Cinq heure vingt cinq trene secondes . L'immense horloge au milieu du couloir semble suspendue au temps,les aiguilles aussi ,même la petite qui semble trotter avec une longueur d'éternité.Au plafond ,ily a une petite tache ,ce n'est pas vraiment sale ,au dirait plutôt que le peintre s'est trompé de pinceau .Sur les murs des aquarelles avec un petit numérositué dans le coin inférieur droit ,représentant des paysages marins .Elles sont plaçées à égale distance l'une de l'autre et donne au couloir une impression de longueur infinie .Le revêtement dusol est est d'un bleu brillant ,à certains endroits ,au milieu surtout ,le lustre a disparu ,usé par les nombreux passages .Enalternance avec les tableau ,ily ades portes grises avec desplaques gravées de noms inconus .Elles sont fermées sauf une seule .là -bas tout au bout et il en sort un peu de bruit .Barnabé gît dans un lit plaçé le long du mur ,juste à côté de de l'aquarelle numéro douze,cellequi représente un phare et la mer déchainée.Ce jour là ,il y avait tempêteforte tempête.
La couleur de sa peau rend la blancheur desdraps plus éclatante .Ila les yeux clos et une petite larme perle au coin de sa paupière droite ,brillant comme un diamant .Il est couché sur le dos ,les bras le long du corps sur la fine couverture qui lui monte jusque au menton .Ila unpeu froid ,le drap du dessous fait un pli juste sous ses fesses ;çà le gène et il se concentre sur cette gène pour oublier la douleur qui lui vrille le crâne et l'angoisse qui luiétreint le ventre .Il aimerait un oreiller suplémentaire .

Romantique des vendredis en janvier 2008
Romantique · les vendredis · 2 chapitres · 1 plumes · écrite du 25 janvier 2008 au 1 février 2008 · 470 lectures à l'époque
Quelque chose le sort de la torpeur dans laquelle ,il a bienheureureusement plongé .Unbruit ,une odeur ,il ne sait pas tres bien .C'est une odeur de médicaments mêlée à une effluve plus sucrée ,plus proche aussi .au prix d'unimmense effort ,il ouvre les paupiéres .Sa vue est troublée par les larmes qui ne demandaient qu'à sortir .Elles jaillissent ,s'écoulent le long de ses joues .dans son cou ,emmenant dans leur passage la petite larme restée longtemps au coin de sa paupière .Quelqu 'un vient lui dire :-on s'occupe de vous ,le docteur arrivera bientôt .-On vous a trouvé inconscient a l 'arrêt du bus vingt -trois La voix est tres douçe et cela le rassure un peu .
Sa veste est poséeau bout du lit juste à coté de son pantalon usé et de sa chemise ,ses chaussures accrochées ensemble par les lacets pendent à la barra du lit .Il y a de plus en plus de mouvements autour de lui,des bruits de pas ,des chuchotements .Maintenant ,il a repris tout à fait conscience et tente de s'asseoir Et il se souvient :les journée de cours ,les soirées passées à étudier ,les longues nuits pendant lesquelles il jouait du piano dans un bar pour noctambules ,les quelques heures de sommeil grappillées çà et là et son corps qui lui disait réguliérement ,je n'en peux plus !
Clementine arrive en courant dans le vestiaire ,comme d'habitude ,elle est en retard .Elle ouvre précipitement la porte de son armoire ,enléve ses bottes à talons hauts ,farfouille dans son son bric à brac pour trouver sa seconde mule ,enfile son tablier à à la va vite et accroche son badge -Clementine Rimbaud ,technicienne de surface -,pousse son chariot vers l ascenceur ,entre et pousse sur le boton du troisième Elle se comtemple dans le miroir qui lui fait face Tes cheveux ont besoin d!une bonne coupe et puis regarde ces cernes sous les yeux et ....Le signal d'ouverture des portes vient interrompre son examen .Sa chef de service se précipite vers elle et apres un -tu es encore en retard - le vieux Monsieur du vingt -six est décédé cette nuit et la chambre sera occupée des dix heures parbr un nouveau patient .Clémentine se sent triste comme abandonnée ,elle s'était attachée à son vieux copain Huguo .Il était là depuis si longtemps,elle aimait l'entendre raconter ses souvenirs pendant qu elle prenait les poussieres ,passait la serpilliere sur le sol ,elle avait même pris l habitude de venir lui dire au revoir apres son travail ,il avait si peu de visite .Lorqu 'elle faisait le ménage dans les aures chambres ,elle se faisait discrète ,un petit bonjour au malade et c'était tout mais Hugo lui rappellait son grand -père et avait tellement besoin d'amitié Elle entre dans la chambre ,les draps ont été enlevés et il ne reste plus rien d'Hugo sauf le journal d'hier encore ouvert à la page des sports .Elle ouvre toute grande la fenêtre,regarde un instant le ciel en se disant :-Ce soir une nouvelle étoile brillera là haut .Chassant sa tristesse ,elle fait le grand ménage et si dit que demain il y aura un inconnu dans cette chambre et que cela ne sera plus pareil .
Le médecin a décidé de garder Barnabé en observation et le voilà dans cette chambre ,il parait q'elle porte le numéro vingt -six ,il s 'en fout ,il est si fatigué ,il veut dormir .Ce qu' il fait cette premiére journée,d' un sommeil pas vraiment réparateur car peupléde rêves ou il est question de piano ,de rendez vous manqué ,d'examens .Lorsqu'il se réveille le lendemain ,il a encore mal à la tête et l odeur du café du plateau petit déjeuner lui donne la nausée .Un coup discret à la porte et une tête blonde ,les cheveux en bataille passe par l'entrebaillement et dit d'une petite voix c'est pour le ménage !.La jeune fille entre ,sous son tablier blanc ,il devine une jolie silhouette ,elle a un joli visage des pommettes saillantes et de grands yeux bleux Cette tête là Barnabé la reconnait ,c'est la jeune fille du vendredi soir ,Celle qui reste assise de minuit à deux heures heures du matin à l'écouter en sirotant un thé glacé ,toujours seule et refusant tout contact ,enfermée dans sa bulle .Elle ne semble pas le reconnaitre ,vaque à ses occupations sans le regarder et lui peut tout à loisir l'observer ,il se dit alors que demain est un jour plein de promesses

