La nuit se laissait lentement grignoter par le jour ! Il y un bouillard presque opaque lui donnait l'impression de marcher dans les nuages.
C'était un matin pas comme les autres
C'était le seize novembre, son premier jour de femme libre !
Elle revenait après d'une longue absence !
Absence si longue qui lui avait volé ses illusions, sa jeunesse, ses amours !
Elle avait tout perdu !
Ce jour là voyait pourtant sa renaissance, une renaissance dans la douleur, dans monde devenu inconnu !
Elle se sentait pleine de courage, voulait oublier pour un moment la colère qui lui faisait battre le sang, jouir profondément de cette liberté retrouvée !
Elle ne laisserait personne venir troubler sa quiétude !Elle ne pourait certe pas rattraper le temps perdu mais elle se reconstruirait !
Elle marcha longtemps , le soleil avait fait son apparition quand elle perçut dans le lointain les aboiements d'un chien .
Elle se sentit tout à coup oppressée comme si un mauvais génie avait envahi l'endroit.
Elle sentit les picotements familiers sur son visage, les tremblements agiter ses mains. Elle s'adossa contre un tronc d'arbre, ferma les yeux, inspira, expira plusieurs fois, laissa les rayons du soleil qui filtrait autravers les branches , lui chatouiller le visage . Elle se laissa imprégner des odeurs fétides du sol humide, se concentra sur les rugosités de l'écorce qu'elle sentait dans son dos . Elle s'était promis que plus aucun évènement ne pourrait l'émouvoir !
Enfin apaisée, elle sortit du bois, empruntât un chemin de terre .Une girouette installée au milieu d'un champ, tournait inlassablement dans un couinement de souris.
Le chien s'était tu. Elle hâta cependant le pas, tourna à gauche pour prendre le chemin qui devait la mener au cimetière. Elle n'avait pas d'autre choix, elle le savait, il faudrait qu'elle passe devant la maison ! La maison maudite, théâtre de tant de malheurs.
La carcasse de la Citroën était toujours là, un peu plus rouillée, les mauvaises herbes l'entouraient entièrement. L'épave du bateau dormait toujours à ses côté, coque trouée .Quelqu'un avait cependant repeint en bleu les lettres de son mon qui était aussi son prénom : Florence
Son cœur cognait dans sa poitrine, les larmes lui brouillaient la vue ! Le chien se remit à aboyer, avec agressivité, elle le sentait très proche .Elle se retourna vivement . Ce qu'elle vit au travers des larmes la glaça d'horreur.
Le chien, sentinelle de l'inimaginable, dressé les pattes arrière, tentait de franchir la barrière vermoulue.
Posées sur une morceau de bois, au milieu d'un tas de détritus des têtes de poupée l'impression de marcher dans les nuages.
C'était un matin pas comme les autres
C'était le seize novembre, son premier jour de femme libre !
Elle revenait après d'une longue absence !
La longue absence. On lui avait volé ses illusions, sa jeunesse, ses amours !
Elle avait tout perdu !
Ce jour là voyait sa renaissance, une renaissance dans la douleur, dans monde devenu inconnu !
Elle se sentait pleine de courage, voulait oublier pour un moment la colère qui lui faisait battre le sang, jouir profondément de cette liberté retrouvée !
Elle ne laisserait personne venir troubler sa quiétude !
Elle marchait depuis un moment quand elle perçut dans le lointain les aboiements d'un chien .Les aboiements se faisaient plus distincts, il lui semblait qu'ils étaient plaintifs.
Elle se sentit tout à coup oppressée comme si un mauvais génie avait envahi l'endroit.
Elle sentit les picotements familiers sur son visage, les tremblements agiter ses mains. Elle s'adossa contre un tronc d'arbre, ferma les yeux, inspira, expira plusieurs fois. Elle se laissa imprégner des odeurs fétides du sol humide, se concentra sur les rugosités de l'écorce qu'elle sentait dans son dos Elle s'était promis que plus aucun évènement ne pourrait l'émouvoir !
Enfin apaisée, elle sortit du bois, empruntât un chemin de terre .Une girouette installée au milieu d'un champ, tournait inlassablement dans un couinement de souris.
Le chien s'était tu. Elle hâta cependant le pas, tourna à gauche pour prendre le chemin qui devait la mener au cimetière. Elle n'avait pas d'autre choix, elle le savait, il faudrait qu'elle passe devant la maison ! La maison maudite théâtre de tant de malheurs.
La carcasse de la Citroën était toujours là, un peu plus rouillée, les mauvaises herbes l'entouraient entièrement. L'épave du bateau dormait toujours à ses côté, coque trouée .Quelqu'un avait cependant repeint en bleu les lettres de son mon qui était aussi son prénom : Florence
Son cœur cognait dans sa poitrine, les larmes lui brouillaient la vue ! Le chien se remit à aboyer, avec agressivité, elle le sentait très proche .Elle se retourna vivement . Ce qu'elle vit au travers des larmes la glaça d'horreur.
Le chien, sentinelle de l'inimaginable, dressé les pattes avant tentait de franchir la barrière vermoulue.
Posées sur une morceau de bois, au milieu d'un tas de détritus , des têtes de poupées, celles qu'ont les petites filles pour jouer à la coiffeuse ,étaient alignées au coté d' un masque horrible et d' une tête de poupée masculine! Un prénom et une date sous chaque tête .
Jennifer 2001
Nolween2002
Magali 2003
Elodie 2004
Grégory DCD 2005
Sous le masque Cyril 2006
Sous la tête du garçon Quentin 2007
Veillait toute ces poupées un totem en bois.
Statufiée par la peur, elle n'entendit pas les pas derrière elle et s'écroula sombrant inconsciente.


