Nouveau défi
39 contributions · 8 plumes · du 29 décembre 2005 au 14 janvier 2007 · 671 lectures à l'époque
Après le texte pondu à partir de mots imposés, passons au texte pondu à partir de phrases imposées. Disons 4 pour démarrer. A l'origine quand j'ai fait ce jeu, nous ouvrions des livres au hasard, et recopions une phrase à chaque fois; Dans la mesure où je ne voudrais pas avoir de problème de "plagiat" je pense que des phrases de notre crues pourront donner le même résultat.
Je vous donne la première, les trois suivants me suivent, ce qui somme toute est assez normal... Place ensuite à la création!Phrase 1 : Epluchez les poireaux et faites les revenir dans du beurre.
merci Griffette de nous lancer tous ces défis !
Quand tu mets des balises, il faut que la deuxième comporte un slash, sinon ça ne fonctionne pas (deuxième balise : /b ) :Phrase 1 : Epluchez les poireaux et faites les revenir dans du beurre.
Phrase 2 : L'ambassadeur regarda la jeune fille droit dans les yeux.
Phrase 3: Seules quelques chandelles éclairaient la chambre
C'est vrai que c'est ridicule comme ça! Bon encore ridiule pauvre griffette....ralala
Prase 4 : Mais avant que la vieille femme puisse faire quelque chose, une orignal se cogna à la fenêtre...
En bon québecois : KIN DIN DENTS!
Ce qui se tratuit en français : Tient, dans vos dents!
Ce qui se traduit en français de France : Essayez donc de faire une histoire qui se tienne avec ça!Bonne chance les copinaux!
Sur la table Jean-Thomas ne vit qu'un bout de papier sur lequel était écrit le début d'un roman, dont elle seule connaissait la fin:
"Mais avant que la vieille femme puisse faire quelque chose, une orignal se cogna à la fenêtre."
Pour s'occuper en attendant l'arrivée de son hôtesse, il chercha dans le dictionnaire ce que signifiait orignal. Serait-ce qu'elle ait juste oublié le i et le e de originale? Mais est-ce possible qu'une femme même originale se vautre dans une fenêtre? Si pourquoi pas...Surtout quand il y a une panne d'électricité, que la maison est sombre à l'intérieur...D'ailleurs, ce soir-là c'était le cas. Seules quelques chandelles éclairaient la chambre d'Olga qui habitait ces lieux. Jean-Thomas, le jeune ambassadeur de la France, au Canada, l'attendait. Il était tombé amoureux d'elle dès le premier regard. Ils s'étaient rencontrés un an aupravant lors d'un congrès pour la sauvegarde du patrimoine culinaire français. Elle présentait alors en direct une recette de flamiche. Il la revoit encore dire avec cet accent pointu de parisienne :
"Epluchez les poireaux et faites-les revenir dans du beurre..."
Il avait emporté la recette et la présentatrice..Il était ainsi plongé dans ses souvenirs, lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir.L'ambassadeur regarda la jeune fille droit dans les yeux et lui dit:
"Ne me dis pas que tu as encore acheté des poireaux! J'en ai ras le bol de ta flamiche! J' m'en vais en Lorainne me trouver une autre quiche! Adieu!"Bon, désolé mais c'est un peu long :
Les aventures de Raph au Québec - 2...
Cette fois s'en était trop, Angel n'en pouvait plus des retards perpétuels de Raph. Il fut donc viré du journal, et n'ayant plus les moyens de vivre à Montréal, déménagea dans la péninsule d'Ungava. Il y dégota un travail qui consistait à emmener les touristes (japonais le plus souvent) en balade en traîneau, tirés par des orignaux.
La patronne était l'arrière-grand-tante de Lynda, une de ses conquètes (Lynda, pas la vieille, bien sûr). Ce jour-là, c'était un peu spécial...
- Ceux-là, dit la vieille en désignant un Japonais grisonnant et la petite geisha coincée qui devait certainement lui tenir lieu de secrétaire, ceux là i' faut pas me les envoyer dans l' décors, maudit Français !
- Vous inquiétez pas, Madame Lemay, je suis aussi bon pour conduire les chars que mauvais pour écrire un article !
- Dis pas "les chars", maudit Français, un char ça a un moteur, tabarnak !
- Ah bon ? Et dans Ben Hur, alors ? Hein !
- Bon, c'est gagné, je viens avec toi pour te surveiller, j' pas confiance !... Maudit !
Ils grimpèrent donc tous les quatre sur le traîneau et Raph fit avancer les Orignaux. Tout se passa bien sur la première moitié du chemin, mais arrivés sur les rives du torrent de Nagawika, les orignaux s'emballèrent. En effet, en contrebas, en aval du torrent, d'une petite maisonnette nichée dans la neige émanait une odeur d'orignal grillé, ce qui eut pour effet d'affoler les pauvres bêtes. Raph tenta de rattraper le coup, mais la secrétaire s'aperçut vite du malaise, et dit avec un fort accent japonais :
