Il est enfermé dans la chambre douze de cet hôtel miteux depuis des heures .Apres l' explosion dont il a miraculeusement réchapé , il cache sa peur et son angoisse .
Depuis des mois , il se sent pourchassé et cette explosion dans ce centre commercial a ravivé sa peur .Sans nul doute c'est lui qu 'on visait ! Alors il se terre dans cette chambre minuscule ou cela sent le moisi.Il est assis sur le lit .Le temps n'existe plus pour lui .IL peut tout à loisir vivre sa peur , la décripter et peut être l' apprivoiser .Il a soif , le frigo est vide .Péniblement il se traîne jusqu au lavabo. Il le faut s'il veut étancher cette soif .Le robinet fuit , les goutes qui tombent résonnent dans sa tête comme le ferait le bruit d'une cascade .Ses pieds laissent des traces humides sur sur le lino usé .Dans le miroir moucheté au dessus du lavabo , il aperçoit son double , les cheveux gras plaqués sur son front , le visage blême , les joues grises de poils .Il fuit ce regard fou et se saisit du gobelet encore emballé dans son céllophane .
Soudain ,on frappe à la porte La clinche remue , on tente d'entrer .Les frappements redoublent d'intensité .Il retrouve son énergie et se précipite contre cette porte , bras écarté comme le christ cruscifié .-Ils n'entreront pas .Je ne veux pas .Ils chuchotent , pensent que je ne les entend pas Mais je connais les mots qui sortent de leur bouche .

Science-fiction des jeudis en mai 2008
Science-fiction · les jeudis · 2 chapitres · 1 plumes · écrite du 22 mai 2008 au 10 juin 2008 à 15h54 · 444 lectures à l'époque
Dans le couloir , les bruits se sont tus .Il attend que les battements de son coeur s'apaisent et se dirige vers la fenêtre dont il entrouvre le rideau .La nuit teinte de noirceur ce qu'i imagine être un jardin abrité d'un mur.Son regard se porte plus loin et il aperçoit les illuminations d'une autoroute .Tout à coup , il entend venu du couloir un énorme fracas. On tente de forcer sa porte .Il a déjà ouvert la fenêtre et se précipite dans le vide à l 'instant ou la porte cède.Trois hommes vêtus de blanc pénetrent dans la chambre ,un courant d'air fait se refermer un des battant de la fenêtre .Deux hommes transportent une civière , un troisième se dirige en jurant vers la fenêtre.Nous sommes au troisième dit-il , impossible qu 'il soit encore en vie .Il braque le faiseau de sa lampe vers le sol le corps gît comme un pantin désarticulé .On ne peut lus rien pour lui , ajoute t-il .Le voilà maintenant libéré de ses délires , il n' aurait pas supporté de retourner là bas.Le ciel est moins noir .Les étoiles s'allument une à une , accueillant le nouvel arrivant .

