De retour au labo, l'inspecteur commença par regarder le fichier des personnes disparues.
Malheureusement, la liste est longue lorsque l'on a très peu d'éléments à renseigner.
Espérons que l'autopsie nous en dise plus sur cette mystérieuse inconnue, se dit Grenouille.
Et, c'est ainsi qu'il parti rejoindre le médecin légiste, laissant dernier lui la liste des disparues se rallonger.
-Bonjour Alain, vous avez du nouveau sur la victime, s'exclame Grenouille en pénétrant dans la salle d'autopsie.
-Bonjour Charles, je vous attendais pour commencer.
-Très bien, alors c'est parti.
Après 30 longues minutes d'inspection de la victime, les conclusions du médecin furent les suivantes :
Jeune femme d'environ 30 ans. Blanche. Les cheveux bruns. Seule caractéristique : un tatouage en forme de dauphin à la cheville gauche. Morte d'un traumatisme crânien dû aux coups répétés sur le visage, vers minuit. La jeune femme s'est probablement défendue, ce qui expliquerait les contusions sur ses mains.
Merci Alain, je vais voir dans le fichier si une jeune femme correspond à la description, sinon, je lance un appel à témoin. Et, c'est ce que fit l'inspecteur Grenouille (le fichier n'ayant rien trouvé).
Deux heures après la diffusion de l'appel à témoin, un homme se présenta au commissariat.
C'était sa femme qui venait d'être découverte.
Grenouille emmena le jeune homme dans la salle d'interrogatoire.
-Bonjour, je suis l'inspecteur Grenouille, c'est moi qui suis chargé d'enquêter sur la mort de votre femme.
-Edmund Matisse, ma femme s'appelle, enfin, s'appelait Margaret, nous étions mariés depuis 2 ans. Je n'arrive pas à croire ce qui vient de se passer.
-Monsieur Matisse, où était votre femme ce soir.
-Elle était partie rendre visite à ses parents, pour les aider à installer leur nouvel ordinateur. Ils habitent dans la Vallée Bleu, à plus d'une heure d'ici. Elle ne m'a pas appelé, alors je pensais qu'elle restait dormir chez eux. Margaret avait l'habitude de me passer un coup de téléphone avant de prendre la voiture tard le soir. Lorsqu'elle ne le faisait pas, c'est qu'elle rester.
-Elle dormait souvent chez ses parents ?
-Non, juste lorsqu'il se faisait tard. Margaret n'aimait pas rouler passer 23h.
-D'après l'heure estimée du décès, votre femme serait morte au alentour de minuit. Comment se fait-il qu'elle ne vous ait pas appelé avant, si elle avait prévu de rentrer ?
-Je ne sais pas, elle est certainement partie de bonne heure de chez ses parents et c'est pour cette raison, qu'elle ne m'a pas bipé. Il faudrait leurs demander.
-Nous le ferons. Bien, je pense que vous pouvez y aller. Je vous contacterai lorsque j'aurai du nouveau.
L'inspecteur se dirigea vers la sortie.
-Inspecteur, s'exclama Monsieur Matisse, la voix pleine de larmes, puis-je voir ma femme ?
-Bien sûr, je vais faire venir quelqu'un pour vous escorter.
Grenouille appela un adjoint pour accompagner Monsieur Matisse, et reparti dans son bureau.
Il devait maintenant appeler les parents de Margaret pour leur poser quelques questions.
Après une longue discussion, avec des parents en pleures, Grenouille ne pu apprendre que l'heure de départ de Margaret : 22h30.
Où avait bien pu aller une jeune femme, à une heure si tardive. C'était là la grande énigme.
Bientôt 7h30, un petit déjeuner s'impose. Grenouille partit dans le café en face du commissariat, pour prendre un bon café/croissant.
A son retour, une personne l'attendait à son bureau.
-Inspecteur Grenouille, bonjour, je suis Monica Wallace. J'ai tué Margaret Matisse cette nuit.
L'inspecteur était abasourdi.
-Comment cela, vous avez tué madame Matisse ?
-Je l'ai tué car c'était la maîtresse de mon époux, depuis bientôt 6 mois. C'était ma meilleure amie pourtant, cette petite garce.
Très bien poursuivit l'inspecteur, installons nous dans un autre endroit pour discuter.
Grenouille emmena Monica en salle d'interrogatoire, où celle si lui expliqua pourquoi et comment elle avait tué Margaret.
La prison a perpétuité pour meurtre avec préméditation fut la réponse du juge lors du procès de Monica Wallace.