- Je ne saig pas poulquoi vos bestioles bouge com' çà, maig sachez que vous avez la vie de l'ambassadeul du Japong entle vog maing !
Raph regarda avec inquiétude le vieil homme. L'ambassadeur regarda la jeune fille droit dans les yeux :
- Ching tchow wà kabadabong Halakili gka !
- Il dit que s'il tombe, vous serez obligé de vous faire Hara-kiri.
Le traîneau s'ébroua soudain et glissa sur le côté, en direction de la maison, à grande vitesse... La mamie Lemay cria :
- Lâche la bride, et laisse moi la place, maudit Français !
Les orignaux s'emballaient, ils fonçaient à toutes pattes vers la maisonnette...
Raph céda sa place, mais avant que la vieille femme puisse faire quelque chose, une orignal se cogna à la fenêtre gauche du rez-de-chaussée. Puis le reste du convois suivit par la vitre brisée.
Et puis plus rien.
Noir total.
Quand il rouvrit les yeux, Raph ne comprit pas où il était. Il se trouvait dans un petit lit, au milieu d'une pièce décorée à l'ancienne, avec des têtes de Caribou et d'antiques raquettes de neige accrochées au mur. Une bonne odeur de soupe flottait et il entendait des voix, comme venant d'une radio ou d'une télévision. Il faisait sombre. Seules quelques chandelles éclairaient la chambre.
Il se leva, ouvrit la porte, et trouva la vieille Lemay, l'ambassadeur et sa secrétaire, assis sur un vieux canapé en train de regarder Maïté à la télévision.
- C'est quoi ce bordel ? Demanda Raph
- SSSut', on legalde une émissiong de cuisine flançaise ! Répondit la secrétaire.
Re-silence. Il ne comprenait rien. Sur l'écran, Maïté, imperturbable, continuait ses explications : "Et là, tout simplement : épluchez les poireaux et faites les revenir dans du beurre..."
Raph eut alors une révélation : la cuisine française sauvera le monde !L'homme était en voyage d'affaire au Canada (j'essai de suivre la tendance!), pour régler une affaire de traffic d'armes canadiennes au Congo. Homme d'affaire, qu'il était. Il débarquait de l'avion... Il trouvait bien étrange que personne ne lui demandae ses passeports et que personne ne le fouille, lui qui n'était pas habitué à l'immunité diplomatique. Il faut avouer que la politique n'était pas très avancé dans son pays: la démocratie venait juste d'être instaurée et il existait 345 partis politiques...
Des soldats canadiens accompagnèrent l'homme jusqu'à un véhicule noir avec des drapeaux abordant la feuille d'érable. Une jeune femme asiatique l'y attendait. L'ambassadeur regarda la jeune fille droit dans les yeux, au grand plaisir du chauffeur obsédé sexuellement. Le jeune femme devait être une traductrice ou quelque chose du genre puisque lui ne parlait ni français ni anglais... Elle feuilletta un dictionnaire de poche et s'exclama : '' Épluchez les poireaux et faites les revenir dans du beurre!''. Il lui fit signe de la tête qu'il ne comprenait pas! Elle renchéri alors avec un: ''Ma carte de crédit est coincée dans votre distributeur automatique!'', au grand plaisir du chauffeur qui semblait terriblement amusé. Notre homme se dit qu'elle devait avoir un de ces dictionnaires de touristes et lui laissa une autre chance en lui faisant signe qu'il ne comprenait pas plus. Elle feuilleta encore un peu puis dit : ''Jai suisse traduktrice kikongo, langue Congo...''. Aaaah, elle était donc une traductrice. Elle continua : '' Je suisse ici pour amener vous à conférence sur bang-bang...''. Elle devait donc l'amener à une conférence sur les armes à feu! La limousine démarra et le trajet se fit sous silence complet.
Au bout de quelques temps, l'automobile s'arrêta devant une maison qui ne semblait pas un centre de conférence. La traductrice lui expliqua ''qu'èle devès aller cherché quelqué chose''. Il la suivi. Tous les deux entrèrent dans la demeure et se rendirent ensuite dans une chambre à coucher. Seules quelques chandelles éclairaient la chambre, rendant la pièce terriblement épeurante. La femme fit signe à notre homme d'écouter la télévision pendant qu'elle allait aux toilettes. Il s'empoigna alors de la commande à distance (mdr) et alluma l'écran, pressé de découvrir la culture canadienne.
