Il était une fois un bébé singe nommé Zizi qui mangeait des bananes...tout à coup il aperçoit...

Zizi et l'ombre
Science-fiction · 12 chapitres · 4 plumes · écrite du 28 novembre 2005 au 14 décembre 2005 · 763 lectures à l'époque
(Zizi et l'ombre)
un petit garçon d'environ cinq ans, accompagné de sa mère, qui lui aussi mangeait une banane.
Zizi le petit singe et John le petit garçon se regardèrent.
Lequel des deux était le plus étonné ?
John lâcha la main de sa mère pour se précipiter sur la banane de son rival. John, enfant unique, ne supportait pas la concurrence. Sa mère, qui l'élevait seule, avait dû se résoudre à le retirer de l'école maternelle. Les institutrices ne voulaient plus de ce "petit monstre perturbateur" dans leur classe.
Ecreup Trumel, dessinateur venu là pour quelques croquis, assista à la bagarre fruitesque entre John et Zizi.
John sentant sur lui le regard de Ecreup Trumel, nouvel intrus à ses yeux, jeta sa banane, empoigna Zizi d'une main et le balança en direction du dessinateur, qui eut juste le temps de protéger sa tête et ses lunettes avec son carnet de croquis
La banane que tenait Zizi s'écrasa sur un feuillet du carnet pendant que le petit singe atterrit, sans mal, à ses pieds.
La mère fit deux pas vers le dessinateur pour s'excuser. Son pied heurta une pierre, elle voulut rétablir l'équilibre et se retrouva à plat ventre le nez sur les chaussures de Ecreup Trumel qui éclata de rire.
La mère du jeune singe fut gênée sur le coup et après milles excuses elle tourna les talons et repartit avec Zizi. Un autre petit singe les suivait, puis il dit:
- Je trouve ça bizarre de voir un humain dans NOTRE parc. Bon bye bye!
En s'éloignant petit à petit, Zizi dit à sa mère :
- Maman, pourquoi il y a un humain devant chez nous?
-Ho non, un chasseur!
Un "Bang"se fit entendre.
La maman couru vers la maison.
-Ho non, ce n'est pas vrai? NOOOOOOOOOOON!
-Que se passe-t-il maman?
-Ton papa est mort, à cause du chasseur!!!
Le petit singe se mit à pleurer. Et tout à coup...
Il se passait quelque chose d'extraordinaire! On aurait dit une faille dans le temps. Ils étaient... ce ne pouvait pas être possible... ils étaient à l'agora d'une grande ville, où immeuble suivait immeuble et où les égouts pouvaient bien faire des dizaines de milliers de kilomètres.
Les deux singes ne le savaient pas, mais ils étaient au Times Square de New York, le comble pour un animal souffrant généralement d'un traumatisme quand à la perception de la foule comme une seule et unique masse, syndrome récemment découvert par les chercheurs de l'Université de Prague.
Les singes, ébranlés, se mirent à crier et hurler en l'absence de faune, un autre comble pour ces animaux tellement préserveurs de la nature, même que certains iront jusqu'à parler de l'agropastorale chez certaines espèces.

