Et moi qui était venu(e) pour être au calme et pouvoir faire le vide dans ma tête.
Je crois bien que c'est tout le contraire...
Lorsque je t'avais vu une douleur m'était apparue au ventre, puis une boule m'était montée peu à peu dans la gorge.
Je crois bien que je fus époustoufflé(e) par ta splendeur.
Tu m'impressionnais et en même temps tu me fascinais...
Tu t'avanças vers cette barrière qui nous séparais. Tu avait ouvert la bouche mais aucun son n'en sortit.
Enfin... Je ne pouvais pas les entendre.
Cette barrière me l'empêchais. Tu regardais autour comme si tu cherchais quelque chose.
Soudain un énorme sourire apparut sur ton visage.
Tu me fis signe d'attendre, ce que je fis.
Je ne sais pas pourquoi je t'attendais, je ne te connaissais pas, et pourtant, j'avais envie de te connaître.
Tu revint au bout d'une dizaine de minutes.
Avec une sorte de "stylo"?
Tu t'avanças puis tu débouchonnas le stylo et tu commenças à écrire:
-Tu veux bien me connaître ?
Je fus étonné(e) par ta question. Je fis un mouvement affirmatif avec ma tête.
Je te fis signe à ton tour d'attendre et courus le plus vite chez moi.
Une fois chez moi je me rendis compte que cela faisait plus d'une demi-heure que j'étais parti(e) , j'eus peur que tu ne disparaisses.
Je pris le premier crayon qui me passait sous la main et courus aussi vite que mes jambes pouvaient me le permettre.
Une fois arrivé(e) je te vis, assis dans l'herbe en train de dessiner sur la barrière.
Je m'avançai et commençai à regarder tes dessins. Je décidai de t'écrire:
-Tu dessine vraiment très bien !!
-Merci !
Nous continuâmes à parler pendant des heures entières.
Nous dessinions des tas de dessins et tes talents m'impressionnaient de plus en plus.
Puis la nuit tomba et nous dûmes nous dire au revoir.
Le lendemain je courus le plus vite possible et ce que je vis me fit plaisir comme jamais.
Tu étais là et dès que tu me vis un énorme sourire apparut sur ton visage.
Tu continuas de dessiner et moi je te regardais. Tu écrivais de temps en temps des messages.
Puis soudain tu t'arrêtas et plaças ta main sur cette barrière qui nous séparait, encore et toujours...
Je plaçai ma main au même endroit.
Nous ne pouvions même pas nous toucher...



On dirait que cette histoire est déjà terminée.
Quel dommage. Cette barrière invisible est une belle métaphore.