Un film. Un film amérindien, en plus. Une vieille femme dort tranquilement chez elle... Elle se lève, regarde à la fenêtre et apercoit un traineau qui s'en vient vers elle à tout allure. Mais avant que la vieille femme puisse faire quelque chose, une orignal se cogna à la fenêtre... Il changa de chaine. Des élections fédérales. Des mentries, des arnaques... Aaah, même si il ne comprenait pas la langue, tout lui semblait tellement comme chez lui!
Le reste de son voyage fut des plus ordinaires. Il ne comprenait pas comment on avait pu résoudre un problème sans exécuter personne. Mais bon, il s'en fouttait terriblement!L'ambassadeur de Norvège se présenta devant les grilles du 24 Sussex Drive, demeure de Ashley Green-Biron , première ministre du Canada. Après les vérifications d'usage par les membres de la Gendarmerie Royale, l'ambassadeur et son fils furent autorisés à passer. Ils avaient été invités à une soirée par la première ministre pour fêter la signature de l'accord de libre-échange entre les deux pays.
La première ministre et sa famille accueillaient les invités.
-Monsieur l'ambassadeur, quel plaisir de vous revoir!
-Ma chère, tout le plaisir est pour moi, dit l'ambassadeur en serrant la main d'Ashley.
-Laissez-moi vous présenter ma famille : mon mari Guy, mon garçon Mark et ma fille Emily.
L'ambassadeur regarda la jeune fille droit dans les yeux et reçu un coup au coeur. Dieu que cette enfant était belle! Il se retourna pour présenter son fils et s'aperçut que lui aussi semblait en transes. Il le poussa du coude et Johann réussi à balbutier quelques mots. Mais ses yeux ne semblaient pas vouloir quitter Emily. Ils furent escorter dans le Grand Salon où des serveurs se promenaient entre les convives, proposant canapés et champagne. L'ambassadeur allait de groupe en groupe, laissant son fils seul au beau milieu de la salle. Johann ne connaissant personne, déambulait dans la grande salle quand soudain il entendit un grand bruit semblant venir de la pièce du fond. Il poussa la porte et se retrouva dans la cuisine. Par terre, il y avait des coupes brisées, des plateaux , le tout baignant dans le champagne. Avant que la vieille dame (qui semblait être la cuisinère) puisse faire quelque chose pour réparer ce gâchis, une orignale se cogna à la fenêtre. Johann referma discrètement la porte, et retourna dans la grande salle car la cloche annonçant le repas venait de tinter.Le hasard ou une intervention humaine fit en sorte que Johann se trouva assis à coté d'Emily. Pendant tout le repas, il parlèrent de tout et de rien; de la vie en Norvège, de leurs études, de ski, bref de tout ce qui pouvait intéresser deux jeunes gens de 19 ans. Après le repas, virent les discours puis tout ce beau monde fût inviter à passer à la salle de bal. Les deux jeunes en profitèrent pour s'éclipser. Emily entraîna Johann à l'étage, ouvrit à la volée la porte de sa chambre. Seules quelques chandelles éclairaient la chambre, contraste immense avec la pièce qu'ils venaient de quitter. Aussitôt la porte refermée, ils se jetèrent dans les bras l'un de l'autre.
-Comme le repas m'a semblé long et pénible, dit Emily. Je ne pensais qu'à nos retrouvailles.
-Et moi, je n'avais qu'une envie, c'est de te prendre dans mes bras. Comme nos parents seraient surpris si ils nous surprenaient. Je pourrais toujours leur dire que nous pratiquons le libre-échange mais je ne sais pas s'ils apprécieraient.
-Embrasse-moi au lieu de dire des conneries.
Quand ils retournèrent dans la salle de bal une heure plus tard, il restait peu d'invités, mais Johann ne voyait pas son père. Il le chercha partout et il lui sembla entendre sa voix venant de la cuisine. Il entrebâilla la porte et il vit son père, un couteau à la main, discutant avec la cuisinière.
-Chez nous en Norvège, nous mangeons notre orignale avec des poireaux. C'est tout simple, vous épluchez les poireaux et les faites revenir dans du beurre...Johann referma doucement la porte.
Angel championne de l'amourrrrrrrrrrr!
Super aussi les hommes! J'attends juste que Godafather me dise ce que veut dire épeurante. C'est un mystère.
Merci à Raph pour sa référence culturelle française de Maïté! Elle m'aurait manqué!Bien vrai Griffette, je viens de me rendre compte que mes dernières participations ont toutes un côté romantique, ça me ressemble tellement peu. Je vais tenter un changement de style pour le prochain exercice.

