Jeu du lundi
104 contributions · 8 plumes · du 18 décembre 2005 au 11 janvier 2006 · 1246 lectures à l'époque
Bon alors voila le jeu de la semaine! (J'entends déjà les haaaaaaaa d'impatience!)
le concept est simple: faire un court texte avec des mots imposés. j'en donne 4, les deux premiers qui me répondront en ajouteront 4 chacun....Ce qui fera 12! (vous suivez?) Une fois les 12 mots écrits, à vous de jouer pour en faire une mini histoire cohérente dans la mesure du possible!
Voilà mes 4 mots: moustique. armure. périurbain. circonflexe.
C'est parti! à vous les deux suivants!Voici 4 autres mots:
caramel, thermonucléaire, pubère,australienne
Piège, biche, rigolade, scotch
Et maintenant, si j'ai bien compris, le suivant doit écrire une courte histoire !

N'importe qui peut essayer d'écrire une histoire avec ces 12 mots. Du plaisir en perspective !!

Alors que le chevalier en armure parcourait le périurbain ( "périurbain" ne prend pas d'accent circonflexe ) tout en mangeant du caramel à côté de l'usine thermonucléaire, en chassant un moustique, il décida de rencontrer son amie, une australienne, qui ne vivait que du scotch et qui était pubère. Cependant, il tomba dans un piège, et les autres s'offrirent une bonne rigolade.
That's it, that's all.
J'ai plogué un logo!
C3ed........impressionnant! Il faudrait ajouter la biche malgré tout....Tu as frôlé la perfection! Quant à Godfather, il n'a encore rien compris au jeu! Qui peut lui expliquer?
Près d'une centrale nucléaire australienne, près d'un gros centre périturbain, vivait un moustique mutant. Il habitait une vieille boite à sucre dont le couvercle faisait comme un accent circonflexe. Cela le protégeait, telle une armure contre tous les humains qui rôdaient ici en voulant lui tendre un piège.
Un jour malgré tout, une jeune fille (pubère se dit il, après analyse de son sang de jeune biche) s'approcha de son domaine et déposa près de lui un caramel qu'elle venait de macher. Le moustique, surnommé C3ed en hommage à un génie de la prose piquante, curieux comme une puce (une de ses copines) s'approcha du caramel sucré. Une aile s'y trouva alors collée, puis l'autre et très vite tout son corps fut happé par ce bonbon à la manière d'un scotch adhésif......La jeune fille en le voyant ainsi se débattre alla chercher ses congénères et tous furent pris d'une bonne rigolade face à ce pompeur de sang désormais inoffensif....Je l'ai rencontrée sur le boulevard périurbain, un soir d'été. J'étais en scooter, elle aussi, mais le sien était tombé en panne et elle faisait son possible pour le faire redémarrer.
Je m'arrêtai à côté d'elle, et sortis mon piège à nanas : le sourcil en accent circonflexe...
- Vous avez des ennuis, mademoiselle ?
- Je pas comprendre... moi rouler et puis plus possible avancer...
- Pardon ?
- Exsquiouzez... moi australienne... Vous comprendre ?
Elle me lança un regard plein de détresse. Je restais béat devant ses yeux de biche et son petit corps post-pubère... Je réussis à faire redémarrer son scooter, et ne sachant pas comment me remercier, elle m'offrit un caramel australien. Je lui proposai un verre, qu'elle accepta. On alla dans le bar le plus proche. Je voulus faire l'homme en commandant un scotch, mais le patron devina que je n'étais pas majeur. Je dis d'un ton outré :
- Comment, monsieur ? Figurez-vous que j'ai 38 ans et que je suis ingénieur en physique thermonucléaire.
Ma boutade (j'avais alors à peine quinze ans) le fit sourire, mais mon australienne ne comprenant pas bien la blague, il nous fallut faire tout notre possible pour lui expliquer, ce qui nous valut une bonne tranche de rigolade ! Elle avait un rire à tomber par terre, un sourire sincère, sans effet, sans tricherie, sans armure... nous bûmes du Coca.
En ressortant du bar, elle me donna son numéro à Sydney. N'osant pas l'embrasser, je prétextais une piqûre de moustique pour qu'elle me fit un bisou sur l'avant-bras...
Aujourd'hui, je suis dans l'avion. Je pense à elle. Je sais qu'elle m'attend, avec ses caramels et ses lèvres anti-inflammatoires. J'aurai dix-sept ans demain.Accoudée au comptoir d'un bar mal famé où les moustiques sont rois, Karen, la belle australienne au regard de biche effarouchée, sirote lentement un scotch. Elle a dû quitté son village périurbain pour venir dans la grande ville. Son village sera rasé pour faire place à une usine thermonucléaire et ce n'est pas de la rigolade! Les habitants de Caramel Creek sont tombés dans le piège tendu par le gouvernement ; l'usine en forme d'accent circonflexe avec un joli parc au milieu, devait donner de l'emploi à 500 habitant mais jamais il n'avait été question d'une usine nucléaire. Lors de la dernière manifestation, les policiers ont revêtis leur armure pour repousser les manifestants, et les blessés se comptent par dizaine autant chez les adultes que chez les adolescents pubères et pré-pubères.
J'adore vos textes! Vous êtes géniaux!
Ouais, mais Angel m'a piqué des trucs... Le coup de la belle australienne au yeux de biche dans un bar...
Enfin... Heureusement c'est Angel...


Parce qu'avec moi ça n'aurait pas passé?
Tu crois que c'est du plagiat? Ciel ! Appelons the master, Godfather afin que tel Salomon (c'est en slalomant qu'on devient Salomon) il te rende justice !
En passant merci d'écrire car je me sens seule à venir ces derniers jours, on sent un air de fête...Avec Godfather, ça aurait fini debout devant les assises, et là je vais te dire, à me mettre sur les nerfs, c'est pas de fête que serait le sien !

Désolé pour le plagiat..Je n'avais pas lu les textes avant d'éditer la mienne.
Alors on fait un autre essai avec 12 nouveaux mots ?
Bordel, j'ai oublié de dire qu'après être tombé dans le piège il se faisait secourir par un biche!

