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Romantique des vendredis en juin 2009

Romantique · les vendredis · 4 chapitres · 2 plumes · écrite du 19 juin 2009 à 13h44 au 3 septembre 2009 à 11h30 · 597 lectures à l'époque

Harmony 19 juin 2009 à 13h44 · 1

Il faisait un temps effroyable, ce matin !
L'eau tombait et s'étalait sur la terrasse comme si l'on déversait des seaux.
Zut qu'il faille sortir, et si je prenais un jour de congé après tout ?
Mais non, je ne le pouvais pas, je savais qu'aujourd'hui, le technicien venait dépanner deux machines en panne à la société.
Quelqu'un aurait fort bien pu se charger de l'accueillir, mais, j'y tenais, il était très bel homme et nos regards se croisaient lorsqu'il venait.
Alors, et bien, ma petite, me dis-je, il faut te préparer !

Clothilde 20 juin 2009 à 02h05 · 2

Je profitai encore un instant de la douceur des draps, m'étirant, faisant ma petite gymnastique maxillo-faciale qui consiste à baîller à s'en décrocher la mâchoire. Excellent pour effacer les rides du sommeil!
Allez encore deux minutes à écouter la pluie qui tambourine sur les vitres et je me lève!
Le bruit de la pluie se fait chanson, puis murmure.
Deux heures et des poussières plus tard, une sonnerie stridente me réveille !
Je cherche à tâtons mon portable qui me sert aussi de réveil matin.
-Zut un appel et zut zut zut, je me suis rendormie!
-Allo répondis-je d'une voix encore ensommeillée.
-Bonjour Lily, c'est le concierge, le technicien est là et il n'y a encore personne. Je l'envoie dans quel bureau?
-J'arrive lui dis-je le cœur battant, préparez lui un café pour le faire patienter, je serai là dans un quart-d-heure!
Je me levais, me précipitais sous la douche pour une toilette rapide, me séchais sommairement, enfilais les vêtements pris au hasard dans la penderie! Pas le temps de me sécher les cheveux,je pourrais toujours invoquer la pluie diluvienne qui tombait de plus en plus.
Quinze minutes et trente trois secondes plus tard, j'étais là devant mon apollon, bredouillant des excuses.

Clothilde 26 juin 2009 à 07h42 · 3


Il m'attendait, sa tenue de motard dégoulinant sur le sol, son casque dans la main droite et sa valisette dans l'autre !
Il la posa à ses pieds pour me serrer chaleureusement la main !
Son regard était encore plus troublant de près ! Ses yeux étaient noirs et brillaient comme des braises ardentes !
Je sentais mon cœur s'agiter et je crus un instant que le bruit de ses cognements dans ma poitrine résonnait jusqu'à ses oreilles.
- "Bonjour!" Me dit-il d'une voix grave en me souriant. Il ne semblait pas s'apercevoir de mon émoi, de ma coiffure ébouriffée non plus heureusement.
-"Dans le petit vestiaire au fond du couloir." Lui dis-je en tentant de prendre une attitude professionnelle. Mes mains tremblaient de plus en plus.
-"Je vous prépare un café ?"
-"Volontiers !"
Je pestais contre moi qui n'arrivais pas à contrôler le tremblement de mes mains. Elles tremblaient si fort que le trousseau de clé que j'agitais pour me donner contenance me lâcha et se retrouva à mes pieds.
D'un même geste nous nous pliâmes tous les deux pour le ramasser !
Stupeur !!!
J'avais oublié de mettre des chaussures. Mes pieds étaient encore chaussés de mes mules d'intérieur !!! Elles étaient trempées !!!
Je fus alors prise d'un fou rire incoercible bientôt rejoint par celui de mon compagnon.
Plus moyen de s'arrêter, dès que l'un se calmait, l'autre recommençait de plus belle. Les larmes dégoulinaient le long de mes joues.
Ce n'était pas de cette façon là que j'avais espéré le séduire !

Clothilde 3 septembre 2009 à 11h30 · 4

Le rire me crispait le ventre, une véritable torture !
Que devait-il penser de cette femme en pantoufle qui riait comme une folle !
Une mince fente de lumière s‘ infiltrait sous la porte
- Zut me dis-je, en poussant la porte, quelqu'un m'a devancé !
Elle était encore fermée à clé.
J'avais repris une certaine contenance et c'est d'une voix presque naturelle que je lui dis :
- Quelqu'un a encore oublié d'éteindre les lumières. Le vestiaire, deuxième porte à gauche, prenez votre temps.
Je me dirigeai vers mon bureau pendant qu'il se débarrassait de sa tenue
Je mis le percolateur en route?.
Je voyais mon reflet dans la baie vitrée.
J'avais les joues en feu et mes cheveux avaient bien besoin d'un coup de peigne !
- Oublie ma fille, tu n'as rien pour séduire ce bel apollon.
Pas la peine non plus de troquer tes mules avec la paire de baskets qui traînent dans ta penderie
La bonne odeur du café vint me chatouiller les narines et cela me réconforta
J'en emplis deux tasses
-Un sucre, s' il vous plaît et un chouia de lait.
Nous savourâmes notre café en silence, nous observant à la dérobée !
De temps en temps nos regards se croisaient, mon cœur palpitait.
-Allons Cendrillon, me dit-il en posant sa tasse où se trouvent ces machines ?
Je pris un air très digne pour lui répondre
- Les deux ordinateurs au fond de la pièce.
Il travailla toute la matinée, sans prêter la moindre attention au va et vient des collègues qui n'étaient pas en veine de se faire remarquer.
Je m'étais résolue à chausser mes baskets .Valait mieux être taxée d'inélégante par ses collègues que d'être la risée de service.
Lorsque midi arriva, j'étais encore absorbée par mon travail !
Un problème épineux à résoudre et j'avais oublié la présence de cet homme et mieux encore ,j' avais raté sa sortie !
Je décidai puisque j'étais équipée d'aller faire du footing pendant ma pause déjeuner !
Le soleil avait fait sa réapparition et incitait à la balade !
Je descendis à la cafétéria ,commandai un sandwich jambon fromageune bouteille d' eau plate.
j' avais déjà entam mon casse croute dans l' ascenseur et failli m' étrangler lorque je me retrouver au dehors .
Il était là, sur le trottoir.
-Bon appétit me dit-il simplement !
je vis dans ses yeux plein de promesses .

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