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Policier des mardis en février 2008

Policier · les mardis · 4 chapitres · 3 plumes · écrite du 1 février 2008 au 3 février 2008 · 578 lectures à l'époque

Clothilde 1 février 2008 · 1

L'inspecteur Bernard est accoudé au comptoir du café "Le bistrot "La grande horloge au dessus du miroir est un peu enretard .Lesaiguilles indiquent six heurescinquante cinq alors qu 'en réalité ,les cloches de l'église voisine viennent de sonner sept heure .........

Wind 1 février 2008 · 2

Ils ne vont plus tarder. Sept heure, c'est l'heure. Il tourne la cuiller dans sa tasse de café vide, comme si celà allait faire apparaître une nouvelle goutte qu'il aurait oubliée. Puis il la repose et lève une nouvelle fois le nez sur la grande horloge. A peine six heures cinquante sept. Dingue comme le temps peut passer lentement, des fois. Pianotant du bout des ongles sur le bois du comptoir, il réfléchit une fois encore à ce qu'il va leur dire à leur arrivée.

Soudain, le tintement de la porte se fait entendre, suivi des bruits de la rue et d'un léger courant d'air frais.

Angel 1 février 2008 · 3

L'inspecteur Bernard regarde les deux gaillards s'avancés vers lui. D'un discret signe de tête, il leur fait signe de le suivre. Une fois à l'abri des oreilles indiscrète, il leur demande :
- Alors, avez-vous de bonnes nouvelles ?
- Oui boss, mon indicateur m'a dit que la cargaison devait arriver cette nuit à bord du Pharaon II.
- En es-tu bien sûr ? Je ne voudrais pas perdre la face.
- Nous avons pris le temps Rick et moi de vérifier et effectivement ce bateau accostera ce soir au quai no. 11.
Les yeux de l'inspecteur brillait d'une lueur malicieuse. Enfin, se-dit-il mon heure de gloire est arrivée !

Angel 3 février 2008 · 4

Cela faisait une année que la Grande Dame avait disparue. Un an à disséquer des tas d'informations plus ou moins farfelues, un an à lire et relire des dépositions et à vérifier des alibis. Il aura fallu que ses agents aillent ''undercover'' pour enfin découvrir une petite piste, qu'il a fallu patiemment remonter. Et tout allait ce jouer ce soir.

A minuit, l'inspecteur Bernard et ses deux acolytes attendaient l'arrivée du Pharaon II, bien cachés dans le bureau de la douane. Une cinquantaine de policiers avaient pris la place des débardeurs, se tenaient prêts à monter à bord. L'excitation était palpable dans le bureau, l'inspecteur ne tenait pas en place, faisant les 100 pas, une grande tasse de café à la main.

- A quelle heure doit arriver le bateau ?

- Mon informateur m'a dit qu'il serait ici vers minuit trente. L'agent Durand doit ensuite monter à bord et faire semblant de vérifier que tous les papiers sont bien en règle. Ensuite, ce sera à nous d'agir.

Dix minutes plus tard, un grand coup de sirène annonça l'arrivée du Pharaon II. Tout de suite les policiers/débardeurs aidèrent les marins à attacher les amarres, l'ancre fût jetée, le Pharaon était à quai, prêt pour l'inspection.

- Durand, c'est à toi de jouer!

L'inspecteur s'avança vers le bateau, l'air grognon de quelqu'un qui avait été tiré du lit et qui ne demandait qu'à y retourner. Le capitaine présenta les papiers requis que l'agent feuilleta d'un air pressé. Il rendit le tout au capitaine et lui souhaita bienvenue en France. Le capitaine lui sourit et lui souhaita bonne nuit.

L'inspecteur Bernard regardait l'agent Durand descendre l'escalier. Il parla à ses hommes :

- C'est à nous maintenant. Soyez prudent et n'ouvrez le feu que si nécessaire. Je ne veux pas un bain de sang, juste récupérer la Dame.

La porte du bureau s'ouvrit à la volée et les tous les policiers, l'inspecteur ouvrant la marche, se pécipitèrent vers l'escalier.

- Police, pas un geste! Que tout le monde reste calme, je suis l'inspecteur Bernard de la Police Criminelle et je voudrais parler au capitaine.

- Je suis le capitaine Ian McLean. Que se passe-t-il inspecteur ? Mes papiers sont en règle et je suis ici avec une cargaison de café venant du Brésil.

- Capitaine, vous transportez bien plus que ça, que vous soyez au courant ou non. J'ai ici un mandat en règle qui me donne l'autorisation de fouiller ce bateau. Allez les gars, je veux que ce bateau soit fouillé de fond en comble, rien ne doit être épargné.

Pendant des heures, le bateau fut fouillé dans ses moindres recoins. A l'aube, le découragement gagna les policiers et surtout l'inspecteur. Des semaines à préparer cette opération et aucun résultat. Quelqu'un avait menti, mais qui ? L'inspecteur senti une présence à ses cotés et ne fut pas surpris de voir Rick. Son visage trahissait aussi le découragement.

- Boss, on a rien trouvé. Tout a été fouillé, ne reste que la cabine du second-officier qui est fermée à clé.

- Viens avec moi, on va le trouver et lui faire ouvrir sa porte. Sinon, on défonce !

Ils trouvèrent l'officier dans la salle à manger, attablé devant un bon petit-déjeuner.

- Monsieur, je veux la clé de votre cabine. C'est le seul endroit qui n'a pas été fouillé. Si vous refusez, nous allons enfoncer la porte.

Après quelques secondes d'hésitation, l'officier repoussa son repas, mis la main dans sa poche et donna la clé à Rick. Au pas de course, ils se rendirent à la cabine, chacun priant pour que l'objet convoité y soit. Ils firent une fouille extensive, enlevant le matelas, retournant les tableaux, jetant par terre le contenu des tiroirs. Mais c'est en enlevant le coussin du fauteuil qu'ils la virent : La Grande Dame était là, leur souriant comme elle seule savait le faire.

L'inspecteur Bernard en avait les larmes aux yeux ; enfin il l'avait retrouvée. Envolés la fatigue de ces dernières semaines, le découragement. Il prit délicatement le tableau entre ses mains tout en murmurant :

- Bienvenue à la maison, Mona!

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