Bonne idée, Angel, j'en donne 4 :
- radiateur
- képi
- destabilisé
- koala

Les 4 suivants de mon cru:
- ascenseur
- Groenland
- cubisme
- parfaitementÀ MOI!
- Électroencéphalogramme
- Palimpsestes
- MétonymiePréparez-vous psychologiquement!
Angel, le plagiat c'est pour les histoires, surtout!
Godafther tu es vache là! Mias bon j'y vais.....
"Vous aurez remarqué bien sûr que l'époque du cubisme faisait des palimpsestes remarquables si je puis me permettre cette métaphore un peu galvaudée. Toutefois la métonymie du trait reste encore un point obscur contrairement aux couleurs dont l'essence est parfaitement maitrisée. Voyez ici..."
Jean -Louis ne suivait plus. Lui qui avait passé sa scolarité au fond de la classe près du radiateur se sentait bien loin des préoccupations intellectuelles de cette guide. Cette sensation d'avoir un encéphalogramme plat comparé à cette tribu d'initiés lui fut très désagréable. Il se recula du groupe, puis fit demi-tour. Il entra dans l'ascenseur et appuya sur le niveau 2.
Il arriva ainsi à l'exposition des naïfs. Ces tableaux enfin lui étaient accessibles :des koalas mangeant dans les arbres colorés, de phoques tout mignons du Groenland, ou de gentils gendarmes à képi bleu souriant à une jolie jeune fille... Il se dit que c'était la vie telle qu'il la désirait, sans grand mot, juste la vie, celle que l'on veut belle et simple.
Il se sentit soudain naïf lui aussi, mais cela le rendit fou de bonheur. Il sortit du musée avec le sourire.C'est cool, on apprend de nouveaux mots avec vous...
Elle attendait le facteur depuis une bonne heure déjà, postée à une des petites fenêtres du quatrième étage, scrutant la rue de ses petits yeux perçants. Elle aperçut soudain son képi à l'angle de la rue et dès lors elle ne se tint plus d'impatience... elle aurait presque souhaité que le facteur dévale la rue en courant... Mais à sa plus grande exaspération, il dérapa sur le verglas et fut déstabilisé quelques secondes, des secondes qui lui parurent des heures. Il faut dire que la gelée de cette nuit avait été rude, et elle était heureuse d'être blottie près de son radiateur, plutôt que de sortir par ce froid: on se serait presque cru au Groënland! Quand le facteur eut pénétré dans son immeuble, elle se précipita vers l'ascenseur pour aller chercher la lettre de son fils qui l'attendait sûrement.
Arivée près de sa boîte au lettre, elle se jeta sur la carte postale, en remarquant à peine le timbre qui représentait un étrange koala difforme (qui semblait d'ailleurs sorti tout droit d'un tableau de la période du cubisme!), puis la lut avidement. C'est dans une écriture parfaitement maîtriséeque et regorgeant de métonymies et autres métaphores que son fils lui annonçait sereinement qu'il allait subir un encéphalogramme et que l'on ne savait pas exactement ce dont il souffrait.
Elle poussa un soupir. Elle ne pouvait lui parler de vive voix pour le réconforter, mais au moins elle pouvait lui écrire... Elle n'avait plus qu'à prendre un de ses vieux palimpsestes et se dire que tout irait pour le mieux.

Nanortalik, Groenland...
Dieu qu'il avait froid ! Le radiateur de sa chambre ne semblait pas jeter assez de chaleur et il devait travailler avec des gants et un anorak qui lui donnait l'air d'un koala. Son petit meublé, au 4ième (sans ascenseur) avait sans nul doute vu des jours meilleurs, mais bon, il n'était ici que pour une courte période; le temps que les choses se tassent à Paris.
Comme il aurait aimé crier sur tous les toits qu'il était le responsable de l'audacieux vol au musée national Picasso. Il se revoit encore, entrant en toute hâte avec ses acolytes déguisés en gendarmes, le képi enfoncé jusqu'aux yeux, criant qu'il fallait évacuer le musée de toute urgence car le commissariat avait reçu un appel au colis suspect. Il revoit encore le conservateur, un peu déstabilisé, qui courait de gauche à droite, poussant les gens vers la sortie. Quand le musée fut vide, il se dirigea vers la salle A et vers l'objet de sa convoitise : la toile (métonymie pour tableau) ‘Tête de femme' peinte en 1910 par le maître du cubisme. Avec une précision parfaite, il se mit à découper la toile, l'enroula et la mit dans un cylindre qu'il cacha ensuite dans sa poche. Cinq minutes plus tard, debout sur les marches du musée, il expliquait que la fouille n'avait rien donnée et que l'appel était sûrement un canular. Il invita les gens à retourner à l'intérieur et à continuer leur visite, serra la maison du conservateur et reparti avec ses complices dans les voitures-patrouille, direction l'aéroport. Selon son contrat, il devait prendre le premier vol partant de Paris, peu importait la destination ; malheureusement pour lui, le vol suivant était pour le Groenland.
Ce matin, il s'apprêtait à passer à la phase II de l'opération, soit de gratter délicatement la peinture pour faire apparaître le trésor qui se cache dessous, sorte de palimpseste imagé. Parfaitement en contrôle de ses mouvements, lentement mais sûrement, il efface à tout jamais le portrait mondialement connu. Quelle perte pour les Arts, se dit-il, mais si le Patron a raison, ce qui se cache en dessous vaudra sûrement beaucoup plus.
Un bon matin, Will vit son travail de moine enfin récompensé; le Patron avait raison, il y avait quelque chose là-dessous. Tous ses sens étaient en émoi et nul doute que s'il avait passé à cet instant un électroencéphalogramme, la machine aurait disjonctée. Là, sous ses yeux, apparaissait la première esquisse de l'homme de Vitruve de Léonard de Vinci.
J'espère que Maître Godfather saura lui aussi nous concocter une nouvelle utilisant tous les beaux mots donnés.

