Un mot, de petites histoires à foison.
102 contributions · 23 plumes · du 11 février 2006 au 18 décembre 2009 à 20h24 · 1802 lectures à l'époque
Choisir un mot simple, compréhensible par tous. Ecrire une histoire courte inspirée par ce mot. Ce mot restera une semaine et la semaine suivante, quelqu'un choisit un autre mot qui générera d'autres histoires courtes.
J'ai trouvé cette idée dans une revue: "écrire magazine", dans le courrier des lecteurs. Geneviève Thilbert, une lectrice, raconte" s'astreindre à écrire quotidiennement autour d'un mot tiré au hasard du dictionnaire." Comme exemple, elle donne le mot fillette.
Je vous livre son texte:
Fillette.
Quand sa lettre annonce la visite de l'oncle Paul, c'est la fête à la maison!Oncle Paul, frère aîné de Papa , nous gâte et nous amuse.....Il chantonne en me regardant: " Fillette, Fillette, Fluette, Coquette..." et je ris aux éclats plus à cause de ses mimiques que de ses rimes.
Je passe à sa conclusion: A mes cinquante ans, lui en a quatre-vingts, et continue de me fredonner:" Fillette, Fillette, Fluette..." Mais là, je me demande s'il n'y met pas quelque malice, car non seulement la fillette est bien loin, mais la fluette encore davantage! Je pèse soixante-quinze kilos. Avouez que lui aussi est lourd.
En conséquence, je vous propose un mot pris au hasard:[ MAISON jusqu'au 18 février.La maison bleue
La forêt ondule, moutonne sur les collines, mêlant les nuances de vert du plus tendre au plus foncé. Par une trouée, une combe dévale en un torrent d'herbe drue vers un ruisseau d'eaux vives.
Au confluent de ces deux vallées, l'une sèche depuis des centaines d'années et l'autre mouillée pour des siècles encore, un pré s'étale devant une maison.
Des joncs, des iris, des saules bordent la partie la plus humide. Une vigne naît en terre sèche et d'une treille protège la terrasse de l'habitation des ardeurs du soleil d'été.
C'est une maison aux murs bleuis de sulfate. Bleus sont aussi les volets. Comme la charrette sous le hangar, se languissant d'un cheval qui la traînerait vers le travail. Elle ne servira que pour les foins et les vendanges. Des fenêtres s'ouvrent au levant, d'autres au couchant. Le soleil est le bienvenu aux premières heures du jour pour éveiller les habitants et aux dernières pour enluminer êtres et objets avant le sommeil.
Des clapiers et un poulailler s'abritent contre un mur, se protégeant du vent et de la pluie. Pas de mare. Les canards se prélassent dans les flaques du bord du ruisseau.
Un autre bâtiment s'adosse au hangar, se préservant lui aussi de la pluie et du vent. Y vivent une quinzaine de chiens au poil court, roux et luisant. Animaux bien soignés, ils sont les survivants d'une meute que l'on ne peut plus entretenir. Ils lui tiennent compagnie. Plus de chevaux de selle non plus, juste une jument de trait. Le seigneur, Adrien de Beauregard,
ne chasse plus. Il loue ses terres à des citadins qui tirent ses sangliers et ses chevreuils.
Il n'habite plus le château, non plus.
Il vit dans la maison bleue, demeure de régisseur certes, mais de roturier malgré tout.Ma maison
On dit souvent qu'une maison est l'endroit où l'on aime se retrouver. Un endroit bien à nous, qui nous comble de plaisir et de bonheur. Hâvre de paix , hâvre d'amour, un endroit où règne une douce chaleur. Que ce soit par beau temps ou par temps plus gris, cette maison nous offre toujours la sécurité, un refuge contre la morosité.
Mais maison à moi, ce sont tes bras. Ouvre-les bien grand, que je vienne m'y blottir...

Ma maison.
Pourquoi j'aime ma maison? D'abord, est-ce vraiment ma maison? Je crois plutôt que c'est celle de mes chats. Ou celle des chats en général.
En été, mes nuits d'insomnie, je les passe dans le jardin.Dans mon hamac, enroulé dans un duvet, calée par des coussins, je lis à la lueur d'une lampe frontale.
J'entends le "clap, clap" de la chatière. Je regarde: un chat sort.
"Mais, je ne le connais pas celui-là!".
Il s'installe à bonne distance, fait sa toilette puis attend. Je lui parle doucement et quelquefois, il s'approche, se laisse caresser.
Enfin, c'est quand même ma maison, avec ses grandes baies vitrées, sans rideaux, le bois dont elle est faite, sa cheminée, son jardin sauvage,son portail ouvert, son pêcher mort que l'on ne coupe pas.
Par sentimentalisme? Non.
Les chats s'en servent pour grimper, sauter, se poursuivre, faire leurs griffes.
Ma maison, c'est aussi et surtout la cuisine. Claire, colorée, gaie.
Ma maison, ce sont aussi les amis qui viennent partager un repas ou un thé .
Ma maison, c'est ma fille qui y chante dès qu'elle est là.
Ma maison, je vous l'ouvre, si vous passez par chez nous.On ne peut pas dire que ce fut un succès mais, je persévère.
nouveau mot: donner
A vous de jouer!-Donne moi ça, c'est à moi!
-Non, même pas vrai!
-Si, même que c'est François qui me l'avait donné à mon anniversaire!
-Pi alors, tu jouais même pas avec!! T'en fais exprès!
-Mamaaaaaaaannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn!
Mamaaaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn! Y a Manon qui veut pas me donner ma Polly Pcket alors que c'est à moi!
-Oui mais elle jouait même pas avec at comme par hasard elle la veut! C'est toujours comme ça avec elle!
CLAC....... Manon a claqué sa porte.......et a gardé la poupée.
Je monte l'escalier...Léa pousse la porte , Manon résiste derrière.
