Il est des jours où, vous savez, le plafond nuageux est tellement bas qu'il semble à portée de main, là tout près. Il n'y a qu'à tendre les doigts pour le toucher. Le ciel et la Terre paraissent alors ne faire qu'un, dans une unité parfaite, en synergie totale. Il manque seulement le maillon permettant de relier ces deux univers...
Je devais dormir profondément dans mon lit lorsque la foudre s'abattît avec fracas dans le champ d'à côté.
- Le vieux chêne a dû être sacrément ébranlé, pensa Emilie tout en se recroquevillant sous ses draps.
Les orages de fin d'été étaient toujours inattendus, rapides et violents. Un deuxième coup de semonce retentit dans la nuit, plus près cette fois-ci. Emilie sortit une oreille puis la deuxième et risqua un oeil par dessus les draps. Elle vît par la fenêtre que le vent soufflait de plus en plus, faisant tourbillonner quelques herbes sèches qui avaient résisté à l'été caniculaire. Personne ne semblait s'agiter dans la maisonnée, tout était calme. Avaient-ils entendu les deux coups de tonnerre ?


