mars 2006 au 25 mars 2006 · 568 lectures à l'époque
Quand on meurt dans un monde, on naît dans un autre; ainsi est le cycle de la vie. Ce sont toujours les mêmes personnes, mais elles ne se souviennent ni de leurs vies d'antan, ni de leurs caractères. Mais parfois, il y a quelques dérapages.
On ne peut qu'observer passivement.
Ça toujours été ainsi, et ça le restera sûrement. Les mondes ne peuvent être réunis, leurs magies sont bien trop differentes pour n'en former qu'une seule et unique.
Peut-être qu'un jour cela changera, à la destruction de tous les mondes, peut-être...
Mais aujourd'hui, c'est de l'histoire de Travis Eight que nous devons parler. Il est né une dixième mois il y a de cela vingt-trois ans dans le dixième monde. Il y mourra aussi.
Mais peu importe... Depuis ses quinze ans, il ne se reconnaît pas. Il fait un geste qu'il considère être celui de quelqu'un d'autre, il entend ce qu'il dit d'une voix exterieure. Il sait pourtant que c'est de lui qu'il s'agit...
Lbb 21 mars 2006 · 3Travis, les yeux rivés sur l'horizon, respirait l'air marin. L'odeur de l'iode provoquait dans son esprit un malaise qui le projetait en dehors de la notion du temps. Combien d'heures avaient-ils passées sur cette plage déserte. Les pieds fichés dans le sable, le regard mort comme si la réponse se trouvait derrière la ligne éphémère de l'horizon.
La plainte d'une mouette le sortit brusquement de sa torpeur. Une fois de plus, il décida fermement que ça n'était qu'une forme d'angoisse qu'il traînait depuis des années maintenant. Mais, il ne planifiait jamais ces sorties sur la plage et puis les mots de la vieille femme labouraient son désir de vivre tout simplement sa vie, cette vie.
"Moi, Deana, vieille cartomage, je te le dis, un jour tu trouveras la réponse à toutes tes questions. c'est en toi. Commence par cette cicatrice que tu as au poignet. Rappelle-toi."
Tout ceci était si loin il avait presque oublié cette cicatrice et soudain des flashbacks lui revenaient; cette jeune femme avec qui il avait passé la nuit, qui etait-elle, d'où venait-elle ? Il ne se souvenait plus de rien sauf quelques flashs. On l'avait drogué cette nuit-là, il s'etait retrouvé lié à son lit à son réveil et puis plus rien. Tout ceci reste un mystère surtout que cette femme a été retrouvée morte dans son lit.
Il se rappelle encore son réveil, avec cette jeune demoiselle encore belle comme la rosée un matin de printemps malgré sa gorge tranchée et passa un long moment à la regarder, l'imaginant tentant de respirer malgré le sang qui obstruait sa trachée à présent hors d'usage. Il se demandait sans cesse comment il avait fait pour ne pas se rendre compte de rien mais à présent, tout était fini, une flamme s'était éteinte.
Longtemps il l'avait regardée, longtemps il avait souhaité qu'elle reprenne vie. Tout d'un coup, il vit sa cage torracique se soulever et se rabaisser. Puis, elle rouvrit les yeux, et lui dit: "Je suis désolée, tout est de ma faute s'ils t'ont fait ça. Mais ne te désèspère pas, et continue à chercher des réponses à tes questions. Un jour, tu trouveras une femme qui t'apportera de l'amour et qui réveillera tes souvenirs. Ainsi, tu te souviendras et tu auras toutes les réponses que tu veux. Je t'aime, mon aimé... Adieu!"