Je respire un grand coup en repensant soudain à la réflexion d'une voisine en apprenant que j'allais avoir des jumelles.
"C'est juste une question d'organisation, mais qu'est-ce que c'est mignon!"Bravo!
C'est très vivant.
De temps en temps, tu devrais les prêter à cette charmante voisine.Donner est plus facile que recevoir.
Certains donnent pour créer une dépendance du bénéficiaire.
Donner la vie.
En fait, on la passe juste à quelqu'un. C'est un relai.
Se donner la mort.
Cadeau ultime de ceux qui ne peuvent plus recevoir.Donner un signe de vie
Donner la réponse à une question, puis à de plus en plus de questions
Donner la main
donner un baiser, le premier
donner une claque parfois, ça échappe
donner son avis sur tout, sur rien
donner de son argent, mais pas trop
donner de son temps, le plus souvent
donner son corps, amoureusement
donner des coups de reins,
des coups de pieds
des coups de frein
donner la vie
donner le sein
donner
donner
donner
s'abandonner
et s'envoler ..un jourDonner
Donner un sourire
Sans rien attendre en retour
Seulement pour le plaisir
Comme un geste d'amour.Donner quelques sous à un autre humain
Ce qu'il fera avec c'est son problème, pas le mien
Donner sans rien demander
Donner juste pour le plaisir de donnerDonner pour voir les yeux s'agrandir
De bonheur et de plaisir
Donner de son amour et de son temps
Pour voir sourire son enfant.Donner son écoute à ceux qui en ont besoin
Donner sans porter de jugement sur son prochain
Donner sa présence et son amitié
Donner avec votre coeur et vous serez récompensés.[color=#996699][/color]

je ne sais pas comment faire un commentaire sur les textes lus, alors je me lance !
les textes ci-dessus sont tous très bons, et sympas ! j'aime surtout celui de griffette !
je viens juste de "renrer" dans le forum, je tatonne ...
mais j'aime bien !
c'est dommage qu'on ne puisse pas faire un petit commentaire sous chaque texte !
ou alors, je suis nouille !
c'est surement ça !
dites moi ce qu'il faut faire !
j'aime bien le texte de griffette du 20 fvrier 2006
celui d'angel est chouette aussi !
mais comment dois je faire ?
au secours !!!Bonjour Niloute,
Il est impossible de faire des commentaires sous chaque participation, à moins qu'il n'y ait pas d'autre participation. Sinon, tu fais comme nous et fais des commentaires en bloc.
Bienvenue sur Légow, j'espère que tu apprécieras l'expérience. Si tu as des questions, tu peux m'envoyer un message ou à mes collègues soit: Nono, C3ed, Godfather ou Raph. Nous nous ferons un plaisir de te répondre.
Bonne journée à toi!Angel
Comme ce jeu ne passionne pas les foules, je fais un dernier essai: le nouveau mot est parole. A vous de jouer. pour les commentaires, il y a les mp.
Souvenir pour certain(e)s, découverte pour d'autres.
"Encore des mots, toujours des mots
Les mêmes mots.
Rien que des mots.
Des mots faciles, des mots fragiles
C'était trop beau,
Bien trop beau.
Mais c'est fini le temps des rêves.
Les souvenirs se fanent aussi
Quand on les oublie.
Merci, pas pour moi.
Mais tu peux bien les offrir à une autre
qui aime le vent et le parfum des roses
Moi, les mots tendres enrobés de douceur
Se posent sur ma bouche mais jamais sur mon cœur..
Parole, parole, parole
Parole, parole, parolle
Parole, parole, parole, parole, parole
Encore des paroles que tu sèmes au vent.
Si tu savais comme j'ai envie
d'un peu de silence."
Et, à la fin de la chanson, j'avais toujours envie que Dalida dise à Alain Delon, ce grand ...: " Casse-toi, tu pues".
Mais Renaud ne chantait pas encore.
J'en ai assez de voir des filles aurour de moi se laisser berner par de beaux parleurs.
Je préfère, de loin, les caressants taiseux .Parole...
n'en avoir qu'une !
c'est la donner sans arrière pensée...
savoir la donner,
pour les causes méritées...
et se faire respecter !
écouter celle de Dieu,
pour apparendre à méditer...
en écrire de belles,
pour de jolies ritournelles ;
des beaux mots,
des gros mots,
des mots tout courts
ou de longs discours,
pour dire la parole...
celle que l'on dit,
celle qui s'envole !eleinad du 26 février
d'accord avec toi ! y en a qui causent beaucoup trop ! et c'est marrant, c'est souvent ceux qui agissent le moins !
d'un autre côté, je vis avec un taiseux... pas toujours marrant ! faut le torturer pour savoir ce qu'il pense !
l'entre-deux, ça existe ?un taiseux.........Niloute serait-elle du Québec aussi? Je ne connaissais pas taiseux, j'aime bien l'image, c'est mieux que renfrogné, silencieux, mufle introverti et j'en passe...
Le mien de mari est taiseux quand c'est moi la parleuse...
Mais il peut devenir parleur, beau-parleur voire haut parleur (en manif ) et je deviens taiseuse à mon tour, limite renfrogneuse...La parole peut ennivrer celui qui la manie trop et saouler les autres.
Elle peut ennivrer celui qui la manie bien et donner du pétillant aux yeux.
Elle peut faire mourir des illusions.
Elle peut aussi les nourrir.Certains la prechent en disant que c'est la bonne, l'unique la vraie!
D'autres la donnent et la... reprennent.
Moi je l'offre comme un souffle....on la prend au vol ou on la laisse s'échapper....J'aime sa légèreté de petit grain de sable qui peu tant parfois.Taiseux est un mot français synonyme de taciturne, d'origine belge.
le nouveau mot est:
libraireMon libraire préféré se prénomme Henri- Noël.
