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Psychologie des mercredis en août 2009

Psychologie · les mercredis · 7 chapitres · 3 plumes · écrite du 5 août 2009 à 08h40 au 1 septembre 2009 à 21h31 · 591 lectures à l'époque

Clothilde 5 août 2009 à 08h40 · 1

De la pointe de son soulier, il traçait d'étranges signes sur le sable humide.
Son visage était sans expression ! Un masque d'indifférence, une porte close sur sa douleur.
La mer était basse, l'odeur fétide des algues mouillées l'ennîvrait un peu ! Ou était-ce le parfum iodé de cette brise matinale?
Il déposa au centre de sa fresque, une rose séchée. A marée haute, la mer effacerait toute trace et emporterait une fleur, morte elle aussi.
Il prit sa guitare, joua les airs qu'elle aimait.
Sa douleur s'exprima enfin au rythme des accords, elle s'envolait vers le grand large, rejoignant le point où la mer et le ciel se rencontrent pour ne former qu'un même horizon. Là où se trouvait, peut-être, l'âme de cette femme tant aimée.
L'eau de source de sa douleur jaillit enfin !
Les larmes salvatrices coulèrent, inondant son visage, dégoulinant le long de ses joues, de son cou, rejoignant ensuite la rose sur le sol.
Il pleura longtemps.
Lorsqu'il n'y eutplus de larmes à verser, il se leva, abandonnant sa guitare au côté de la rose, rejoignit d'un pas lent la lande. Le soleil déjà haut avait débarrassé l'herbe de sa rosée. Il s'y étendit!
Couché sur le dos, les bras croisés derrière la nuque, il regarda voguer les moutons blancs dans l'azur du ciel.
L'âme de son aimée veillait-elle sur lui comme une ombre protectrice ?
Retrouverait-il un jour la joie de vivre ?
Elle seule savait lire en lui comme dans un livre ouvert.
Ils devaient vivre encore tant de belles choses, voir grandir leurs enfants.
Il se souvint de la douceur de sa chevelure, de l'odeur de sa peau !
Elle n'était plus !
Le mal de vivre avait été le plus fort !
Elle avait choisi une destination sans retour.
Elle disait parfois qu'il existait ailleurs des jardins plus beaux qu'ici.
Les avait-elle trouvés ?

Chouette 5 août 2009 à 21h50 · 2

Certainement!!! Elle a sans aucun doute trouvé enfin la sérénité et la paix !!!

Paix que personne n'a été capable de lui procurer...ce n'est pas faute d'avoir chercher...elle ne les a pas trouvés???

Elle seule savait lire en lui...tel un livre ouvert??? Quelle personne lui a permis de savoir lire en elle, tel un livre ouvert, savoir lire en elle??? Sa souffrance ne lui a sans aucun doute pas permis d'ouvrir le livre afin d'y laisser qui que se soit faire la lecture.

Triste destin quand la souffrance de l'incompréhension est plus forte que tout...qu'il n'y ait pas eu assez d'amour pour qu'elle puisse encore être parmi nous??

Ce texte me bouleverse et j'aimerais tant comprendre jusqu'où va la désespérance de ceux qui décident seuls de l'heure...de l'instant de leur départ

Chouette 19 août 2009 à 20h42 · 3

...afin que la souffrance du mal-être d'exister cesse, enfin!!!

Val 19 août 2009 à 21h32 · 4

Dans son rêve il allait la rejoindre dans le jardin . Elle l'attendait au milieu de l'allée de rosiers grimpants.Il courait de peur qu'elle ne lui échappe encore. Il se rapprochait d'elle quand il entendit un rire comme une petite musique qui guidait ses pas.Il fut brusquement ramené au milieu de cette lande où l'épuisement moral l'avait sonné.Je me suis endormi pensait-il ,et je l'ai retrouvée!!! Il ne s'en rendait pas compte mais tout en se relevant il souriait La petite musique semblait le suivre à nouveau. Suis-je toujours avec toi mon amour dans ce fabuleux jardin? Il s'ennivrait de joie à l'idée de la revoir pourtant au bout du sentier ce n'est pas elle qu'il vit mais plutôt un signe du destin.Il comprit d'où venait ce rire et pourquoi cela lui donnait des ailes.Il venait de croiser un petit garçon avec son cerf-volant.

