Je me sens l' âme légère ce matin . Dès que mes yeux se sont ouverts , j' ai eu l' intuition d'un aujourd' hui différent . J'ai en moi un sentiment troublant , inconnu mais agréable. Est à cause d'un rêve qui a agrémenté ma nuit et dont je ne me souviens pas ??
Le brouillard , les mauvaises nouvelles entendues aux infos , le grève des transports en commun , rien n'est venu entacher ce sentiment de bonheur.

Psychologie des mercredis en février 2009
Psychologie · les mercredis · 6 chapitres · 3 plumes · écrite du 4 février 2009 à 17h44 au 5 mars 2009 à 10h41 · 551 lectures à l'époque
En marchant dans la rue pour aller au travail, j'ai l'impression d'être sur une belle plage. J'arrive au bureau et mon air détaché agace mes collègues. Le téléphone sonne, je dois répondre, mais c'est le bruit des vagues qui parvient à mes oreilles.
- Claude, c'est ton poste qui sonne, vas-tu répondre ?
-Bonjouuuuur ,Claude de la maison du tourisme , que puis -je pour vous ?
-Rien , enfin si , ou plutôt je voulais vous dire .....
Je rêve , ce presque monologue est dit d' une voix grave et sensuelle !
-Je suis un de vos admirateurs et je tenais à vous dire qu' aujourd'hui , vous étiez particulièrement jolie, votre sourire est merveilleux . Vous devriez sourire plus souvent !
-Mais enfin jeune homme qui êtes vous ?
- Je vous en prie ne raccrochez surtout pas, j' ai encore tant à vous dire !!
-Cher Monsieur , je ne vous connais pas
-Croyez vous ? Nous nous sommes rencontréS dernièrement mais vous ne m' avez accordé que très peu d' attention .
Je sens mon visage rougir et la moutarde est à deux doigts de me monter au nez. Qui est donc cet énergumène ??
Dominant mon embarras , je lui répond que le travail attend et qu'il faut libérer la ligne .
-Non, ma douce, par pitié, ne raccrochez pas ou j'en mourrais. Je viens de trouver le courage de vous appeler alors, par pitié, donnez-moi ma chance. Je vous attendrai à 12h15 au café 'Chez Lili'.
- Mais, monsieur, enfin ... je protestais mais mollement, consciente des regards de mes collègues.
- Venez, ma douce , car c'est ainsi que je vous appelle quand je pense à vous. Et appelez-moi Luc.
Luc. Ce prénom ne faisait pas 'Tilt' dans mon cerveau. Impossible de me rappeler si j'avais rencontré un Luc ces derniers temps. Il me fallut quelques secondes pour realiser qu'une sonnerie lancinante retentissait à mon oreille : mon mysterieux interlocuteur avait raccroché.
j' en fût soulagée et je priai silencieusement tous les saints du ciel pour que cet appel ne se renouvelle pas .Par mesure de précaution , je poussai sur la touche numéro entrant afin de noter son numéro. le numéro qu s' afficha était celui de ma collégue malade .Elle m' avait appelée la veille pour que je lui porte ses dossiers .L'amoureux transi avait naturellement pris soin de masquer son uméro .
j' auraid^y penser !
Tout en branchant mon ordinateur , j' essayai de me rappeler où et quand j' avais bien pu recontrer ce Luc . Je n' avais pas du tout l' intention de me rendre à ce rendez vous .D' ailleurs l' envie m' en eut -elle prise que je ne connaissait pas non plus l' existence de ce bistro "Chez Lili"
Je décidai de ne pas me creuser les meninges davantage et ouvrai ma boite d' emails
Après le ronronnement de l'ordinateur, j'accédais à ma boite e-mail. Je fis le tri entre les urgences et les autres. Un message ce détacha du lot, car il ne me disait rien du tout. Pourtant, nous avions pour consigne de ne pas ouvrir les pièces jointes "suspectes" afin d'éviter la contamination par virus. C'est pourquoi nous demandions à nos clients de bien vouloir faire mention de la référence de leur dossier, dans le titre.
Tant pis, ma curiosité était piquée au jeu, car le titre était "plan".
Il indiquait comment se rendre "chez Lili" et venait de cet homme inconnu.
- Je vous attends, petite Claude, ne me faite pas languir d'avantage.
Zut de zut ! Elle irait finalement, car ce n'était pas loin de l'agence.
Evidemment, il la reconnaitrait, mais elle ?
Elle vit alors qu'il y avait un autre mail, avec une pièce jointe encore, titrée "reconnaissance". Il avait vraiment tout prévu !
Il s'agissait d'une photo de la rose noire qu'il laisserait négligemment posée sur la table de la terrasse du café.
Claude était fébrile, car elle se rendait au rendez-vous mystérieux. Elle trouva le café "chez Lili" sans problème. Il y avait une grande terrasse légèrement ombragée, et beaucoup de personnes installées, par ce merveilleux temps.
Allait-elle retrouver "Luc" ?
Elle vit un bras brandir une rose noire, sans apercevoir le visage. Elle s'avança, tremblante. L'homme avait environ 65 ans, et elle comprenait de moins en moins le ton de la conversation téléphonique.
"Bonjour Claude, je suis Luc", se présenta-t'il en se levant pour lui baiser la main"
"Asseyez-vous, je vous en prie, nous avons tant de choses à nous dire" !
Claude était sans voix, et attendait que Luc, lui parle.
"Je suis désolée, dit-elle, mais je ne vous connais pas"...!
"Si, mais vous ne vous en vous souvenez pas".
"je vous ai pourtant tenue dans mes bras, il y a fort longtemps".
"Mais qui êtes-vous, demanda Claude, sur un ton inquiet et agacé".
"Je reviens des Etats-Unis où j'ai vécu très longtemps et j'ai revu vos parents il y a peu".
"Ils n'ont pas changé d'adresse et par chance, j'ai pu les revoir de cette manière".
"mais..." dit Claude.
"Ne m'interrompez-pas, très chère, je continue".
"Je vous ai suivi il y a deux jours et j'ai vu où était votre travail. J'ai pensé entrer et vous parler, puis je n'ai pas osé".
"Mais qui êtes-vous Monsieur, vous savez, je n'ai pas beaucoup de temps, dit-elle irritée".
"Ne vous fâchez-pas, ma douce, je vais vous reconduire en taxi : vous venez" ?
"Vous n'allez pas refuser à l'homme qui vous a tendu dans ses bras, alors que vous n'aviez que quelques mois, n'est-ce pas" ?
"Claude, je suis juste votre parrain" !