Super grave bien, Griffette ! Mais tu as oublié "déstabilisé"... Un petit conseil pour au cas où ce jeu se poursuivrait (ce que j'espère car je l'apprécie beaucoup !) : copiez les mots dans un doc texte à vous, puis effacez-les au fur et à mesure que vous les faites apparaître dans votre texte. C'est plus marrant si ils y sont bien tous, non ?
Et sinon, Griffette, c'est rigolo, je trouve le style et le sujet très proche du roman que je lis en ce moment : "Ensemble, c'est tout" de Anna Gavalda... tu connais ?
Bravo et bienvenue à Evertkhorus (qu'on aurait autant apprécié avec un pseudo plus simple...)
Et super, Angel. Je "kiffe-mon-char" (j'aime bien, quoi...) les histoire de cambriolages spectaculaires...
Et sinon, Godfather, on avait dit quatre mots, par propositeur... là ça fait onze en tout, c'est beaucoup trop facile !
... Et enfin, je voulais dire pardon pour l'oubli d'accent sur "déstabilisé"...Voilà. C'est dit. Maintenant, (sans chercher à vous égaler... de toute façon, est-ce possible ?),
mon histoire :Raph planchait comme un fou sur son texte. Il était 2h47 et Paris dormait. Il avait 11 mots à caser dans un texte court. Pour radiateur et képi, ça irait, de même pour déstabilisé, ascenseur, parfaitement et à la limite Groenland... mais il avait un peu peur pour koala, cubisme, électroencéphalogramme, métonymie, et surtout palimpsetes !
Et voilà ! C'est trop facile !

Mais non, je plaisantais... la voilà mon histoire :
Raph planchait comme un fou sur son texte. Il était 2h47 et Montréal dormait dans son manteau de neige. Il avait onze mots à caser dans un texte court. Un jeu parfaitement débile inventé par l'hebdomadaire qui l'employait pour une misère depuis trois mois. Il lui restait quatre heures pour sortir un chef-d'œuvre, après quoi la directrice du journal lui indiquerait la porte... en tout cas la porte de l'ascenseur qui le mènerait directement de la rédaction aux archives, troisième sous-sol à droite...
Sa chambre de bonne, privée de radiateur depuis qu'un cousin obèse à l'encéphalogramme plat y était passé (sans se douter que ses 134 kilos représenteraient plus que ne pourrait supporter un siège nommé "calor ultra")... sa chambre de bonne, donc, n'était plus qu'un mini-Groenland où la neige passait presque par le carreau, jonchée de palimpsestes contenant ces nombreux essais infructueux où l'allitération absurde côtoyait l'oxymore douteuse et la métonymie tirée par les cheveux...
Il en était donc à se mettre en abîme dans une tentative de révolution stylistique tenant autant du surréalisme que du cubisme ou de la cuisine périgourdine, lorsqu'on frappa à sa porte.
- Toc ! Toc ! Toc ! Raph, t'es là ?
- Koala ?... euh... Qui est là ?
- C'est moi, Angel !
- Satan !... euh... attends... je déplace le clac-cloc... euh... clic-clac... Sinon je peux pas ouvrir la perte... porte...
- Ok, j'attends, enfin, pas trop longtemps, Raph, j'ai froid !
Fortement déstabilisé par l'arrivée impromptue de la directrice de son journal, Raph mit un temps fou à bouger son meuble. Quand il ouvrit la porte, Angel entra sans même dire bonjour.
- Alors ! il en est où ce texte ?
- Eh bien... je...
- Très bien, j'ai compris. Je me demande parfois pourquoi je t'ai fait venir au Québec, toi, hein ! Dire que je me suis fait avoir par des participations à un site d'histoires à poursuivre... Toi, tu vas te retrouver aux archives, tu sais...
- Non, mais j'avis fané... j'avais fini un suppute treck... super truc... l'un des deniers... euh, pardon, c'est le froid... lundi dernier, et...
- ... Et il est où ce truc super ?
- On me l'a képi... piqué...
- Bon... On est mal !Je devais être déstabilisée à l'idée que Raph, le Grand Raph, ne me lise..je ne vois que ça!
Bravo pour les histoires, l'inspiration est encore bien vivante.
Une autre victoire sur les mots !
Ils ne nous auront pas... Salauds de mots !

Lol!!!!
Désolé pour le pseudo raph!

À noter que je n'avais offert que trois mots, alors je m'en impose un quatrième : plongeur. Je vous avertie que j'ai choisi le mot avant d'écrire l'histoire.
*****
Discussion enregistré à 1245 :- Plongeur, pourriez-vous m'ammener un verre à boire pour pouvoir mordre dans ma journée?
- J'espère que par ici vous utilisez des palimpestes, car je ne vois pas comment un homme comme vous puisse avaler un verre. En plus, comment est-il possible de goûter réellement à la journée?
- Je palimpestais parfaitement, et vous ne devriez pas en être déstabilisé!
- Mais bon Dieu, quelle est cette machine reliée à votre tête?
- Un électroencéphalogramme, qui m'indique les activités électriques cérébrales!
- Jamais ne je n'aurais pu croire que mon petit restaurant '' Le Vieux Groenland '' puisse un jour accueillir quelqu'un avec une telle machine!
- Je dois admettre que j'ai eu de la difficulté à passer l'ascenseur, mais j'ai pu me régaler en regardant les toiles du temps du cubisme.
- Ah ces français, ils sont pas plus fous que nous autre!
- Tout à fait, mais jamais ils n'auraient eu de grandes ardeurs comme les australiens, qui ont inventé les mots débutant en ''K''!
- Quoi, vous voulez dire que les australiens ont inventé les mots ''képi'', ''koala'' et compagnie?
- Peut-être, quoi qu'il me semble peu probable qu'une invention française ait été nommée en anglais d'australie!
- Cette réponse me met en sueur!
- Peut-être devrais-je ajuster le radiateur?Fin de la discussion
*****
Chapeau the Godfather!
Allons y pour quatre autres mots :
micro. rateau. vestibule. enfreindre;Bien joué, godfather, j'avoue !
Et la méthonymie ? Hein ?
Mais sinon, oui, c'est chouette !
Ah oui, et quatre mots pour suivre Griffette :
- diplômées
- fa
- star
- estivants

IL ne nous rate pas cet animal de Raph! Pas le droit à l'erreur! Mais c'est bien, il suit!
Arbitre de touche des mots, voila son nouveau titre!
Allez secoue ton drapeau!!alors voilà les quatre autres mots...
tabernacle, omoplate, duplicata, marchéJe vais d'abord méditer, j'essaierai d'aboutir avant Noêl!
J'offre les 4 derniers mots, pour ajouter un peu de piquant:
- Ginkgo
- Breitschwantz
- Krak
- SyngnatheEt si vous avez le coeur au rendez-vous, réussirez-vous à ploguer ces deux mots bonus?:
- Synallagmatique
- Exarchat
Au plaisir!
C'était le défi C3ed.C3ed,
Quelle signification donnes-tu au mot Krak ? Celui des chevaliers ou celui du Danemark ?
Ce n'est pas la signification qui est importante, c'est le mot, alors tant et aussi longtemps que ce mot fait partie du texte, c'est parfait!