Il ressemble à Groucho Marx et fait tout ce qu'il faut pour accentuer cette ressemblance physique.
Il a un charme fou.
Il sait tout des livres et même plus.Libraire, librairium vituum, espece humaine en voie de disparition. Quelques personnes de la planète Legow tentent néanmoins de créer une association se sauvegarde...
Libraire est un métier qui me faisait rêver.
Depuis mon plus jeune âge, ce sont les livres qui m'ont bercée, quand les adultes faisaient défaut, quand je n'avais pas encore les mots. Ce sont les livres qui m'ont construite, ligne après ligne, qui m'ont détournée de la fuite, qui m'ont guidée sur la page blanche de ma vie à inventer.
C'est toujours vers eux que je me réfugie, les jours de pluie, les jours d'ennui, les nuits d'angoisse et d'insomnie.Le libraire, c'est le repère, le passeur, le dealer, le gardien des mondes de papier où l'on se perd pendant des heures, libre comme l'air...
J'attends ton nouveau mot Eleinad!!
J'étais en voyage dans les Landes et le Pays Basque.
Pour changer, c'est mon bon plaisir qui me fait choisir ESPADRILLES ou VAGUES ou FOIE GRAS . A votre choix!Marciac, une bastide du Gers, dans le Sud Ouest français.
C'est l'été.
I l fait très beau.
Une péniche qui ne voyage plus est arrimée à la berge d'un plan d'eau.
C'est un restaurant.
Mon mari et moi, nous dégustons notre repas avant d'assister au concert du soir.
Soudain, une certaine effervescence anime les serveurs, la patronne, les cuisiniers.
Un homme noir avec des mains magnifiques vient dîner.
Chacun s'empresse autour de lui et de sa compagne.
Nous partons nous gorger de jazz , sous les étoiles.
Quand enfin la vedette monte sur scène, elle prend le micro dans un silence de cathédrale et avec un fort accent américain dit lentement, en s'applicant:
"Foiââe grââs,foiââe grââs,foiââe grââs...".
Rires complices et applaudissements nourris scellent un pacte avec cet Américain qui a essayé de parler français et a osé manger du foie gras!
Et le concert fut superbe.
J'aurais aimé que sa musique ne s'arrête jamais.
Quand j'écoute ses disques, j'ai envie de l'entendre de nouveau exprimer son plaisir d'avoir manger du " foiââe grââs".
C'est un pianiste et il s'appelle Herbie Handcock.
J'espère, pour lui qu'il n'habite pas dans un de ces Etats où des gouverneurs imbéciles interdisent la production et la commercialisation du foie gras!"Mamie, j'en veux plus de pâté....."
Et là, un grand moment.....la tête déconfite (en un seul mot) de belle maman vexée qui rétorque: "c'est pas du pâté! c'est du foie gras!"Travaillant en Afrique, ma belle-soeur , périgourdine pur-sucre, se faisait envoyer des foies gras par son père qui les réussissait divinement bien.
Un jour, elle en ouvre un pour un client belge.
Ce monsieur goûte et dit:
" Vous n'auriez pas des cornichonspour manger avec votre pâté?".
Un belge, quoi!Avant de partir pour quelques jours, je vous donne le nouveau mot: roue .
Roue qui stagne n'amasse pas textes!
Une tentative encore:
téléphone* Dring *
Le téléphone sonne. N'y a-t-il donc personne pour répondre?
* Dring *
Deuxième sonnerie. Suis-je le seul ici?
* Dring *
Bon sang y'a quelqu'un oui? Personne pour décrocher?
* Dring *
C'est le quatrième dring, faites quelque chose quelqu'un!
* Dring *
Non mais le gars au bout du fil se tanne pas non plus?
* Dring *
ARRÊTEZ-MOI CE VACARME!!!
* Dring *
Aaaahh et il laissera un message. Non mais...
* Biiip * "Ici Jacques, désolé je ne suis pas là, veuillez laisser votre message après la tonalité." * Biiip *
" Jacques, c'est ta mère.... Écoute.... Je sais que tu es seul chez toi et je sais que tu es juste à côté du téléphone.... Tu pourrais pas déplier ton bras pour prendre le combiné? "
C'est du vécu ça C3ed !
Téléphone, vient de télé la distance, de phone le son...émettre du son loin de soi....
Mais pourquoi me téléphones tu pour me die que tu arrives? je le vois bien! J'ai repéré la Punto dans le chemin!Eleinad! n'abandonne pas l'idée, je viens moins mais j'aime bien cette mini pause là...un mot c'est si peu et parfois ça en appelle tant d'autres!
Alors résiste!D'accord, Griffette! J'ai ouvert un livre au hasard et j'ai trouvé:
glace !Une des photos de mon fils que j'aime beaucoup est celle où il est en train de manger sa première glace,
C'est un cornet au chocolat.
Julien est assis dans l'herbe, baigné du soleil de ce printemps de 1975. Ou peut-être est-ce l'automne.
Oui, c'était l'automne. Forcément l'automne.
Au printemps, il aurait été trop jeune.
En guise de serviette,son père lui a noué autour du cou,un grand mouchoir à carreaux bleus et blancs.
Et il a léché avec ravissement la glace.
Avec application aussi . D'ailleurs, ça se voit !
Ses lèvres sont ourlées de brun: un vrai clown au grand sourire chocolat.Glace... que de souvenirs dans un si petit mot ! souvenirs d'enfance, de vacances, de douceur, de soleil, de chaleur, les yeux de mes enfants qui pétillent devant ce cornet de délice et leurs frimousses barbouillés de couleurs. J'adore !!
Un matin, j'ai eu un choc. En me regardant dans la glace de la salle de bain, j'ai vu ma mère.
Or, mes parents habitent à plus de deux cents kilomètres de chez moi.