Reste comme t'es, Angel !

Griffichou, épeurante veut dire effrayante, qui fait peur, etc.... Vous dites pas ça?
Non jamais entendu! C'est familier ou littéraire au Québec? Je vais chercher dans mon dico des synonymes voir ce que j'ai, et je vous dirai!
Et au fait, c'est trognon griffichou!
Merci! Épeurant c'est une genre de régionalisation parlée de apeurant... C'est l'fun changer une lettre!
ouais, c'est rigolu !
Mais néon!

Peut-on être éffolé aussi? émorphe, ou ébasourdie?
J'étais sûr qu'on disait communément "épeurant", moi...
Ah ben mautadine!Oui moi aussi ça m'a surpris cédouchou!
Vous avez titillé ma curiosité et j'ai fait des recherches! Alors honte à moi, épeurant existe bien! C'est du vieux français ou vocabulaire littéraire. Alors que dire.......1000 excuses, promis je copierai 100 fois je ne me moque plus des québécois.
Pour être complète, quelques synonymes d'épeurant :
effrayant, inquiétant, affolant, effarant, épouvantable, horrible, menaçant, pétrifiant, effarouchant, cataclysmal.....
et si l'on veut être en vieux français ou littéraire, il y a aussi intimidateur ou terrifique!Tu me copiera 100 fois : TheGodFather est le plus beau... À la main!
Rêve mon grand!
Faut pas exagérer!
Ok, ok, 50 fois sera assez!Et toi tu me conjugueras le verbe copier au futur....50 fois! et toc!

Pourquoi il faut que elle copie cette phrase???

Parce que j'ai sous estimé le niveau littéraire des jeunes hommes québécois!
Bien vu, Griffette, mais je ne sais pas si Godfather a bien noté son impardonnable faute de conjugaison...

Je vais lui trouver une super photo pour legow alors! Un tableau de conjugaison avec écrit "Pour mériter legow, passe d'abord au tableau!"
Faites comme si j'étais pas là!Woaaa, si vous êtes si sévère que sa pour accepter sur legow, je suis aussi bien de vous faire mes adieux tout de suite, j,ai beau me forcer, l'orthographe c'est pas mon fort, pour la litérature sa passe mais...ne m'en demandez pas trop!

"j'ai sous estimé" Tut tut tut Griffette... Ça prend un trait d'union!
Bon allez on arrête ça! 
Allez hop, on remet ça! Donc je rappelle le principe, 4 phrases imposées, un texte à créer.
J'en donne une, à vous de fournir après!Il est important d'éveiller la curiosité en faisant découvrir de nouvelles sensations.
Les amis sont comme des taxis, quand on en a besoin, ils sont toujours partis.
Trois sortes de gens disent la vérité : les sots, les enfants et les ivrognes.
Allez vite la dernière phrase!! Venez donc!
Jean-Pierre ouvrit la bouche... il semblait avoir encore quelque chose à dire...
"Les amis sont comme des taxis, quand on en a besoin, ils sont toujours partis". Jean-Pierre ouvrit la bouche... il semblait avoir encore quelque chose à dire, mais finalement, il se ravisa, referma sa bouche et se leva. Il sortit du bar sur ces paroles, sans un seul regard vers Christophe qui resta là, seul et médusé, devant sa tasse de chocolat chaud encore fumante. Il vit, au travers de la vitrine, Jean-Pierre s'engouffrer dans la bouche de métro toute proche. Que pouvait-il y faire si Jean-Pierre accumulait les problèmes, il n'y était pour rien, l'avait mis en garde et ne pouvait plus rien faire pour lui aujourd'hui, et son meilleur ami qui était parti en vacances, une semaine à New-York...
Jean-Pierre était crédule, une fois encore il s'était laissé berner par un charlatan qui lui avait promis de faire fructifier ses économies en un tour de main. Pour cela, l'escroc avait emmené Jean-Pierre dans de magnifiques endroits, hôtels de luxe, hamams, boîtes branchées, ..., il l'avait amadouer ainsi, il est important d'éveiller la curiosité en faisant découvrir de nouvelles sensations. Jean-Pierre avait rapidement mordu à l'hameçon, croyant avoir enfin réussi à entrer dans le grand monde, celui de l'argent facilement gagné et aussitôt dépensé, des amitiés superficielles. Evidemment, tout cela n'a pas duré longtemps, une fois que Jean-Pierre eut confié toutes ses économies de vingt ans, l'escroc disparu avec, et Jean-Pierre eut beau essayer de le retrouver ou de retourner chez ses "amis" du milieu, le bandit s'était évaporé dans la nature et Jean-Pierre se faisait jeter de partout, comme un vulgaire vagabond.
Au moins, Jean-Pierre aura su tirer une leçon de cette histoire, trois sortes de personnes disent la vérité: les sots, les enfants et les ivrognes, le reste du monde n'en étant pas capable, ou alors de façon très parcimonieuse.
Christophe termina son chocolat puis rentra chez lui. Il tenta, vainement, d'appeler Jean-Pierre toute la soirée, mais il avait du débrancher son téléphone et couper son portable.
Le lendemain, dans l'après-midi, ce fut la soeur de Jean-Pierre qui lui annonça par téléphone que Jean-Pierre s'était pendu chez lui, seul, la veille au soir.