Et oui, c'est aussi amusant quand on utilise pas la vraie signification, du genre : '' Il voulu s'allumer une dernière électroencéphalogramme avant d'aller se mettre au lit, mais sa Breitschwantz disjoncta! ''... Mort de rire!
Aujourd'hui est un jour bien spécial, je me marie. Milles émotions se bousculent en moi tandis que je me tiens seule dans le narthex (genre de vestibule qui fait la transition entre le monde extérieur et l'église) de la Cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva. Mon témoin vient prendre mon manteau de Breitschwantz (cadeau de mon futur époux), me fait un signe de la main et va prendre place dans l'église avec les invités. Parlons-en des invités : quelques membres de la famille de Serguei, des amis de l'université et des curieux. Personne de ma famille: mes parents s'étant objectés à mon changement de religion ont déclinés notre invitation qualifiant le tout de mascarade, me disant que j'allais enfreindre toutes les lois divines. J'aurais tellement aimé que mon père me conduise à l'autel, mais je suis trop fière pour aller quémander son approbation.
La musique me sort de ma rêverie, l'organiste venait d'attaquer les premières mesures en fa mineur du Cantique de l'Amour. C'est sous cette douce musique agrémentée des voix superbes de la chorale des diplômées du Conservatoire d'art lyrique que j'entreprend de remonter l'allée centrale. J'aperçois Serguei qui, beau comme tout dans son habit noir me fait un sourire. Arrivée à ses côtés, il m'embrasse tendrement sur la joue et me dit qu'il me trouve belle, que je suis la star de la journée. Nous prenons place et la cérémonie présidée par l'archevêque Gabriel, exarchat patriarcal des paroisses orthodoxes russes peut commencer.
Pendant qu'au micro l'archevêque souhaite le bienvenue aux gens, je laisse mes yeux parcourir la nef épurée : pas une seule fleur mais 3 icônes, une bible, une petite croix, un tabernacle caché sous une nappe tissée de fils d'or et deux bougies. Je reporte mon attention sur la cérémonie. L'archevêque parle maintenant de mon parcours vers la conversion et je laisse mon esprit s'égarer vers ma rencontre avec Serguei. Nous nous sommes rencontrés en Syrie lors d'une visite au Krak des Chevalier. Pendant que j'admirais la vue, il s'est tout bonnement approché de moi. Ma mémoire faisant défaut (je devrais sérieusement penser à prendre du gingko), je ne me rappelle plus qui a initié la conversation, mais nous avons sympathisés tout de suite. J'ai appris qu'il était russe, que ses parents avaient émigrés en France après la seconde guerre mondiale, qu'il étudiait l'histoire de l'art à la Sorbonne (me montrant un duplicata de son mémoire). Je lui parle de mon travail en publicité, de mes nombreux voyages . A la fin des vacances, nous nous sommes échangés nos adresses, nous promettant de rester en contact. Nous nous sommes revus, sommes tombés amoureux. Quand Serguei a fait sa demande en mariage après 4 mois de fréquentation, j'étais heureuse et j'ai dit oui sans refléchir. Puis, il a été question de la religion et de ma conversion. Pendant 3 mois, j'ai étudié la religion orthodoxe et passé avec succès l'entretien avec l'archevêque. Nous avons même signer une promesse synallagmatique pour l'achat d'une petite maison dans les environs de Paris.
Une légère pression sur le bras me ramène à la réalité. C'est le temps de prononcer nos voeux. Nous sommes maintenant mari et femme et c'est au son de la Marche Nuptiale que nous sortons de la Cathédrale. Pas de réception, nous avons un avion à prendre. Quatre heures plus tard, nous sommes à Calvi, dans notre pavillon au ‘ Rateau Bavoir'. En ce temps de l'année, la ville est plus calme, estivants et touristes étant retournés chez eux. Nous pouvons nous promener dans la ville, allez flâner au marché, dégusté du poisson frais dont le syngnathe. La belle vie quoi !!
Mais..mais quel est donc ce bruit strident ? Zut, c'est mon réveil-matin..tout ceci n'était donc qu'un rêve..mais quel rêve !!
... oui, quel rêve ! Dommage que j'ai une crampe à l'omoplate gauche... j'ai dû dormir de travers...
Bravo, Angel, tu es fantastique...
Je vais m'ateler à un texte, moi aussi, mais petit message perso à l'attention de C3ed : 16 mots, ça fait beaucoup, on avait dit 12 ! Et en plus, que des mots compliqués, ça inhibe un peu... au fond, c'est plus chouette si beaucoup de gens participent, c'est plus convivial, alors ne les décourageons pas !
Ceci dit, ne t'inquiète pas : je vais relever le défi (et celui des 18 mots !)
A bientôt...

PS : accent circonflexe à "râteau"...