Un autre jour, elle me regardait encore. Je lui ai tiré la langue. Bizarre, elle a fait de même!
Pourtant, ce n'est pas son genre: elle est trop bien élevée.
Le troisième matin, j'avais mis mes lunettes avant d'aller consulter ma glace de salle de bains: " Miroir, miroir, où en sont mes rides aujourd'hui?".
Incroyable, ma mère aussi consultait le miroir!
Mais à quatre-vingts ans, elle avait un visage plutôt bien coservé.
Et c'est alors que j'ai réalisé que ma mère n'avait jamais été là, dans la glace,.
C'était mon reflet. Je ressemble à ma mère.
Et c'est une BONNNE nouvelle!Il n'y avait qu'une plaque. Une seule. Du verglas. Ils l'avaient dit à la météo. Pourtant la route paraissait sèche ce matin. Le soleil était rose sur les champs normands qui s'étalaient à perte de vue jusqu'à la mer.
La rosée gelée faisait briller l'herbe verte sous ces lueurs orangées.
Dans le fossé, une voiture grise renversée, une tache rouge, un corps.
Et le temps qui passe. Et la plaque qui fond maintenant." Il patinait,
Sur une jambe, il patinait!"
Et si l'homme en noir de la chanson de Julien Clerc s'était effondré?
De chagrin, par exemple, après l'accident de voiture de sa fille, dérapant sur une plaque de verglas?Un nouveau mot:
Rêve"J'aimerais bien rêver de mon école pour en vaoir moins peur." Mon fils me surprend parfois, il a de drôles di'dées. Mais à bien réfléchir, quelle belle idée! La thérapie par les rêves!
Peur des araignées? allez je pense très fort à ça et je me mets à rêver à de belles araignées gentilles qui vous caressent du bout de leurs douces pattes...
Peur de la mort? Allez j'y pense fort et me voila morte, volant comme les mésanges au dessus des flots bleu-vert, regardant les gens d'en bas, leurs problèmes leurs soucis, leurs doutes et leurs peurs...A moins que non, je me contente de les voir rêver eux - aussi...J'ai lu, il y a longtemps, un livre d'anthropologie qui parlait des rêves.
Dans une peuplade, le rêve était considéré comme une activité importante. Il était encouragé. Les adultes apprenaient aux enfants à se souvenir de leurs rêves. Chacunles racontait à la communauté.
Après un long entraînement, ils arrivaient à une certaine maîtrise de leur esprit qui permettait d'orienter leur rêves.
Hélas, je n'ai jamais retrouvé ce livre.
Et pourtant, ce n'était pas un rêve!île
l'endroit semble déserté, la plage crisse sous le vent et dans une crique quelques barques s'agitent ; je fais le tour de l'île et je n'y vois personne, un oiseau me regarde et s'envole, il est presque midi, le bateau m'attend, je viens de faire le tour de ton coeur
Joli ça Sylvie, poétesse!
Une île, du sable blanc très fin, où il fait bon glisser les pieds, la mer bleu vert, à s'en mettre plein les yeux , les palmiers à perte de vue, la douceur de la brise qui effleure la peau.......
Non, juste la chaleur de la rame de métro qui vient de passer sous ses pieds. François est trempé, il n'a pas senti la pluie. Un type le bouscule, il découvre qu'il gêne... Il reprend son balai...Wow... Magnifique vous deux!

Du sable et de l'eau à perte de vue. De douces vagues roulent à la surface de la mer. L'endroit est inhabité. Maxime attend seul sur un rocher au milieu de la plage. Il s'étend et écoute le chant des oiseaux au loin. « Ce doit être ça, le paradis », se dit-il. Un avion passe rapidement dans le ciel, le ramenant à la réalité. Le bruit des moteurs enterre celui des oiseaux et contrarie notre homme.
Après tout, rien n'est parfait.
"Une île, entre le ciel et l'eau
Une île sans hommes ni bateaux
Inculte, un peu comme une insulte
Sauvage, sans espoir de voyage
Une île, une île, entre le ciel et l'eauCe serait là, face à la mer immense
Là, sans espoir d'esperance
Tout seul face à ma destinée
Plus seul qu'au cœur d'une forêt
Ce serait là, dans ma propre défaite
Tout seul sans espoir de conquête
Que je saurai enfin pourquoi
Je t'ai quittée, moi qui n'aime que toi "C'était un chanteur que je ne connaissais pas. La voix était belle, puissante.
Brel? Non. Mais qui alors?
J'ai mis longtemps à le savoir.J'en rêvais d'une île.
La première, ce fut celle de Robinson Crusoé. Je relisais ce livre chaque été.
Puis ce fut Capri. Et j'y suis allée longtemps après la fin demon adolescence .
Capri avec " la piu bella vista del mondo".
C'est sûrement vrai car c'est très beau!La plus terrible des îles, c'est celle du désamour. Elle est habitée par la solitude glacée. Aucune fleur n'y peut pousser.Aucun chat n'y peut ronronner. Aucun coeur n'y peut s'émouvoir. Aucun corps n'y peut exulter.
Certains ne supportent pas d'y vivre et se jettent dans la baie du dernier sommeil ou dans les courants de l'infini repos.Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux ;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne.
Baudelaire Les fleurs du malUne île en plein pacifique, des plages de sable noir magnifique, des gens très chaleureux, très acceuillants, le "vous" n'existe pas là-bas, une nature éxubérante, pour beaucoup cette île est le paradis, mais pour moi ce n'étais qu'un bout de terre entouré d'eau. Tu n'étais pas là.
Une île de solitude, où tout n'est que repos,
C'est là que je vis, a l'abrit du monde, car ici j'y ai trouvé un refuge. L'unique endroit, où proche de moi, je ne parcours plus ce monde à la recherche d'un Graal immonde,
Car ici, je vis la paix, en ame retournée,
Car depuis longtemps mon ciel est tombé.