Clothilde 19 août 2009 à 22h32 · 5

Ce cerf volant aux couleurs chatoyantes virevolatait dans le ciel . Il était tenu par un petit garcon aux boucles blondes.Ce n' était pas l' enfant qui dirigeait le cerf volant . C'était plutôt le cerf volant qui faisait danser l' enfant. Il tournait,sautait dessinant sur le sol des arabesques folles .Il riait , riait et son rire semblait monter très haut vers l' infini .
Ce petit garcon était son fils , leur fils !
Elle l' aimait tant , comment avait- elle pu l' abandonner , les abandonner !
Elle avait tant désiré cet enfant !Il la revoit qui brandissait fièrement le test de grossesse enfin positif .
Les mois d' attente , sa fierté de voir s' arrondir son ventre .
Elle n' est plus , mais elle lui a laissé un enfant à aimer.

Chouette 26 août 2009 à 21h49 · 6

Cette nuit j'ai senti ta présence....

Cette nuit très tard...ou très tôt...je me suis réveillé! Sur la pointe des pieds, vers la fenêtre je me suis dirigé..
Doucement, j'ai tiré le rideau.... la tenture...
J'avais envie de rêve....d'aventure...

Oui, dans mon rêve, tu es là...tout contre moi,
Oui, tu es venue te blottir tout contre sur moi,

Je savait que tu veillerais sur nous,
Jamais tu ne nous abandonneras, tu es avec nous,

A chaque heure...à chaque instant,

Je te sens,je le sais, tu es présente,
Jamais je ne pourrai feindre ton absence,
Qui pourrait me rassurer de ta présence ?
Alors que je te sens présente et absente?

Je crois avoir rêvé...oui, j'ai rêvé...
Difficile d'affronter la réalité...

Je sais que ton choix ne fut pas le mien...
Nous étions si bien, nous tous, les tiens...

Oui, il est vrai, je t'ai promis d'être fort...
Pour nous ta famille, d'être le plus fort...

L'être plus que tu ne pouvais l'être...
Oui, promis, je me dois de l'être...

De là ...où ... que tu sois...
Saches que j'ai besoin de toi...

Tiens moi la main...
Afin que demain et encore...le lendemain...
Oui... et encore tous les surlendemains...
Je puisse me sentir fort, pour tenir notre enfant par la main!

De l'aimer, de l'aider à grandir sans toi,
Mais le rassurer aussi que tu veilleras sur moi,
Afin que je puisse avoir assez de force,pour que tu sois...
Heureuse enfin là-bas...c'était ton choix...
Que tu sois bien ...que tu sois fière de nous!

Chouette 1 septembre 2009 à 21h31 · 7

Par un tirage au sort...c'est à moi qu'incombe la tâche de terminer cette histoire, qui certes est la plus triste et la plus douloureuse sur le Forum à l'instant!
Entre mon texte du cinq et celui du dix neuf août...j'ai eu l'occasion de prendre une petite respiration donc...tout comme ce doux poème ci-dessus...j'aimerais terminer sur une note poétique, parce que je suis une battante et particulièrement, positive.

J'aimerais simplement dire ici, pesant tous les mots que je dépose ici, sans faire aucune morale, simplement humaine :
- Soyons attentifs aux êtres qui nous sont chers,
- Prenons le temps de nous écouter,
- Prenons du temps pour nous parler et dialoguer,
- Arrêtons nous de temps en temps.... pour prendre du temps pour nous... parler, nous aimer,le vivre ensemble en harmonie, ils nous arrivent de nous demander : après quoi courrons-nous???
- Disons-nous chaque jour " je t'aime "
- En quittant, en revenant à la maison, à chaque fois...même si nous sortons ou rentrons deux ou trois fois...quelle importance??? Un doux baiser...afin que nous n'ayons jamais le regret de dire, si c'était le dernier?

- Nous sommes si peu de chose...comme me l'a dit la rose, ce matin ...(de Françoise Hardy)

En toute simplicité, je terminerai ici... afin de rester dans l'espérance... d'un demain moins douloureux!

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