"Je crois que ça ne va pas être poss..."
Jimmy Krak n'attendit pas la fin de la phrase et colla un poing d'acier dans la mâchoire du soit-disant physionomiste du "fa sol fa", le club le plus select de Sofia. Les quelques estivants qui attendaient leur tour eurent un léger mouvement de recul.
"Désolé, j'ai pas pris mes chaussures de ville", lâcha-t-il.
Il franchit le hall d'entrée puis le vestibule, envoyant négligemment au tapis trois videurs bulgares à l'allure patibulaire, et se retrouva dans le "Grand Salon", rendez-vous suprême du tout-Sofia, au milieu duquel le diplomate communiste côtoyait la star de pacotille. Apercevant, entre les feuilles d'un énorme Ginkgo, le fameux Lugoso assis sur un canapé de l'autre côté de la piste de danse, il franchit la foule et se planta devant lui. A côté du boss se tenait la sulfureuse Timie. Elle lui lança un regard furieux mais ne dit rien.
"Tiens ! Quelle délicieuse surprise ! s'écria Lugoso, un large sourire aux lèvres, et en quel honneur vous dois-je cette visite impromptue ? Au simple plaisir d'enfreindre toute les règles de bienséance en pénétrant en basket dans mon humble Exarchat, ou à la sage décision de me remettre enfin le duplicata des micro-films que j'avais demandé il y a trois semaines à votre gouvernement ?
- Ta gueule, Lugoso, le marché ne tient plus !
- Comment cela le marché ne tient plus ? je me souviens des termes du contrat : "Sur l'honneur, les signataires de ce contrat synallagmatique et non-résiliable affirment se conformer à toutes les conditions édictées..." mais peut-être l'honneur est une notion qui vous est inconnue...
- Je vais te casser la g..."
A cet instant, une demi-douzaine de jeunes filles grimées comme des clowns s'interposèrent entre Jimmy Krak et Lugoso :
"Bonjour ! s'écria la plus petite, fendue d'un sourire étincelant, je me présente : Anna. Moi et mes copines, on fête ce soir notre diplôme, et on aimerait que vous fassiez un petit truc pour nous...
- Désolé, j'ai autre chose à foutre.
- Ouaahh ! le râteau que tu viens de te prendre, Anna ! s'écria une de ses copines. Ca m'aurait pas plu !"
Anna perdit son sourire.
" Ok, on va se la jouer autrement."
Alors qu'elle disait ça, Krak sentit une pointe métallique se coller sous son omoplate gauche. Lugoso, qui avait suivit la scène sereinement, poussa un petit ricanement de contentement. Krak rassembla ses esprits.
" Je crois que j'ai compris... diplômées garde du corps de monsieur "plaque tournante", c'est ça ?
- Bien vu, beau gosse, et tu vas nous suivre bien sagement, et sans faire de vagues."
Krak pu lire un mouvement de panique contenue dans les yeux de Timie.
"Qu'allez-vous faire de lui ? Demanda-t-elle d'un ton détaché à Lugoso.
- Pourquoi, ma chère ? Cela vous inquiète ?
- Vous voulez rire ? Je veux qu'il souffre... mais... si possible devant mes yeux !
- mmh... charmante idée ! Allons-y tous ensemble !"
Cinq minutes plus tard, ils se retrouvaient dans une sorte de temple secret, en arrière-boutique du "fa sol fa", au milieu duquel trônait un tabernacle serti de diamants en toc. La dénommée Anna ouvrit le tabernacle et en sortit un aquarium dans lequel tournait en rond un petit serpent de mer.
" C'est un Syngnathe, expliqua Lugoso, il s'appelle Youki, et il est carnivore. Voyez-vous, belle Timie, je vais nourrir Youki des doigts de notre ami commun, jusqu'à ce qu'il nous raconte pourquoi la CEE tient particulièrement à stopper mon commerce d'astrakan et de breitschwantz..."
Anna approcha l'aquarium de Jimmy pendant que ses cinq copines le tenaient fermement. Mais au moment où elle arrivait à sa hauteur, Timie dégaina un P38 de sous sa jupe, descendit les six gardes du corps et pour finir tint en joue Lugoso. Le bocal se fracassa sur le sol.
" Je le savait !" ricana Lugoso. Il croqua dans une de ses dents, eut un sursaut brutal et s'écroula sur le sol.
"arsenic..." lâcha Timie en le retournant du pied.
Jimmy s'approcha d'elle, la prit par la taille, l'embrassa avec passion, et dit simplement :
"merci..."
Puis il sortit.Bravo Monsieur Raph, votre texte est bien étoffé..Attendons maintenant de lire les oeuvres de nos consoeurs et confrères.
...s'ils ont des c... enfin... du courage !

Tu es un drôle de comique,
Avec ton air synallagmatique;
Mias là, je te demande d'arrêter
d'enfreindre les règles et les décrets.Cesse de te prendre des râteaux
En t'amenant au micro
en chantant voire en hurlant
comme tous les estivants
le dernier tube de la Star Ac
En te prenant pour un Krak!Cesse aussi le simili judo
que t'enseigne Breitschwantz
ce soi-disant sport nommé Ginkgo
de ce grand fou de Hans.
Tu t'es déjà pété l'omoplate
et le tendon de Syngnathe!Cesse enfin de chercher
du vestibule jusqu'au marché
des filles plus belles, plus diplômées
Tu sais que tu l'as déjà trouvée.Ne cherche pas de moi le duplicata
même dans le monde de l'Exarchat
Tu sais mes clés de sol, mes clés de fa,
Me voila, je suis à toi.
Je pose mon coeur dans le tien
comme dans un tabernacle, on dépose le pain.PS:J'attends le verdict de l'arbitre de touche des mots! Mais la barre fut haute cette fois! Je partage l'idée que 12 mots sont sufisants. Mais pour ce qui est des mots complexes, moi je ne les ai pas trouvés dans mon dico, mais je les mets à ma sauce, et finalement ce n'est pas mal non plus! Que vive l'imagination en 2006 et au delà!
Bravo Griffette pour ton imagination débordante. C'est vrai que la barre était haute, il y avait des mots inconnus, mais nous avons fait de notre mieux et c'est ce qui compte.
J'aimerais bien que C3ed qui a eu l'amabilité de nous filer ses mots, ait les c..le courage (citation de Raph) de nous pondre une merveille! On l'attend avec impatience!
J'espère aussi le prose de Godfather qui a ce côté décalé que j'aime bien!et Nono, aussi, diantre !

Ce côté décalé?????????? Bon j'vais prendre ça comme un compliment...


Bien sur! Toi tu es le décalé, Raph est azimuté, mais pour moi la fantaisie est une qualité!
C3ed, on attend toujours...