Une place merveilleuse, baignée par les rayons du soleil, une statue d'un héros Romain, peut être Jules César je n'en sais trop rien et moi en plein mileiu qui quémandes quelques sous pour pouvoir manger sur cette île qui me rappelle que quelque soit l'endroit où l'on se trouve, la misère n'a pas de visage...
alors le regard plongé dans les galets, sentant au fond de moi la misère ravageuse, me faisant pour un temps oublié se que mes yeux voient, un arc en ciel se mouvoit dans les reflets argentés, de l'eau irisée. Il suffit parfois d'une truite, et d'une canne a pêche pour se souvenir de soi,
Ce que la misère peut nous étreindre d'un long baiser a nous étouffer.
Alors les quelques sous de fortune ne peuvent que nous combler.Je connais de drôles d'ïles
les ïles Luminées, où le soleil ne se couche jamais
les ïles Faut Yaqua, toutes habillées de béton bien ordonné
Les ïles Yak, avec de vraies fosses
Les îles ParaitQue, où le vent des commères fait des ravages
Les îles Uzions, dont personne n'est jamais revenu.......Une île, et des vagues de souvenirs qui échouent en moi.
Une île, et le vent de ma tristesse qui me frappe de plein fouet.
Une île, et le chant de ma solitude au fond d'un coquillage.
Une île, et les feuilles de notre histoire qui s'éloignent.
Une île, et à jamais : nous...L'île des Eldalïes, les bateaux cignes attendant au port, la voie de l'ouest ouverte, et Elrond quittant la forêt de Foncombe, pour les ïles immortelles. Il laissa derrière lui Les Terres Du Milieu, pour ne jamais y revenir.

Et sur Tol Eressëa, un dou xparfum sucré émanent des Fleurs argentées de Telpérion, flotte encore sur les splendides rivages.
Eleinad!! Offre nous un nouveau mot histoire de nous relancer!!
Woa bien le mot île a fait son succès....

Je reviens de vacances avec un nouveau mot:
. hommeA l'ombre d'un homme, perdu dans ses bras, noyée dans son regard, évanoui dans ses baiser, je m'évapore et autour de moi la nature et le monde n'existe plus puis que je suis avec lui seul dans l'univers
Je sentis mon corps se défaire, je le quittai comme on laisse tomber un peignoir lentement le long des hanches, devant la douche...
Je me sentis légère, tandis que mon corps froid gisait sur la route. L'affairement, l'agitation des autres me faisaient sourire. Je voulus leur dire que c'était fini mais ils essayaient encore de me ramener à eux.
C'est alors que d'un coup, violemment, avant même que je n'eus le repos de savourer mon envol, je me sentis aspirée dans une chair toute chaude et si petite.....
Je sentis alors mon bas ventre chauffer et un petit jet sortit de dessous, visant le visage d'une sage femme....
J'étais un garçon.......j'allais être un homme!Un homme...
Qu'est-ce, à tout prendre, qu'un homme? Pas grand chose en fait!
Un regard, des lèvres, une moustache, un corps caressant, accueillant, renversant, bouleversant...
Oui, d'accord!
Mais c'est aussi pratique pour sortir les poubelles et porter les valises.Le tirage au sort a donné:
pyjamaLe baiser de bonne nuit de mon père était un moment qu'il ne fallait pas rater. Il se levait à la pause du film, avant nous, car il bossait tôt, et d'une main délicate, cachait la fameuse ouverture de ces pyjamas des années 70... (c'est à dire sans fermeture) Quand il se penchait sur moi pour le bisou sur le front, je n'avais d'autre angoisse que de voir sa main partir et l'oiseau sortir....
Une des premières exigences que j'ai eue en rencontrant mon mari fut qu'il me promette de ne jamais acheter de pyjama à sortie de secours....
Tant qu'à faire, autant qu'il soit nu! (depuis j'ai appris à ne plus avoir peur des oiseaux!)
Quand j'étais enfant, ma soeur et moi, nous partions en vacances chez nos grands-parents maternels.
Nous y restions trois semaines sans mes parents. Ma petite soeur ne pouvait supporter les premières nuits de séparation que si mon père lui laissait sa veste de pyjama. Un grand doudou pour une puce!Enfant, je portais de grand tee-shirt pour pyjama et des caleçons même si je suis une fille. Et pour tout dire je tirais tant mon grand tee-shirt que des fois il craquait. Résultat je l'offrais à ma mère pour en faire des torchons ou des serpillères.
Pour ceux qui ne sont pas partis en vacances, pour ceux qui ne sont pas anéantis par la chaleur:
DisqueJ'avais environ 10 ans et mon frère 6. Un jour je cherchais mon disque des génériques de dessins animés des années 80 (je l'adorais). Je le cherchais donc partout. Puis j'ai vu mon frère rigoler tout seul alors quand je lui ai demandé ce qu'il en avait fait, il m'a dit très calmement qu'il avait joué au frisbee avec et qu'il s'était cassé. Heureusement pour lui ma mère m'a retenue car comme tout le monde le sait, un enfant prend tout très à coeur. Sur le coup j'ai très mal réagie, mais maintenant j'en rigole et quand mon frère m'embête un peu trop je lui ressort cette histoire vieille de 12 ans et ça met fin à toutes discussions par des rires.
Comme quoi même les mauvaises blagues peuvent avoir du bon par moment. (N'empêche qu'il me manque toujours mon C.D.)Et maintenant deux nouveaux mots :
Grand Amour
Bien sûr, elle aurait pu être mon grand amour.... Bien sûr, quand je l'ai connue, j'étais si jeune et incapable de mettre des mots sur cet amour hors norme. Bien sûr, elle avait une dizaine d'année de plus que moi, était mon professeur, ce genre d'amour est interdit, tabou. Pourtant, au plus profond de mon être, je l'ai toujours su, mais je n'ai rien fait. Je suis parti lorsqu'il le fallait, allant vers ma vie et la laissant à la sienne. Et le temps a passé, et je l'ai retrouvée, elle a fait sa vie, et moi la mienne, la dizaine d'années qui nous séparait est toujours là, une dizaine d'années plus tard. Elle n'est plus mon professeur, mais le demeure pour d'autre lycéens, j'ai mis des mots sur ce que je pensais être différent, ça ne l'est pas tant... et pourtant, j'imagine toujours qu'elle aurait pu être mon grand amour...
Un nouveau mot : ARBRE
Il peut représenter la force et la protection,mais il peut aussi être un dangerEt pourtant, j'en ai coupé des arbres... des grands, des petits, des gros, des malades, des pourris, des feuillus... Ah oui, je suis bûcheron, évidemment, ça aide. Tous les jours je coupe, je tronçonne, j'élague, j'ai parcouru toutes les forêts de France et de Navarre, ma réputation n'est plus à faire.
Alors pourquoi ???? Oui, pourquoi moi et pourquoi aujourd'hui ?
Comme chaque matin, je suis parti dans la forêt, les gars avaient fait du bon boulot et m'avaient repéré les arbres à couper, j'en étais au troisième, il était énorme, coriace, j'ai tourné autour du tronc et ai décalé ma coupe de quelques degrés, trois fois rien... mais tout bon bûcheron sait que c'est une chose à ne pas faire. J'étais seul, je ne voulais pas déranger Dédé qui venait d'être papa, alors j'ai tronçonné de travers... et maintenant je suis mort, l'arbre m'est tombé dessus sans me laisser la moindre chance.

Et maintenant des nouveaux mots :
MA PLUS BELLE ETOILE
celà peut représenter un merveilleux évènement ou une métaphore à vous de jouez.
Sa plus jeune soeur était comme une étoile quand elle était petite....D'ailleurs, son deuxième prénom était "Stella" Elle illuminait la constellation familiale avec son regard bleu limpide, et sa douceur ...Discrète comme une petite étoile pourtant, mais tellement présente . Elle, l'aînée, la couvait et prenait soin d'elle pour protéger sa fragilité, pour qu'elle ne s'éteigne pas, jamais
Allez, à mon tour de lancer un mot... Réverbère

c'est peut-être un peu tard mais je me lance.
La pluie tombait dans la lumière du réverbère telle de longs fils d'argent. La rue était vide en ce dimanche pluvieux et froid. Seul un vieil homme remontait la rue.
Il s'arrêta près du réverbère et regarda l'immeuble de l'autre côté de la rue.
La lumière de la cuisine du troisième étage était allumée. On pouvait y distinguer la silhouette d'une jeune femme en train de préparer le dîner. Elle s'activait penchée au dessus de l'évier. Peut-être y lavait-elle des légumes pour préparer une bonne soupe, idéale en ces froideurs de fin d'année? Peut-être égoutait-elle des pâtes?
Ce n'est pas ce qu'elle préparait qui intéressait le viel homme sous le réverbère mais la jeune femme qui était sa fille. La dernière fois qu'il lui avait parlé c'était une petite fille. Sa mère et lui était en train de se séparer difficilement. Sa femme avait obtenu la garde et il avait disparu de la vie de sa fille jusqu'à ce soir où il l'a regardait sous ce réverbère.
Oserait-il traverser la rue et aller sonner à l'interphone. Oserait-il lui parler et la serrer dans ses bras après tant d'années passées si loin d'elle?
Pour le moment, il restait là, sous la pluie, beigné par la lumière du réverbère.
Après un moment, une deuxième silhouette rejoignit la première et l'enlaça. Sûrement son mari se dit le vieil homme. Elle a l'air d'être heureuse.
Il reprit ses paquets et quitta la lumière du réverbère pour retourner dans les ténèbres. Il commençait à se faire tard et il devait trouver un abri pour la nuit.
Un jour peut-être trouverait-il le courage de traverser la rue...Très beau et très touchant ton texte, Calou
merci. c'était de l'impro totale

aller un nouveau mot: cheveu
à vous de jouer...
Merci de ranimer ce forum Calou, j'ai l'impression de plus modérer.
de rien mais c'est plutôt mort par ici!!
Effectivement, le forum n'a jamais été la section la plus prisée du site.
Che que che veux, che n'en sais trop rien, che veux juste apprendre à parler correctement, ch'est quand même pas compliqué... Oui, parche que y'a des mots que che n'arrive pas à prononcher convenablement alors voilà che que che veux, chi vous pouvez m'aider, che cherai vraiment très chentil...
Hum...Désolée, je voulais juste participer à la relance du forum mais j'étais moyennement inspirée par "cheveu"...

Mieut vaut tard que jamais ! Mille excuses pour la longueur du texte, je me suis laissée emportée !
Elle était là, tout proche, face à lui. Ses yeux rieurs démentaient son air sévère. Que disait-elle ? Il n'en savait trop rien. Il se délectait simplement de la mélodie, des sons coulant en cadences rythmées de la jolie bouche en forme de cœur, réchauffés par un timbre suave.
Il était en pamoison devant l'ovale de son visage teinté d'un incarnat délicat et ses yeux verts en amande aux longs cils recourbés, surplombés par des sourcils habilement dessinés. Mais plus que tout, ses cheveux l'enchantaient. Ruisselant sur ses épaules, tels des flots tumultueux, ses longues boucles soyeuses virevoltaient à chaque mouvement imprimé à sa tête.