Je vais vous fournir tout un texte, mais d'abord, quels sont exactement tous les mots à insérer? Car ce n'est pas très clair...

Voici les 18 mots:micro radeau vestibule enfreindre diplômées fa gingko star estivants tabernacle omoplate duplicata marché Breitschwantz krak syngnathe exarchat synallagmatique
Bonne chance !
... Sauf que ce n'est pas "radeau" mais "râteau" (orthographié initialement et erronément "rateau"
.
De plus, précisons que les deux derniers mots sont facultatifs, uniquement pour ceux qui aiment le défi.
Bonne chance, C3ed !

La pression monte sur les épaules de C3ed!
Nous retenons tous notre souffle, à toi C3ed!Dis donc Raph, ne me cherche pas hein! Moi qui suis l'erroneuse, je sens que je vais éplucher aussi tous tes textes et dévoiler tes erronations si tu continues!
Monsieur Raph, je m'incline bien bas. Veuillez me pardonner mon erreur, je serai plus vigilante et verrai à ce que des erreurs de ce type ne se reproduisent plus.

Je suis pas venu sur le site pendant trois jours et j'ai l'impression d'avoir manqué un mois!!! Surtout à cause des nouveautés, mais aussi parce que tout le monde participe beaucoup (mais moins sans moi, j'ai remarqué!).
En retard, je vous souhaite bonne année! Désolé mais je travaillais, et c'est pas pour vous rendre jaloux mais j'avais vraiment beaucoup de plaisir!!!
C3ed en met un temps pour pondre! C'est quoi le délai de ponte d'un C3ed? Le savez-vous? Parce qu'en attendant, on pourrait lancer une nouvelle série de mots.....
Les Auditions de Star Académie...
Premier candidat: Un fermier s'avance, râteau à la main, se présente comme étant natif du Breitschwantz, et se met à chanter quelque chose concernant les Ginkgos et les Syngnathes... Parler de poissons et d'arbres n'étonnait guère les juges, diplomées de Yales en option de chant. Sa tentative d'être célèbre fut vaine.
Prochaine star au micro: Un curé ayant connu l'exarchat dans un krak bien loin d'ici. Il commençait à enfreindre les règlements, répétant la note Fa tout en se faisant bouger les omoplates. Il tenta de faire un marché en donnant un contrat de synallagmatique, mais personne ne compris ce qu'il voulait faire. Il pris son tabernacle à deux mains et s'enfuit en pleurant, traversant le vestibule et bousculant les gens s'y trouvant. Étrange.
Finalement, on montre à l'écran quelques estivants à Cuba, qui fêtent autour de feuilles de papier, s'avérant être des duplicatas de documents anciens.
C'est la fin de l'épisode d'aujourd'hui! On se croise les doigts pour ne pas avoir à subir ça une seconde fois!

AAaahh... Quand-même !
Bon alors des nouveaux mots ?
J'adore ce jeu...

Va voir sous la rubrique: Autours de proverbes..
Le nouveau jeu de la semaine est là..L'un n'empêche pas l'autre! allez je lance mes 4 mots:
truffe, capricorne, tronc, économiqueVoici les 4 miens:
luzerne, balbutiements, rose, diaphanePis voici les 4 miens:
Hospitalisée, Carnet de note ,Imprimante ,Observer.
Alors, je propose que cette fois on se limite à ces 12 mots, ça permet de s'épanouir plus rapidement. qu'en dites-vous ?
Sinon, pour le nouveau jeu, j'ai vu, mais j'ai tendance à rester accro à un seul et même jeu à la fois. D'ailleurs, vous avez sans doute remarqué que mes participations aux histoires à poursuivre se font de plus en plus rares ! J'y reviendrai, mais là je ne suis plus concentré dessus...
Alors, pour les 12, c'est ok ?Ben moi chu d'accord.
Quand Raph a dit, Raph a dit....je m'incline devant cette exigence! (D'ailleurs je crois que 12 était mon exigence du début .....;et toc! )
(De mon côté, ma vie trépidante -mais certes passionnante- ne me laisse hélas pas le loisir de faire plus qu'aller sur le forum..Je compatis donc Raphounet!)
Je cogite, je vais manger et je vous livre mon chef d'oeuvre!Sa main caressait la sienne. Doucement, avec fragilité, il savourait la fraîcheur de sa peau diaphane et douce....Il goutait à ce moment comme les assoiffés savourent les dernières gouttes d'eau de leur gourde...Il était là, dans le silence ou presque, avec elle...
C'est alors que le rayon de lune derrière la fenêtre le ramena des années avant, lorsqu'un soir d'été - un de ces soirs où le temps semble être en suspens dans la lumière orangée de la nuit qui vient -, ils s'étaient retrouvés tous les deux assis dans la luzerne, adossés contre le tronc rassurant d'un grand chêne, sans doute centenaire. Ils s'étaient mis à observer les étoiles. T'en souviens-tu, dis?
Il sourit en repensant au ton très assuré avec le quel il lui avait montré les constellations du capricorne et du sagittaire, leurs deux signes du zodiaque. Avait-elle deviné qu'il fabulait? Elle avait écouté, le visage ouvert au ciel, et il n'avait vu que le rose de ses lèvres.. C'était le début, celui des balbutiements , des premiers mots d'amour....
Machinalement il regarda les lèvres de Lucie. Elles n'avaient plus que cette blancheur affolante et froide des draps. Il se sentit ridicule tout à coup avec sa boite de truffes sur les genoux. C'était Noël, il avait voulu faire comme si.....
Il embrassa Lucie doucement ,précieusement, sur le front, en lui murmurant : "Joyeux Noël ma chérie". Il espérait au creux de lui, une réponse, encore et encore espérer.... Mais le visage de Lucie restait impassible.
Il se leva, s'éloigna des bips qu'il ne parvenait pas encore à oublier depuis deux mois qu'elle était hospitalisée ici. Il croisa le médecin qui sortit son bloc notes, pour cacher sans doute derrière des papiers la vie qui ne revenait pas.
Il traversa le bureau d'accueil, bruits de charriots, d'imprimantes et d'ambulances sur fond d'affiches syndicales luttant contre la gestion économique de la santé....
Il sortit, descendit les trois marches qui le reliait à sa vie, dehors, et laissa enfin ses larmes couler sur ses joues...Euh.........Raph, je compte sur toi pour égayer de ton humour l'ambiance que je viens de plomber!
Elle est très belle ton histoire Griffette.
Ça fait déjà deux mois que je suis hospitalisée, et je m'ennuie terriblement. Mais bonne nouvelle, ce matin on m'a finalement enlevée le plâtre qui m'emprisonnait le tronc suite à un grave accident d'auto. Plus jamais je ne m'achèterai de petite voiture. Oh, elles sont économiques sur l'essence, mais pour la sécurité, c'est zéro. Mais je m'en suis sortie et je recommence à vivre! Moi le capricorne ascendant taureau, adepte des sports extrême, je ronge mon frein. Demain, je commence mes séances de réadaptation pour faire travailler mes muscles inactifs depuis tout ce temps.
Avec l'aide de ma voisine de chambre, j'ai passé un joli déshabillé rose, tout diaphane. Elle a coiffé mes cheveux et m'a mis du brillant sur les lèvres. J'ai hâte de voir la réaction de mon ami quand il me verra assise dans mon lit. Tiens, j'entend des pas, c'est sûrement lui.
-Bonjour mon coeur
Vous auriez du voir sa tête : tout ce qui sortait de sa bouche était des balbutiements incompréhensibles, ses yeux semblaient vouloir sortir de leur orbite. Un fois le choc initial passé, il s'est approché de moi, m'a embrassé doucement et a déposé sur ma table mon sandwich préféré (tomate et luzerne) et comme gâterie une boîte de truffes au chocolat. Vite, je dois en goûter un! Mon ami ne cesse de m'observer à la dérobée comme s'il ne croyait pas encore à ma libération. Nous avons causés de tout et de rien mais comme le temps file vite en agréable compagnie, il a fallu nous séparer l'heure des visites étant terminée. Je lui demande de m'apporter un nouveau cahier de notes, faute de pouvoir avoir mon portable avec imprimante couleur et tout le tra la la...Il me souhaite bonne chance pour demain, m'embrasse sur la joue et quitte la chambre. Je suis trop excitée pour dormir..demain la physiothérapie, le mois prochain qui sait, une belle descente en ski.Que voulez-vous, un fille a bien le droit de rêver ! Que c'est beau, c'est beau la vie...
Joli aussi Angel! On était dans la même longueur d'ondes!
Nous attendons l'inspiration des hommes, voir dans quel univers ils vont nous faire voyager!Bon, bon... Je tente le coup avec ces 12 mots à mon tour, mon temps de ponte sera moins long cette fois-ci!

- Je suis capricorne, et vous?
- V.. Ve.. Ver.. ver... VEeeEErr... Verseau.
- Arrêtez avec ces balbutiements, je n'entend jamais ce que vous dites!
- M.. M.. Mais.. Mais je s. Je.. je suis... suis... bègue..
- Oups... Désolé, je manque parfois de tact, avec ma spontanéité... Bon, je vous ait apporté une rose, tenez...
- M.. Mer... Merci. ci.. V.. Vous.. me.. me comb.. comblez ce.. ce so.. soir!
- Bah... C'est un restaurant économique, cette rose je l'ai prise dans le bouquet de roses de ma tante hospitalisée ( elle ne s'est rendue compte de rien ), puis ces truffes au chocolat ne sont pas réellement des truffes au chocolat...
- .....
- Pour une première rencontre, c'est toute une première rencontre, hin?
- Je.. Je ne.. vo.. vous.. le.. le fait.. pas.. di.. dire.
- Bon, attendez que je prenne mon carnet de note...
- Po.. Pour... Pourquoi.. fai.. faire?
- Mon imprimante ne fonctionnant plus, j'ai écrit des phrases romantiques à la main...
- Oh... Co.. Comme... c'est... gen.. gentil..!
- Vous me semblez sarcastique... Je me trompe?
- No.. Non... v.. vous avez... rai..
- Chut, je commence! "Ah... Je suis en train de vous observer, et je me disait que votre tronc était magnifique!"
- Où... Où v.. vous ê.. êtes allé.. pê.. pêcher ça?
- C'est mon oncle, un sacré bûcheron... Vous me laissez poursuivre?
- J...
- Chut, je continue: "Votre beauté est si exquise, que ça sent la luzerne!"
- P.. Par.. pardon?
- Ah zut, j'ai sauté une ligne... "Votre beauté est si exquise, que je n'ose cligner des yeux pour en rater une seule seconde!"
- Ah... V.. .Vous... ê...êtes char.. charmant...
- Mais vous l'êtes davantage... D'ailleurs... "Vos mains sont si diaphanes, que j'ai envie d'y mettre de la peinture pour qu'elles soient bien opaques!"
- ?
- Je viens de gâcher, le moment, c'est ça?
- Bon écoutez... Je ne suis pas bègue, je suis un homme, et j'ai parié 10$ avec mes potes là-bas que vous voyez que je n'aurais jamais osé faire ça...
-
Bravo C3ed...tu t'es surpassé

Ouais, c'est trop bien, j'ai bien rigolé. Moi je fais un truc demain, promis, parce que j'ai pris comme bonne résolution de faire connaissance de temps en temps avec cette étrange phase de la journée que l'on nomme "le matin". Alors, pour l'heure je vais me coucher.
En tout cas, je kiffe-mon-char vos textes et j'ai hâte de m'y mettre !