Lorsqu'il l'avait rencontrée la première fois, il avait été séduit immédiatement par ses cheveux d'or qui auréolaient d'une clarté rayonnante son minois mutin. Il n'avait eu de cesse de la poursuivre de ses assiduités jusqu'à ce qu'elle succombe enfin et le laisse effleurer ses cheveux argentés. Le reste n'avait été qu'un songe d'été. Leurs étreintes passionnées le mettaient littéralement en transe lorsque des mèches de ses cheveux en tumulte dansaient devant ses yeux un ballet arachnéen, déferlant par saccades sur sa peau, titillant, caressant son torse avec agilité comme jamais une main ne l'aurait fait.Mais que se passait-il ? Envouté, il n'avait pas pris garde que sa voix avait pris des inflexions métalliques et un pli d'amertume déformait à présent la bouche en cœur. Des mots le transpercèrent : aventure, blessure, rupture, comme des échardes acérées auraient laminé son cœur. Avant qu'il n'ait pu dire un mot en sa faveur, elle s'était levée et avait claqué la porte sur leur histoire. Il n'avait pu que contempler, impuissant, une dernière fois, ses cheveux aux reflets étoilés, disparaître dans une vague impétueuse.
Foudroyé sur place, il s'était allongé sur le lit et endormi presque aussitôt, écrasé par son chagrin. Le répit fut de courte durée, interrompu par un bruit incongru. Assailli à nouveau par sa détresse, il s'obstinait à garder les paupières closes, refusant d'affronter la réalité de son appartement déserté. Sa souffrance montait crescendo, les images du visage aimé tournoyaient dans sa tête jusqu'au point de devenir insoutenable. Ses traits se contractèrent dans une grimace forcée et il plaqua rageusement un oreiller sur sa figure pour tenter d'endiguer le flot de larmes qui menaçaient de le submerger. Un bouquet délicat se dégageait du coussin, subtil mélange fleuri qui chatouillait agréablement ses narines. C'était le parfum incomparable de ses cheveux, symbole de temps heureux. Sa crinière flamboyante aux reflets cuivrés chatoyants ondulait, exécutant une chorégraphie langoureuse devant lui, tant et si bien qu'il écarta l'oreiller et ouvrit brusquement les yeux, presque convaincu qu'elle serait là, à le regarder. Bien sur, ce n'était pas le cas et le silence de la chambre le persuada de la véracité de sa solitude. Seul vestige d'elle, un ou deux longs cheveux bouclés parsemaient l'oreiller. Avec un soupir, il s'écroula à nouveau sur le lit, enfouissant sa tête dans l'oreiller pour se réfugier dans son univers de souvenirs et retrouver son amour passé. Il ne reverrait sans doute jamais cette fille et parviendrait peut être à l'oublier mais il était certain que sa chevelure d'un blond incandescent continuerait à danser une sarabande effrénée, hantant ses rêves à tout jamais.
nouveau mot! Mélodie!
L'homme se réveilla. Après toutes ces années passée, il entendait encore la traîtrise de la mélodie de l'enfance. Une mélodie insouciante, presque naïve, qui vous donne l'impression de vous cogner contre un mur quand on sort douloureusement de l'enfance.
Oh, qu'il la haïssait cette affreuse petite musique. Qu'elle était fourbe, qu'elle manipulait les enfants! Dès qu'il refermait les yeux, il se revoyait, gamin, en train de chantonner cette musique. Et il avait honte. Honte d'avoir été berné par une simple musique sans parole, honte de se souvenir qui le hantait. Ce souvenir, c'était la petite mélodie, et aussi la petite fille, sa petite soeure. L'affreuse mélodie l'avait trop bernée, et elle n'avait pas accepté de grandir, de quitter l'horrible musique. Alors, elle allée dans un hôpitale, victime de diabète.
Et la mélodie l'a vaincue.Vous ne m'en voudrez pas, j'espère. Je l'ai fait sous forme de poème.
La mélodie du bonheur
Un son, une mélodie,
Une brise alanguie
Qui virevolte étourdie
Semant des brins de guiUne note, un intervalle,
Un foehn automnal
Une étreinte en cavale
D'une passion virginaleUn ton, un demi-soupir,
Un alizé dans un souffle
Caresse et noue l'empire
Promesse en fleur de trèfleWouaw!
Bravo, Sanphi!!! C'est trèèèèèès.... très.Contente que cela te plaise, Lilandril. Et merci à toi surtout d'avoir relancé le forum. C'était un peu mort !

Dans mon coeur, prisonnié de mes tristesses, une douce mélodie me ramène à qui je suis. Je suis vents et bourasques, douce brises et vents glacés, douceur d'automne sur un coucher de soleil, et noir de ténèbre sous la pleine lune. Cette mélodie vient de mon coeur celui là même n'est que vents de tout temps. Vents de partage et de pardon. Ma mélodie est moi même, mort et vie ensemble dans un même soufle.
Y'a pas à dire, Legow abrite vraiment des Écrivains Grandioses.

J'en profite pour faire de la pub. Venez et tentez de découvrir l'énigme des acrostiches dissimulés au coeur d'un texte dans le jeu "Acrostichez vous", juste histoire de voir si vous avez l'âme d'un chiffreur ou d'un agent secret si vous préférez !

Nouveau mot Destinée !
Destinée ou aléa de circonstances ?
Jamais je ne le mettrai en évidence
Réellement cela a peu d'importance
Mais vital est le jeu où les mots dansent
Me guidant vers toi par inadvertanceIncontinent se noua la concorde
Estompant presto mon air monocorde
Tel un fantastique chef d'orchestre
Rythmant allegro une joute équestre
Rendant à l'écriture tout son lustreAmi précieux ou joyeux camarade ?
Ardu à deviner, telle une charade
Dont les indices sont en filigrane
Mais cruciale à trouver est l'arcane
Fil d'Ariane de l'obscur au diaphaneAisément se révèle une conscience
L'argument n'est que fine défiance
Pour tout dire, qu'importe le dessein
Que Dame Destinée nourrit en son sein
Je prise sur l'instant le coloré dessin !"Destinée, destinée...Est-ce que j'ai une tête de destinée, moi?