J'adore aussi ton texte C3ed je savais bien que les mêmes mots puvaient faire passer des larmes au rire! J'attends la petite touche de Raph!
Je travaille deux jours et je manque tout moi!!
En passant Raph, j'kiffe-mon-char-itou
Jimmy Krak était au bout du rouleau. Il n'écoutait même plus les paroles de Pagliardini. Mitch était mort, Timie, grièvement blessée, était hospitalisée depuis deux mois, et nul ne savait qui semait la terreur dans le milieu économique franco-Bulgare. Lugoso s'était suicidé sous ses yeux un an plus tôt et ses cendres avaient étaient officiellement dispersées dans un champs de luzerne, quelque part entre l'Equateur et le Tropique du Capricorne.
"... Krak ! Vous rêvassez, ou quoi ? Regardez cette photo : elle nous a été envoyée par la poste depuis Bratislava par Mitch, 4 jours après que son cadavre ne soit trouvé à côté de celui de Rose Gremstein, à Vladivostok. Qu'en dites-vous ?"
La photo, tirée sur imprimante, montrait un berger allemand étendu sur le flan, visiblement clamsé à en juger d'après son regard diaphane. Sa truffe était amochée, comme s'il avait reçu un coup de matraque dessus, et on pouvait observer des griffures profondes tout le long de son tronc.
"Alors, qu'est-ce que ça peut bien signifier ?
-...
- Krak, réveillez-vous ! Pourquoi vous croyez que vous paye l'état ?"
Jimmy ne fit ni une, ni deux, et se jetant sur Pagliardini, lui attrapa le col et le souleva à dix centimètres du sol, tout contre la vitre de la porte-fenêtre surplombant la cours du consulat.
"Ecoute-moi bien, connard, et tâche d'arrêter de me parler sur ce ton. Je sais que tu ne me dis pas tout. Vos infos top-secrète, j'en ai rien à carrer. Vous faites les conneries que vous voulez avec ces petits mafieux de merde, en revanche, ce que je n'aime pas, c'est qu'on me cache quelque chose...
- Mais.. j... je... enfin...
- Arrête, je te dis ! Tes balbutiements me donne des fourmis dans les bras, tu peux pas savoir !
- D'accord, d'accord...
- Alors ?
- Il y a un carnet de note, qu'on a retrouvé sur Timie au moment de son accident...
- Sors-le !"
Krak reposa Pagliardini au sol. Celui-ci se dirigea vers le faux Picasso, le décrocha du mur, découvrant un coffre blindé. Il composa un code, ouvrit le coffre, et en sortit le seul objet qu'il contenait : un petit carnet de 5 centimètres sur 5. Jimmy le lui prit des mains.
Le carnet était vierge, à l'exception de la dernière page, où était griffonné en minuscule, au crayon, d'une écriture tremblante, ces quelques mots : "Lugoso n'est pas mort".Bravo Raph, tu as de la suite dans les idées.
Pour corser un peu le jeu, on pourrait prendre encore 8 mots mais en faire un poème avec rimes et tout.
Qui est d'accord ?Moi
Moi aussi
huit mots en plus des précédents? Alors j'en donne deux, c'est parti!
Caillou. écranGriffe
S'évertuerOn ne prend que 8 mots.
En voici 2 autres: lune et impression
Qui c'est qui en donne deux autres ?
Ma verve bout...

Ombre & Suspect.
Raph est d'une sensualité qui fait frémir!
Je glisse sur le temps comme une ombre
Tel un suspect de film sombre
Je frôle la vie des gens qui m'entourent
Avec l'impression du toujours.
Surtout y croire et s'évertuer
A laisser ses griffes bien rentrées.
C'est ainsi que la vie m'émerveille.
Sous la lune ou les rayons du soleil,
Je sème des souvenirs au vent
Comme d'autres sément des cailloux.
Et même derrière cet écran
C'est un peu de moi...pour vous!Là, ce soir devant mon écran,
Je vous ouvre mon coeur comme un enfant.
Je sème des petits cailloux sur mon chemin,
De peur de ne pas reconnaître mon lendemain.
Un rien me trouble, tout me semble suspect,
Quand j'analyse ma vie sous tous ses aspects.
Moi le lion rugissant aux griffes acérées
Ne suis plus que l'ombre de moi-même, un chaton apeuré.
Il faut s'évertuer à laisser aux autres une bonne impression
Mais même si j'utilise toute mon imagination
Il ne retiendont de moi que mon regard éteint
Sans savoir ce qui a causé mon chagrin.
Ce soir donc, sous l'éclairage de la lune
Je vais finir la soirée avec une belle brune,
Waiter, vite une autre bière
Avant que je retombe les deux pieds sur terre.Rêveries d'un soir suspect
Quel soir étrangement suspect !
La lune semble en maladie
Et je ne puis, à son aspect
La croire ce caillou qu'on la ditJ'ai beau user tout mon mental
J'ai l'impression que ses rayons
Pourraient passer l'écran total
Que j'ai étalé sur mon frontA faire comme si de rien
On aura beau s'évertuer,
L'ombre se découpe si bien
Qu'elle irait jusqu'à nous tuerNuit si grinçante, aux larges crocs !
Serait-elle un fauve agressif ?
Ou est-ce moi qui rêve trop
Qu'elle me prenne dans ses griffes ?
Oh bah tiens ! Angel et moi on a fini en même temps !
C'est chouette !

Je ne voudrais pas faire partir de méchantes rumeurs, mais on pourrait dire que nous sommes sur la même longueur d'ondes. Bravo à toi et à Super-Griffette pour les beaux poèmes.
J'adore vous lire. C'est un vrai plaisir.
Ma nature impatiente me pousserait même à donner déjà d'autres mots...Mais je vais laisser le temps aux autres de nous partager leur âme poète!Ouais ! Vous avez raison ! Ecrivons de toutes les couleurs ! YOUPIIIIIIII
HA HA HAAA !!!Woa woa woa! Bravo Griffette, Angel et Raph! Ça vaut un Clap Clap Clap!
Clap Clap Clap!
Cou[color=#3F85DA]leurs powW[/color]wwaAaAa!!
Je sens que je vais lui donner des cours à ce ptit jeune en informatique, et ça ce serait le comble!
AH AH AH
(Et griffette, t'étais le 100ième message du topic!)
Trop de [*/color] mal placés... C'est que c'est difficle d'organisation... Je suis parti avec 10 couleurs, et j'en ait enlevé la moitié avec des modifications...

Et toi, Godfather, tu étais le 101e!

et C3ed le 102ème ! C'est trop délire !!!
Comme diraient certains...

Résumer griffette à un message de topic.......Malheureux!
Et quel serait ce message hein??