- Non, mais t'en as une d'atmosphère. Et moi, j'ai envie de changer d'atmosphère, de m'aérer ailleurs, si tu vois ce que je veux dire.
- Si tu t'en vas, je t'avertis: je te suivrai partout.
- ça m'étonnerait car tu ne sais pas où je vais aller.
-C'est vrai mais ,du fond de ta soûlographie, tu oublies une chose: je suis ton ombre."Et si je vous dis.TRIANGLE?
Qu'est-ce que cela va vous inspirer?Le gnome sentait le mur sous ses mains, il ne voyait rien mais lissait le platre, il parcourait des mètres ainsi jusqu'à rencontrer un angle où il se casse les ongles... Il poursuivit encore des jours à promener ses mains pour y trouver enfin une issue, le mur était aussi lisse, aussi long, aussi habituel, aussi probable que les jours précédents, il devinait où arrivait maintenant l'angle, pour échapper aux ongles cassés....
L'homme le regardait du haut de la boite triangulaire, avec ce sourire sadique de l'être qui se sait puissant.Comme c'est drôle : il y a eu un an entre l'avant dernière participation et la dernière ! Et presque deux mois depuis la dernière. Je me lance, Griffette !
TRIANGLE"Bon... ça va être à moi, là... Dans quelques secondes c'est à moi... il s'agit de pas me louper ! Non, mais à chaque fois j'ai réussi, ce serait le diable si là j'y arrivais pas... Il s'agit d'être précis. Ni trop tôt ni trop tard... ouh pitain, ça va être à moi, là... Allez Norbert, ton heure est venue, soit digne de ton rôle, Norbert, déconne pas... Attention... trois... deux... un..."
Chtiiiing !
Dans le silence de la salle de concert le triangle résonna. L'orchestre s'était tu, la foule avait vécu un temps de suspens insoutenable, et voilà que résonnait ce son unique. Norbert senti l'effet de sa note, une note qui avait problablement fait vibrer tous les coeurs de l'assistance. Il arbora un sourire béat. Le chef d'orchestre lui fit un clin d'oeil puis baissa sa baguette. La foule applaudit à tout rompre. Ce fut une très belle soirée pour tout le monde !

Triangle
" A aime J.
J aime V.
V n'aime pas J.
A et V sont amies.
Le triangle AJV est-il un triangle scalène?
- Non, il est soit isocèle, soit équilatéral.
- Démontrez-le!Triangle
-"Le triangle AJV ??????????????????????
-"A j'y vais, je me lance, malgres un énoncé pas tres clair pour
moi, mais si et seulement si V n'aime pas J, alors pour moi, ça
ne peut être qu'un triangle isocèle."
CALENDRIER
Ce que je préfère, ce sont les éphémérides.
Enlever la feuille à la fin de la journée, pouvoir la déchirer, la froisser, ou juste la mettre à la poubelle selon le ton de la journée passée.
Parfois, je les garde;... trace fine d'un souvenir, encadrée sous verre, ou scotchée dans un album photo.
Certaines feuilles serviront à mettre un chewing-gum mâché et trop mâché.
D'autres serviront à faire des dessins, de ces gribouillis que la main produit quand l'oreille est au téléphone.Toutes auront été lues le matin car il y a la fameuse blague du jour, le petit dessin humoristique (pas toujours très fin!) qui fait démarrer la journée d'un bon pied...
Cette année, je n'en ai pas acheté.
Pourtant le temps passe aussi vite,
même si je ne l'effeuille plus.Souvent , dès la mi décembre , le mur vert pomme de ma cuisine se voit décoré d' un calendrier tout neuf. Cette année ,le super gagnant était celui acheté pour les oeuvres de la poste. Chaque mois nouveau rayonne du sourire d' un enfant . Le mur du garage s' est vu offert le calendrier du livreur de mazout , le bureau celui des assurances pré
sentant, en sépia, des paysages campagnards .J'ai déjà ôté trois pages de ce calendrier . L' hiver a duré longtemps mais le temps passe à une allure vertigineuse ! Je me souviens des paroles d' une mélodie que fredonnait ma grand-mère :"Si on pouvait arrêter les aiguilles au cadran qui marquent les heures de la vie ...."
La petite fille que j' étais alors ne savait pas que le temps passerait si vite .Nouveaux mots : C'est mort par ici
Un mot d'actualité (purement française...footballistique et pitoyable certes!): Main
Il y a eu Main! Coup de tonnerre dans le petit écran, dans les foyers, dans les familles, dans les usines nocturnes, dans les ondes qui se propagent, dans les écrits des journaux qui se trament à cette heure tardive du moment...
Il y avait eu Tête, enfin coup de boule il y a peu.
Chez les plus jeunes, il y a souvent "doigt"...A vrai dire je préfère quand il y a cul...ceux des fantaisistes qui traversent les stades à poils!
Griffette, j'adore te lire.
MAIN
Ma main droite fait main basse sur mes doigts gauches.
Elle s'abat sur eux comme on bat des mains ou des ailes.
J'applique la pommade avec mes paumes, haut la main,
Mais ma main sale en veut à toutes les mains blanches,
Tellement qu'elle met la main sur mes doigts gauches,
Et en un tournemain, elle les jette du revers de la...Quenottes du nouveau né encore fermée.
Menotte fouineuse du tout peti enfant.
Mains douçes d'une maman.
Qui caressent et consolent.
Mains qui se tendent et mains qui donnent.
Mains tendues vers le ciel.
Mains qui se cherchent et s' unissent.
Qu'elles soient blanches , jaunes ou noires.
Mains créatrices , mains artistes
Mains douçe de la femme dans celle rassurante de l'homme.
Je voudrais que les mains ne servent,
Qu' à faire du bien!

